Défi relevé !

Il y a beaucoup d’arbres morts dans la forêt et en plus, cela est très contraignant pour les chevreuils, puisque les troncs entravent leurs chemins. Donc en mode récupération, j’ai décidé de créer un bac à jardinage avec les branches et les troncs des arbres morts.

En mai, je vous avais parlé de mes scies japonaises… Je travaillais déjà sur ce défi que je m’étais lancé.

Avant, il me fallait créer un fond solide. Je suis allée fouiller dans la cave et j’ai trouvé de vieilles planches en bois sur lesquelles il y avait un peu de peinture, appartenant aux anciens occupants. Je ne pouvais pas les brûler. Donc aussi bien les utiliser pour mon fond.

Mon défi consistait également à ne pas me servir de la scie sauteuse. Je voulais me prouver que je pouvais y arriver manuellement J’en ai découvert l’utilité rapidement puisqu’un orage nous a privé d’électricité pendant une semaine. Cela ne m’empêchait pas de continuer mon projet. J’avoue cependant que j’ai utilisé ma perceuse à pile, parce qu’en travaillant 40 hrs/sem, ça ne me laisse pas tant de temps que cela pour bricoler, avec en plus les hauts et les bas météorologiques. Je ne me suis pas servie de la tronçonneuse pour les arbres. Juste mes scies manuelles.

Le fond était solide. Il me fallait trouver une façon d’assembler les troncs pour former les côtés. C’est une amie qui m’a suggéré de faire des coulisses en bois pour y superposer les troncs. Excellente idée!

Pour cela, j’ai acheté 3 petites planches d’épinette. J’aurais aimé faire mes propres planches à partir du bois, mais je ne dispose pas de ce genre d’outil très cher.

Je suis partie en forêt en quête de troncs morts qui n’étaient pas courbés ni tordus ni pourris et qui avaient une taille similaire. Ensuite, il fallait scier les branches avec une scie et retirer l’écorce avec une plane. Mine de rien, c’est ça qui est le plus long.

Au fur et à mesure de l’évolution de mon bac, j’étais très fière du résultat. Il y a eu des ajustements, des solidifications et cela a pris forme!

C’est loin d’être parfait. Par exemple, le morceau transversal du milieu n’est pas situé au centre parce qu’il n’y avait pas de bois assez solide pour cela, mais ça ne m’importait pas. J’expérimentais, et tout était permis.

Ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai pu faire les bouts et ajouter de la toile en tissu noir que j’ai taqué avec une grosse brocheuse.

Il a fallu réussir à monter cela sur le toit de l’abri d’auto, car c’est là que j’ai décidé de faire une partie du jardin. Cela m’évite de poser une haute et profonde clôture pour protéger le jardin des chevreuils, des marmottes et des lièvres.

Je l’ai remplie de terre, sans y ajouter les plants tout de suite, car un autre violent orage est prévu pour ce soir. Je ne veux pas les traumatiser dès le début…

Voici mon toit vert…!

Pour accéder à mon jardin en hauteur, je me suis tracassée les méninges au début, puis j’ai eu un flash. Je n’utilise pas d’échelle parce déjà j’ai le vertige et que les ratons seraient ravis de l’utiliser. S’ils montent, ils devront travailler plus fort. Je passe plutôt par la fenêtre des toilettes! Plutôt pratique.

Au printemps, j’avais fait un premier bac avec des restants d’une vieille étagère en bois qui avait passé l’hiver dehors, puis j’ai trouvé un bac en plastique rouge pour 3 fois rien dans une pépinière à la fin de l’hiver parce qu’un morceau d’un coin supérieur était éclaté. C’était parfait pour partir mes courges dans la maison, sans dégâts, puisqu’elles n’auraient pas eu le temps de devenir matures dans de petits pots. Ce fut une excellente idée!

En terminant mon projet, j’ai eu une pensée pour mon défunt père qui aimait bricoler dans son atelier. Malgré mes demandes pour qu’il m’apprenne, quand j’étais jeune, il n’a jamais voulu me transmettre ce qu’il savait parce que j’étais une femme… Alors oui, ça ressemblait à un pied de nez tantôt quand j’ai installé mon bac sur le toit en criant « Yesss! Tu n’as pas voulu m’apprendre, hey bien j’y arrive quand même toute seule! »

Construire quelque chose, c’est comme faire de la couture. Les outils et les materiaux sont différents, mais le but est le même: assembler des morceaux.

Mon défunt grand-père qui avait fait l’école d’ébénisterie (mais qui ne m’avait rien montré lui non plus) m’a adressé un grand sourire admiratif. Finalement, nous étions nombreux sur ce toit… 😁

Toutarmonie

Rayonner au milieu de nulle part

Un grand héron passe dans le ciel alors que je commence à vous écrire et qu’un geai bleu trempé me regarde par la fenêtre de côté. Il pleut et il en sera ainsi presque toute la journée. Un dimanche qui incite à la détente, ce que je ne manque pas de faire avec un certain délice.

tamiasouslapluieMaintenant un tamia me courtise en espérant que j’aurai quelque chose pour lui. La vie continue, pluie ou pas. Les plantes se gorgent d’eau et les vers de terre sortent sans se méfier des merles qui n’attendent que cela pour s’en délecter. Le cycle de la vie. Je peux passer des heures en oubliant la notion du temps qui passe, à simplement admirer la nature. Rien n’est plus apaisant!

tamiaseduction
Diriez-vous comme moi que c’est une femelle?

La pluie, l’eau, c’est la vie. Ce n’est pas triste. Partant du principe que l’eau est programmable et possède un langage (voir les formidables découvertes de Masaru Emoto), nous devrions nous réjouir des jours de pluie. Masaru Emoto a démontré que l’eau vers laquelle nous avions des pensées ou des mots d’amour et positifs se transformait en merveilleux cristaux, alors qu’à l’opposé, l’eau qui avait reçu des vibrations négatives, des messages de haine, ne cristallisait pas ou de manière non harmonieuse. Imaginez l’effet de toutes ces pensées négatives quand il se met à pleuvoir  et que des milliers de gens disent « Ah non, pas de la pluie! ». Ne serait-il pas merveilleux que nous développions le réflexe d’accueillir la pluie avec bonheur et respect? Merci pluie, apaise-nous et aide ce monde à ralentir la cadence! C’est ce que je me disais avant de venir vous écrire.

jungle verte

Ceci est la vue que j’ai en ce moment. Les feuilles ne poussent que depuis peu de temps. Il a fait froid (ce qui est toujours le cas) rendant le printemps tardif au Québec. C’est en admirant tout ce vert, toute cette vie nouvelle que je me demandais comment feront les jeunes pour qui tout ne va jamais assez vite et se limite à un écran tactile, pour connecter avec cette nature? Être seule en nature, ce n’est pas de la solitude. Chaque plant, chaque arbre et vivant explose de vie et cet ensemble communique à chaque instant. Le temps disparaît et je plonge dans cet univers qui relie toute chose. Du bonheur! Cela m’émeut aussi beaucoup. Une maman oiseau couve ses œufs dans une cavité de mon porche. Une fin d’après-midi, il y a une semaine, j’ai trouvé petit œuf éclaté sur mon balcon, le jaune tristement étalé. Fort heureusement, le drame n’aura pas été total puisqu’elle couve toujours dans son nid. Vendredi, à mon arrivée, un peu plus loin, j’ai découvert ces plumes aux pointes bleues, caractéristiques du geai bleu. Je ne connais pas la fin de cette histoire-là, puisque je n’ai trouvé que ceci, mais dans la nature, il se passe beaucoup de choses:

plumes-geai-bleu

Je cultive un jardin. c’est la première année que je le fais avec mes propres semis. J’ai enfin pris le temps. Hey oui! Que cela est excitant! Chaque nouvelle pousse est un miracle pour moi! De la magie d’Harry Potter! Je n’ai pas encore transplanté celles-ci dehors, car les nuits sont encore trop fraîches, mais j’entends des commentaires sur un de mes réseaux Facebook du genre « la marmotte a mangé tous mes plants de calendule! » Puis suivent des commentaires sur les nuisances des jardins.

Pensez-y, la marmotte vit dehors. Son épicerie est la nature. Cela est vrai pour tous les animaux et insectes qui se nourrissent dans les jardins. Je peux comprendre la déception de voir ses récoltes ravagées, mais en même temps, qui est la vraie nuisance? La marmotte ou l’humain qui détruit tout et transforme l’équilibre précaire de la nature?

Les Hommes sont prêts à donner des carottes à un chevreuil dans un parc, mais n’acceptent pas qu’un animal vienne manger ses carottes dans son jardin! On ne contrôle pas la nature et ne devrions pas essayer de le faire. Partageons! Nous nous émouvons d’une bande dessinée dont le personnage principale est une petite souris persécutée, mais nous oublions que dans la réalité, des drames pires surviennent parmi les animaux. D’ailleurs rien que d’évoluer dans notre monde est une menace pour eux. Combien d’animaux morts croisons-nous au bord des routes?

Je lisais que certaines espèces d’arbres communiquent entre eux afin de fleurir en même temps pour favoriser la reproduction! La nature est harmonie. elle grouille de vie et d’énergie. Nous avons tant à apprendre d’elle!

Lors de sa dernière visite, ma fille m’a gentiment apporté les 7 premières saison de Games of Throne (Trône de fer). Je ne les avais pas vu et j’étais curieuse. Naïvement, je me disais qu’une série aussi populaire devait bien avoir quelque chose d’intéressant! Oh la la… désolée si vous êtes fans de GOT, mais ce n’est que violence, vengeance et horreurs! Des personnages dont la méchanceté d’un personnage rivalise avec celle d’un autre d’une saison à l’autre! La technologie aidant, les scènes d’horreur sont d’un réalisme écœurant. Des mains, des bras, un pénis coupés, des têtes tranchées. J’en suis à la saison 4, en me disant chaque fois qu’il va bien finir par y avoir quelque chose de bien, mais non! Ça me dégoûte de plus en plus. Ce n’est que destruction et violence gratuite afin d’atteindre le pouvoir. Je ne cesse de me demander ce qui fascine tant de gens. Est-ce à cause de la nudité omniprésente que cette série remporte un tel succès? J’aimerais le croire, mais je pense que la violence est réellement devenue un divertissement et nous nous étonnons après cela de la violence dans nos rues, dans nos écoles, dans nos quotidiens!

Il y a 7 semaines, mon père, avec qui je n’étais plus en contact depuis plusieurs années, s’est jeté du haut de son balcon situé au 7e étage. Mort violente. Monde violent. Mal de vivre dans un monde de souffrances. Il s’accrochait à des choses et des gens superficiels, ainsi qu’à l’argent et préférait en finir avec sa vie plutôt que de changer et perdre ses possessions. Dépression, certes, mais avez-vous remarqué que les maladies mentales sont très présentes? Comment pourrait-il en être autrement dans ce monde où tout est conçu pour déconnecter l’Homme de sa vraie nature? Et dans ce monde violent, comment retrouver le goût de vire quand on se nourrit de séries telles que GOT? Je dis GOT, mais franchement, rares sont les séries ou films qui nous transportent et nous rendent lumineux! C’est à se demander s’il n’y a pas un concours pour déterminer qui produira la série et/ou le film le plus dégueux!

printempsfleuri

Dimanche dernier, j’ai rencontré une amie d’enfance. Cela faisait 2 ans que nous ne nous étions pas revues. Évidemment, je lui ai raconté pour le suicide de mon père. Elle me disait presque en s’excusant qu’elle, elle avait une petite vie tranquille et qu’elle était heureuse. C’est que c’est ça, la vie! Prendre le temps de vivre, apprécier ce que l’on a, cheminer et rayonner tout simplement. D’ailleurs la vie le lui rend bien, car elle vieillit en beauté. Ce fut un bonheur de la retrouver.

Vivre, c’est comme cette fleur rose au début de cette publication. C’est rayonner même si rien ne nous ressemble, rayonner parce que nous nous connectons à la nature, à la vie, à ce qui vaut la peine d’avancer et de cheminer. La vie attire la vie. Le contraire est aussi vrai.

Je vous transmet tout mon amour.

Je vous laisse pour aller profiter du soleil qui vient de montrer le bout de son nez.

Toutarmonie

Un jardin en hiver dans sa fenêtre

Un jardin de fenêtre
Un jardin de fenêtre     Photo : Gabrielle Lamontagne-Hallé

Il est possible de cultiver chez soi pendant la saison froide, notamment grâce à l’agrofenêtre (window farming). Il s’agit d’un jardin intérieur suspendu devant une fenêtre et utilisant des bouteilles de plastique ou de verre récupérées. Notre collaboratrice en agriculture urbaine, Gabrielle Lamontagne-Hallé, propose une première chronique d’une série de trois sur les potagers de cuisine.

L’artiste américaine Britta Riley a lancé cette idée à Brooklyn en 2009. Son but était de développer une culture intérieure adaptée aux petits appartements new-yorkais. Le concept Windowfarms a été élaboré par une communauté d’internautes (45 967 membres à ce jour). Il en a résulté un modèle hydroponique vertical à partir de bouteilles récupérées, dans lequel l’eau circule en circuit fermé.

À Montréal, une jeune entreprise d’aménagement du nom de BioCité a fait de l’agrofenêtre l’un de ses produits de niche depuis sa fondation en 2012. L’entreprise s’est inspirée de Windowfarms pour offrir à sa clientèle une version plus esthétique et plus durable de ces jardins de fenêtre. Elle vend et installe ces systèmes. Il est aussi possible de le fabriquer soi-même.

Source: Radio-Canada

Toutarmonie

Quand le gros bon sens l’emporte sur l’esthétique

Trouvé sur le blogue Au bout de la route, là où l’asphalte et les certitudes finissent par mon ami Claude. Merci Claude!!!
Vous vous souvenez de ma photo sur un jardin urbain québécois début juillet ?  (Dites oui!)
Problème : On ne veut pas se retrouver avec des plantations de maïs devant une résidence, de radis devant une autre et de patates ailleurs dit sans rire la ville…

Josée Landry et Michel Beauchamp auraient pu opter pour de simples talles de bégonias et quelques pivoines pour embellir leur cour avant, mais ils ont préféré joindre l’utile à l’agréable en faisant un jardin. «On a décidé de faire attention à notre santé et de manger différemment et ça passait par manger plus de légumes, alors on a décidé de faire un potager, explique M. Beauchamp. Mais on n’avait jamais fait de potager!»
Leur cour arrière étant complètement ombragée, celle de devant était le seul endroit possible. Dès le mois de mars, le couple s’est mis au travail en faisant des recherches sur l’internet, car tout était à apprendre. Quatre mois plus tard, le résultat laisse pantois quand on pense qu’il est l’oeuvre de néophytes: les plants sont grands et vigoureux, leur place dans le potager a été pensée pour ne pas qu’ils nuisent aux autres, des fleurs ont été plantées pour chasser les insectes et il n’y a pas une mauvaise herbe à l’horizon.
«On ne s’attendait pas du tout à un tel résultat, s’exclame Josée Landry, visiblement fière de son potager. On n’avait pas d’expérience en jardinage. Quand c’est la première fois qu’on voit des légumes pousser, c’est beau à voir.» Leur potager, qui fait le tour du monde depuis une semaine par l’entremise des médias sociaux, leur a d’ailleurs valu des félicitations.
Si populaire soit l’idée, elle ne semble pas convaincre l’administration municipale. Des quatre villes s’étant regroupées en 2004 pour former l’actuelle ville de Drummondville, seule Saint-Charles-de-Drummond permet les potagers en façade. Et ils seront interdits sur la totalité du territoire lorsque l’harmonisation des règlements municipaux sera terminée, l’automne prochain. Josée Landry et Michel Beauchamp pourront toutefois jouir d’un droit acquis.
«C’est une question de cohésion de la trame urbaine, explique Claude Proulx, le directeur général de la Ville. On ne voudrait pas se retrouver avec des plantations de blé d’Inde (maïs) devant une résidence, de radis devant une autre et de patates ailleurs
L’argument ne convainc pas Michel Beauchamp. «Le gazon, ça ne sert à rien, ça ne se mange pas. Utilisons cet espace-là pour produire de la nourriture. C’est complètement absurde d’acheter des légumes qui viennent de l’autre bout du monde, qui polluent pour se rendre jusqu’à nous, quand on peut les faire pousser ici.»
Selon la Ville de Drummondville, le débat préoccupe bien peu de gens. Lors des assemblées publiques organisées dans le cadre de l’harmonisation des règlements municipaux, aucun citoyen n’a soulevé la question des potagers de façade, souligne le directeur général. «Mais s’il y a des citoyens qui voudraient que la réglementation soit changée, il y a un processus de demande d’amendement qui est possible», précise Claude Proulx.
Voir le vidéo ici
Source: LaPresse.ca