Pendant que la nature se transforme

Vous me manquez! Déjà presque 7 mois que je ne suis pas venue m’entretenir avec vous. Je ne cesse de m’étonner de la rapidité à laquelle passe le temps. Un vie, c’est un claquement de doigt, sans plus.

Depuis la dernière fois, j’ai vécu 2 déménagements, le mien et celui du bureau, en pleines canicules (oui un « s » car il y en a eu plusieurs). En fait, l’été au complet me semble avoir été une canicule. À trois reprises, j’ai reçu des avis de tornades sur mon cellulaire. La dernière fois, j’en ai reçu 5 en une heure et de fait, pas très loin d’ici, 6 tornades ont fait d’énormes dommages. Je m’enfermais seule avec mes 2 chats dans la pièce centrale (la toilette) en attendant que cela passe. Nous avons eu des climats tout simplement tropicaux qui parfois faisaient de la buée sur l’extérieur des fenêtres des maisons. Aujourd’hui, j’ai cueilli des framboises! Depuis le 2 octobre que j’en récolte, dans ces mêmes plants qui ont donné une récolte en juillet. La chaleur faisait murir trop vite les fruits et avant que je n’ai pu les cueillir, un ours a piétiné plusieurs de mes framboisiers. Des framboises en octobre, moi j’avais jamais vu cela. Elles sont plus grosses, plus savoureuses et plus juteuses qu’en été. Un délice!

On n’a pas fini d’être étonnés des changements que le réchauffement climatique apporte. Cela dit, ça commence à sentir l’hiver. Tout est enfin prêt. À mon nouveau chez-moi, je vois beaucoup de cerfs de Virginie. Un pur bonheur! Je les prenais pour des chevreuils, mais les chevreuils n’ont pas de queue et mes visiteurs ont une formidable queue blanche qui se dresse lorsqu’ils courent. Samedi matin, deux jeunes gracieux cerfs m’ont salué en ouvrant les rideaux et une gélinotte huppée sautillait sur place derrière la maison. J’adore les weekends très venteux d’octobre parce que ça semble éloigner les chasseurs que je trouve très agressants. Me faire réveiller par des tirs à 6 h 30 du matin, ça me met toute à l’envers. Je souhaiterais inviter tous ces animaux à se réfugier chez moi, mais même ici, je ne crois pas qu’ils seraient à l’abri de ces gens peu respectueux. Il semblerait que même la maladie débilitante chronique du cerf ne fait pas peur aux chasseurs.

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J’habite tout près d’un parc national et donc je vois de nombreux animaux. Il y a une telle variété d’oiseaux chez-moi que de mon hamac de salon, face à mes grandes fenêtres, je n’ai qu’à attendre un peu avec mes jumelles et je fais de superbes découvertes. La nuit, quand j’éteins toutes les lumières intérieures, c’est noir encre, car il n’y a aucune lumière aux alentours. En juin, j’avais droit à un formidable ballet de lucioles. J’en avais les larmes aux yeux tant cela était magnifique. En août, de furent les Perséides qui m’ont offert un spectacle digne du planétarium.

À mon arrivée ici, il m’a fallu quelques semaines pour découvrir d’où provenait un puissant cri nocturne. Un cri effroyable à glacer le sang. J’ai d’abord cru à un oiseau de proie, mais j’ai finalement découvert que c’était le cri d’une renarde. Si vous ne savez pas de quoi je parle, je vous invite à cliquer ICI et d’écouter ce que ça donne. J’ai trouvé cela sur le web, car mes enregistrements n’étaient pas très bons. Ses cris peuvent durer plus d’une heure. Assez particulier, surtout quand on ne sait pas ce que c’est et que cela résonne en écho.

Les premiers flocons sont tombés depuis 4 jours. Les feuilles colorées se mettent à tomber et les insectes au ralenti semblent drogués. La nature se transforme pour faire place à l’hiver. Les gens sont plus fatigués, parce que le corps aussi se prépare à l’hiver. Il demande de ralentir, ce que nos vies acceptent mal. Manger selon les saisons, vivre au rythme des saisons, n’est pas encouragé dans nos sociétés. Pourtant, la nature nous parle et nous guide.

Je vous dis à bientôt, car je devais être de retour plus assidûment.

Toutarmonie

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Écrire ou ne pas écrire – partie 2 de 2

Je vous avais promis de revenir vous partager les synchronismes qui se sont mis en place en réécrivant, dans la partie 1 de cette publication, alors me voici.

La magie qui opère en écrivant n’est pas nouvelle pour moi, mais chaque fois elle me fascine. Un de mes lecteurs dessinateur m’écrivait ressentir la même chose au niveau du dessin. Sans doute est-ce le lot des créatifs, quelque soit leur domaine de prédilection. Pourtant, on se retrouve régulièrement à procrastiner. Pourquoi diable cet entêtement, puisque cela nous fait autant de bien? Ça reste encore un mystère pour moi.

Cela dit, dès que je me remet à écrire, les synchronismes se produisent dans ma vie! Parfois ceux-ci n’ont aucun rapport avec l’écriture, mais récemment, alors que j’excellais à procrastiner, je crois que  » la vie  » a voulu me démontrer une direction claire. C’est ainsi qu’en l’espace de 48 heures après avoir recommencé à écrire, 3 synchronismes se sont produits. Je suis d’abord tombée par hasard sur une publication d’un blogue que je ne connaissais pas parlant d’un concours intitulé Nanowrimo. Le défi consiste à écrire un livre de 50 000 mots du 1er au 30 novembre de chaque année. Que gagnez-vous si vous réussissez? Votre propre livre, tout simplement! Le site est une plateforme où tous les participants inscrivent quotidiennement à leur compteur le nombre de mots atteint. Mon but dans la vie n’est certes pas d’écrire un nombre particulier de mots, mais j’avoue que cet outil, si bien utilisé, peu faire en sorte qu’une personne soit plus motivée. Tout au long de l’année, vous pouvez également vous lancer des défis perso échelonnés sur une période maximales de trois mois, avec autant de petits compteurs que vous aurez de projets. Bien que le site soit en anglais uniquement, il existe des groupes dans de nombreuses langues et partout dans le monde. Ce site peut devenir le petit coup de pied bien placé pour vous sortir de votre zone de  » proscratinage « . J’ai trouvé ce synchronisme rigolo et je m’y suis inscrite.

Le lendemain, en consultant mon mur de nouvelles Facebook, je suis tombée sur un concours organisé par Radio-Canada; les prix de la création Radio-Canada. La catégorie est le récit. On doit parler d’un fait vécu en 1200 à 1800 mots. Intéressant! Ça m’interpellait. Premier prix de 6000,00 $ et 1000,00 $ pour les finalistes. Hmmm… cela pourrait contribuer à financer mon autre projet. Quel serait mon sujet? Date limite: 28 février 2018. Ah! J’avais le temps…

Quelques minutes plus tard, je recevais un courriel du centre culturelle d’un village voisin au sujet d’un concours littéraire! Tiens donc! Je ne peux cependant pas dire que le thème  » une histoire à dormir debout  » en 800 mots me transportait, mais l’envie d’y participer s’est imposée! Date limite: 1er avril 2018. Les prix sont modestes, mais pourquoi pas m’amuser à y participer?

Auparavant, je n’avais jamais eu envie de participer à de tels concours et voilà qu’en l’espace de quelques minutes, j’en avais deux dans ma mire!

Qu’aie-je fait par la suite? Hey oui, vous aurez sans doute deviné! J’ai procrastiné! Aucun mot ne figure encore à mon compteur Nanowrimo et je n’ai toujours pas commencé à écrire mes textes pour les concours. Par  » hasard , je suis encore tombée sur le concours de Radio-Canada ce soir. C’est d’ailleurs ce qui m’a incité à venir vous en parler, question de ne pas me laisser le choix. J’ai encore l’intention d’y participer, même si cela ne me laisse que 8 jours pour écrire un récit d’environ 1500 mots! Je me questionne encore sur le choix de mon sujet.

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C’est là qu’intervient un élément essentiel à la créativité, l’état d’être. Nous avons tous nos petits rituels sécurisants. Pour ma part, je démarre la musique de mon IPad en mode aléatoire (il est important pour moi de ne pas savoir ce qui jouera ensuite) et je l’oublie. Ensuite, il est fréquent que j’allume tous mes chandeliers, car j’écris presque uniquement le soir. La lueur dansante des flammes orangées me réconforte et m’invite à m’abandonner à l’univers en moi.

1, 2, 3, GO…!

par Toutarmonie

(Étrange! J’avais commencé cette publication le 11 février, mais je ne l’ai écrite et publiée qu’aujourd’hui le 21 février, pourtant elle apparaît comme si je l’avais écrite le 11! Génial, j’ai pu le modifier.)

Écrire ou ne pas écrire – partie 1 de 2

J’aurai aussi pu nommer cet article, PLUS GRAND QUE SOI.

Avez-vous parfois l’impression qu’il existe une force qui vous pousse dans une direction, même lorsque cela n’est pas ce que vous souhaitez?

Enfant, j’avais besoin d’écrire. Écrire me rendait vivante. Je n’avais pas besoin que d’autres me lisent, mais j’avais cet omniprésent besoin d’écrire. Cela a donc commencé avec la rédaction d’un journal. Adolescente, j’ai même eu plus d’une centaine de correspondants, à une époque où les ordinateurs et les téléphones intelligents n’existaient pas encore. J’ai maintenu cette correspondance pendant quelques années. C’était devenu un passe-temps à plein temps! Je ne vous dis pas le bonheur quotidien que j’avais de découvrir mon courrier dans la boîte à lettres, de sentir le papier sous mes doigts, son bruissement, son odeur et surtout d’avoir l’occasion d’y répondre! Plus tard, face aux épreuves, écrire me permettait de garder le cap et même d’y voir plus clair. Une fois adulte, je crois bien être devenue globe-trotteuse dans le seul but de pouvoir écrire à ma famille et mes amis! C’était le moment que je préférais. Me retrouver seule le soir avec du papier et un crayon, où que je sois sur cette planète me procurait intérieurement une excitation inexplicable. J’écrivais sur tous supports papier, pourvu que ce soit assez grand pour tout écrire! J’écrivais au verso de grandes affiches ou de papier d’emballage, sur plusieurs pages! Quand j’eus finalement un ordinateur, une lettre de 10 pages n’était pas considéré comme une longue lettre. Si je partais quelque part pour un weekend, les deux choses les plus importantes à glisser dans mon sac étaient papier et crayon, comme si je ne pouvais vivre sans avoir avec moi ce kit de survie, même en sachant que je n’aurais pas le temps de les utiliser.

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Lettre géantes de 3 pages

Puis la monoparentalité occupa tout mon temps.

D’aussi loin que je me souvienne, j’achetais compulsivement des cahiers vierges. Vous devriez voir la collection que j’ai! Je ne les utilise pas, mais rien que de les savoir là me rassure. Certaines personnes stockent de la nourriture en cas de catastrophes, moi je stocke du papier! Aujourd’hui, même si j’utilise surtout mon portable pour pouvoir taper les mots aussi vite qu’ils défilent, je dois tout de même éviter le rayon de papeterie, au risque de succomber.

cahiers

Écrire fut un véritable besoin jusqu’au jour où, au fil de mon cheminement, j’ai appris à m’aimer véritablement. J’écris quand même, non plus par nécessité, mais parce qu’une force en moi m’y pousse! La plupart du temps, je ne sais même pas ce que je vais écrire. Il me suffit de m’installer devant du papier ou mon clavier et ça part tout seul.  Je perds complètement la notion du temps, j’en oublie de manger et quand le lendemain, je me relis, je suis bouche bée! Cela est encore plus évident quand j’écris à quelqu’un, si bien que la personne a l’impression que je vois en elle, mais je n’ai été qu’un outil de traduction de ce qui demandait à s’exprimer. C’est ainsi que depuis une vingtaine d’années, si je délaisse l’écriture pour une longue période, ne ressentant plus ce besoin pour pouvoir fonctionner normalement, quelque chose d’étrange se passe autour de moi. Pour vous l’expliquer, je dois vous avouer que dans ma vie, les synchronismes se succèdent généralement comme par magie! Il y aurait là matière à faire un film fantastique, je vous l’assure! Sans doute est-ce pour cela que j’ai la sensation d’avoir vécu 12 vies dans celle-ci! J’ai vécu le lâcher-prise et la confiance envers ce qui me guide jusqu’à son extrême limite, sachant fort bien, avec l’expérience, que je ne suis jamais seule. Cependant, quand dans ma vie tout à coup toutes les portes semblent se refermer et que la magie n’opère plus, je sais que c’est parce que j’ai mis l’écriture de côté depuis trop longtemps. Je le sais, parce qu’il suffit que je m’y remette vraiment pour que le génie sorte de sa lampe et que les synchronismes se succèdent. C’est plus grand que moi et ça me dépasse totalement!

Il y a près de 20 ans, je me suis retrouvée subitement hospitalisée. Les médecins croyaient qu’il ne me restait que quelques jours à vivre! J’ai constaté avec surprise que je n’avais pas peur de la mort, ayant vécu ma vie intensément et réalisé au fur et à mesure mes rêves. Tous, sauf un! Je n’avais pas écrit mes contes! Le plus bizarre là-dedans, c’est que je n’avais finalement aucun problème médical! Aujourd’hui, je crois pertinemment que cela n’avait qu’un but : me pousser à écrire.

Dix mois plus tard, un dimanche après-midi, je n’avais pas pu aller à une conférence qui me tenait vraiment à cœur, n’ayant pas cette somme à ma disposition. À cette époque, cette force en moi me poussait encore à écrire des contes. C’est ainsi que cet après-midi-là, je me suis mise à parler toute seule, en disant  » Tu veux que j’écrive? OK, je vais quitter mon travail actuel et sauter dans le vide pour écrire! Mais tu es bien mieux de t’occuper de moi, parce que je n’ai aucune idée de la manière dont je vais gagner ma vie!  » Dès le lendemain (j’vous le jure!), un ami qui est animateur de radio m’a téléphoné pour me dire qu’il venait de rencontrer une connaissance à lui à la station, une rédactrice en chef d’un magazine et qu’elle recherchait quelqu’un pour écrire un conte en lien avec le thème différent de chaque parution de son magazine. Sans même avoir lu ce que j’écrivais, mon ami lui avait parlé de moi et trois jours plus tard, je commençais ma collaboration pour son magazine. Ce n’était clairement pas avec cela que j’allais gagner ma vie, mais comme je vous le disais, les synchronismes se succédaient. Lors de notre entretien, j’avais remarqué que son magazine ne pouvait pas être rentable, ayant moi-même été représentante publicitaire pour un magazine avant d’être mère. Je lui ai donc proposé mes services. C’est ainsi que d’une pierre deux coups, j’écrivais et je gagnais ma vie en m’occupant du magazine!

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Il m’arrive parfois de savoir que je  » dois  » écrire à une personne, parce que quoi que je fasse, la lettre s’écrit dans ma tête encore et encore jusqu’à ce que je m’exécute. Je relis rarement mes écrits passés, mais s’il m’arrive de tomber sur une longue lettre écrite sous la pression de cette force invisible, je suis ébahie! Je n’en tire aucune fierté, puisque cela ne venait pas de moi! Je ne fais que traduire ce qui était déjà écrit dans un  » cloud intérieur « . C’est très énergisant, si bien que si je commence à écrire à 23 heures et que je suis fatiguée, je risque de me retrouver les yeux grands ouverts à trois heures du matin, encore habitée par cette présence. En même temps, je vis une grande dualité qui me fait procrastiner et faire n’importe quoi d’autre que d’écrire. C’est alors que les synchronismes s’arrêtent jusqu’à se que je me décide à nouveau. Je sais, c’est fou, mais c’est comme cela!

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Écrire ou ne pas écrire, la question ne se pose pas. Ce serait comme d’être ou ne pas être!

Vous aurez remarqué qu’il y avait longtemps que je n’écrivais plus vraiment sur mon blogue. C’est que depuis quelques mois, j’ai décidé de cesser de procrastiner et je me suis replongée dans mes projets d’écriture. Mon blogue est une façon de continuer de faire tourner le moteur lorsque je ne dispose pas d’assez de temps pour travailler sur mes projets. Tant que le moteur tourne, je n’ai envie de rien d’autre.

Évidemment, le simple fait de me remettre à écrire a déclenché les synchronismes, mais cette fois-ci, je ressens une sorte d’urgence que je ne m’explique pas! J’ai testé… vous le devinerez. J’ai écris pendant une semaine et dès le lendemain du premier jour, les synchronismes concernant un projet personnel se sont emboîtés. J’ai vraiment ressenti le courant se réactiver et les signes. Puis j’ai été très occupée et j’ai cessé d’écrire, même sur mon blogue, ce qui a refermé immédiatement toutes les portes!

J’en déduis que je n’ai pas à le comprendre ni à savoir pourquoi cela semble si important. Je dois le faire, tout simplement et alors peut-être que tout sera clair avec le recul.

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Dans ma prochaine publication, je vous partagerai les clins d’œil qui se sont succédés, reliés à l’écriture.

par Toutarmonie

7 ans aujourd’hui – l’ami extra

WordPress m’a annoncé ce matin qu’il y a exactement 7 ans, jour pour jour, je lançais ce blogue. Ce n’était pas qu’un blogue à l’époque, c’était un pont entre un ami spécial et moi. C’était la concrétisation d’un souhait commun, une sorte de havre où nous nous retrouvions. Nous devions au départ l’écrire ensemble ce blogue. Nous avions une vision commune du monde de demain. Nous avions des projets extras et nous étions l’un pour l’autre une muse nous inspirant des textes fabuleux! Il arrive parfois, si l’on est chanceux dans sa vie, de croiser une personne qui nous donne la sensation que tout ce que nous avons vécu avant cette rencontre, l’était pour nous retrouver. Vous avez alors la sensation d’être arrivé à destination et que vous venez enfin de rencontrer quelqu’un de la même planète que vous! Si vous vivez cela plus d’une fois dans une vie, alors vous êtes vraiment très chanceux! Je n’ai pas encore eu ce privilège…

Vous connaissez cette citation: il n’existe pas de rencontres, il n’y a que des rendez-vous? La profondeur de nos échange était bouleversante. Je manque même de mots pour vous décrire à quel point ces échanges avec lui étaient précieux. Cela aurait été vraiment génial ce blogue à deux, je crois, mais il en fut autrement. Cela m’avait à ce point blessé que j’avais même effacé tous ses commentaires, comme pour l’effacer de mon esprit. Comme si cela avait pu être possible! J’ai longtemps cru y avoir perdu une partie de moi, même si cela est techniquement impossible. En réalité, après cela, je comparais inévitablement ce que je vivais avec ce que j’avais ressenti à son contact. La barre venait de gagner en hauteur par rapport à ce que je voulais ressentir de l’autre. Je l’avais sans aucun doute idéalisé, cet homme, mais cette connexion magique était bien réelle. Nous étions pareils et très différents à la fois! Aujourd’hui, c’est ce que je pense. J’ai  longtemps délaissé l’écriture après cela, croyant ne plus retrouver la flamme intérieure qui alimentait ma plume, en dehors de ce blogue. Ce fut, je crois ma plus grande tristesse.

C’est finalement le blogue qui devint mon ami et c’est avec lui que j’ai parcouru un bout de chemin. Je disais à la toute fin de mon tout premier article qu’il n’était pas toujours possible de s’isoler en forêt, car à l’époque, ma fille vivait avec moi et je ne voulais pas l’isoler de son père dont elle avait également besoin. Je devais donc vivre à proximité de Montréal. Ça m’aura prit 5 ans avant de réaliser mon souhait profond de vivre en pleine nature. C’est d’ailleurs la rivière, la forêt, les végétaux et les animaux qui graduellement me reconnectent à ma plume.

Je réalise le reste de notre rêve commun, mais seule. Je ne vous cacherai pas que je pense régulièrement à lui, surtout lorsque je m’émerveille face à la nature, mais quand je le fais, ce n’est plus vraiment à lui que je pense, mais à celui que j’imaginais qu’il était ou celui que je rencontrerai peut-être un jour parce que s’il avait été celui que je croyais être, jamais il n’aurait pu se priver de ce contact si privilégié.

Ce blogue, je l’écris pour vous tous que je ne connais pas. Un blogue, c’est un peu comme une bouteille lancée en mer. On ne sait pas qui lira notre message, mais je crois que si les mots partagés émanent du cœur, ils rejoindrons aussi le vôtre, qui que vous soyez.

Voici donc ce premier article:

Un ami extra

Publié originalement le 6 février 2011

L’idée de créer ce blogue est venue suite à la lecture d’un courriel reçu d’un de mes amis « extra », extra étant le qualificatif mignon que nous donnons aux gens qui se sentent différents et qui ont la sensation de ne pas appartenir à cette espèce qui détruit tout et semble déconnectée de l’authentique. Des amis extras, nous n’en avons généralement pas beaucoup. Et si nous avons la chance d’en avoir un ou deux, nous pouvons nous compter chanceux et privilégiés.

Un ami extra, c’est quelqu’un qui vit un peu en retrait… qui fait les choses différemment, qui ose et qui doit nécessairement faire preuve d’originalité et de créativité pour pouvoir vivre selon ses convictions. Il est souvent pointé du doigt parce que sur cette planète, agir différemment dérange. Il ne se contente pas de dénoncer, il agit. Il croit à une vie plus harmonieuse sur cette planète et se sent parfois bien seul en voyant tout ce qui se passe dans le monde.

Il n’hésitera pas par exemple à jeter son vieux tube de dentifrice lorsqu’il découvre que le fluor est un poison et fera des démarches pour en trouver un sans ce produit nocif. Il n’hésitera pas à recourir à d’anciennes méthodes parce que les nouvelles sont nuisibles pour lui et son environnement, comme par exemple de se débarrasser de son four micro-ondes et de prendre le temps de cuire ses aliments sur une cuisinière traditionnelle. Il lui arrivera de faire remarquer gentiment à un conducteur que son moteur tourne pour rien, même s’il rage intérieurement que les gens ne comprennent toujours pas l’impact de tels gestes pour l’environnement.

Il est conscient qu’il n’est pas toujours possible de s’isoler en forêt pour vivre différemment et donc pour pouvoir fonctionner dans cette société axée sur la sur-consommation, le pouvoir, et l’argent, ses amis « extra » sont pour lui une bouffée d’oxygène dont il ne saurait se passer.

Alors cher et chère ami(e) extra, si tu te reconnais dans ce terme, je te souhaite la bienvenue et t’exprime toute ma reconnaissance de partager avec moi tes commentaires, tes idées, tes pensées… et merci d’ajouter une parcelle de soleil dans ma journée!

par Toutarmonie

Doit-on perpétuer les traditions?

Voici la vue que j’admirais en ce matin du 24 décembre, dans le silence de cette magnifique journée. Depuis près de 15 ans, je ne célèbre pas Noël. C’est un choix. Le mien. Je respecte les autres, mais moi, je me sentais comme un imposteur de perpétuer la tradition de Noël, puisque je ne n’adhérais à aucune religion. De plus, je ne souhaitais plus embarquer dans ce trip de surconsommation qui fait vivre les entreprises. Si Noël est la fête de l’amour, alors cela sera tout au long de l’année, pas un jour particulier parce que la société nous le dicte.

 

J’avais à l’époque une fillette qui commençait l’école. Il m’a alors fallu être très créative pour lui faire accepter de ne pas vivre cette période des Fêtes comme le faisaient ses amis, mais au final, nous célébrions l’amour tout au long de l’année, ce qui a fini par faire l’envie de ses amis!

Encore aujourd’hui, quand les gens apprennent que je ne célèbre pas Noël, on me parle souvent de l’importance de perpétuer les traditions. Lorsque ces traditions respectent nos valeurs, je suis bien d’accord, mais à partir du moment où on s’accroche à des moments passés de notre enfance, sans y raccrocher notre cheminement, je crois qu’il nous revient de créer de nouvelles traditions, de briser ce cercle malsain.

Je me souviens que lorsque j’étais enfant, c’était moi qui décorais le sapin artificiel poussiéreux de toutes ses petites lumières, de ses guirlandes scintillantes et autres décorations faites en Chine. Je mettais de la musique de Noël et je dansais devant le sapin, tout autour de la table du salon pendant des heures. Sous le sapin, s’accumulaient des cadeaux (trop de cadeaux pour les apprécier vraiment), enveloppés de papier aux jolies couleurs, emballages que nous devions déchirer pour nous défouler d’avoir su attendre jusqu’à ce jour particulier. Ensuite, des tables entières de nourritures nous attendaient. Nous répétions cela plusieurs fois, en allant chez la belle-famille, chez les grands-parents et autres soirées du genre. Si bien qu’après quelques jours, les tourtières, ragoûts de pattes de cochon, sandwiches sans croûtes et tartes de toutes les sortes, nous sortaient littéralement par les oreilles! D’ailleurs, les centres de fitness courtisent tout le monde après les fêtes, pour inviter à perdre les kilos gagnés durant ces jours de « festivités ».

J’ai préféré briser ce cycle et offrir à ma fille de nouvelles traditions avec lesquelles nous nous sentons respectées, tout en respectant l’environnement. Je n’arrivais plus à trouver du plaisir à tuer un arbre pour un bref « plaisir ». Je n’arrivais plus à courir les magasins comme une sorte de ruée vers « la bonne idée » cadeau pour les professeurs, les amis, les parents, les enfants. Bien des adultes remettent des listes de ce qu’ils souhaitent recevoir pour ces échanges de cadeaux! Tant qu’à faire une liste, pourquoi ne pas s’offrir à soi un cadeau tout simplement? Tant de gens s’endettent pour payer ces cadeaux souvent inutiles et ces repas gargantuesques! Avouez que durant cette période des Fêtes, nous mangeons beaucoup trop! C’est vraiment exagéré! Combien de gens passent des jours aux fourneaux, stressés, afin de nourrir les troupes? La Guignolée récolte de porte en porte des denrées pour les remettre aux gens moins fortunées à Noël, mais pourquoi aidons-nous les moins fortunés que durant les Fêtes? Si vous aviez de la difficulté à joindre les deux bouts, vaudrait-il mieux manger un gros repas de fête, ou plusieurs repas équilibrés?

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Vivant dans un pays où les hiver peuvent être extrêmes, il n’est pas rare que lors du fameux réveillon du 24 décembre ou le jour de Noël, nous nous retrouvions avec du verglas ou une importante tempête de neige, obligeant souvent les gens à prendre la route dans des conditions dangereuses, dont des grands-parents parfois peu habitués à sortir le soir.

On me parle souvent aussi de la magie de Noël. Honnêtement, je ne vois rien de « magique » aujourd’hui à ces pratiques barbares programmées par un système de consommation. Un Père Noël obèse, qui passe les semaines avant Noël dans les centres commerciaux, qui est partout en même temps pour distribuer des cadeaux made in China le soir en question, passant par une cheminée bien trop petite pour sa taille, et cela sans salir son costume blanc et rouge! Vraiment?

Il y a moyen de mettre de la magie dans nos vies sans le faire de manière artificielle à mon avis. Regardez comme cette rivière scintillante est 100 fois plus magique que des guirlandes métalliques et des lumières de couleurs! De la magie naturelle…

 

Nous pouvons parler à nos enfants du monde invisible parallèle à nous, plutôt que de leur raconter ces histoires fabriquées pour rapporter aux entreprises, de les faire rêver sur ce qui se trouve au-delà de notre lune et des étoiles. Nous pouvons faire un rituel du solstice, un peu comme le faisaient les autochtones. Nous pouvons utiliser ce temps de congé pour vraiment passer du temps de qualité avec nos proches, sans nous stresser et sans devoir faire un véritable marathon. Sans nous endetter non plus.

Certains trouvent que grâce à Noël, ils peuvent enfin voir leurs enfants ou parents! Vraiment? Personnellement, si ma fille ne venait me voir qu’à Noël, parce qu’elle se sentirait obligée par la pression collective, je préférerais ne pas la voir du tout! Tant d’attentes de toutes parts! Obligations d’offrir à un moment spécifique, obligations de recevoir, obligations de visiter, obligations de ne pas décevoir, obligations de performer pour plusieurs (à la cuisine et ailleurs), obligations de dépenser, obligations de paraître… Si bien que de nombreuses personnes partent en voyages dans le Sud durant cette période afin de ne pas se faire juger de ne pas vouloir participer à cette mascarade.

Pourquoi est-il si difficile de se respecter et de modifier les traditions? Pourquoi est-il si pénible de se tenir debout et de prendre le recul nécessaire pour refaire certains choix?

 

Je vous assure que cela en vaut la peine! J’aime ma fille, ma famille et mes amis, mais je ne vous dis pas la joie et le bonheur de ne plus faire partie de cette folie malsaine! Alors que les gens se bousculaient aux fourneaux, aux magasins, ou parcouraient de nombreux km, moi je m’émerveillais devant les scintillements de la rivière, de l’éclat de la neige ensoleillée, des pistes d’animaux sur la neige. Sur la photo de gauche, vous voyez la piste du renard qui arpente quotidiennement son territoire. Je l’ai aperçu à une minute d’auto de chez moi, il y a quelques jours, traversant la rue devant mon auto. Il est véritablement énorme et magnifique! Alors que je photographiais ses pistes sur la neige ce matin, j’ai entendu la détonation d’une arme! Un grand silence s’ensuivit. Je crains hélas qu’un voisin ait tiré sur lui. Ce « tueur de renards » célèbre probablement la « fête de l’amour » en ce moment! Ironique, oui je sais, mais c’est quand même la vérité.

Plusieurs personnes, épuisées et vulnérables, en profitent pour se partager des virus et terminent donc leurs vacances malades. Ils pourraient au contraire décompresser, passer en mode zen total et jouer dans la neige avec leurs enfants. Faire des sculptures de neige, marcher en forêt, lire, écouter leurs pensées, prendre le temps de rire et d’aimer sans devoir le démontrer avec des $$$.

 

Elle est magique la vie. Il suffit de regarder la nature pour le comprendre. Alors si ce soir ou demain, tu es triste d’être seul chez toi, va te promener dehors et remercie la vie de t’offrir ce rendez-vous unique avec toi-même!

Je vous souhaite à vous tous de vous partager avec vous-même en tout respect. De vous aimer sans rien attendre en retour et de voir la magie là où elle réside vraiment.

Bon 25 décembre!

Toutarmonie

Difficile au revoir

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Plusieurs personnes ne comprennent pas l’attachement que certains d’entre nous peuvent avoir avec leurs chats. Je peux vous dire que pour moi, les chats sont de magnifiques compagnons de vie. Ils sont intelligents, indépendants, authentiques et chaleureux. Lorsque la connexion est établie entre un humain et un chat, les deux se parlent du regard. Le mien s’exprime beaucoup avec ses yeux! Je le trouve plus authentique, plus vivant qu’une grande majorité d’humains. Oui, c’est un triste constat…

Ce chat, il m’avait choisie… Oui! Oui! Pour de vrai. Étant allergique aux chats, je n’en avais plus. En visite chez le frère de mon copain de l’époque, un chat gris élancé avait sauté sur mon épaule. Rien d’agressif. Il avait juste très envie de venir sur moi. Le maître de ce chat était étonné, car ce n’était pas du tout dans ses habitudes. Il m’avait réellement adoptée! Puis il a éternué! Je savais ce qu’est cette grave maladie féline. Mon copain, connaissant l’amour que je portais aux chats et voyant l’affection que me portait celui-ci, m’a proposé de le ramener. Son frère ne savait plus quoi faire de tous ses chats, et celui-ci, m’a-t-il dit, n’aimait pas du tout aller dehors. Il fallait le forcer. Il avait peur. C’était compréhensible, car il n’avait plus d’odorat avec toutes ses sécrétions. D’ailleurs, il lui manquait une touffe de poil au raz de la peau du cou, car il s’était réfugié trop près d’un moteur d’auto, m’avait-on raconté. Je le savais atteint de la rhino des chats. Il éternuait, toussait et des sécrétions contenant du sang sortaient de son nez. Il fallait donc le traiter et espérer qu’il soit assez fort pour combattre cette maladie. Il fallait également que je ne sois pas allergique. Alors, nous avons fait une attente d’essais pour 3 semaines.

Zoubi bébé

Ce n’est qu’un peu plus tard que je m’étais souvenue avoir pris ce chat en photo 6 mois auparavant alors qu’il était bébé, en 2007. Déjà, il avait hérité de la maladie de sa mère via ses sécrétions. Heureusement pour lui, son système immunitaire fut assez fort pour que le traitement le guérisse. Bien que guéri, il allait toute sa vie être porteur de la maladie sans la transmettre, car pas en phase active. Cependant, il fallait lui éviter le stress sinon ça pouvait se déclencher. À cause de cela, il n’avait pas une très bonne vision. En effet, son œil gauche coulait des larmes rose sang régulièrement (cicatrice de sa maladie) et il ne voulait absolument pas sortir à l’extérieur, se sachant probablement vulnérable. Ça tombait bien, car à cause de ce dont il était porteur, il aurait pu facilement retomber malade en compagnie des chats errants. Il me suivait partout, tout le temps. Vous comprendrez que je ne suis pas allergique à ce chat-là. Pourtant, je ne me prive pas de le caresser et de mettre mon nez dans sa douce fourrure. Un chat sur mesure qui m’avait choisie. Comme j’ai pas mal toujours travaillé de la maison, il travaillait avec moi. Il inspectait même mon travail! Des coussins, il y en a dans chaque pièces de la maison, afin qu’il puisse me suivre confortablement. Il a participé activement à notre vie familiale pendant huit ans et demi. Il est devenu mon ami, mon amoureux, le petit frère de ma fille, mon confident, mon associé (il décidait quand il fallait faire les pauses), mon clown, car il sait être drôle. Il dormait toujours avec moi… jusqu’à récemment.

Bien que je lui donne de la nourriture composée de viande, ce chat préfère les légumes verts et les herbes de toutes sortes! Pour une végétarienne, que demander de mieux!!!

Mais voilà, sa santé s’est dégradée… Nous avons commencé à nous en apercevoir en septembre avec une dent qui se déchaussait… infection de la gencive… et puis il s’est mis à miauler avant et après les visites à sa litière… et puis je l’ai vu pleurer devant les escalier pour que j’aille le chercher, car il avait mal… Je me disais que c’était la vieillesse… Puis ça s’est détérioré rapidement. Il couinait souvent lorsque nous le prenions doucement,  jusqu’à ce qu’on remarque que ses coussinets et ses gencives noirs se décoloraient! Pas bon signe cela… Et nous avons compris que récemment, ses regards insistants nous appelaient à l’aide afin d’abréger sa souffrance.

C’est donc le cœur gros que lundi matin, nous l’amènerons chez le vétérinaire afin de l’accompagner pour son ultime voyage. Nous l’avions sauvé d’une mort certaine et lui avons procuré 8 années 1/2 d’amour et de partage réciproque. Il m’a tellement donné!!! Je ne crois pas aux hasards. Je demeure persuadée que ce chat avait une mission avec moi et celle-ci arrive à terme. Cela tombe pile avec une foule de changements majeurs dans ma vie. Je croyais que Zoubi en ferait partie… mais la vie en a décidé autrement!

Je ne suis pas triste pour lui… car je crois que les chats, comme tous les autres animaux, sont pure énergie! C’est la raison pour laquelle nous les aimons tant. Ils ne jouent pas la comédie, ils n’ont rien à cirer du « paraître », ILS SONT, tout simplement. Ils sont la vie, le vrai et quand un chat vient vers vous, c’est parce qu’il en a vraiment envie.

Je me souviendrai toujours du dernier jour du chat de mon enfance qui a vécu 17 ans. Je revenais du Mexique. Mon chat vivait sa retraite en campagne chez mes grands-parents. Quelque chose avait éclaté en-dedans de lui, avions-nous appris plus tard. Toute la journée, il n’avait pas bougé. Il restait collé aux pierres de la cheminée. On voyait qu’il souffrait. Ma mère et moi comprenions que nous devions abréger ses souffrances, mais comment l’amener chez le vétérinaire? J’avais alors déposé une grande serviette rose sur le sol et à notre grand étonnement, il s’était immédiatement déplacé jusqu’au centre de la serviette et nous regardait avec un air suppliant. Il était prêt!

C’est ainsi d’ailleurs que nous devrions envisager la mort… comme un départ vers autre chose. C’est pour ceux qui reste que c’est difficile… Alors oui, je l’avoue qu’égoïstement, je suis triste du départ imminent de notre matou adoré. Je sais aussi cependant que cela représente une nouvelle étape. Ils ne sont pas dans nos vies pour rien. Ils nous apprennent énormément de choses, si on se donne la peine de les ressentir. Ce chat m’a appris que je n’avais besoin de personne pour être heureuse… sauf que lui, il était quelqu’un, et je sais que je devrai faire le reste du chemin pour finaliser son enseignement…

On les aime, on les pleure, mais on doit les porter dans notre cœur comme des étoiles qui illuminent notre chemin.

Je vous invite à m’envoyer vos pensées d’amour lundi matin à 11:30 heure de Montréal, car je resterai avec lui jusqu’à la fin…

2015-11-17 00.10.21

Toutarmonie

Prête pour le grand saut!

nouveau-departCeux qui me suivent savent que je suis végétarienne depuis plus de 10 ans. Je vous avouerai que ne plus manger de viande ne fut pas vraiment difficile. Le défi était surtout de réapprendre à cuisiner autrement. À l’époque, je vivais avec ma fille qui allait à l’école primaire et ma mère vivait avec nous (temporairement entre deux étapes de vie). La décision de devenir végétariens fut prise par les trois, car je me voyais mal imposer cela à un des membres de la famille. Ma fille était très ouverte au changement. Quant à ma mère, toute à son enthousiasme, elle voulait en plus qu’on coupe également les produits laitiers et les œufs. Comme c’était moi qui était en charge de cuisiner et de faire en sorte que notre virage ne dérape pas, j’ai dit non pour la totale d’un seul coup. Ce fut une excellente idée, car le défi aurait été trop grand.

Ce fut un succès, bien que pour ma mère, c’était plus difficile d’accepter de nouvelles saveurs. Elle résistait davantage, mais elle ne s’était pas dégonflée. J’ai beaucoup d’admiration pour elle, car changer de type d’alimentation, c’est dire adieu aux programmations alimentaires datant de l’enfance. Les siennes dataient de plus longtemps que nous, de plus la nourriture a toujours eu une place très importante dans sa famille. Nous trouvons un grand réconfort à préparer nos recettes transmises de génération en génération, sans nous en rendre compte. Pour ma fille, qui était encore dans l’enfance à l’époque, ces souvenirs furent faciles à modifier. Quant à moi, j’étais très convaincu de la nécessité de passer à l’action,  avec la mission de ravir 3 générations au végétarisme. J’avais mis la main sur 3 petits livres de recettes de Colombe Plante qui m’avaient grandement aidé au tout début. J’ai lu beaucoup, pour apprendre à connaître toute une série d’aliments et de produits qui m’étaient jusqu’alors inconnus. Dès les débuts, nous avons délaissé le lait pour le breuvage au soya. Ça modifiait le goût des recettes, mais tant qu’à changer, aussi bien s’habituer à ce goût dès le départ.

Ma mère pouvait profiter de mes plats, mais lorsqu’elle se retrouvait seule devant le frigo plein, elle paniquait un peu, ne sachant pas quoi cuisiner si rien n’était déjà prêt. Elle qui avait appris à se valoriser en cuisinant, c’était un gros défi. Elle s’était fiée sur moi pour faire la transition, mais elle ne semblait pas prête à apprendre malgré mon enthousiasme à le lui montrer. La résistance résidait dans la préparation des plats, pas dans sa consommation. C’était une trop grosse bouchée à prendre pour elle, junkfoodje crois.Quand elle est partie vivre de son côté un an plus tard, elle a rapidement retrouvé ses vieilles habitudes alimentaires. Il en est resté quelques trucs, mais elle trouvait plus facile et sans doute plus réconfortant de retourner à ses habitudes. Je crois, avec le recul, qu’elle n’avait surtout pas la même motivation que moi. Quand on ne sait plus trop pourquoi on fait un changement, on perd vite notre motivation. Je la comprenais, même si je trouvais cela dommage.

Ma fille savait qu’elle pouvait manger de la viande quand elle allait chez son père ou ses amis si c’est ce qu’elle voulait. On ne doit pas imposer cela à ceux qui ne sont pas prêts à faire le virage. Quand le fruit est mûr, il tombe de l’arbre… L’avantage, c’est que lorsqu’ils sont habitués jeunes à ce mode d’alimentation, ils restent ouverts en grandissant. Ma fille mangeait végétarien à la maison, mais ne se privait pas de manger de la viande à l’extérieur jusqu’à tout récemment. En allant manger du poulet avec son père au restaurant, elle a eu des haut-le-cœur! Une autre étape… celle de la conscientisation de son choix. Elle a 19 ans. Cool!

Quant à ma mère, ça lui aura pris neuf ans pour ressentir vraiment en elle le besoin de ne plus manger de viande. En mangeant un hamburger maison, le goût de la viande l’a écœuré! Comme cela, d’un seul coup… à peu près en même temps que ma fille, alors qu’elles ne sont pas souvent en contact en raison de l’éloignement! Bon, ok, il se passe quelque chose, me suis-je dis! Quand le conjoint de ma mère s’y est mis lui aussi, là je me suis demandée si des extras-terrestres n’étaient pas allés reprogrammer tous les membres de ma famille! Et jusqu’à maintenant, ils sont remarquables dans leurs changements. C’est pas facile pour eux, je le sais, , ils font leur transition par étapes, mais ils veulent vraiment manger différemment et font de formidables progrès. Le fruit est mûr… Ça devait venir d’eux. 🙂

devenir végétalien

De mon côté, le fruit est mûr pour devenir végétalienne. Le lait, nous n’en buvons plus depuis longtemps, mais notre pain en contient-il? J’achetais encore de la crème pour cuisiner, de la crème sûre ou du fromage cottage dans les salades, de la crème glacée en été surtout. Des œufs, nous en mangions, et plus ça allait, plus je me sentais mal avec cela. Nous sommes de grands amoureux de fromages… alors pour nous ce sera vraiment un deuil. Des pâtes sans parmesan, ouille! Ma fille a prononcé son premier mot pour me signifier qu’elle voulait du fromage! Comme une majorité de québécois, nous aimons mettre du beurre sur notre pain… Ne me parlez pas de margarine (synonyme pour moi de plastique fondu), même les mouches n’en veulent pas!

Je suis tombée sur quelques textes qui me donnent l’impression qu’en arrêtant les produits laitiers, cela aidera les douleurs aux articulations. Je le crois car pendant deux semaines, nous n’avions pas de fromages au frigo, et mes vives douleurs au coude se sont estompées. En remangeant du fromage, c’est revenu! Tiens donc! Les tisanes d’ortie aident, mais je pense que la grosse différence viendra des produits laitiers. Sans parler des raisons morales qui me poussent vers ce choix…

Ma mère fait de l’arthrose aux genoux. Elle ne peut presque plus plier les plier!!! Cette situation l’enrage car elle déborde d’énergie, mais les jambes ne peuvent plus suivre. Je crois l’avoir convaincu de faire le virage laitier aussi…

Alors voilà! À partir de samedi, je lance le défi 30 jours sans produits laitiers, ni œufs. Un menu végétalien. Je vous partagerai mes découvertes pour remplacer ces aliments que nous utilisons au quotidien. Évidemment, vous devinerez que j’ai déjà commencé à couper. Me reste deux paquets de fromage mozzarella au frigo… ne reste que 2/3 d’une livre de beurre et je ne pense pas pouvoir la terminer car depuis que j’ai pris ma décision, il me lève le cœur!

2 derniers oeufs
Nos deux derniers œufs

Si ça vous tente de faire un essaie, je vous invite à partager ce défi avec moi. Je vous partagerez le compte rendu de mes découvertes au fil des jours. Le virage est pour samedi… Prêt? Moi je le suis…

Toutarmonie

Le livre du changement!

IMG_6410À défaut de pouvoir visionner le documentaire « DEMAIN, LE FILM », car il n’est toujours pas disponible au Québec, je me suis offert le livre le 1er février dernier, dès sa sortie. Il n’y avait qu’un seul exemplaire à la petite librairie où je suis allée, et bien qu’il apparaissait sur leur inventaire informatique, ils ne le trouvaient pas en rayon! La dame l’a cherché un bout de temps, alors que je cherchais également de mon côté. Je devais avoir l’air bien déterminée, car un autre commis s’est joint à nous pour essayer de trouver où s’était égaré le livre que je cherchais. J’allais abandonner lorsque la dame est revenue, toute souriante en disant « Je l’ai trouvé! »

J’en suis très heureuse d’ailleurs, car ce livre a profondément inspiré mes nuits de février puisque j’en savourais un bout chaque soir. Ce que je lisais m’accompagnait tout au long des journées. Je trimballais mon livre partout avec moi, n’hésitant pas à en parler à ceux que je rencontrais. Ma copie est pleine de passages surlignés en jaune. Ma fille m’a dit en riant, « On dirait que tu te promènes avec une bible!!! » C’est ça, prêchons la bonne nouvelle…. ah!ah!ah! Notre religion étant la vie, tout simplement.

La situation du monde et l’état critique de la planète, je les connaissais. Cela dit, la manière concise dont l’auteur, Cyril Dion, en parle exprime bien l’urgence, pour nous tous, de passer à l’action. Nous y sommes déjà…

Tous les exemples présentés sont des gens qui font les choses autrement afin d’apporter des solutions aux problèmes actuels, lesquels sont très énergisants. Parfois ce sont des groupes, ou des villes, ou même un pays. Ça donne envie de s’activer sur le champ pour apporter notre contribution à ce défi énorme. Tous ces gens qui œuvrent solidairement… tous ces gens « normaux » qui un jour en ont eu assez d’attendre après les autres… Si vous attendez encore, alors courrez vite vous procurer ce livre. Il aura un effet « coup de pied au c… » dont nous avons tous besoin! Il y a tant à faire!

Si les gens mettaient autant de temps et d’argent à faire des films sur l’ingéniosité des gens qui trouvent des solutions, ou sur des films dont l’histoire est positive pour la collectivité, au lieu de le faire pour des histoires de fin du monde, de consommation abusive et de guerres, ce serait génial! Heureusement, des gens comme les auteurs de « Demain », « En quête de sens », « Unity »… le font déjà. Rien qu’à voir le succès du documentaire « Demain » qui a même gagné un César, pour comprendre que ce genre de films correspond à un besoin. Les gens veulent de l’espoir! Nous avons tous besoin de partager les solutions afin qu’elles fassent le tour du globe en inspirant d’autres idées en chemin.

L’auteur a même eu la brillante idée de publier également un autre livre dédié aux enfants. Quelle merveilleuse idée! Je ne l’ai pas lu, mais je n’hésiterais pas à l’offrir en cadeau.

Il se passe quelque chose, c’est évident! Une énergie invisible pousse très fort afin de faire bouger les peuples. Les gens se mobilisent. L’heure n’est plus à se mettre la tête dans le sable. Si vous ne savez pas par où commencer, lisez ce livre. N’hésitez pas à faire comme moi en surlignant les passages plus importants. Prêtez-le, offrez-le… et surtout, en le lisant, donnez-vous le temps d’entendre ce qui monte. Créer, ça commence par écouter ce qui vient de l’intérieur.

Je suis très heureuse finalement que le film ne soit pas encore disponible ici. Aussi bon soit-il, il est facile de passer à autre chose 24 heures plus tard après un visionnement. Avec le livre, je peux le lire, le relire… en discuter… aller en lire plus sur le web…  et poursuivre la lecture à nouveau. Je peux ajouter des notes. Je peux le prêter et le laisser traîner sur ma table de chevet afin d’y revenir souvent. Donc excellent complément au documentaire!

Bonne lecture et n’hésitez pas à venir me partager vos commentaires!

Toutarmonie

Qu’est-ce que ça donne?

pierre

Samedi, je vous parlais d’un documentaire intitulé « En quête de sens ». Je ne l’avais pas vu, mais je vous disais que je vous en reparlerais lorsque je serais allée le voir. C’est chose faite. J’ai été agréablement surprise de découvrir une salle presque comble en ce dimanche après-midi ensoleillé! Disons que j’aurais été moins surprise de voir une salle presque vide… et c’est ce qui me réjouit autant. Que ce genre de documentaire arrive à déplacer autant de gens à des heures inhabituelles, de ressentir ce mouvement grandissant de gens cherchant autre chose en pleine métropole… cela m’a fait vraiment chaud en-dedans.

Ce documentaire, les réalisateurs l’ont fait avec peu de moyens, sans producteurs et si les gens se déplacent pour aller le voir, c’est grâce aux partages d’internautes. Moi-même, j’ai découvert ceci via une publication d’un ami et peut-être que j’aurai, à mon tour, encouragé d’autres gens à aller le voir. C’est un courant qui peut parfois circuler très rapidement dans un réseau qui prend de l’ampleur.

Ce film, je l’ai BEAUCOUP aimé, du début jusqu’à la fin. Un film vrai en toute simplicité. Pas besoin d’effets spéciaux! Il suffit de s’exprimer avec son cœur pour rejoindre celui des autres. Les réalisateurs trouvaient que le film prenait une tournure inattendue, alors que moi je trouve au contraire qu’on ne peut avancer sur ce chemin de l’ouverture, sans devoir ouvrir des portes différentes quoique complémentaires. Je n’y ai pas appris grand chose de nouveaux, mais cela n’enlève rien à la pertinence de ce film et à l’énergie formidable qui le propulse. Un message d’espoir.

Même si nous avons connu l’amour, nous pouvons toujours apprécier un bon film d’amour.

Récemment, ma fille et son copain m’ont amené voir le film « Le survivant ». C’est basé sur des faits réels me disaient-ils. Dicaprio est excellent, ajoutèrent-ils. Je les ai accompagnés… Est-ce que le film était bien fait? Oui. Est-ce que les acteurs étaient convaincants? Oui. Est-ce que c’était épouvantablement violent et réaliste? OUI!!!! En résumé, c’était l’apologie de la vengeance… encore une fois! J’ai passé une bonne partie du film à regarder ailleurs… et à réfléchir à ce qui pouvait tant attirer les gens à aller voir ces films. Entendez-vous souvent des gens dire, j’ai vu un bon film de vengeance, alors je n’ai plus besoin d’aller en voir? Ou encore j’ai vu un bon triller, donc je n’ai plus besoin d’en voir?

Pourtant, nous devrions…

sens

De ces films qui sèment la vie, l’espoir et l’amour, il devrait y en avoir beaucoup plus que n’importe quoi d’autre car cela nous nourris. À force de produire des films violents, les gens deviennent habitués à la violence… Violence et vengeance… et que voyons-nous dans nos bulletins de nouvelles? Des histoires de violence et de vengeance!

Pourtant des histoires vraies de violence faites aux animaux, cela plaît généralement moins aux gens. S’ils en ont vu un, ils croient ne plus devoir en voir… et ne changent pas pour autant leurs habitudes!

À force d’entendre parler de solidarité, d’autonomie alimentaire, de la communication entre tout ce qui existe, des liens invisibles entre les gens, des histoires des gens qui ont tout changé dans leur vie pour être cohérent avec ce qu’ils découvraient, de l’illusion qu’est la vie, de la force des humains lorsqu’ils s’unissent pour vivre autrement, du comment les gens ont réussi à le faire… etc… des portes s’ouvrent et graduellement, les choses changeront toujours un peu plus. La peur du changement s’estompe.

entreaide

Dans le cas de ce documentaire, voir deux jeunes se lancer dans l’aventure de produire un documentaire pour partager des solutions, c’est génial! Ils y ont apporté leur couleur et je crois que le monde a besoin d’entendre ces témoignages, de voir et d’entendre des gens oser tout pour choisir la vie. Finalement, ils auront pris 4 ans pour le réaliser, ce film… ce qui n’était pas prévu du tout. Cela a transformé leur vision du monde et de la vie. C’est certain que cela ne s’arrêtera pas là, car on ne peut plus retourner en arrière lorsqu’on avance sur ce chemin.

Évidemment, leur parcours est un peu le parcours de tous ceux qui en sont venus à vouloir vivre autrement. On s’y reconnait à un moment ou à un autre. Cela démystifie ceux qui ont peur d’oser… car oui, c’est normal à un moment donné de chercher notre place dans une société qui fabrique des consommateurs. Pour ma part, c’était clair à un certain moment donné de ma vie que je ne pouvais plus retourner dans l’univers de la publicité, car je n’adhèrerais plus à ce monde de surconsommation. Offrez-moi un million de dollars demain, et vous pouvez être certains que je n’irais pas m’offrir une auto de luxe ou une grosse maison avec un yacht!!! J’utiliserais cet argent pour me relocaliser en nature, de manière écologique, afin de vivre en autonomie. Ce que je veux dire, c’est qu’avec ou sans argent, on peut contribuer à changer les choses, car cela commence par une ouverture de conscience. À partir du moment où les gens ressentent et comprennent que nous ne sommes qu’un, plus rien n’est pareil! Comment peut-on laisser les peurs nous guider lorsque nous savons que tout cela n’est qu’illusion? On ne peut pas avoir peur de ce qui n’existe pas…! 😉

Le ressentez-vous ce courant puissant de beaux humains authentiques? Ressentez-vous que dans l’invisible, nous ne sommes plus seulement que quelques uns? Quelque chose se passe. Lorsque nous sommes nombreux à vibrer individuellement, ces énergies se rencontrent et créent une force réelle, quoique non visible. Plus nous nous concentrerons sur ce courant, plus il deviendra réalité pour une majorité.

docu

Donc, un film comme cela, qu’est-ce que ça donne? En 1989, suite au visionnement d’un film, ma vie a complètement changé! J’ai quitté un poste de direction bien rémunéré pour partir découvrir le monde avec mon sac à dos! Comme quoi, un seul film peut bouleverser positivement une vie.

Ça nous encourage à continuer sur ce chemin qui n’est pas tracé d’avance et à comprendre que nous finissons par nous retrouver entre semblables. Si je rencontrais ces jeunes réalisateurs, je les serrerais dans mes bras et je leur dirais que leur film est 1000 fois plus intéressant qu’un blockbuster tel que le revenant! J’aurais aimé que le film dure beaucoup plus longtemps… encore et encore… Merci!

J’ai hâte que « Demain » prenne l’affiche au Québec!

Toutarmonie

Complicité pas si étonnante que cela

Un bébé otarie s’est approché d’un bateau, et il est monté à bord. Le petit semblait épuisé, et probablement qu’il se sentait en confiance car il s’est allongé près de l’homme qui filmait, et il s’est mis à se frotter contre lui et à s’abandonner. Cela a duré environ une heure. Une heure de merveilleuse complicité qui, vous le devinez, a changé la vie de cet homme. Il affirme que ce fut le jour le plus merveilleux de sa vie.

Ce qui m’étonne moi, ce n’est pas tant que l’otarie se soit lié d’amitié si rapidement, car nous sommes tous inter reliés (les animaux le savent, eux), mais plutôt, comment des gens peuvent tuer des êtres dotés d’autant de sensibilité?

Voici donc la vidéo de cette belle rencontre.

Ici une vidéo montrant une touriste se faisant câliner par un bébé éléphant de mer.

Mais alors, pourquoi des animaux totalement différents, reconnus pour être des prédateurs, se lient d’amitié et d’affection avec d’autres animaux? Nous voyons de plus en plus de vidéos montrant l’humain tuant ses semblables, et de plus en plus d’animaux aidant d’autres animaux totalement différents!!!! Cette vidéo en témoigne…

Les animaux sont nos amis. Il serait grand temps de les respecter et de les aimer en retour, sans distinction quant aux espèces.

Toutarmonie