Entre toi et moi

Toi qui me lis, oui toi qui par hasard (ou pas) parcours ce texte, comment vas-tu? Je rectifie, comment te ressens-tu?

Tout part en vrille sur notre planète qui éternue et toi tu es là, témoin et acteur de ce grand tout. Te questionnes-tu? Tu cherches peut-être même un sens à ta vie. Chaque jour apporte son lot d’informations véridiques ou pas, tu ne le sais plus. Qui croire? Auras-tu encore un boulot dans un mois? Peut-être même que tu es sans emploi depuis le début de cette pandémie. À moins que tu n’aies plus un moment à toi depuis le printemps, car chaque jour, tu dois faire face aux nouveaux défis.

Au début, tu as écouté à peu près tout ce qui se disait sur l’évolution de la pandémie, puis las(se) que tout le monde exprime son opinion, las(se) d’un trop plein d’informations, tu t’es graduellement déconnecté(e) ou désintéressé(e) des médias, puis tu t’es peut-être mis(e) à t’entendre toi. Est-ce ton cas?

Bye bye la sécurité, plus de certitudes, plus de patience, plus de possibilités de planifier quoi que ce soit. Tu vis peut-être de la peur aussi. Peur de tomber malade, peur de perdre un proche, peur de ne plus pouvoir subvenir à tes besoins, peur d’être seul(e), peur de manquer de temps, peur de mourir…

Confiné(e) avec toi-même, tu te questionnes?

Et si tu avais vécu tout cela pour en arriver là? Pourquoi, me demandes-tu? Eh bien pour enfin pouvoir te regarder tel que tu es. Revisiter tes rêves oubliés. Vivre ce que tu devais vraiment vivre ici. Qu’est-ce que ça donne puisque tout va de travers, te dis-tu? Et si tout éclatait justement parce que, tête baissée, nous avons voulu contrôler nos vies et tout ce qui nous entoure? Et s’il suffisait de profiter de ce moment pour nous libérer de nos chaînes et voler pour de vrai?

Vivre sa vie devrait se faire comme lorsqu’on crée, c’est-à-dire écouter ce qui monte sans l’analyser, le ressentir et passer à l’action avec toute la foi en notre ressenti. À ce sujet, j’ai une petite anecdote banale à te raconter. Il y a une vingtaine d’années, j’accompagnais ma mère à un rendez-vous pour une consultation avec une dame que je ne connaissais pas vraiment. La veille, une voix me disait de lui apporter une grande statue de bois à moi représentant le dieu de la fertilité, que j’aimais beaucoup. Je me l’étais procuré chez un artisan local sur une petite île au milieu de l’océan Pacifique, à Rarotonga. Pourquoi lui donnerais-je ma statue? Ça ne faisait aucun sens. Je l’aimais beaucoup cette statue, non pas question! Cela revenait avec insistance, si bien qu’au matin, résignée je l’ai emballée et apportée à la dame. Je me trouvais complètement timbrée. Quand je suis arrivée, je lui ai expliqué ce qui c’était passé et je lui ai offert le cadeau. Émue, visiblement troublée, elle a ouvert le sac et m’a avoué que c’était le jour de son anniversaire! Peut-être que dès le jour où j’ai acheté cette statue, il était prévu que je la lui donne. Je ne le saurai jamais, mais je sais que si je ne l’avais pas fait, je ne serais pas sentie bien. Ça n’avait pas d’impact sur ma vie, mais ça m’a semblé en avoir un pour la dame.

Combien de fois tu as refoulé de telles pulsions en toi, parce que cela te paraissait illogique?

Ce sont parfois des détails, mais ceux-ci nous prouvent chaque fois que la connexion entre ce qui nous guide et nous-même est toujours active. Ces moments sont rassurants en quelque sorte, car cela nous permet de valider que ça fonctionne toujours, un peu comme de surveiller si sa connexion WI-FI est active.

Il y a quelques jours, j’ai ressenti une forte pulsion d’aller acheter des crayons comme celui que j’utilisais pour écrire durant mes vacances. Je les apprécie beaucoup. Alors j’ai voulu repousser cette idée en ne voyant pas d’urgence de sortir, mais cela revenait avec persistance. Comme je n’analyse plus ce genre de « requête » invisible, j’y suis allée et je suis revenue chez-moi avec 4 crayons, tant qu’à faire. Ce soir-là, quand mon crayon s’est subitement arrêté d’écrire, que j’ai dévissé le capuchon pour constater qu’il était complètement vide, je souriais en remerciant pour m’avoir fait acheter d’autres crayons en matinée. Tu me diras que cela n’aurait pas été la fin du monde non plus si je n’étais pas allée en chercher parce que je devais sûrement avoir d’autres types de crayons chez-moi. C’est vrai, mais très souvent, ces intuitions, ces pulsions intuitives qui proviennent du cœur (par opposition au cerveau) nous indiquent des chemins essentiels à notre cheminement et notre bonheur. Nous croyons que nous contrôlons nos vies alors que c’est tout le contraire.

Le problème, c’est que si nous étouffons ces informations, petites ou grosses, elles bloquent le canal et la communication. On finit par ne plus les entendre, alors je te propose ceci aujourd’hui:

Que dirais-tu en 2021 de porter attention à ces pulsions/intuitions et d’avoir confiance en celles-ci? Elles ne surviennent jamais pour rien. Nous devons seulement faire confiance à la vie pour la suite. Ça te parle? Moi je ne pourrais pas vivre sans elles. Chaque fois que j’ai osé suivre ces appels, que j’ai osé me lancer sans savoir comment cela allait se concrétiser, ce fut une succession de synchronismes dignes d’un film. La vie n’est pas ce que nous voyons. Elle est bien plus que cela. Nous aimons nous donner du crédit, mais en y réfléchissant bien, j’ai constaté récemment que toutes les choses formidables qui étaient survenues dans ma vie n’étaient pas de mon fait. Elles s’étaient présentées à moi comme par magie, je te dirais. Plus nous tentons d’organiser les choses, de décider des délais, plus nous voulons forcer les choses, moins elles se produisent. Nous ne pouvons pas contrôler ce qui nous contrôle… Jamais.

C’est ce que je te souhaite pour 2021… suivre ton intuition au-delà de la logique, au-delà des apparences, au-delà de ce qu’en pense ton entourage. Plus tu le feras, plus tu développeras une complicité avec cette dimension invisible de toi, laquelle est plus réelle que ce que tu vois avec tes yeux.

Bonne année 2021 à toi et à ce qui te guide intérieurement!

Toutarmonie

Prêt-à-croire – virtuel et réalité confondus

Le restaurant qui n’existait pas

Peut-être avec-vous entendu parler de cette histoire d’un homme qui a réussi à ce que son restaurant The Shed at Dulwich se classe #1 des restaurants de Londres au palmarès de TripAdvisor, alors qu’en fait, son restaurant n’existait même pas! Si vous n’avez pas entendu parler de cela, voici la vidéo de l’histoire. Rejoignez-moi ensuite, car je poursuis la discussion.

 

Évidemment, cela fait réfléchir. Mes amis informaticiens me disent de prendre l’habitude de regarder les « reviews » avant d’acheter un produit, afin d’avoir une meilleure idée de la satisfaction des utilisateurs. Imaginez qu’un entrepreneur voulant faire mauvaise presse à un commerçant agirait comme l’a fait cet anglais, en manipulant les critiques. L’inverse est aussi possible, qu’un produit semble extraordinaire dans les commentaires (comme ce restaurant) alors qu’il n’en est rien! Pas besoin d’aller bien loin pour comprendre cela, puisqu’il suffit de regarder les entreprises de boissons gazeuses et de restauration rapide (pour ne nommer que celles-là) pour constater que les gens ne consomment pas leurs produits pour leurs bienfaits, mais plutôt pour « l’image » que les publicités leur suggère. C’est le propre de la publicité. On parle ici de consommation, ce qui n’est pas le point qui m’intéresse vraiment dans cet article.

Prêt-à-croire

Le web permet de merveilleux échanges, parfois même au-delà de nos espérances (quoique… ). Le danger vient du fait que ce que nous regardons est contrôlé. À notre insu, des gens décident de ce que nous lirons et orientent notre pensée. Il existe de plus en plus de « fake news » qui bernent même la presse traditionnelle. Des entreprises vont augmenter le nombre de « j’aime » de vos publications sur vos médias sociaux moyennant une somme d’argent! Autant dire que si les gens payent pour cela, c’est que le nombre de « j’aime » influence l’opinion des gens! Les photos sont, elles aussi, couramment manipulées, si bien que vous pourriez vous retrouver à pique-niquer avec le pape sans grande difficulté. Un jeune avait fait croire qu’un enfant avait été enlevé par un aigle royal dans un parc de Montréal, grâce à un montage. Plus de 20 millions d’internautes avaient vu cette vidéo en 48 heures, sans jamais savoir que cela n’était jamais arrivé. Cela devient de plus en plus un casse-tête pour bien des gens. J’ajouterais que l’impopularité des religions a fait naître un substitut à celle-ci: les médias sociaux. Les gens sont prêts à croire à n,importe quoi. Ajoutez à cela le fait que de plus en plus de gens ne prennent même pas le temps de lire un article pour le partager ou le commenter! Nous sommes à l’ère du prêt-à-croire! La question qui surgit alors est « Qui croire? »

Comment s’en sortir

Ce que je m’apprête à vous dire ne plaira pas au plus rationnels d’entre vous.

Que ce soit nos politiciens, les entreprises ou les médias, tous nous bombardent d’informations. On nous présente des scandales qui n’en sont pas, mais peu n’importe, car une fois qu’il a montré le bout de son nez, les gens ont déjà jugé les personnes concernées, que les propos soient fondés ou pas. Si l’industrie du lait bat de l’aile, alors sitôt on voit apparaître une étude discréditant le breuvage de soya. On entend alors des commentaires du genre « Le lait n’est pas bon, le soya n’est pas bon, que boirons-nous? » Ce n’est qu’un exemple parmi plusieurs. En fait, la réponse est en vous! Hey oui, la p’tite voix qui vous dit « Ben voyons donc! » même quand ça sort de la bouche d’un élu (et je vous entends penser avec justesse « surtout lorsque ça vient de la bouche d’un élu!« ). Intérieurement, vous pouvez faire la part des choses. C’est un langage qui a été perdu pour bien des gens, mais qui se retrouve, avec de la pratique.

La confiance en ce qui monte (que plusieurs nomment l’intuition) vient en effet avec la pratique. Plus vous lui faites de la place, plus vous savez la reconnaître et plus vous lui faites confiance. La confiance que vous accorderez à cette voix intérieure vous ouvrira les portes à une meilleure communication à ce niveau. Est-il possible que des gens n’aient pas cette petite voix? Non. Par contre, il y a des gens fermés à ce qu’ils sont vraiment. Leur mental voulant tout contrôler, il ne traduit pas ce que leur souffle leur voix intérieure.

prisonnier de soi meme
Crédit: source inconnue

Cette voix surgit spontanément. Ce n’est pas une analyse. C’est plus comme une image, une certitude, ou même parfois comme une main qui nous dirige à gauche, plutôt qu’à droite. Avec la pratique, ça peut devenir un dialogue parfois. Ce qui est rassurant, c’est que cette « voix » connaît des réponses que notre mental ne connaît pas.

Au début de la période des Fêtes, ma fille m’a texté pour me demander « devine qui je viens de voir au marché Jean-Talon?« . Mon mental a tout de suite pensé à un ami qui m’avait téléphoné la veille pour me donner de ses nouvelles en me disant qu’il était à Montréal pour les Fêtes. Ma petite voix intérieure m’a soufflé très fort le nom d’un chanteur de la relève! Je n’avais aucune raison de penser que ce chanteur était au marché public! Ma fille étonnée a dit « Comment as-tu su? ». Moi je ne le savais pas, mais ce qui me guide le savait. Si ma fille qui connaît pourtant cette connexion que j’ai avec ce qui m’habite était quand même surprise, je peux imaginer que cela puisse sembler farfelue pour plusieurs d’entre vous. Évidemment, cela semble ésotérique, mais c’est tout de même comme cela que ça fonctionne.

Peur de quoi?

Je crois que la raison pour laquelle tant de gens s’étourdissent avec 1001 choses, c’est justement pour ne pas entendre cette voix. Ces mêmes personnes qui s’impatientent de ne rien « entendre » sont souvent les mêmes qui inconsciemment ne veulent pas se retrouver seule avec elle-même, parce qu’à partir du moment où s’établie cette communication, il faut savoir accepter des choses que nous ne sommes pas toujours prêts à accepter. Cela peut aller très loin parfois. Ce qui est bon à savoir c’est que si on s’ouvre à cette voix et qu’on accepte ce qui vient avec, les synchronismes dans nos vies se succèdent. Des synchronismes parfois dignes d’un film hollywoodien!

Êtes-vous prêt?

par Toutarmonie

Vidéo

L’excellent discours de Steve Jobs à des gradués d’Université

Ce discours, il est en anglais, mais vous pourrez lire la traduction française au bas de la vidéo. Il parle de sa vie, de son expérience et ce qu’il raconte est tellement en ligne avec mon propre vécu! Ça se résumerait probablement en disant de ne pas analyser ses ressentis et de se faire confiance, ne pas chercher à comprendre où cela nous mène, mais il l’explique encore mieux que cela…

Faites-vous plaisir et écoutez-le! Cet homme n’a pas terminé son collège, et pourtant… qui ne connait pas Steve Jobs? Il raconte pourquoi…

Toutarmonie