Triple initiation

Ça fait 5 mois que je n’ai rien publié sur mon blogue! L’écrire, ça semble long. Je vous avais parlé du défi triple que je devais traverser après avoir sauté dans le vide en faisant confiance à mon ressenti. J’avais réussi avec brio la première partie, celle d’avoir quitté un emploi sans filet de sécurité en période de confinement et le travail que je souhaitais est venu à moi de manière surprenante.

La deuxième étape concernait mon auto. Je n’avais pas le choix que cela se règle avant la mi-janvier, pourtant à cause de la pandémie, j’ai eu droit à une exceptionnelle extension de mon contrat jusqu’à la mi-mai, et cela grâce au confinement! C’était, de mes trois défis, celui qui me stressait. Je ne voyais pas comment cela allait se conclure, mais toujours en moi je ressentais que je conserverais mon véhicule que j’appréciais. 5 jours avant la date limite, alors que je n’avais toujours pas trouvé de solution à mon problème, en revenant de chez ma mère, à deux régions de la mienne, ça m’a dit très fort d’aller faire une course à un magasin qui était sur mon chemin. Ça m’embêtait un peu parce que je n’avais pas prévu faire d’achats, je n’avais pas envie de voir de foule, mais ça revenait avec insistance. Un peu avant d’arriver, j’ai contacté une amie de ma région, avec mon téléphone main-libre, pour lui demander si elle avait besoin de quelque chose. En lui parlant, j’ai raté ma sortie. Cela m’a fait faire un très grand détour. Si bien que je me suis demandée si c’était bien mon intuition qui m’avait guidé à cet endroit. Sur place, je pensais y trouver un produit naturel particulier, mais il n’y en avait pas. Partout où je me retrouvais dans cette grande surface, ça me prenait un temps fou! Le caissier m’a demandé d’aller au comptoir pour les membres parce qu’il y avait un problème avec mon adresse, leur courrier revenait en disant que mon adresse n’existait pas. Je suis donc allée au comptoir pour les membres, et là encore, j’en ai eu pour 20 minutes minimum! À n’y rien comprendre! La préposée de comprenait pas ce qu’il se passait. Elle entrait mon adresse de 2 chiffres et quand elle la sauvegardait, c’est une adresse à trois chiffres complètement différents qui apparaissait! C’était dingue! Elle a dû contacter son superviseur qui n’y comprenait rien également. Quand je suis finalement sortie du magasin, je me sentais comme dans un film au ralenti. Dans le stationnement, j’ai vu une femme masquée qui me faisait penser à une amie de l’adolescence. J’ai dit son nom et elle m’a confirmé que c’était bien elle. Quand j’ai mentionné mon nom, son conjoint masqué s’est retourné étonné! J’avais devant moi la copine du frère de mon premier amoureux, laquelle vivait encore depuis 39 ans avec le frère de mon premier amoureux. Nous avons discuté dehors pendant une trentaine de minutes, avant que je ne doive les quitter rapidement, parce que la région que j’habitais avait encore un couvre-feu à cette période, et il me restait 1 h 15 de route à effectuer. Avant que je ne les quitte, sans que je ne pose de question sur mon ancien amoureux, son frère m’a dit que son frère était directeur des ventes pour le concessionnaire automobile XYZ depuis 2 ans! Je devais avoir l’air d’avoir vu passer un fantôme, parce que ce concessionnaire, c’était le mien! Il me restait 4 jours avant la fin de mon contrat! Je savais que la vie venait de m’amener sur un plateau la résolution de mon problème, car s’il existait une solution, cet ex qui m’appréciait beaucoup me la trouverait! Je le contactais le lendemain et pour vous faire une histoire courte, j’ai pu conserver mon auto, comme ce que j’avais ressenti. Alors le détour et tout ce qui m’a retardé dans ce magasin avait pour but de permettre la rencontre avec ce couple, afin que je puisse contacter une ancienne flamme qui allait régler mon problème! Une succession de synchronicités. Je ne vous ai pas partagé cela, parce qu’il me restait encore à trouver mon prochain chez-moi. Le défi était de taille!

Déjà, les prix ont fait un bond prodigieux à cause de l’exode des villes en confinement. Lorsqu’une annonce sortait, moins d’une heure après, plus de 80 personnes répondaient à l’annonce et ils faisaient des surenchères allant jusqu’à 300 $/ mois de plus que le prix du loyer déjà exorbitant, avec parfois des gens qui se proposaient de payer 6 mois d’avance! Les chats étaient souvent interdits! C’était complètement dingue! Il aurait fallu que je ne fasse que surveiller les annonces sur le web, alors que je devais travailler. J’ai malgré tout pu en visiter deux, mais les photos affichées n’étaient pas du tout comme la réalité. Très décevant! J’avais un défi supplémentaire, puisque dans mes critères, il fallait figurer que ma mère viendrait vivre avec moi. En effet, avec la crise et les mesures qui changeaient presque chaque jour, je ressentais la vulnérabilité de ma mère et nous avions donc décidés qu’elle viendrait vivre avec moi. L’offre était rare, les prix élevés, des fraudeurs mettaient des annonces de fausses locations. Dans la région où je voulais aller vivre, les gens se sont rués pour acheter des propriétés qu’ils se sont mis à louer au gros prix! Souvent ces maisons étaient déjà toutes meublées (ça ne me convenait pas du tout), donc encore plus chères. J’en avais marre de regarder les annonces plusieurs fois par jour et de me faire dire qu’il était trop tard, que c’était déjà loué.

Des amis me parlaient de me faire un plan B et même un plan C. Comment leur expliquer qu’à partir du moment où on sait qu’on ne contrôle rien et que ce que je cherche me trouveras, il ne peut y avoir de plan B, puisque ce n’est pas moi qui organise le tout! Un plan B supposerait que j’ai déjà un plan A.

Cela dit, ça ne m’empêchait pas de dormir, parce que si j’avais ressenti si fortement à l’automne que je devais partir, c’est que tout avait été prévu dans l’invisible. J’étais épuisée, mais confiante. Je devais quitter au plus tard le 30 juin et à la mi-juin, je n’avais toujours pas trouvé. Le vendredi 19 juin, alors que j’étais en pause lunch, j’ai vu sur Facebook une très jolie maison beaucoup trop chère et pas vraiment adaptée à nos besoins. C’était claire que ça ne convenait pas, pourtant une voix m’a dit d’écrire pour savoir s’il y avait une bain. J’écrivais la question tout en me demandant ce que je faisais là puisque ça ne convenait vraiment pas! En début d’après-midi, la dame m’a répondu oui. Ça ne changeait pas grand chose, elle ne convenait pas, pourtant je me suis retrouvée à lui demander ce qu’elle entendait pas semi meublé. Elle m’a donné un numéro de téléphone et me demandait de téléphoner, ce que j’ai fait. C,était un homme qui a répondu, et très rapidement, je me suis entendue lui dire que ça ne me convenait pas, que ce n’était pas adapté et c’était trop cher. Il m’a demandé ce que je recherchais, parce que, disait-il, il avait d’autres propriétés. En discutant, il m’a proposé une maison exactement dans la région que je recherchais, beaucoup moins chère, avec les critères que je recherchais, en forêt. J’ai demandé à visiter, mais il disait que ça n’irait pas avant le lundi, qu’il avait eu d’autres demandes pour cette maison… alors j’ai dis que j’avais peu de chance de l’obtenir dans ce cas. Et là, il m’a dit une phrases qui semblait être surlignée en jaune tellement elle ressortait de la discussion, le genre de phrase que moi j’aurais dis à quelqu’un. Si cette maison est pour vous, rien ne peut vous empêcher de l’avoir!

Mon double me parlait à travers lui! J’ai ressenti que je devais visiter cette maison avant tout le monde. Il m’a dit qu’il exigeait une enquête de crédit, puis nous avons discuté. Je le ressentais bien ce mec. Le courant passait. J’ai insisté et il m’a demandé dans combien de temps je pourrais y être pour visiter. Pas avant 1 h 30, je lui ai dis… Il m’a donné un lien pour aller voir les photos sur un site d’agence d’immeuble, m’a demandé de lui texter si ça m’intéressait toujours, et il me recontacterait après son meeting qui commençait.

J’ai vu les photos et j’ai su que je venais de trouver. Endroit paisible en pleine nature, accès à un lac etc… J’ai texté que ça m’intéressait et bien que nous n’avions pas fixé de rendez-vous, j’ai pris le reste de ma journée de congé, j’ai informé sur son répondeur le propriétaire que j’étais en route, de me contacter après son meeting. Je me trouvais culottée, mais je suis partie là-bas malgré une averse intense. Le genre de météo qui ne me donne généralement pas du tout envie de prendre la route, pourtant j’avais une énergie surprenante! Ça faisait plus de deux heures que je n’avais pas eu de nouvelles du propriétaire et une fois devant la maison, j’ai découvert qu’il y avait encore une pancarte à vendre et une boîte noire à code pour les clefs des agents d’immeuble! C’était suspect! Il y avait également un bateau dans l’entrée! J’ai téléphoné le proprio, mais il ne répondait pas. Je me suis garée dans le stationnement de l’épicerie du village, complètement paumée, à ne pas comprendre pourquoi ça m’avait poussé à faire tout ce chemin si c’était pour rien! Je me sentais comme si j’étais arrivée devant un mur, en ce sens qu’il n’y avait plus de direction. Je n’avais plus de signe, comme si j’étais arrivée à la bonne place, mais de toute évidence, j’étais là pour rien, sous une averse peu enviable! J’avais envie de pleurer et en même temps, je me sentais comme dans un film, tant je ne contrôlais rien.

J’ai recontacté le proprio sans afficher mon numéro et il a répondu! J’étais déçue, parce que je me suis mise à me dire que ça ressemblait vraiment à une arnaque. Il disait être encore en meeting jusqu’à au moins 21 heures. Il m’a dit que ça l’arrangeait que j’ai pris les devants, puisqu’il avait un emploi du temps de fou. Il m’a suggéré de retourner à la maison, de regarder si les clefs étaient dans la boîte à lettres. Si elles n’y étaient pas, de lui texter et il m’enverrait le code qu’il obtiendrait de l’agent d’immeuble. Il me demandait de le recontacter le lendemain matin. Il m’a dit que les textos ne cessaient d’entrer sur son téléphone pour cette maison. Je lui ai demandé où il l’avait affiché, ce à quoi il a dit qu’elle n’était annoncée nulle part, justement! Les clefs n’étaient évidemment pas là. J’ai fait le tour de la maison. Il ne m’a pas envoyé le code pour accéder aux clefs de l’agent. Je suis rentrée troublée, épuisée et déçue. Ce n’est qu’une heure quinze plus tard, alors que j’arrivais chez moi que j’ai reçu le code en texto! Ça sentait l’arnaque plein nez puisqu’il savait que j’étais parti depuis un moment! Sur le site de l’agence, c’était toujours à vendre, donc j’avais sans doute affaire à un des nombreux arnaqueurs. J’ai passé plus de 90 minutes assise sur le sofa à fixer le vide en silence, à ne rien comprendre puisque j’avais vraiment ressenti très fort que je devais aller là-bas! Comment avais-je pu me faire tromper par un arnaqueur sans le ressentir? Si je ne pouvais plus me fier sur mon ressenti, j’étais perdue!

Au matin, j’ai contacté l’agente d’immeuble qui m’a confirmé que la maison était à vendre! Je lui ai parlé de l’arnaque et elle m’a demandé quel était le numéro de téléphone. Elle m’a confirmé que j’avais bel et bien parlé au propriétaire qui possédait vraiment de nombreuses propriétés. Ouf! J’ai donc recontacté celui-ci et lui ai expliqué mes craintes et mon soulagement de savoir que ce n’était pas une arnaque. Parce que je m’étais déplacée pour rien la veille, et suite à notre conversation, il a accepté de me faire visiter la journée même. Quand il est arrivé, j’avais déjà pu visiter la maison en accédant aux clefs grâce au code. J’avais l’impression de le connaître cet homme et il a eu la même réaction qu’il m’a verbalisé. Pas un coup de foudre là! Une reconnaissance. Nous avons discuté un peu. Il m’a demandé de remplir un formulaire pour éventuellement faire une enquête de crédit, en me rappelant que d’autres gens l’avaient contacté avant moi, puis à un moment donné, il a sorti un bail qu’il a rempli et il m’a dit, elle est à vous la maison! Je vous fais confiance! C’était réglé et je repartais avec les clefs! Nous étions le 20 juin! Je venais de louer une maison qui n’était annoncée nulle part! Je félicite chaque jour mon double d’arriver à orchestrer l’impossible!

Il me restait 10 jours pour trouver un camion et des déménageurs, durant le période de pointe. En effet, au Québec, tout le monde déménage le 1er juillet! Ma seule chance était de déménager le plus vite possible. J’ai réussi à obtenir un camion le 23 juin à 17 heures et puisque le 24 juin est un jour férié, j’avais jusqu’au 25 juin à 8 heures am pour ramener le camion, au lieu de simplement disposer d’un bloc de 8 heures. J’ai loué le camion sans savoir si je trouverais de l’aide. J’ai rempli une partie du camion seule le mercredi soir, puis je n’ai eu l’aide du voisin de ma mère que le lendemain à midi trente! Ce fut physiquement très demandant, mais j’y suis arrivée! J’ignore encore où j’ai trouvé la force et l’énergie, puisqu’une fois le camion chargé et déchargé à destination, je repartais pour aller charger le même camion chez ma mère et le déchargée en pleine nuit seule au nouvel endroit. Non seulement je ne sais pas où j’ai trouvé la force, mais en plus, étrangement, ce soir-là, les moustiques étaient absent malgré une fine pluie.

J’ai eu une journée de 30 heures, mais j’ai pu ramener le camion avant l’ouverture du magasin. J’ai réussi le défi, malgré des délais courts. C’est donc une triple initiation que je viens de vivre. Le point commun à tout cela, c’est que RIEN n’est plus important que le ressenti, même quand les apparences semblent indiquer le contraire.

C’est d’ailleurs notre meilleur allié avec ce que nous réserve la vie dans les prochains mois et prochaines années. Malgré ce que vous entendrez, malgré ce que vous verrez, faites confiance à ce qui vient de la région du cœur. Faites taire le mental et l’analyse. Osez faire confiance à ce qui est invisible, mais pourtant plus réel que vous ou moi!

J’ai ressenti la fatigue après que la tension soit retombée et ce n’est que cette semaine que je retrouve l’envie d’écrire…

Je suis enfin de retour!

par Toutarmonie

Une histoire d’amour

Une histoire d’amour

La planète tourne sur elle-même, elle se déplace dans l’univers, la lune est en mouvement, les saisons se succèdent, la vie n’est pas stagnante. Une situation peut être idéale pendant un instant, mais pas nécessairement pour toujours. Il en est de même des amours, des emplois et de tout ce qui existe. Cela signifie que tout au long de notre parcours, nous devons restés ouverts et connectés afin de reconnaître les signes lorsqu’il est temps de changer la trajectoire. Cela implique un grand lâcher prise, une foi profonde en ce qui nous guide et le désir de continuer à se sentir vivant. Même en étant conscient(e) de cela, il n’en demeure pas moins que c’est un équilibre que nous devons constamment conserver.

Il y a 5 ans, des synchronismes extraordinaires se sont succédé dans ma vie afin de me permettre de réaliser plusieurs rêves, dont celui de trouver un travail me permettant de contribuer ici et maintenant au monde de demain et de quitter la ville pour aller vivre seule en nature. En parallèle, ma fille devenait autonome et je me retrouvais. J’aimais tellement mon travail que je m’y suis dédiée avec passion et j’y excellais. Je ressentais que je pouvais faire ce travail très longtemps tant j’y étais dans mon élément. Je parlais, au quotidien et à distance, avec des personnes prêtes à prendre part aux changements nécessaires à notre société. C’était encourageant et nourrissant de part et d’autre. Au-delà de ce travail que j’aimais beaucoup, j’ai découvert à l’interne une facette beaucoup moins agréable, si bien qu’au bout de 2 ans, j’ai dû me rendre à l’évidence, mon milieu de travail était sournoisement toxique. Puis l’année suivante, alors que la direction avait décidé de tout changer en même temps sans planification et sans respect ni pour les employés ni les clients, la tension et la pression étaient telles que nous étions plusieurs à vouloir partir. Le 1/3 de mes collègues sont parties, le 1/3 dont je faisais partie y songeait très sérieusement, et l’autre 1/3 qui ne travaillait qu’à temps partiel prenait son mal en patience. On a beau travailler dans un milieu qui prône une meilleure qualité de vie, cela ne suffit pas, si on ne peut le mettre en pratique au quotidien. Quand quelque chose ne va pas, je ne me gêne pas pour en parler aux personnes concernées afin de voir comment nous pourrions améliorer les choses. La transparence et l’authenticité ne sont cependant pas appréciés de tout le monde, surtout lorsque cela met en lumière de l’abus de pouvoir et de la manipulation.

Je fais ici une parenthèse, car vous pouvez très bien faire le parallèle ici avec certaines relations amoureuses.

Ce qui freinait mon désir de partir, c’est que je savais dans ce contexte, que si je partais, j’étais la seule à pouvoir faire la transition amorcée et nos clients en auraient été très affectés. Comme je vous l’ai mentionné, j’avais le plus grand respect pour nos clients qui avaient investis sur eux-mêmes. Après une franche discussion avec ma supérieure et une grosse augmentation de salaire, je suis restée en me disant intérieurement que lorsque j’aurais terminé l’énorme tâche qui m’attendait, si la situation ne s’était pas améliorée, je partirais. Pour y arriver, j’ai dû apprendre à mettre mes limites et à les faire respecter. J’en suis venue à me détacher de mon travail et je travaillais dans ma bulle, afin de maintenir un équilibre essentiel. Plus j’approchais de la fin de la transition, plus la situation devenait intolérable. Nous étions cependant en pleine pandémie. Oui, merde ! Quitter un emploi non affecté par les confinements, qui me permettait de bien gagner ma vie sans devoir porter de masque n’était pas sans risque. Je suis donc restée en travaillant au quotidien à me protéger des attaques et de la toxicité grandissante. Mon corps tout entier me hurlait chaque jour de quitter en courant cet emploi. Le mental disait « OK, mais attend de te trouver autre chose avant de partir ». En parallèle, j’avais de nombreux signaux qu’il était temps également que je déménage. J’ai donc informé le propriétaire de la maison que je loue que je ne renouvellerais pas mon bail et dès septembre, j’ai commencé à faire des cartons, car je ressentais vraiment intérieurement que je partais. Tant qu’à partir, j’irais vivre dans une autre région montagneuse que j’affectionne beaucoup. Depuis septembre, je regardais assidûment les offres d’emploi, sans jamais trouver le poste qui rallumerait ma flamme. J’étais tellement impatiente de quitter ce milieu toxique que j’ai même postulé sur quelques postes qui étaient corrects, mais qui ne me passionnaient pas du tout. Si bien que je ressentais un certain soulagement de ne pas être contactée. Tout ce temps, je ne comprenais vraiment pas pourquoi rien d’autre ne se présentait pour me permettre de quitter ce poste. Des amis plus rationnels me priaient de ne pas rendre ma démission tout de suite, sinon je ne serais face à rien. En novembre, j’ai même rédigé ma lettre de démission que je conservais avec moi. Un peu avant les vacances des fêtes, j’ai découvert que l’abus de pouvoir s’étendait même aux clients et je ne pouvais tout simplement pas cautionner cela, puisque les gens achetaient grâce à moi ! Durant mes vacances, je me suis déposée, je me suis remise à écrire. Durant le solstice d’hiver, j’ai brûlé ma liste de ce que je ne voulais plus dans ma vie et j’ai fait mes demandes pour 2021.

En discutant avec ma mère, qui me connait vraiment bien, je me suis questionnée. Où était la Toutarmonie qui avait toujours sauté dans le vide avec pour seul parachute sa foi en la vie et en ce qui la guidait ? Était-ce l’âge ? Était-ce la peur ? J’ai alors pris conscience que durant les 5 dernières années, je m’étais sournoisement laissé enfermer dans une bouteille. Il était temps de laisser ressortir le génie, de retrouver celle que j’étais en arrivant ici. Ma mère m’a également fait prendre conscience que toutes les fois où j’avais sauté dans le vide en suivant mon intuition (et elles sont nombreuses), les synchronismes étaient toujours au rendez-vous et ce n’étaient jamais de mon fait. La vie les plaçait sur mon chemin comme par magie et il n’y avait aucune raison pour que cela soit différent.

Je me suis sentie revivre ! Je vous avouerai bien humblement que j’étais étonnée de ne pas avoir remarqué à quel point je m’étais éloignée de moi-même. J’avais 20 ans à nouveau ! J’ai même ressenti que ce n’était qu’en quittant mon emploi que je trouverais le suivant.

C’est ça que ça fait lorsqu’on se fait manipuler. C’est sournois et insidieux. On passe trop de temps à nous remettre en question en nous disant que ça doit être notre imagination qui nous joue des tours. Dans une relation amoureuse, ça doit être encore plus difficile de s’en sortir (je ne l’ai pas vécu, mais j’ai beaucoup d’empathie si c’est ce que vous vivez), car au niveau du travail, quand on est plusieurs à vivre la même chose et qu’on fini par en parler, on comprend que ce n’est vraiment pas notre imagination qui nous joue des tours. De plus, ceux qui me connaissent savent que je n’ai vraiment pas une personnalité à me faire abuser. Comme quoi personne n’est à l’abri…

La prise de conscience la plus importante dans tout cela fut d’admettre que j’avais manqué d’amour envers moi-même. Évidemment, comme tout cela fut sournois, il m’a fallu un temps pour comprendre ce qui se passait, mais je sais que j’aurais dû ME choisir DÈS que j’en ai pris conscience. Non pas que j’ai des regrets, car j’avais une leçon à en tirer. Qu’est-ce que ça donne d’être intuitif si, quand ça hurle de partir, on se met des limites financières, physiques ou émotionnelles. Je ne me limitais pas ainsi avant. Cela vaut aussi pour les relations amoureuses. Ce n’est pas important que les autres ne vous aiment plus, l’important est de vous aimer, vous. Je vous assure que de vous choisir va vous aider à vous aimer davantage.

Le matin de mon retour de vacances, je suis allée porter ma démission. J’ai été portée pendant toute la première semaine par une énergie euphorique ! La vie me démontrait que je n’étais pas seule et que j’avais fait le bon choix. Je vibrais à nouveau à ma pleine capacité et à ce moment-là, j’ai su que j’étais dans l’état d’être nécessaire pour que se produisent les synchronismes. Je ressentais dans toute ma forme s’ouvrir toutes les portes des possibilités. J’étais sans travail, sans possibilité de retirer de chômage (puisque j’avais démissionné), je devais déménager dans les prochains mois dans une autre région malgré le confinement et le couvre-feu, la pénurie de maison à louer dans la région où je vais, malgré plein d’autres considérations que je vous épargne et pourtant, je me ressentais comme Néo ( référence au film la Matrice) quand il comprend la force qui l’habite. J’avais oublié que la foi, ça ne demande pas de garanties. La foi, c’est d’agir TOUJOURS en fonction de ce qu’on ressent, même si toutes les apparences indiquent le contraire. Même en temps de pandémie, même sans filet financier, même en temps de pénurie de logement, même quand on a plus de 50 ans, même seule, même alors que le taux de chômage n’a jamais été si élevé. La foi, c’est d’aimer inconditionnellement ce double énergétique de nous qui nous guide et nous aime comme personne ne nous aimera jamais. Puis, j’ai reçu de mes clients une énorme vague d’amour et de support au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer. J’ai reçu plein de témoignages qui confirmaient que j’avais fait le bon choix de partir. Les 2 premières semaines sans travail furent nécessaires pour couper les liens et retrouver ma paix intérieure loin de cette toxicité. Je lisais chaque jour des écrits qui me permettaient de rester connectée et positive. J’évitais tout contact avec les amis rationnels ou pessimistes. En fait, je restais dans ma bulle. Je cherchais un poste très similaire à mon ancien, qui soit idéalement en télétravail (même après la pandémie) dans la région que je vise, travail qui me permette encore de contribuer au monde de demain, dans un climat sain et inspirant. J’avais même fait la demande que ce ne soit pas une équipe composée que de femmes.

Puis un matin, une ancienne cliente m’a texté pour me partager une offre d’emploi que je n’aurais jamais vu sans son intervention. Elle avait sollicité ses contacts pour m’aider et une amie lui avait envoyé l’offre en question qui correspondait en tous point à ce que je recherchais. Je jubilais, car la flamme en moi venait de se rallumer. Je me ressentais comme lorsque je visite une maison et que je sais instantanément que ce sera mon prochain chez-moi. Mon travail venait de me trouver ! J’ai soumis ma candidature dès la 2e journée et j’ai répondu au test en sortant très largement du cadre de ce qui était demandé, parce que sinon je ne me serais pas respectée. Ça passerait ou ça casserait. Je n’étais pas inquiète, parce que je me voyais déjà à ce poste. C’était du « sur mesure » pour moi. La période de candidature durait une semaine. Le lundi suivant celle-ci, j’ai reçu un courriel expliquant que seuls les candidats retenus seraient contactés dans la semaine pour une entrevue. J’étais confiante. Puis quand j’ai vu que je n’avais rien reçu le mercredi, j’ai commencé à ne pas me sentir bien. Quelque chose n’allait pas. J’aurais dû recevoir un courriel ou un appel. C’était impossible qu’ils ne me contactent pas ! Quand je ressentais les choses ainsi, c’est que ça allait se faire. Jeudi matin, toujours rien. J’étais vraiment mal, parce que j’ai une foi totale en ce qui me guide, donc comment était-ce possible que je n’ai rien reçu ? Il n’y a rien de pire que d’avoir l’impression d’être abandonnée par ce qui nous guide ! Je ne me sentais vraiment pas bien.

Puis vers 14 heures, j’ai reçu un courriel de l’entreprise en question, me demandant pourquoi je n’avais pas répondu à leur courriel m’invitant à un Zoom avec 3 personnes pour une entrevue ! Je pleurais de joie et je m’excusais auprès de mon guide d’avoir douté. J’avais été trop impatiente (foutue impatience !)… Quoique j’avais tout de même raison de ressentir que j’aurais dû avoir reçu quelque chose la veille. L’entrevue fut géniale et bien que je faisais partie des 7 personnes retenues sur 60, j’ai ressenti qu’ils m’avaient déjà choisis. À suivre… !

En ce 14 février, ce n’est pas anodin ce que je vous raconte, car ce n’est pas important que vous ayez un amoureux ou une amoureuse dans votre vie, si vous êtes connectés avec ce qui vous guide intérieurement. Vous ne vous sentirez JAMAIS seul(e) et vous vivrez des choses extraordinaires. Personne ne pourra JAMAIS vous retirez cela, puisque c’est en vous. Aucun partenaire ne sera plus fiable que votre double. Aucun. Ce double de vous-même vous connait mieux que vous-même. Il anticipe. Il synchronise au millième près. Faites-lui confiance et vous vivrez vraiment. Vous rayonnerez de l’intérieur et cela donnera un sens profond à votre vie.

Bonne rencontre avec vous-même !

Toutarmonie

Avez-vous le choix?

Combien de fois entendons-nous ces mots?

Je n’ai pas l’choix!

Oh si je pouvais!

Comme tu es chanceuse, c’est mon rêve!

J’aimerais être à sa place!

Si j’avais le choix…!

Avons-nous le choix ou nous sommes tout simplement victimes d’une sorte de karma? Je préviens les inconditionnels du karma, moi je n’y crois pas. Aucune âme de choisirait de revenir dans une forme pour payer pour ce qui s’est passé dans d’autres vies avec d’autres formes. Elle aura certes des défis à surmonter et se servira de ses expériences passées pour tenter de faire mieux avec vous dans cette vie-ci, mais personne d’entre nous n’est emprisonné dans un moule de vies passées. Cela signifie que nous pouvons choisir. Oui oui, choisir!

Je parle de choix de vie, vous l’aurez compris, pas de votre grandeur ou de la longueur de vos doigts. Au début de ma vingtaine, j’avais laissé un excellent emploi (un poste de cadre) pour partir faire le tour du monde à sac à dos. Combien de fois je me suis fait dire, « Oh, c’est mon rêve! Chanceuse! » ou « Ah! si j’étais millionnaire, moi aussi je partirais. » Tout d’abord, il faut savoir que je n’avais pas d’économies quand je suis partie parce que je venais de commencer ma jeune vie d’adulte et je n’avais pas de parents fortunés non plus. J’avais ressenti le besoin de partir et j’avais fait ce choix. En faisant des choix ressentis, c’est comme si nous orientions une sorte de boussole intérieure vers les moyens pour les réaliser. L’argent est venu à moi de manière surprenante. Cela dit, pour partir, il m’avait tout de même fallu ne pas rester accrochée à un emploi très payant dans lequel j’excellais et à un statut social. J’avais tout vendu pour partir et je me lançais dans le vide. J’ai dû ne pas tenir compte des commentaires du genre « Oui, mais à ton retour, tu ne trouveras peut-être pas un travail aussi bien! ». Mon père me disait que je devrais continuer de gravir les échelons et une fois à la retraite, ce serait le moment pour moi de voyager. Je n’étais pas d’accord. En aurais-je encore envie (ou la capacité physique) à ma retraite ou me rendrais-je jusque là? Plus encore, si j’avais ce ressenti si puissant de partir, c’est que c’était le bon moment pour le faire. Je savais bien qu’à mon retour d’un tel voyage, je n’aurais sans doute plus envie de faire le même travail. Ce voyage m’a effectivement transformé et a teinté tout le reste de ma vie. Cela dit, ce n’était pas de la chance, mais un choix que j’avais fait.

Vaut-il mieux passer sa vie à critiquer: un partenaire qui ne nous convient pas, un emploi que nous n’aimons pas, une habitation qui ne nous ressemble pas; des liens familiaux qui ne nous conviennent pas?

Cela demande du courage, je vous l’accorde, car quelque soit le changement que vous souhaitez, il comporte certains risques ou certains renoncements. Vous n’aurez jamais la garantie de revenir d’un voyage. Vous ne pouvez être assuré que le nouvel emploi convoité sera plus agréable. Si vous laissez votre partenaire, vous ne savez pas si vous rencontrerez quelqu’un de mieux et il y a une possibilité que vous soyez seul.e un bout de temps.

Ce que je peux vous dire de mes expériences, c’est que si vos choix sont vraiment motivés par un ressenti intérieur, alors vous ne pouvez pas vous tromper. Ces choix vous guideront vers ce dont vous avez besoin. Les choix rationnels peuvent mener vers un résultat, mais pas nécessairement vers le bonheur.

Facile à dire, me direz-vous, mais quand on a des enfants, on ne peut pas faire ce qu’on veut! Vraiment? J’ai rencontré lors de mes voyages des couples aux revenus modestes avec de jeunes enfants et cela ne les empêchait pas de faire ce dont ils avaient envie. D’ailleurs, ces enfants étaient vraiment « allumés »et ouverts aux changements. Ils ne faisaient pas semblant de vivre, ils vivaient pleinement. Des familles ont laissé derrière elles des pays en guerre dans l’espoir d’un avenir meilleur. N’est-il pas mieux en effet de faire ce qu’il faut pour cesser de vivre dans la peur, même si cela comporte des risques?

Vous avez trop de dettes? Il est aussi possible de faire faillite, si vous en êtes rendu là! Vous avez des liens familiaux malsains? Vous pouvez mettre un terme à cela aussi. Certaines personnes donnent en adoptions leur enfant parce que cela ne leur convient pas. Nous n’avons pas à les juger, car cela est sans doute mieux ainsi pour l’enfant. Tout est possible. Chose certaine, personne ne sait mieux que vous ce qui VOUS convient ou ne vous convient pas. Mieux vaut oser le changement que de s’enlever la vie.

On ne rend service à personne à mettre de côté nos besoins. Plus on fait ce qu’on ressent devoir faire, plus nous vibrons. Plus nous vibrons, plus cela transforme notre quotidien positivement. Vous rêvez de vivre en nature? Alors, allez-y! Je l’ai fait, parce que cela m’interpelait. Cela m’a pris quelques années, mais je n’aurais pas pu rester en ville même avec un salaire six fois plus élevé. J’ai laissé derrière moi ma fille (alors jeune adulte) et ma mère, mais les liens et l’amour demeurent toujours. Aurais-je dû m’en priver pour être plus disponible? Nous ne sommes pas venus vivre notre vie pour les autres. Mes proches sont heureux quand ils me savent heureuse. Eux aussi font leurs propres choix.

La peur est ce qui empêche les gens de passer à l’action. Bien des gens sont devenus experts à se trouver des raisons de ne pas changer ce qui ne leur convient plus. Les aventuriers ne sont pas sans peur, mais ils ne s’y arrêtent pas et ils les dépassent. Sans doute savent-il, eux aussi, que lorsque nous faisons nos choix avec notre les fibres de notre être, la vie nous aide à les concrétiser.

Il y a plus de 5 ans, je souhaitais de tout cœur rencontrer une personne que je connaissais, mais je ne savais pas où elle travaillait, ni dans quelle ville elle vivait. J’ai demandé à mon « double » (mon guide intérieur) ok, là je ne sais pas comment y arriver alors aide-moi s’il te plaît, si je dois rencontrer cette personne à nouveau. Quelques semaines plus tard, j’apprenais par un concours de circonstances très particulier où cet homme travaillait. Presque 1 an après, alors que je repensais à cette personne, je me suis retrouvée face à un détour de la route, suite à un accident mortel (dans lequel je n’étais pas impliqué), et de détour en détour, perdue sur un rang de campagne, j’avais demandé mon chemin à un homme qui ramassait son courrier devant sa boîte à lettres au bord du chemin et Oh surprise, c’était lui! C’était digne d’un film et rien que d’y repenser, je ressens toute la magie de ce moment. J’avais voulu cette rencontre de toutes mes forces et la vie me l’avait envoyé, même si ce n’était pas quelqu’un pour moi. Je le sus plus tard, quoique si je suis là, à vous raconter ce moment magique, c’est qu’il fut mémorable et digne de mention. Jamais je n’oublierai que ce qui me guide a accès à des ressources infinies et peut tout faire.

Alors je ne peux que vous encourager à dépoussiérer vos rêves, à faire des choix et à les refaire autant de fois que vous ressentez que cela est nécessaire. Il n’est écrit nulle part que vous devez vivre à la même place toute votre vie, ou que vous devez vous limiter. Si votre rêve nécessite des moyens que vous n’avez pas, laissez votre double s’en charger et faites-lui confiance surtout. À partir du moment où on fait un choix, on peut arriver à être créatif pour concrétiser notre projet. Évidemment, il faut rester à l’écoute, même lorsque ce que vous entendez semble étrange. Si ça vous dit de tourner à gauche, peut-être y aura-t-il un cadeau pour vous au bout de ce chemin…

Nous ne sommes pas ici pour faire du temps. Nous sommes ici pour vivre pleinement et rayonner.

Bon weekend à tous!

Toutarmonie

Rayonner au milieu de nulle part

Un grand héron passe dans le ciel alors que je commence à vous écrire et qu’un geai bleu trempé me regarde par la fenêtre de côté. Il pleut et il en sera ainsi presque toute la journée. Un dimanche qui incite à la détente, ce que je ne manque pas de faire avec un certain délice.

tamiasouslapluieMaintenant un tamia me courtise en espérant que j’aurai quelque chose pour lui. La vie continue, pluie ou pas. Les plantes se gorgent d’eau et les vers de terre sortent sans se méfier des merles qui n’attendent que cela pour s’en délecter. Le cycle de la vie. Je peux passer des heures en oubliant la notion du temps qui passe, à simplement admirer la nature. Rien n’est plus apaisant!

tamiaseduction
Diriez-vous comme moi que c’est une femelle?

La pluie, l’eau, c’est la vie. Ce n’est pas triste. Partant du principe que l’eau est programmable et possède un langage (voir les formidables découvertes de Masaru Emoto), nous devrions nous réjouir des jours de pluie. Masaru Emoto a démontré que l’eau vers laquelle nous avions des pensées ou des mots d’amour et positifs se transformait en merveilleux cristaux, alors qu’à l’opposé, l’eau qui avait reçu des vibrations négatives, des messages de haine, ne cristallisait pas ou de manière non harmonieuse. Imaginez l’effet de toutes ces pensées négatives quand il se met à pleuvoir  et que des milliers de gens disent « Ah non, pas de la pluie! ». Ne serait-il pas merveilleux que nous développions le réflexe d’accueillir la pluie avec bonheur et respect? Merci pluie, apaise-nous et aide ce monde à ralentir la cadence! C’est ce que je me disais avant de venir vous écrire.

jungle verte

Ceci est la vue que j’ai en ce moment. Les feuilles ne poussent que depuis peu de temps. Il a fait froid (ce qui est toujours le cas) rendant le printemps tardif au Québec. C’est en admirant tout ce vert, toute cette vie nouvelle que je me demandais comment feront les jeunes pour qui tout ne va jamais assez vite et se limite à un écran tactile, pour connecter avec cette nature? Être seule en nature, ce n’est pas de la solitude. Chaque plant, chaque arbre et vivant explose de vie et cet ensemble communique à chaque instant. Le temps disparaît et je plonge dans cet univers qui relie toute chose. Du bonheur! Cela m’émeut aussi beaucoup. Une maman oiseau couve ses œufs dans une cavité de mon porche. Une fin d’après-midi, il y a une semaine, j’ai trouvé petit œuf éclaté sur mon balcon, le jaune tristement étalé. Fort heureusement, le drame n’aura pas été total puisqu’elle couve toujours dans son nid. Vendredi, à mon arrivée, un peu plus loin, j’ai découvert ces plumes aux pointes bleues, caractéristiques du geai bleu. Je ne connais pas la fin de cette histoire-là, puisque je n’ai trouvé que ceci, mais dans la nature, il se passe beaucoup de choses:

plumes-geai-bleu

Je cultive un jardin. c’est la première année que je le fais avec mes propres semis. J’ai enfin pris le temps. Hey oui! Que cela est excitant! Chaque nouvelle pousse est un miracle pour moi! De la magie d’Harry Potter! Je n’ai pas encore transplanté celles-ci dehors, car les nuits sont encore trop fraîches, mais j’entends des commentaires sur un de mes réseaux Facebook du genre « la marmotte a mangé tous mes plants de calendule! » Puis suivent des commentaires sur les nuisances des jardins.

Pensez-y, la marmotte vit dehors. Son épicerie est la nature. Cela est vrai pour tous les animaux et insectes qui se nourrissent dans les jardins. Je peux comprendre la déception de voir ses récoltes ravagées, mais en même temps, qui est la vraie nuisance? La marmotte ou l’humain qui détruit tout et transforme l’équilibre précaire de la nature?

Les Hommes sont prêts à donner des carottes à un chevreuil dans un parc, mais n’acceptent pas qu’un animal vienne manger ses carottes dans son jardin! On ne contrôle pas la nature et ne devrions pas essayer de le faire. Partageons! Nous nous émouvons d’une bande dessinée dont le personnage principale est une petite souris persécutée, mais nous oublions que dans la réalité, des drames pires surviennent parmi les animaux. D’ailleurs rien que d’évoluer dans notre monde est une menace pour eux. Combien d’animaux morts croisons-nous au bord des routes?

Je lisais que certaines espèces d’arbres communiquent entre eux afin de fleurir en même temps pour favoriser la reproduction! La nature est harmonie. elle grouille de vie et d’énergie. Nous avons tant à apprendre d’elle!

Lors de sa dernière visite, ma fille m’a gentiment apporté les 7 premières saison de Games of Throne (Trône de fer). Je ne les avais pas vu et j’étais curieuse. Naïvement, je me disais qu’une série aussi populaire devait bien avoir quelque chose d’intéressant! Oh la la… désolée si vous êtes fans de GOT, mais ce n’est que violence, vengeance et horreurs! Des personnages dont la méchanceté d’un personnage rivalise avec celle d’un autre d’une saison à l’autre! La technologie aidant, les scènes d’horreur sont d’un réalisme écœurant. Des mains, des bras, un pénis coupés, des têtes tranchées. J’en suis à la saison 4, en me disant chaque fois qu’il va bien finir par y avoir quelque chose de bien, mais non! Ça me dégoûte de plus en plus. Ce n’est que destruction et violence gratuite afin d’atteindre le pouvoir. Je ne cesse de me demander ce qui fascine tant de gens. Est-ce à cause de la nudité omniprésente que cette série remporte un tel succès? J’aimerais le croire, mais je pense que la violence est réellement devenue un divertissement et nous nous étonnons après cela de la violence dans nos rues, dans nos écoles, dans nos quotidiens!

Il y a 7 semaines, mon père, avec qui je n’étais plus en contact depuis plusieurs années, s’est jeté du haut de son balcon situé au 7e étage. Mort violente. Monde violent. Mal de vivre dans un monde de souffrances. Il s’accrochait à des choses et des gens superficiels, ainsi qu’à l’argent et préférait en finir avec sa vie plutôt que de changer et perdre ses possessions. Dépression, certes, mais avez-vous remarqué que les maladies mentales sont très présentes? Comment pourrait-il en être autrement dans ce monde où tout est conçu pour déconnecter l’Homme de sa vraie nature? Et dans ce monde violent, comment retrouver le goût de vire quand on se nourrit de séries telles que GOT? Je dis GOT, mais franchement, rares sont les séries ou films qui nous transportent et nous rendent lumineux! C’est à se demander s’il n’y a pas un concours pour déterminer qui produira la série et/ou le film le plus dégueux!

printempsfleuri

Dimanche dernier, j’ai rencontré une amie d’enfance. Cela faisait 2 ans que nous ne nous étions pas revues. Évidemment, je lui ai raconté pour le suicide de mon père. Elle me disait presque en s’excusant qu’elle, elle avait une petite vie tranquille et qu’elle était heureuse. C’est que c’est ça, la vie! Prendre le temps de vivre, apprécier ce que l’on a, cheminer et rayonner tout simplement. D’ailleurs la vie le lui rend bien, car elle vieillit en beauté. Ce fut un bonheur de la retrouver.

Vivre, c’est comme cette fleur rose au début de cette publication. C’est rayonner même si rien ne nous ressemble, rayonner parce que nous nous connectons à la nature, à la vie, à ce qui vaut la peine d’avancer et de cheminer. La vie attire la vie. Le contraire est aussi vrai.

Je vous transmet tout mon amour.

Je vous laisse pour aller profiter du soleil qui vient de montrer le bout de son nez.

Toutarmonie

Je m’engage

La planète va de plus en plus mal, nous le savons tous. Chaque jour nous apporte des nouvelles démontrant que les climats changent.

Cela engendre des tornades, des pluies diluviennes, des records de chaleur ou de froid, de la neige où il n’y en avait pas et des insectes tropicaux là où ils ne pouvaient vivre autrefois, des inondations impressionnantes ( ce matin j’apprenais que des vagues immenses ont arraché des balcons des 3 premiers étages d’un hôtel aux Canaries), de puissants séismes presqu’au quotidien, la disparition d’espèces animales , des incendies dévastateurs, des récoltes dévastées, des maladies nouvelles. Bref, notre planète se meurt sous nos actions et inactions, elle souffre à coups de pesticides et de chimique, elle se liquéfie.

On nous le répète depuis longtemps, mais devant l’ampleur de ces constations grandissantes, devant le nombre grandissant de la population mondiale et de ses « besoins » et déchets, l’inertie semble majoritairement présente.

Au Québec, un regroupement d’artistes et de personnalités s’est mobilisé pour interpeller le peuple à agir en signant un pacte. Tout le monde sait que Paris ne s’est pas construit en une nuit. Les gestes aussi petits soient-ils sont les bienvenues. À ce jour, plus de 212 000 personnes ont signé le pacte. Ils trouveront sur leur site des idées, mais surtout on demande aux gens de faire des changements. De repenser leurs choix. De refléchir avant d’acheter des produits qui ne respectent pas ce mouvement de changements essentiels.

Déjà depuis le début de ce pacte, vous n’imaginez pas les discussions que cela a engendré. Je trouve cela génial, parce que c’ est en en parlant que nous avancerons, pas en nous voilant les yeux.

Où que vous viviez, je vous invite à vous joindre à moi en signant ce pacte ICI.

Soyons le changement que nous espérons.

Toutarmonie

L’adaptation au changement, un besoin essentiel

Cette photo fut prise très tôt un matin de la semaine dernière, où je devais exceptionnellement aller travailler à Montréal à une grande exposition. Le panorama était magnifique!

Cette route d’où jaillit une lumière me fait penser à la vie. Nous avançons vers quelque chose de lumineux, du moins l’espérons-nous. Nous n’avons pas de livre d’instructions ni de plan à suivre. Le seul guide que nous ayons est notre précieux ressenti, lequel est connecté à quelque chose de plus grand que nous. Nous ne connaissons pas à l’avance les sorties à prendre et lorsque nous sortons, nous ne savons pas combien de temps nous nous y attarderons. Un jour, nous savons tout simplement que nous devons reprendre la route.

Sans doute est-ce là tout le charme de la vie. Si nous savions tout à l’avance, où serait l’intérêt? Le but n’est pas du tout la destination finale, mais le voyage. Je pense que l’étape suivante à cette vie sera d’autant plus intéressante que notre bagage d’expériences et de connaissances sera bien rempli.

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Malgré tout, l’Humain cherche à se sécuriser, il demande des garanties, il s’accroche quand il craint ne pas pouvoir trouver mieux. Il a peur du changement. Est-ce dans notre nature? Je ne le crois pas. Je pense que la société telle qu’elle existe nous le fait croire, afin de mieux nous faire avaler son contrôle sur nous.

L’Humain a des ailes, mais il les utilise si peu souvent qu’il en vient à les oublier. Quand dans sa vie, il ose les déployer, il passera possiblement le reste de sa vie à revivre ce moment unique. Il y a fort à parier qu’il n’osera pas souvent ainsi dans sa vie. Nos vies sont pourtant faites de rencontres, de départs, de débuts, de fins, de recommencements, mais l’élément qui nous permet d’être heureux et de nous enrichir de nos expériences est notre adaptabilité au changement. Si l’on refuse le changement, on ferme des portes intérieures. Accepter le changement, c’est aussi ce qu’on appelle le lâcher prise.  Pour accepter de changer, il faut savoir laisser quelque chose derrière, avec la confiance profonde que ce qui vient sera encore mieux. Nous ne laissons pas toujours des choses ou des gens que nous n’aimons pas. C’est même souvent le contraire.

J’ai la certitude que si je n’avais pas eu cette facilité au changement dans ma vie, je n’aurais pas pu vivre le quart de tout ce que j’ai vécu à ce jour. Il faut aussi pour cela être imperméable aux gens qui tentent de nous dissuader de changer, de partir ou d’évoluer. Plus nous acceptons le changement, plus la vie nous donne.

J’avoue cependant que cela n’est pas toujours facile. Pour une raison que j’ignore, il arrive parfois qu’on refuse d’accepter, mais cela ne nous apporte généralement rien de bon.

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Je vous écris cela parce que je ressens depuis l’automne que je vais déménager. J’ai résisté longtemps à officialiser la chose, ne sachant pas encore où j’allais, mais je sais aussi que c’est lorsque nous passons à l’action que les synchronismes s’enchaînent. C’est donc officiel depuis mercredi dernier, même si je ne connaissais pas la suite. Malgré mon habileté au changement, j’ai passé 3 jours sur 4 du long weekend de Pâques à apprivoiser le fait que j’allais quitter ce coin de nature que j’adore. Il faut savoir faire le deuil de quelque chose pour se permettre d’apprécier ce qui s’en vient et ouvrir nos portes intérieures.

Déjà, les synchronismes et les signes se succèdent me permettant de voir ce que la vie me réserve pour la suite… Du grand vol plané comme c’est souvent le cas lors de périodes de changements. Du lâcher prise à l’état pur. Je vous dirai simplement à suivre…

Toutarmonie

Écrire ou ne pas écrire – partie 2 de 2

Je vous avais promis de revenir vous partager les synchronismes qui se sont mis en place en réécrivant, dans la partie 1 de cette publication, alors me voici.

La magie qui opère en écrivant n’est pas nouvelle pour moi, mais chaque fois elle me fascine. Un de mes lecteurs dessinateur m’écrivait ressentir la même chose au niveau du dessin. Sans doute est-ce le lot des créatifs, quelque soit leur domaine de prédilection. Pourtant, on se retrouve régulièrement à procrastiner. Pourquoi diable cet entêtement, puisque cela nous fait autant de bien? Ça reste encore un mystère pour moi.

Cela dit, dès que je me remet à écrire, les synchronismes se produisent dans ma vie! Parfois ceux-ci n’ont aucun rapport avec l’écriture, mais récemment, alors que j’excellais à procrastiner, je crois que  » la vie  » a voulu me démontrer une direction claire. C’est ainsi qu’en l’espace de 48 heures après avoir recommencé à écrire, 3 synchronismes se sont produits. Je suis d’abord tombée par hasard sur une publication d’un blogue que je ne connaissais pas parlant d’un concours intitulé Nanowrimo. Le défi consiste à écrire un livre de 50 000 mots du 1er au 30 novembre de chaque année. Que gagnez-vous si vous réussissez? Votre propre livre, tout simplement! Le site est une plateforme où tous les participants inscrivent quotidiennement à leur compteur le nombre de mots atteint. Mon but dans la vie n’est certes pas d’écrire un nombre particulier de mots, mais j’avoue que cet outil, si bien utilisé, peu faire en sorte qu’une personne soit plus motivée. Tout au long de l’année, vous pouvez également vous lancer des défis perso échelonnés sur une période maximales de trois mois, avec autant de petits compteurs que vous aurez de projets. Bien que le site soit en anglais uniquement, il existe des groupes dans de nombreuses langues et partout dans le monde. Ce site peut devenir le petit coup de pied bien placé pour vous sortir de votre zone de  » proscratinage « . J’ai trouvé ce synchronisme rigolo et je m’y suis inscrite.

Le lendemain, en consultant mon mur de nouvelles Facebook, je suis tombée sur un concours organisé par Radio-Canada; les prix de la création Radio-Canada. La catégorie est le récit. On doit parler d’un fait vécu en 1200 à 1800 mots. Intéressant! Ça m’interpellait. Premier prix de 6000,00 $ et 1000,00 $ pour les finalistes. Hmmm… cela pourrait contribuer à financer mon autre projet. Quel serait mon sujet? Date limite: 28 février 2018. Ah! J’avais le temps…

Quelques minutes plus tard, je recevais un courriel du centre culturelle d’un village voisin au sujet d’un concours littéraire! Tiens donc! Je ne peux cependant pas dire que le thème  » une histoire à dormir debout  » en 800 mots me transportait, mais l’envie d’y participer s’est imposée! Date limite: 1er avril 2018. Les prix sont modestes, mais pourquoi pas m’amuser à y participer?

Auparavant, je n’avais jamais eu envie de participer à de tels concours et voilà qu’en l’espace de quelques minutes, j’en avais deux dans ma mire!

Qu’aie-je fait par la suite? Hey oui, vous aurez sans doute deviné! J’ai procrastiné! Aucun mot ne figure encore à mon compteur Nanowrimo et je n’ai toujours pas commencé à écrire mes textes pour les concours. Par  » hasard , je suis encore tombée sur le concours de Radio-Canada ce soir. C’est d’ailleurs ce qui m’a incité à venir vous en parler, question de ne pas me laisser le choix. J’ai encore l’intention d’y participer, même si cela ne me laisse que 8 jours pour écrire un récit d’environ 1500 mots! Je me questionne encore sur le choix de mon sujet.

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C’est là qu’intervient un élément essentiel à la créativité, l’état d’être. Nous avons tous nos petits rituels sécurisants. Pour ma part, je démarre la musique de mon IPad en mode aléatoire (il est important pour moi de ne pas savoir ce qui jouera ensuite) et je l’oublie. Ensuite, il est fréquent que j’allume tous mes chandeliers, car j’écris presque uniquement le soir. La lueur dansante des flammes orangées me réconforte et m’invite à m’abandonner à l’univers en moi.

1, 2, 3, GO…!

par Toutarmonie

(Étrange! J’avais commencé cette publication le 11 février, mais je ne l’ai écrite et publiée qu’aujourd’hui le 21 février, pourtant elle apparaît comme si je l’avais écrite le 11! Génial, j’ai pu le modifier.)

L’amour… le vrai

Je dois vous avouer que j’allais écrire ce soir la partie 2 de mon texte de dimanche dernier, mais quand j’ai vu la date où sera publié mon texte, je me suis rappelée ce qu’une majorité de gens font le 14 février. Je ne vous expliquerai pas encore une fois ce que représente pour moi la Saint-Valentin, car cela fut fait dans ma publication de 2012 intitulée Ce qu’est l’amour et de 2011 intitulée Je t’aime donc j’achète.

Je vais plutôt vous partager ma vision actuelle de l’amour. Ce que je vais vous partager n’a pas toujours été mon opinion. C’est au fil de mon vécu et de mes découvertes que cela s’est imposé. Quand on est jeune, on a souvent beaucoup d’attentes et d’ailleurs la société ne manque pas de nous démontrer qu’on doit donner aux autres pour recevoir. Je parle ici au sens large, bien au-delà des cadeaux. Dans l’esprit de nos parents ou grands-parents, penser à soi d’abord est pur égoïsme.

Combien de nos grands-parents étaient constamment dans le « faire » pour plaire ou ne pas déplaire? Certains diront « Quel mal y a-t-il, si cela leurs faisaient plaisir »?

Je vais vous donner un exemple simple qui vous rappellera sans doute quelqu’un de votre entourage : ma grand-mère passait son temps à cuisiner pour la famille, si bien que lorsque tous se réunissaient au chalet, ce petit bout de femme passait son temps au fourneau et nous, nous passions notre temps à manger. Bien malheureux celui ou celle qui l’aurait sorti de sa cuisine! Si on arrivait à l’improviste un soir, on se faisait réveiller au matin par l’odeur de 4 à 5 tartes fumantes. Si on ne mangeait pas les énormes portions qu’elle préparait, elle insistait subtilement jusqu’à ce qu’on s’empiffre. Elle cherchait ainsi à être aimée. Elle qui cuisinait si bien n’a pourtant jamais enseigné ses techniques à ses enfants, sans doute pour garder le monopole de la boustifaille. C’est l’une des nombreuses techniques pour créer une dépendance. Il y avait un diction autrefois qui disait à peu près ceci  » pour toucher le cœur d’un homme passe par son ventre « . Si je résume, ça revient à dire que si tu veux qu’un homme t’aime, ne mise pas sur toi, mais sur ta cuisine!  » Vous ne trouvez pas cela triste? Évidemment, vous comprendrez que je ne juge pas ici ma grand-mère qui n’a fait que répéter ce qu’on lui avait enseigné. Je ne dis pas non plus qu’il n’y a pas d’amour dans les repas que vous préparez. Tout dépend des motivations profondes de chacun et du stresse que vous vous imposez en le faisant…

En amour, on apprends vite à faire à l’autre ce qu’on aimerait que l’autre fasse pour nous. Comme notre attention est concentrée à satisfaire l’autre, on se mets de côté, mais hey! c’est parce qu’on l’aime, voyons! Comme nous nous mettons de côté, nous attendons inconsciemment beaucoup de l’autre, afin qu’il nous donne à nous ce qu’on ne se donne pas à soi-même. Qui dit attentes, dit systématiquement déceptions.

Quand une femme se maquille, se teint les cheveux, se fait souffrir dans des chaussures mode inconfortables, le fait-elle réellement parce qu’elle aime cela et parce qu’elle s’aime comme elle est ou bien c’est parce qu’elle veut projeter une image correspondant à ce qu’elle croit que les hommes attendent d’elle? « Ben oui, mais j’veux pas finir ma vie toute seule! » est une phrase qu’on entend souvent. Messieurs, riez, mais vous n’êtes pas exclus de cela. À 20 ans, après avoir rompu avec mon amoureux étudiant, il était allé s’acheter l’auto sport décapotable rouge que j’avais un jour dit aimer, dans le seul but de me reconquérir! Il était venue me la montrer en me demandant de revenir! Sérieusement? Ça veut dire qu’il souhaitait que je revienne non pas pour lui, mais pour son auto? Pas fort! Évidemment, il était rentré bredouille avec son auto et sa nouvelle dette.

Je suis passée par toutes ces phases, n’ayez craintes. J’ai moi aussi voulu plaire avec des artifices parce que c’est comme cela que j’avais appris. J’avais beaucoup de succès d’ailleurs, mais à quel prix? De très beaux hommes qui m’aimaient pour ce que j’avais l’air, mais qui ne m’aimaient pas pour ce que j’étais réellement. Ça, je vous le garantie!

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Le premier amour devrait être celui que nous avons pour nous-mêmes. S’aimer avec ses qualités et ses défauts. Tant qu’on n’a pas réussi à faire cela, on ne peut pas réellement aimer quelqu’un d’autre. Reprenons l’exemple de cet amoureux étudiant. Il pouvait me dire qu’il me trouvait belle et formidable 5 fois par jour, mais comme moi je ne me trouvais ni belle ni formidable à cette période de ma vie, il aurait pu me le répéter 100 fois par jour que rien n’aurait pu me faire changer d’avis. C’est d’ailleurs pour me retrouver avec moi-même que j’avais mis un terme à cette relation qui m’étouffait.

Trente ans plus tard, je suis consciente du long chemin que j’ai dû parcourir pour m’aimer vraiment, mais s’il est une chose dont je suis fière dans ma vie, c’est bien de celle-là. La beauté là-dedans, c’est que plus je m’aime, plus j’aime les autres. Plus je m’aime pour ce que je suis et plus j’aime les autres pour ce qu’ils sont. En couple, aimer signifie aider l’autre à ce qu’il s’aime lui-même davantage, non pas faire en sorte que lui m’aime davantage, car s’il s’aime, il m’aimera aussi de se sentir si bien avec lui-même! Vous me suivez? En m’aimant, je n’ai plus l’attente d’être aimé, ainsi donc tout le reste est du bonus, car mon bonheur ne dépend que de moi! Au final, on est si bien avec soi-même qu’on ne cherche même plus à être en couple. On se dit que si cela arrive, c’est que ce sera quelqu’un de vraiment formidable, mais qu’autrement la vie est tout aussi géniale!IMG_1650

Alors en ce 14 février, n’ayez pas d’attentes, de grâce! Allez vous regarder dans un miroir et voyez comme vous être unique et extraordinaire!

Vous avez tout mon amour!

par Toutarmonie