Les Québécois n’ont pas peur du changement

Je suis heureuse ce soir! Non pas parce que le Canada vient de réélir le même Premier Ministre qui ignore l’environnement et les changements climatiques, mais parce que je suis fière, une fois encore d’être québécoise.

Le peuple québécois est unique! Peu de peuples sont conscients à ce point de leur capacité à changer les choses et osent ainsi.

Depuis 20 ans, nous votions majoritairement pour un parti qui ne pouvait pas prendre le pouvoir, mais qui avait pour mandat de défendre les intérêts du Québec. Ses dirigeants faisaient bien leur travail et nous les aimions. Cependant, après 20 ans à voter en bloc pour le Bloc Québécois (7 mandats), la majorité des québecois a eu envie d’exprimer tout haut leur opposition pour le gouvernement Conservateur au pouvoir. Pour ce faire, les québécois ont osé voter majoritairement pour un parti peu présent par le passé à la chambre des communes, peu expérimenté, dont les membres sont relativement jeunes donnant ainsi une chance au changement. Peu importe les traditions, peu importe le manque d’expérience de ses représentants, peu importe leur âge, peu importe leurs antécédents, peu importe leur programme en fait!… Telle une vague, les québécois ont exprimé leur différence et voté pour un parti dont le chef semble un homme de cœur et semble différent. Alors tous ensemble nous avons dit « Pourquoi pas! », donnons-leur une chance!

Cela n’enlève rien à nos convictions politiques au niveau provincial, mais tous ensemble, nous avons voulu faire le poids sur la carte politique du Canada tout entier pour faire bouger les choses, si bien que le NPD se retrouve ce soir l’opposition officielle à Ottawa alors que personne ne s’attendait à cela!!!

Ce texte, bien qu’il semble politique, n’en est pas un.

Il est question de différence… de risque, d’oser changer, et de nous exprimer tout haut afin de faire bouger les choses. Voilà ce qui distingue le Québec. Cela est très représentatif de la mentalité québécoise.

Un ami Français ayant tout quitté il y a 5 ans pour venir vivre au Québec me disait récemment que c’est ce qui l’avait attiré ici… l’ouverture! Que dans son pays d’origine, les gens s’accrochent à ce qu’ils ont, osent peu, et sont prisonniers de leurs contrats de travail, ont peur du changement, alors qu’ici tout est possible.

Ce soir, à voir ces résultats historiques, j’ai beaucoup d’espoir dans mon cœur car les Québécois savent changer les choses et n’ont pas peur d’oser. Une fois encore nous l’avons prouvé. Sur un plan autre que politique, les québécois sauront se démarquer et faire une différence dans ce qui s’en vient… vers une vie nouvelle.

Il y a tant à faire…

Unissons-nous et changeons ce qui va de travers! Trouvons tous ensemble des solutions… Nous avons ce soir une autre preuve de notre force.

Je vous aime, Québécois!

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Vivre l’ici et maintenant

Quand on se sent « extra », on se sent très souvent isolé, dans le sens de différent. Et il nous est impossible d’être autrement si on se respecte. Donc, on apprend à faire avec, et on poursuit notre route grâce à cette foi intérieure d’être sur le bon chemin, même s’il est peu fréquenté.

Pour fonctionner dans cette société, on doit aussi apprendre à se taire très souvent, et observer avec un certain recul. On se demande souvent ce qu’on fait ici, n’approuvant pas une grande partie de ce que l’on voit et entend. On agit aussi lorsqu’on le peut. Et tout au long de notre parcours, nous recevons des signes, des encouragements, des états d’être qui dépassent l’entendement. Cela nous motive à poursuivre. Et nous traversons des épreuves également…

Et pour rester positif malgré tout ce qui se passe dans le monde et dans nos vies, on doit vivre dans ce qu’on appelle l’ici et maintenant. Je crois sincèrement que cela fut et demeure l' »outil » le plus précieux de toute ma vie.

Quand ça va mal, les gens ont souvent la mauvaise habitude d’amplifier cet état d’être, ce qui engendre peur et analyse. Et quand on analyse, on ne « ressent » plus. Et quand on ne ressent plus, on ne peut « entendre » ce que nous dit notre « voix » intérieure que moi j’appelle mon « double ». On imagine le pire, on se fait du cinéma mental, et on n’ose plus avancer. On se referme… On se ferme à l’univers en nous. Et cela nous fait faire d’incroyables détours… et nous prive du bonheur.

Si je vis dans l’ici et maintenant, en étant conscient que la vie est illusion, avec la foi que rien de ce que nous vivons n’est laissé au hasard, je vivrai quand même des peines, mais je les exprimerai sur le coup, sans les amplifier, tout en gardant un certain recul me permettant de voir l’ensemble. Et cela permet rapidement de passer à l’étape suivante. Un jour, quelqu’un m’a fait une démonstration simple mais oh combien efficace… avec des assiettes!

Imaginez sur un mur plusieurs assiettes à hauteur des yeux devant vous. Une assiette représente la famille, une autre assiette représente le travail, une autre votre vie amoureuse, une autre les loisirs… et ainsi de suite. Nous avons la fâcheuse habitude de plonger le nez d’une assiette à l’autre tout au fond. Ainsi, quand je suis dans mon assiette travail, je ne vois plus les autres assiettes. Le soir, je plonge ensuite dans l’assiette  famille ne voyant plus le reste… et ainsi de suite. Ce qui fait que quand je plonge le nez dans le fond d’un problème, je ne vois plus l’ensemble de ma vie. Le problème prend toute la place, et cela m’empêche de trouver des solutions et de prendre le recul nécessaire pour ressentir ce que je dois faire.

Donc, pour revenir à cet « ici et maintenant », il nous permet également de vivre une vie plus riche en tous points. Je m’explique. À partir du moment où je vis quelque chose de gros, de fort, que ce soit positif ou négatif, le mental* voudra prendre le contrôle. Il voudra analyser… et m’empêcher d’aller plus loin. Et ce que je veux, c’est avancer… Je dois donc le remettre à sa place, dans son rôle de traduction de ce que je ressens intérieurement, et vivre l’instant présent.

Je n’aurais pas vécu le 1/5 de ce que j’ai vécu dans ma vie si je n’avais pas vécu dans l’ici et maintenant. À 22 ans, j’ai tout laissé pour aller faire un tour du monde avec mon sac à dos, parce que c’est ce que je ressentais devoir faire avec toute mes tripes. J’aurais pu m’en priver, ce qui aurait été une grosse erreur car cette expérience fut déterminante dans ma vie. J’aurais pu amplifier les peur concernant mon avenir, en n’osant pas quitter un très bon emploi, en craignant pour ma sécurité financière… et ainsi de suite, ce que je n’ai pas fait. C’est sans parler des peurs que les autres veulent nous retransmettre. J’ai expérimenté le lâcher prise tant de fois tout au long de ma vie, que je sais aujourd’hui que lorsque cette voix me parle si fort, c’est qu’il y a là quelque chose d’important pour moi. On me guide vers ce dont j’ai besoin. Et à partir du moment où j’accepte cela, je ne me casserai pas la tête avec l’analyse, sachant fort bien que si je ressens que je dois faire quelque chose, c’est que le reste aussi s’orchestrera pour sa réalisation. La plupart du temps, je n’aurais jamais pu prévoir les manières d’arriver à destination! Pourtant, cela se faisait chaque fois.

L’ici et maintenant est l »outil » permettant d’être heureux en tout temps. Et quand quelque chose de positif nous arrive, nous devons l’amplifier et le faire vivre à toute notre forme. Le faire circuler. Le goûter. Je pense que cela est le plus merveilleux des remèdes! Et quand ça va moins bien, je peux recréer cette empreinte intérieure du bonheur… et cela me permettra d’aller plus loin, plus rapidement.

La vie est illusion, ne l’oubliez pas!

Si je vous fais croire que le billet de loterie que vous détenez est gagnant, tout le temps que vous le croirez, toute votre forme vibrera très fort car vous croirez avoir gagné! Vous serez heureux! Pourtant, il n’en est rien, c’est une illusion qui vous aura tout de même fait vivre quelque chose de très fort. Partant de cela, pourquoi acceptons-nous d’amplifier ce qui ne va pas? Nous avons tant de pouvoir en nous…!

D’un point de vue personnel, je vis en ce moment quelque chose de très fort, de très beau, d’une puissance inouïe… Je suis consciente que je pourrais tout bousiller cela si je ne vivais pas dans l’ici et maintenant. Et en acceptant de le vivre sans laisser les peurs me contrôler, je sais que je me fais le plus beau des cadeaux, lequel engendre un bonheur inexplicable et la réalisation de mes rêves les plus fous. Car oui, tout est possible tant qu’il y a de l’amour… et l’amour ouvre toutes les portes si on sait s’y abandonner sans peur.

Et quand on sait vivre ainsi, on attire rapidement à nous ce dont d’autres n’oseront même pas rêver… ! Rien n’est impossible…

*J’ai souri tout à l’heure car justement Jigé s’exprime aujourd’hui sur le  « mental »  de très belle façon dans son blogue Connaissance de soi. Je vous invite à le lire en complément.