Pissenlits, maringouins et chats

La semaine dernière, en rentrant du travail, je me suis amusée à récolter les jeunes feuilles de pissenlits avant la floraison. Le pissenlit est excellent pour tellement de choses! Un allié formidable pour le système digestif, entre autres. Je souriais tout en cueillant ma « salade » thérapeutique! C’est que tout en cueillant mes feuilles, je ne pouvais m’empêcher de penser à des souvenirs de mon enfance. J’ai grandi une partie de ma vie dans un quartier italien de Montréal. Il n’était pas rare de voir dans les parcs et le long des routes des Italiennes ramasser les pissenlits, ce qui faisait bien rire les gens. Considéré comme une mauvaise herbe par les Nord américains, il est facile de juger ces femmes qui montrent leur derrière le long des routes afin de récolter une plante que nous jugeons indésirable!

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Pourtant, considérant les habitudes alimentaires des occidentaux, tous auraient avantage à faire la connaissance de cette plante étonnante. À quel moment, me demandais-je, avons-nous décidé unanimement que cette fleur jaune était indésirable? Elle pousse facilement un peu partout en plus! Le bonheur! Peut-être justement pousse-t-elle en abondance parce que nous en avons grandement besoin. D’ailleurs, il n’y aura jamais assez de « jaune » sur les terrains pour faire oublier la pollution des villes. J’avoue cependant que je ne récolterais jamais de pissenlits le long des autoroutes en raison de la pollution, mais bon… ce n’est peut-être pas pire que les saucisses à hot-dog qu’aiment bien des gens.

Alors aveugles à cette évidence, nous chassons cette alliée sans même voir que nous avons là gratuitement la solution à bien des maux! Que d’efforts et d’argent gaspillé pour déloger cette plante des pelouses! Même les racines du pissenlit sont bonnes! Il suffit de prendre quelques gouttes de teinture de pissenlit pour ressentir la différence. Excellent au goût en plus.

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Les animaux sentent le bien que leur font les plantes. Lorsque le déluge printanier a fini par faire une pause et que mes chats ont pu gambader joyeusement à nouveau au grand air après un gros hiver, ils se sont précipités sur les herbes pour en dévorer! Ils sont à l’écoute de leur corps.

Chaque chose dans la nature a sa place et son rôle à jouer. Ce n’est pas parce que nous ne savons pas à quoi sert quelque chose que cela n’a pas son utilité. J’avoue que cela est parfois déroutant, comme ça l’est avec les moustiques!

Cette année au Québec, nous avons eu de très nombreuses inondations en raison des

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Inondations à Gatineau (Outaouais)

crues et des précipitations printanières exceptionnelles. Ce fut impressionnant de voir l’eau entrer sur les terres à des endroits qui ne sont habituellement pas inondés. La rivière qui passe devant chez moi rugissait littéralement! Pouvons-nous blâmer la nature de nous faire comprendre qu’elle aura toujours le dernier mot? Je crois que nous n’avons encore rien vu… Cela dit, l’abondance d’eau a offert aux maringouins et autres insectes un milieu favorable à leur prolifération. Wahouuuu! C’est impressionnant! Même les chats ne savent plus où donner de la tête! Je travaille le dossier en me disant qu’ils ont sûrement leur utilité… mais je me surprends à souhaiter une petite semaine de sécheresse pour calmer leur ardeur! Nous en sommes loin, car justement, j’entends la pluie tomber en ce moment!

Le parfum de la citronnelle est très répandu dans la région! Je me demande par ailleurs si cette génération de moustiques ne carbure pas à la citronnelle justement!!! 😉

Toutarmonie

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Le livre du changement!

IMG_6410À défaut de pouvoir visionner le documentaire « DEMAIN, LE FILM », car il n’est toujours pas disponible au Québec, je me suis offert le livre le 1er février dernier, dès sa sortie. Il n’y avait qu’un seul exemplaire à la petite librairie où je suis allée, et bien qu’il apparaissait sur leur inventaire informatique, ils ne le trouvaient pas en rayon! La dame l’a cherché un bout de temps, alors que je cherchais également de mon côté. Je devais avoir l’air bien déterminée, car un autre commis s’est joint à nous pour essayer de trouver où s’était égaré le livre que je cherchais. J’allais abandonner lorsque la dame est revenue, toute souriante en disant « Je l’ai trouvé! »

J’en suis très heureuse d’ailleurs, car ce livre a profondément inspiré mes nuits de février puisque j’en savourais un bout chaque soir. Ce que je lisais m’accompagnait tout au long des journées. Je trimballais mon livre partout avec moi, n’hésitant pas à en parler à ceux que je rencontrais. Ma copie est pleine de passages surlignés en jaune. Ma fille m’a dit en riant, « On dirait que tu te promènes avec une bible!!! » C’est ça, prêchons la bonne nouvelle…. ah!ah!ah! Notre religion étant la vie, tout simplement.

La situation du monde et l’état critique de la planète, je les connaissais. Cela dit, la manière concise dont l’auteur, Cyril Dion, en parle exprime bien l’urgence, pour nous tous, de passer à l’action. Nous y sommes déjà…

Tous les exemples présentés sont des gens qui font les choses autrement afin d’apporter des solutions aux problèmes actuels, lesquels sont très énergisants. Parfois ce sont des groupes, ou des villes, ou même un pays. Ça donne envie de s’activer sur le champ pour apporter notre contribution à ce défi énorme. Tous ces gens qui œuvrent solidairement… tous ces gens « normaux » qui un jour en ont eu assez d’attendre après les autres… Si vous attendez encore, alors courrez vite vous procurer ce livre. Il aura un effet « coup de pied au c… » dont nous avons tous besoin! Il y a tant à faire!

Si les gens mettaient autant de temps et d’argent à faire des films sur l’ingéniosité des gens qui trouvent des solutions, ou sur des films dont l’histoire est positive pour la collectivité, au lieu de le faire pour des histoires de fin du monde, de consommation abusive et de guerres, ce serait génial! Heureusement, des gens comme les auteurs de « Demain », « En quête de sens », « Unity »… le font déjà. Rien qu’à voir le succès du documentaire « Demain » qui a même gagné un César, pour comprendre que ce genre de films correspond à un besoin. Les gens veulent de l’espoir! Nous avons tous besoin de partager les solutions afin qu’elles fassent le tour du globe en inspirant d’autres idées en chemin.

L’auteur a même eu la brillante idée de publier également un autre livre dédié aux enfants. Quelle merveilleuse idée! Je ne l’ai pas lu, mais je n’hésiterais pas à l’offrir en cadeau.

Il se passe quelque chose, c’est évident! Une énergie invisible pousse très fort afin de faire bouger les peuples. Les gens se mobilisent. L’heure n’est plus à se mettre la tête dans le sable. Si vous ne savez pas par où commencer, lisez ce livre. N’hésitez pas à faire comme moi en surlignant les passages plus importants. Prêtez-le, offrez-le… et surtout, en le lisant, donnez-vous le temps d’entendre ce qui monte. Créer, ça commence par écouter ce qui vient de l’intérieur.

Je suis très heureuse finalement que le film ne soit pas encore disponible ici. Aussi bon soit-il, il est facile de passer à autre chose 24 heures plus tard après un visionnement. Avec le livre, je peux le lire, le relire… en discuter… aller en lire plus sur le web…  et poursuivre la lecture à nouveau. Je peux ajouter des notes. Je peux le prêter et le laisser traîner sur ma table de chevet afin d’y revenir souvent. Donc excellent complément au documentaire!

Bonne lecture et n’hésitez pas à venir me partager vos commentaires!

Toutarmonie

Unity… la suite

affiche du film

J’ai eu le privilège de pouvoir assister au visionnement du documentaire Unity à Montréal le 12 août dernier, lors de son lancement. (cliquer ici pour voir ma publication du 7 août à ce sujet) J’en suis très heureuse! Si nous avions davantage de films comme celui-là, plutôt que des films qui font l’apologie de la violence et de la vengeance, nous progresserions sûrement plus rapidement vers une vie plus saine et plus équilibrée.

Dans ce documentaire, il est question d’égo. L’égo qui mène le monde…  Mais il est aussi question de compassion, de respect, d’amour et de comprendre que nous ne sommes qu’un. Un merveilleux film pour nous faire prendre conscience de nos comportements destructeurs, face à l’infime place que nous occupons dans l’univers. Comme quoi, nous n’avons aucune raison de nous croire les maîtres de l’univers dans cet espace si vaste…

La scène introductive donne tout de suite le ton au documentaire. Pendant de nombreuses minutes, on voit deux bœufs dans le couloir de la mort. Pas de narration, pas de musique, cependant nous ressentons ce que vivent les bêtes face à ce qui les attends. Il est difficile de ne pas verser de larmes… Je crois que ces scènes sont essentielles pour que les gens réfléchissent sur leurs manières de vivre. Même si je suis végétarienne, je pouvais imaginer comment se sentaient ceux qui venaient de manger un  steak… On doit ouvrir nos yeux pour pouvoir changer. Tout ne doit pas passer par « oh, mais j’aime tellement le goût »! Accepterions-nous de manger de la viande si nous devions voir ces scènes chaque jour? En parallèle, on nous explique que tous les animaux que nous utilisons pour leur force (chevaux, chameaux, boeufs, éléphants… ) ne mangent aucune viande et pourtant, il sont forts et puissants…

Ce film est touchant, bouleversant et il est impossible après le visionnement de ne pas réfléchir à tout cela. C’est le but, évidemment, car je suis persuadée que le réalisateur sait très bien que ce genre de changement prendra du temps. Cependant, pour changer, il faut des gens  comme cela qui nous mettent face à nos incohérences..

Comment pouvons-nous tuer ainsi (humains, animaux, planète) alors que nous ne formons qu’un? Car évidemment, nous sommes capables  d’énormément de cruauté envers nos semblables… Tuer son prochain, ou le faire souffrir, c’est se faire du mal également pourtant…

J’ai beau être végétarienne, j’ai beau boire du breuvage de soya au lieu du lait, ce film m’a troublé au point où, je crois être sur le point de ne plus manger de fromage non plus… car celui-ci est fait avec du lait. Quand on voit comment les veaux sont retirés brutalement de leur mère dès qu’ils se lèvent debout… quand on voit comment les vaches souffrent de produire du lait sans arrêt… et que nous apprenons que même les animaux ne boivent plus de lait après leur sevrage. Pourquoi, nous les humains, buvons-nous le lait d’autres espèces… sachant en plus que ces laits nous rendent malades?

Qu’attendons-nous pour changer? Voilà l’essentiel du message de ce documentaire.

La scène finale montrant un concours de chefs cuisiniers asiatiques cuisinant un poisson est à couper le souffle. Le gagnant doit préparer et cuire le poisson de manière à ce que celui-ci bouge encore les nageoires et la bouche une fois dans l’assiette! Les  gens applaudissent!!!! On voit même quelqu’un manger avec appétit, deux bouchées du pauvre poisson qui agonise et bouge encore!!!!!! Au secours! Dans quel monde de fou vivons-nous?

Ce film démontre qu’en nous unifiant, nous changerons…

À part la scène du début, tout au long, la narration est faite par toute une panoplie d’acteurs qui se succèdent. C’est la seule chose que j’ai moins apprécié de ce film… car le constant changement de voix et de la petite image de la personne qui parlait me déconcentrait souvent. Cela dit, cela ne m’empêchera pas de le revoir dès que je le pourrai.

Allez voir ce film. Faites-le voir aux enfants… rendez-les conscients le plus tôt possible s’il vous plaît! Il faut que cela change…

Pour terminer, vous pouvez accéder au site web du mouvement Unity en cliquant ici. N’hésitez pas à acheter ses produits dérivés ou  ces DVD pour lui permettre de produire d’autres films comme celui-ci, car dans ce monde, l’argent aide à créer.

Toutarmonie

unity

Ouf!

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(photos prises hier à l’Assomption)

Je n’ai trouvé aucun titre qui exprimerait mieux tous ces changements!

Ici au Québec, nous en sommes à la 10e journée avec des températures bien au-dessus de 20 Celcius! Aujourd’hui il fait 27 Celcius (correctif, il fait déjà 29!) et il fera 29 demain! Nous sommes passés directement de l’hiver à l’été, sans l’ombre d’un printemps! Évidemment, personne ne s’en plaint vraiment, car c’est tout simplement un feu d’artifice de vie qui explose après la saison froide. Tout cela est si surprenant en ce début de moi de mai! Les bourgeons ont vécu une croissance de type « viagra » et déjà les feuilles se déploient, les fleurs apparaissent partout, les gens sont heureux et affichent un sourire radieux. Les terrasses des restaurants sont déjà ouvertes depuis un moment, les gens ont sortis leurs sandales, leurs vêtements légers, et les verres fumés et moi je fais du vélo en humant les odeurs de la forêt. Nous nous sentons tous un peu comme des lapins en liberté!!! 🙂 Je blague à peine…

Hier Météo Média annonçait qu’il était interdit de faire des feux en forêt, car tout est très sec en raison de cette chaleur et de ce soleil omniprésent et déjà de nombreux feux font rage.

Hormis ces incendies, réjouissons-nous que ces changements soient aussi agréables à vivre, car j’entendais qu’en Europe, il fait très froid… et voyez par vous-même avec ces 2 vidéos ce qui se passait en avril dans le monde. Incroyable! Cela fait beaucoup en peu de temps, il me semble.

Si vous éprouvez des problèmes à visionner le vidéo, cliquez ICI.

Si vous éprouvez des problèmes à visionner le vidéo, cliquez ICI.

Toutarmonie

Devenir végétalien (vegan) en six semaines, est-ce possible?

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C’est ce que Marisa Miller Wolfson a voulu démontrer en choisissant trois carnivores de groupes d’âges différents et de milieux différents. Passer de carnivore à végétalien (sans viande, sans poisson, sans produits laitiers, sans œuf) est, avouons-le tout un défi! Généralement, les gens commencent par réduire leur consommation de viande, puis au fur et à mesure de leurs découvertes, deviennent naturellement végétariens par convictions, puis éventuellement, ils deviendront peut-être végétaliens.

VEGUCATED – Désolée, cette bande-annonce est uniquement en anglais, ainsi que le film. Je n’ai trouvé aucune version française à ce jour. Ce documentaire est disponible sur Netflix (au Québec, en tout cas!).

Dans ce film-documentaire de 75 minutes, vous découvrirez avec eux ce qui les a incités à persévérer…

Ce documentaire s’est mérité de nombreux prix. Pour ma part, étant déjà végétarienne, j’ai aimé ce documentaire car il apporte une lumière différente aux carnivores, ouvrant une porte vers une nouvelle alternative. Je pense que suite à cela, plusieurs seront tentés de poursuivre leurs recherches…

Vous pouvez également suivre leur évolution sur le site web getvegucated.com ou sur Facebook.

Toutarmonie

Un magazine sain… pour une maison saine!

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J’en ai déjà parlé dans un de mes blogues, mais j’en reparle aujourd’hui car le magazine de la maison saine offre une intéressante promotion actuellement. C’est un magazine qui parle également de bio, de santé, et de ce que vous n’entendrez pas nécessairement à la télé…

Vous pouvez même recevoir votre magazine électroniquement, donc sans gaspillage de papier, ou un CD-rom contenant toutes les archives des numéros précédents de 1994 à 2012!

Voici leur promo durant les Fêtes:

Vous pouvez visiter leur site web en cliquant ICI.

Toutarmonie

Quoi faire si l’ouragan Sandy vous a effrayé?

Je partage ici un texte reçu de l’auteur du projet No Impact Man. (site en anglais). Comme je le trouvais intéressant, j’ai pris le temps de vous le traduire afin que son message, que je considère important, se rende à vous. Je souligne que j’ai tenté de traduire le plus fidèlement possible, incluant ses répétitions volontaires.

Bonne lecture et surtout, bonne réflexion!

Chers amis,

Je ne dis pas cela souvent, mais j’ai peur. Pas peur au point d’en être paralysé. Pas assez peur non plus pour m’enfuir. Pas assez peur pour cesser d’essayer d’aider. Pas assez peur pour penser que nous sommes condamnés, mais juste assez effrayé pour m’inquiéter pour moi-même, ma famille, mes amis, ma communauté, mon pays et mon monde.

J’ai eu de la chance quand l’ouragan Sandy a frappé. Dans les premières heures, ma fille Bella et moi avons revêtu nos imperméables et avons couru autour du parc Fort Greene à Brooklyn, sous le vent et la pluie, avec notre chien et notre amie activiste et héroïne d' »Occupy Wall Street », Monica Hunken.

Cette nuit-là, les lumières ont clignoté à quelques reprises. J’ai perdu mon internet pendant trois heures. Frankie, le chien, s’est caché dans la baignoire à l’étage. Voilà ce qui en était.

Mais quand je me suis réveillé, le sud de Manhattan était inondé et privé d’électricité. Tous les rivages de Brooklyn et Queens, de Red Hook à Coney Island, entre les Rocaways et Hamilton Beach, étaient ravagés. Le vent avait propagé un incendie au travers du quartier Queens, lequel a détruit tellement de maisons. Et le système de métro le plus incroyable au monde était mis KO, sans parler de la pauvre Staten Island et de la région côtière du New Jersey.

Nous, dans la région des trois états, n’avions pas subi Katrina, mais nous avons eu un avant-goût d’elle.

Oui, il y a quelques bons côtés. Les New-Yorkais ont se sont présentés en si grand nombre dans les refuges qu’ils furent renvoyés. Il y a eu des efforts faits en bénévolat et en dons. Et nombreux furent ceux qui ont chevauché leurs vélos.

Mais il y a beaucoup de souffrance et beaucoup de peur, non pas de ce que Sandy a apporté, mais de ce que les tempêtes de l’an prochain et des années suivantes apporteront. Il y a eu Irene, maintenant Sandy. Pendant encore combien d’années successives la ville de New York peut-elle supporter une  » tempête du siècle « , se demandent les gens.

Je viens tout juste de parler à une amie au téléphone. Elle disait: « D’une certaine façon, cela est bien plus effrayant que le 11 septembre, parce que nous avons la sensation que cela peut arriver à nouveau encore et encore, et encore ».

Dans un café cet après-midi, tout le monde, à chaque table, parlait des changements climatiques. Les gens discutaient de l’endroit où ils se réfugieraient la prochaine fois. Chez une tante au New Hampshire. Chez un ami qui possède trois cottages dans le Maine. Les gens préparent leur plan de secours en prévision de la prochaine fois où New York cessera de fonctionner.

Katrina, Irene, Sandy, les sécheresses durant tout l’été, les récoltes de maïs ravagées, les pénuries d’eau dans le sud-ouest: il est difficile de ne pas voir là ce que les scientifiques nous prédisaient en matière climatique. Mais plus tôt que prévu. Bien plus tôt que prévu.

C’est ironique et triste. Nous avons eu ce que nous voulions avec la guerre déclenchée par le 11 septembre en Irak, à savoir le contrôle sur de plus grandes réserves de pétrole. Et que c’est en brûlant ce même pétrole que nous nous sommes nous-mêmes créés un autre mini 11 septembre.

Fractuation — Le forage pour extraire le gaz naturel en injectant des poisons chimiques dans les mêmes roches d’où provient notre eau potable. Les combats dans le Moyen-Orient. Les forages dans l’Arctique. L’extraction à ciel ouvert dans les Appalaches. L’exploitation des sables bitumineux canadiens. La construction de pipelines. C’est dingue!

Particulièrement lorsque le soleil brille partout. Le vent souffle partout. Les rivières coulent partout. Nous pouvons produire notre énergie d’une bien meilleure façon, plus sécuritaire et moins coûteuse.

Évidemment, il existe des raisons expliquant la résistance. Notre économie est basée sur les combustibles fossiles. Changer cela représente un effort gargantuesque. Il y aura un coût à cette transition. Mais les coûts engendrés par notre inaction seront bien plus élevés. Posez la question aux autorités de la compagnie de transport de NY qui pompent actuellement les tunnels ou demandez aux citoyens de la Nouvelle-Orléans.

Mais ceci n’est pas un festival. C’est un appel.

Il y a des années, quand j’ai fait mon expérience NO IMPACT MAN, je suis allé à l’émission Good Morning America et j’ai dit qu’il n’était pas important que tous les Américains en fassent autant que moi. « Chacun de nous doit juste faire quelque chose », avais-je dit.

J’étais dans l’erreur. Nous devons tous faire beaucoup!

Nous avons tous tendance, moi y compris, à penser que brandir notre poing serré à la télé ou laisser un commentaire empreint de colère sur un blogue est une forme d’expression. Nous devons faire plus. Pas seulement en faire plus à la maison, mais plus envers notre engagement citoyen, de manière à guider nos sociétés à aller de l’avant.

En fait, je dirais que nous — nous tous — devons trouver le moyen de consacrer au moins une partie de nos vies à résoudre nos problèmes. Oui, nous devons corriger les changements climatiques. Mais nous devons également accepter que le système économique dans lequel nous vivons soit le moteur de ce changement climatique. La consommation, en tant que base pour notre économie, est devenue comme un manteau d’hiver qui a besoin d’être entreposé. Il ne nous sert plus à rien.

Maintenant, je ne vais pas prétendre savoir ce que chacun de nous doit faire, ni comment chacun de nous doit contribuer à la Grande Transformation. Je ne crois pas que quiconque le sache exactement. Ceci, soit dit en passant, était la grande critique du mouvement Occupy Wall Street à l’époque, à savoir qu’ils ne disaient pas exactement ce que nous devrions faire. La Presse ne cessait de répéter que leurs demandes n’étaient pas claires.

C’était la force du mouvement Occupy Wall Street, à mon avis. Il y avait là la volonté d’attirer l’attention sur les problèmes dont nous n’avons pas encore les solutions. Le mouvement ne pouvait formuler de demandes concrètes, car aucun de nous ne sait à quel point nous devons être exigeants en ce moment. Occupy Wall Street disait: « Arrêtez d’ignorer les problèmes simplement parce que nous ne connaissons pas la solution!!!!!! »

Vous pouvez  être en désaccord avec moi. Vous pouvez vous dire que vous connaissez la solution; l’énergie renouvelable. Mais où est la volonté politique envers ce changement alors que l’industrie des combustibles fossiles a injecté 150 $ millions dans le présent cycle électoral?

Vous pouvez dire que la solution vient de l’argent des entreprises, en dehors de la politique. Mais comment ferons-nous cela, alors que les politiciens pour lesquels nous devons voter pour le  faire sont les bénéficiaires de ces argents?

Vous pouvez vous dire que la solution réside dans la mesure du Bonheur National Brut, au lieu du Produit Intérieur Brut, mais comment arrive-t-on à faire cela?

Nous avons beaucoup d’idées sur ce qui pourrait arranger les choses, mais nous n’avons actuellement aucune idée concernant la manière de les mettre en place. C’est dire où nous en sommes! Comment pouvons-nous réellement changer les choses?

Il ne s’agit pas de nous dire que c’est impossible. Il faut comprendre que beaucoup plus d’entre nous devrons joindre leurs efforts à la recherche de solutions et leurs mises en place.

D’une certaine façon, je dis la même chose qu’Occupy Wall Street: « Arrêtez de prétendre que vous ne pouvez aider simplement parce que vous ne connaissez pas exactement la manière d’y arriver!!!!! »

Nous devons tous commencer à consacrer un peu de notre vie à ces problèmes, et non pas seulement voter pour les bonnes personnes. Pas seulement laisser des commentaires sur les blogues. Pas seulement avoir des conversations intenses autour d’ un café.

Alors quoi?

Voici ce que j’en pense. Décidez de consacrer cinq à dix heures par semaine pour aider à trouver des solutions. Puis utilisez ces cinq à dix heures comme étant votre contribution personnelle à la recherche de solutions sociales et leur mise en œuvre.

Si vous êtes impliqués politiquement, peu importe le côté où vous vous trouvez, commencez à aller aux réunions de votre parti et insistez pour qu’ils adressent aux hauts placés les nouveaux problèmes du monde auxquels nous sommes confrontés au lieu de maugréer sur les mêmes vieilles affaires depuis 50 ans. Demandez-leur de devenir des leaders, au lieu de chercher à devenir des gagnants.

Si vous êtes un artiste, un musicien ou un écrivain, utilisez vos talents pour attirer de plus en plus l’attention sur nos problèmes et la quête vers une solution. Soyez un rappel constant de la réalité à laquelle doit faire face notre monde et du péril de notre société.

Si vous êtes un thérapeute ou un coach de vie, trouvez un moyen de sensibiliser vos clients à  l’idée que les problèmes auxquels ils font face sont les mêmes problèmes auxquels nous sommes tous confrontés.  L’insécurité financière, par exemple, est quelque chose que nous pourrions résoudre tous ensemble, mieux que seul.

Si vous êtes banquier, apportez vos valeurs personnelles, votre cœur et votre âme au travail. L’expression « C’est juste les affaires » doit être abandonnée. Nous devons changer cette idée que le libre marché arrangera les choses afin de nous donner bonne conscience.

Si vous avez une chambre d’ami, trouvez un activiste qui ne peut se déplacer du travail, qu’il effectue pour notre bénéfice à tous, et qui ne pas peut, par ailleurs, payer son loyer durant cette période. Procurer un foyer et un certain confort pour ceux qui sont sur la ligne de front des changements sociaux est un service formidable.

Si vous avez deux pieds, marchez avec des amis à 350.org chaque fois que vous en avez l’occasion.

Nous avons tous nos propres façons d’aider.

Une chose est claire, c’est que quelle que soit notre contribution individuelle, chacun de nous a besoin d’aller de l’avant dans le système politique et la démocratie. Nous sommes tous tellement dégoûtés par ce qui se passe que notre instinct nous dicte d’abandonner. Dans ce cas, notre instinct se trompe. Il est tout à fait nécessaire d' »Occuper » notre démocratie. Nous devons inonder les gens avec nous dans cette vague.

Par-dessus tout, ce que je dis, c’est que nous avons tous un rôle à jouer dans notre guérison culturelle. Il n’existe pas de leader qui puisse nous dire comment contribuer. Chacun de nous doit regarder autour de lui et utiliser sa conscience et son âme afin de découvrir ce qu’il doit faire, et comment le faire mieux que quiconque. Chacun de nous doit contribuer à sa façon.

J’ai commencé ce texte en disant que j’étais effrayé, parce que je le suis! Mais ma peur n’est que le signe m’indiquant que je dois faire quelque chose. Il n’existe vraiment qu’une seule chose que je sache vraiment faire, c’est écrire. Alors, je le fais. Je ne sais pas si j’aiderai, mais c’est l’unique chose que je sais faire.

Quelle est LA chose que vous savez faire? Quelle est cette chose à laquelle vous pourriez vous consacrer une partie de votre vie?

Nous ne pouvons  juste nous contenter de laisser faire les politiciens, les designers ou les « occupants » et les activistes. C’est notre responsabilité À TOUS.

Parce que — et je l’ai dit et écrit à maintes reprises — la question n’est pas de savoir si chacun de nous est le genre de personne qui peut faire une différence. La question est de savoir si vous êtes le genre de personne qui veut essayer de faire une différence. Et Sandy nous a démontré que nous avons tous besoin les uns des autres pour essayer.

Je vous aime,

Colin

P.S.: J’aimerais entendre, dans vos commentaires, ce que vous ferez ou ce que vous planifiez faire.

P.P.S.: Si vous voulez faire savoir à vos amis de Brooklyn que je me présente au « Congress », et leur recommander de voter pour moi mardi, cela serait également grandement apprécié.

Source: blogue No Impact Man

Traduction française: Toutarmonie

20 juin 2012, 34 Celcius ressentie comme 45 Celcius

Me voilà installée (enfin presque!) dans ma nouvelle ville d’adoption au N-E de Montréal, un mois après mon déménagement. Et ici, il fait aujourd’hui encore plus chaud que dans la grande métropole! 34 Celcius (ressentie comme 45 Celcius m’indique Météomédia!). C’est chaud! En ce 20 juin, c’est la journée la plus longue de l’année ici… et le début officiel de l’été, quoiqu’il n’attendait pas après cette date pour s’installer! Nous avons eu jusqu’à maintenant un mois de juin très ensoleillé.

Pas moi qui s’en plaindra. Je préfère nettement la chaleur au froid. Et comme toujours, mon petit système de climatisation naturel intérieur garde ma peau fraîche alors que d’autres sont morts de chaleur. Je suis même allée travaillée au soleil sur une terrasse tant ce genre de climat est fait pour moi! Laissez-moi vous dire qu’il n’y avait pas foule! C’est mon ordinateur qui aimait moins. Pour peu, il se mettait à fondre! C’est pour lui que je suis rentrée après plus de deux heures de travail au soleil.

Partir, avant que mon laptop ne ressemble à cela!

J’ai été plutôt silencieuse depuis 6 semaines. Je viens de vivre mon plus gros déménagement à vie. Le stress de devoir trouver autre chose rapidement, de devoir décider de ce qu’on conserve ou pas, de vendre de gros objets, de devoir mettre en boîtes dix ans de vie dans une grande maison, vers un endroit plus petit… de faire cela pratiquement seule, et de défaire le tout une fois à destination… au travers des milles et unes autres choses à faire… Probablement la pression y est aussi pour quelque chose, car pendant plus d’un mois, je ne pouvais m’offrir le luxe de faire autre chose, ni de respecter ma fatigue. Si bien que je suis vraiment très épuisée depuis mon arrivée. Vous savez? Envie de rien, mais pas envie de rien faire? 🙂 Bref, épuisement total! Ajoutez à cela l’adaptation à un milieu beaucoup plus bruyant, plus agressant aussi puisque c’est une partie de la ville assez particulière! L’adaptation est nécessaire!

Je commence à avoir plus de repères. Je viens de trouver une nouvelle terrasse pour remplacer celle où j’aimais bien aller faire la partie de mon travail sur mon laptop. Pas encore vraiment de vécu non plus chez-nous… Nous sommes encore dans l »installation ». L’installation de mon nouvel atelier de création est tout un défi également!

Bref, tout cela pour vous dire que je suis de retour. Mes blogues me manquent! Écrire me manque, comme bien d’autres choses…

Ce que j’ai trouvé le plus difficile serait ridicule pour la plupart des gens. Ce fut de devoir me débarrasser de presque tout ce qui était dans un de mes deux ateliers. Une énorme pièce où j’y conservais toutes sortes d’objets, de matières et de trucs récupérés, qui auraient éventuellement eut droit à une seconde vie. Je pleurais en mettant dans la poubelle à récupération tous ces trésors… Quand je décidais de conserver quelque chose, je voyais déjà en partie ce que je pourrais en faire… et là, je devais les jeter! Enfin, ceux qui récupèrent me comprendront sûrement…

Je vais donc dans les prochains jours, développer la nouvelle section POUR EXTRA VÉGÉ car comme vous le savez, en déménageant, je revenais à un régime végétarien, avec des alternatives pour ne plus avoir de carences en vitamines B12. Je dois également retrouver le goût de cuisiner puisqu’en ce moment, c’est vraiment à « rebâtir » en moi! Trop de fatigue accumulée… Donc à suivre sous cet onglet que vous retrouverez en haut de la page.

Vous tous me manquez également. Hey oui, car chaque fois que des gens se sentent concernés par ce que je partage et m’en font part, cela me donne espoir en l’humain! Ainsi, il existe d’autres « extras » comme moi? Bienvenue à vous tous!

Et bon été!!!

Le gros changement que plusieurs redoutent

Vous pouvez croire ou ne pas croire ce qui suit. Pour ma part, avec ce que je ressens, cela ressemble étrangement à cela! D’ailleurs, le soleil est de plus en plus actif, et cela a déjà de gros impacts sur nos vies.

Je vous invite fortement à l’écouter jusqu’à la fin, car il donne des précisions intéressantes. J’insiste sur le fait qu’il n’est pas question de la fin du monde, mais de la fin du monde telle que nous le connaissons actuellement.

On peut se dire, « ok, si ça arrive, ça arrivera! » ou on peut de préparer d’une certaine façon, et justement, il en suggère une intéressante à la fin. Du reste… nous ne serons pas au bout de nos surprises je crois! Que mettriez-vous dans votre sac à dos?

Et qui sait si nos visiteurs de l’espace qui sont si nombreux depuis quelque temps partout dans le monde, ne sont pas ici pour nous aider lorsque le moment sera venu? Si des humains peuvent voir dans le futur, eux doivent y arriver plus facilement que nous, non?

Merci à Claude pour ce lien.