Le hamac

Je vous partage aujourd’hui un texte que j’ai écrit, il y a un an pour un concours de récit. C’est la première fois que je le partage publiquement. J’y raconte ce que je vivais, il y a trois ans. Moment émouvant que je n’oublierai jamais. Je vis ailleurs depuis l’été dernier, toujours en nature, mais encore aujourd’hui, je repense souvent à ses arbres qui m’honoraient de leurs présences, avec une profonde émotion, car ils vivent toujours en moi. Leur empreinte est gravée en moi.

Le hamac

« Tiiiii tiiiii tiiiii tiiiii tiiiii! » Je cherche des yeux la provenance du petit cri répétitif. Entre deux branches, un tamia m’exprime nerveusement la crainte que lui inspire ma présence sur son territoire. La brise légère transporte les effluves humides de la forêt environnante. Suspendue entre deux chênes, au-dessus d’une berge rocheuse, j’inspire et expire en profondeur, question de signifier à mon corps qu’il peut s’abandonner enfin. L’omniprésent murmure de l’eau ruisselant entre les roches me rappelle le ronronnement de mon chat. Je remue mes orteils nus à l’autre bout du hamac en souriant. La couleur de la fine toile me rappelle le lagon de Bora-Bora. Des cris d’oiseaux fusent ici et là. Allongée, je me laisse bercer par cette nature apaisante. La cime des arbres ondule de gauche à droite dans un mouvement hypnotique.

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Une boule se forme dans ma gorge, mes yeux picotent. Je les ferme. Mon bonheur coule sur mes joues et je me surprends à répéter trois fois merci en silence. Un sentiment de liberté généralement associé aux vacances m’habite, pourtant je n’aurai droit à aucune vacance cet été! Où que mon regard se pose n’est que beauté et nature, réalité que je devrai apprivoiser, car je suis ici chez moi.

Un bref instant, je culpabilise de me sentir si bien, seule, loin de ma fille qui vit pour la première fois sans moi à Montréal.

– Tu dois absolument aller à cette entrevue en campagne, maman! Ce travail est fait pour toi. Tu pourras enfin réaliser ton rêve de contribuer au monde de demain et de vivre enfin en pleine nature.

– À quoi bon, puisque tu m’as dit ne pas te sentir prête à vivre seule à Montréal!

– Ne t’occupe pas de cela, maman. Vas-y et on s’organisera ensuite. J’ai quand même 19 ans! Comme tu me le dis toujours, nous trouverons une solution. Tout ce que je sais, c’est que tu dois y aller.

Ce fut rapide. Coup de foudre professionnel.

– Vous pouvez commencer dans une semaine?

– Certainement!

Un grand héron remonte avec élégance la rivière en l’effleurant presque. Il ne m’a pas vue. Je fais partie de ce grand tout. Je me replie en position fœtale. Le tamia poursuit son monologue.

– Maman! Pendant ton absence, j’ai réfléchi et j’ai vraiment envie de trouver des gens qui se cherchent une colocataire.

– Tu es certaine?

– Absolument.

Dès mon retour d’entrevue, nous sommes allées porter notre résiliation de bail, quatre heures seulement avant la fin de la date limite. Les synchronismes s’enchaînaient à une vitesse impressionnante. Pressentant le changement, notre chat est subitement tombé malade, m’obligeant à l’accompagner dans son dernier voyage, trois jours avant mon départ. Je vivrais apparemment seule mon isolement volontaire en forêt. Les émotions fusaient de toutes parts. Pendant quatre mois, je dormirais au bureau et je reviendrais à Montréal trois jours semaine jusqu’à nos déménagements respectifs.

– Maman! Trop cool! J’ai trouvé un appartement génial que je partagerai avec 3 techniciens de son! Nous aurons une salle de musique où je pourrai mettre ma contrebasse et mon piano.

Elle s’organisait très bien sans moi. J’étais émue, fière d’elle, mais aussi troublée. Un tourbillon d’émotions se mélangeait à mes changements hormonaux.

Une petite souris montre le bout de son nez entre les plants de prunelle qui obstruent son passage souterrain. Rapide comme l’éclair, mon chat s’élance de son promontoire rocheux, ratant sa cible de peu. Déçu de n’avoir pu attraper sa proie, il va s’abreuver à la rivière, observe le courant un moment, puis regagne son poste d’observation.

Alors que je logeais encore au bureau, un soir de semaine, j’ai aperçu un chat errant qui s’en allait au loin. Ma fille et mon matou me manquaient.

– Minou, minou?

Il s’est tourné vers moi, ses yeux se sont écarquillés et il a semblé s’exclamer « Ah! C’est toi? ». Comme dans une scène de film au ralenti, il s’est élancé vers moi. Avant que je ne réalise ce qui se passait, il était sur moi, léchant avec frénésie mes oreilles et embrassant ma bouche sans gêne comme si nous nous retrouvions après une trop longue séparation! Nous savions déjà tous les deux qu’un lien précieux venait de se créer entre nous. Nous serions inséparables. Je le sortais de l’errance dont il ne semblait pas vouloir, alors qu’il m’aidait à apprivoiser la fin de ma monoparentalité et cette toute nouvelle liberté.

Assise en tailleur sur la toile légère du hamac, je songe aux ressemblances entre la rivière et la vie qui nous pousse inexorablement vers l’avant. L’eau ne se questionne pas à savoir où elle se retrouvera dans une semaine ou un mois. Elle s’abandonne aveuglément au courant.

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C’est ce que j’ai fait à l’époque en promenant ma jeune vingtaine autour de la planète avec mon sac à dos. Je ne me posais jamais longtemps lorsque je rentrais au pays. Inconsciente de fuir quelque chose, j’étais à la recherche de l’inconnu. Ce n’est qu’en rentrant de France avec mon bébé de 18 mois que j’ai commencé ma véritable quête : la rencontre avec moi-même. Ce petit ange qui dépendait totalement de moi, me forçant à quitter ma vie de nomade, m’avait en réalité permis de me remettre au monde et d’apprendre à aimer celle que je fuyais : moi-même.

Je me suis mise à observer le monde autrement, allant jusqu’à devenir végétarienne une dizaine d’années avant la mode actuelle. Nous vivions une simplicité bien involontaire, afin que je puisse être plus présente pour ma fille qui m’exprimait son besoin de passer plus de temps avec moi. Consciente de l’urgence de changer nos modes de vie, je rêvais de nature, d’autosuffisance et d’un travail qui me permettrait de contribuer à un monde meilleur. Quand je m’imaginais terminer mes projets d’écriture, je me voyais au bord de l’eau, entourée d’arbres. Ne voulant pas priver ma fille de la possibilité de voir son père régulièrement et de poursuivre ses études, je patientais, ayant même accepté de vivre là où nous devions garder les fenêtres fermées en été pour ne pas entendre les avions en approche de l’aéroport.

Mon chat se déplace avec grâce, puis renifle une talle de menthe sauvage, à la recherche de la souris. Cette variété envahissante prolifère près de la rivière. Juste à côté, quelques plants de verge d’or ondulent au vent. Je projette d’en faire sécher à la fin de l’été, car cette plante médicinale est très utile pour traiter les infections urinaires. Je vois maintenant des trésors là où d’autres n’y verraient que mauvaises herbes.

Quel privilège d’enrichir chaque jour mes connaissances en travaillant avec de chevronnées herboristes dans une école d’herboristerie en ligne. Chaque jour, je parle à des passionnés de par le monde qui veulent étudier les plantes médicinales, les faire pousser, les transformer et les utiliser pour une plus grande autonomie au niveau de leur santé et de celle des autres dans leur région. Contribuer à ma façon à retransmettre ce savoir donne un tout nouveau sens au monde de demain dans lequel évolueront ma fille et les générations futures. J’y vois enfin de l’espoir. Il y a tant à faire!

De l’autre côté de la rivière, je vois, sans le distinguer, quelque chose bouger. Un castor ou un lièvre peut-être? Il est impossible de se sentir seule dans la forêt. Les arbres dégagent souvent plus d’énergie que les gens que je côtoyais en ville. Je ferme les yeux et savoure la sensation de bien-être qui m’habite. J’ai encore un peu de mal à réaliser quece bonheur fait désormais partie de ma réalité quotidienne. J’inspire. Merci.new-hammock

Dix mois plus tôt, je me suis arrêtée net devant un étalage de hamacs dans un magasin entrepôt. Très compact, chaque hamac logeait dans un étui plus petit qu’un ballon de football. Il n’en restait qu’une douzaine. Il m’en fallait un. C’était fou. Que ferais-je d’un hamac dans notre appartement de l’arrondissement Saint-Laurent? J’étais figée sur place à fixer les petits paquets turquoise, me voyant déjà allongée dans ce hamac au bord de l’eau, dans un futur chez-moi en nature. Rien ne pressait, car j’étais encore loin de réaliser mon rêve. Pourtant, j’avais la sensation que c’était ce hamac qui me mènerait vers lui. Je l’ai acheté.

Un mois après avoir commencé mon nouvel emploi, avant même de me mettre à chercher un endroit où habiter, une série de synchronismes m’a conduite à une petite maison qui, me disait-on, serait bientôt vacante. Situé en forêt au bord d’une rivière, le terrain était enchanteur. En m’approchant de la berge, j’ai découvert une énorme roche plate entre deux puissants chênes. Dans chacun de leur tronc était enfoncé un énorme crochet argenté, où attendaient des attaches à hamac…

 

par Toutarmonie

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Je m’engage

La planète va de plus en plus mal, nous le savons tous. Chaque jour nous apporte des nouvelles démontrant que les climats changent.

Cela engendre des tornades, des pluies diluviennes, des records de chaleur ou de froid, de la neige où il n’y en avait pas et des insectes tropicaux là où ils ne pouvaient vivre autrefois, des inondations impressionnantes ( ce matin j’apprenais que des vagues immenses ont arraché des balcons des 3 premiers étages d’un hôtel aux Canaries), de puissants séismes presqu’au quotidien, la disparition d’espèces animales , des incendies dévastateurs, des récoltes dévastées, des maladies nouvelles. Bref, notre planète se meurt sous nos actions et inactions, elle souffre à coups de pesticides et de chimique, elle se liquéfie.

On nous le répète depuis longtemps, mais devant l’ampleur de ces constations grandissantes, devant le nombre grandissant de la population mondiale et de ses « besoins » et déchets, l’inertie semble majoritairement présente.

Au Québec, un regroupement d’artistes et de personnalités s’est mobilisé pour interpeller le peuple à agir en signant un pacte. Tout le monde sait que Paris ne s’est pas construit en une nuit. Les gestes aussi petits soient-ils sont les bienvenues. À ce jour, plus de 212 000 personnes ont signé le pacte. Ils trouveront sur leur site des idées, mais surtout on demande aux gens de faire des changements. De repenser leurs choix. De refléchir avant d’acheter des produits qui ne respectent pas ce mouvement de changements essentiels.

Déjà depuis le début de ce pacte, vous n’imaginez pas les discussions que cela a engendré. Je trouve cela génial, parce que c’ est en en parlant que nous avancerons, pas en nous voilant les yeux.

Où que vous viviez, je vous invite à vous joindre à moi en signant ce pacte ICI.

Soyons le changement que nous espérons.

Toutarmonie

Et si les animaux et la nature nous apprenaient à vivre?

Je ne suis venue m’entretenir avec vous que 3 fois en 2017 (ceci est la quatrième), mais je suis toujours là et je pense à vous régulièrement. Pour être bien honnête, ça me manque de vous écrire. Ainsi, vous risquez de me lire plus souvent en 2018…

C’est que depuis que je vis en campagne, entourée de la nature, je la savoure! Quand je termine mon travail, je m’empresse de venir communier avec cette vie authentique qu’offrent les arbres, les végétaux, la rivière, les animaux, la lune, les sons, les odeurs. Dans mon hamac, je me fonds dans le décor. Quel bonheur que de pouvoir passer des heures à observer les plantes, à les découvrir, les reconnaître, les utiliser pour sa santé, les goûter…

lune décroissante
Voici la vue que j’ai ce soir en vous écrivant. Une lune fabuleuse qui éclaire la rivière.

Je regarde vivre les deux chats qui sont venus à moi et m’ont adopté depuis mon arrivée. Je ne vous ai pas raconté que mon Happy s’est trouvé une amoureuse en novembre 2016? Cette petite chatte errante nous a courtisé. Je ne voulais pas de 2e chat, mais mon Happy en a décidé autrement, heureusement car elle fait notre bonheur. Ils sont tellement touchant tous les deux! Je vous présente donc Lycka (cela signifie bonheur en suédois). Elle rapporte à son mâle des souris en abondance, parfois une petite taupe, des oiseaux, un tamia, car elle grimpe aux arbres les plus haut avec l’agilité d’un écureuil. Lui la protège des intrus. Ils s’embrassent, s’attendent, s’amusent. Un double bonheur!

Lycka
Lycka, la chasseresse.

Vous avez remarqué comme les chats savent savourer le moment présent? Quand ils se détendent, ils s’abandonnent littéralement. Ils peuvent même tomber en bas f’une chaise ou d’une fauteuil, tant ils jouissent du moment présent. Quand ils jouent, ils s’éclatent sans retenu. Quand ils aiment, ils sont souvent plus touchant de vérité que bien des humains, d’une tendresse bouleversante. Pas étonnant que les publications de chats soient si populaires sur les médias sociaux. Ils ne pensent pas aux préoccupations que nous avons. Facile, me direz-vous, ils n’ont pas à penser à payer pour ce qu’ils ont!

Si la réponse se situait ailleurs? S’ils avaient compris, bien avant nous, que la vie est un jeu et que nous n’existons même pas? Après une grosse journée intense et stressante, avez-vous déjà passé 2 heures allongé avec un chat ronronnant non stop à puissance maximale? Cela m’arrive régulièrement et je dois avouer que c’est une réelle thérapie! Cela nous reconnecte sur le moment présent et sur l’univers en nous.

lapin
Je le surnomme Flora.

Pourquoi les animaux viennent spontanément à moi? Un hasard? Non, je ne le crois pas. Ils ressentent ce qui est bon pour eux, ils ressentent les gens. Ils voient ce qui ne peut se voir avec les yeux. Depuis 2 semaines, j’ai le bonheur de voir en arrivant et en quittant le bureau un beau gros lapin blanc avec des pointes foncées. Pas un lièvre, mais un lapin! En plein village. Il m’attend là où je stationne mon véhicule!!! Pourtant, il ne mange pas les carottes bio que je lui apporte. Il semble se contenter de ma brève présence. Vous dire le bonheur que je ressens lorsque je le vois! Je me sens comme une enfant qui découvre un trésor caché. Nous communiquons sans mots.

Pas plus tard que samedi dernier, j’ai fait la rencontre d’un nouveau visiteur chez moi. J’avais bien remarqué ses pistes quotidiennes dans les minces couches de neige qui se forment, mais je ne pouvais dire quel animal c’était, jusqu’à ce que mes chats s’empressent de vouloir rentrer à la maison, alors qu’ils venaient à peine de sortir… Quelques minutes plus tard, ce sont mes chats qui ont cessé de respirer et qui regardaient avec frayeur dans la direction du visiteur, un redoutable prédateur pour mes félins; un gros renard roux! Il était superbe. Depuis ce jour, mes chats ne veulent plus sortir, ayant compris qu’ils serviraient de repas. J’ai appris que s’il est gros, c’est possiblement parce qu’il est rusé et qu’il est bon chasseur.

grand pic
Grand pic

Je croise parfois des chevreuils, des familles complètent de dindons sauvages, des souris, des des écrevisses de rivière, des grenouilles et crapauds (que je n’ai pas osé embrasser), des outardes, des grands hérons et plusieurs sortes d’oiseaux. En janvier dernier, alors que mon ancien véhicule ne voulait pas partir après de très gros froids, lors de mon premier jour de travail après les vacances des Fêtes, j’étais dehors à brancher un chargeur sur la batterie de mon auto lorsque j’ai entendu un bruit semblable à une pioche sur du bois! Un bruit vraiment intense! J’étais persuadé que quelqu’un faisait des travaux à proximité, mais c’était ce magnifique grand pic! La puissance de son bec est hallucinante! Comment fait-il pour ne pas avoir mal à la tête, je me le demande? Bref, cet oiseau a réussi, d’un coup de bec magique, à me faire oublier ma frustration de ne pas pouvoir faire démarrer mon véhicule! C’est pratiquement impossible de se stresser en nature! En tout cas, cela ne dure pas longtemps.

Ces photos furent prises l’hiver dernier, car en ce moment, notre météo ressemble davantage au printemps qu’à l’hiver. Quand je me promène en forêt avec mes raquettes, il est rare que je ne suis pas émue aux larmes devant tant de beauté. Je me suis demandée à de multiples reprises comment j’ai pu faire pour vivre en ville ou en banlieue aussi longtemps! Nous n’avons pas idée comme cela a un impact sur l’ensemble de notre vie!

La nature me fait rire également. À la fin de l’été, j’ai vu de ma fenêtre le becsy (une sorte d’oiseau) qui vivait le long de la rivière à l’été 2016. Il faisait alors la sieste sur une roche au milieu de la rivière. J’étais heureuse de le retrouver, ne l’ayant pas vue de l’été 2017. Pour ne pas l’effrayer, je suis restée à l’intérieur et je l’ai observé avec mes jumelles. Dès que je me suis mise à l’observer de près, il a laissé échapper un puissant jet blanc de son popotin! J’en ai fait le saut! Je vous jure, si un oiseau s’était trouvé derrière lui, il aurait été totalement aspergé! La roche était couverte de ses fientes liquides! J’ai tellement rigolé d’être témoins de cette comédie naturelle! Il s’est alors jeté à l’eau pour se laver et a sûrement dû se trouver une roche « propre » ailleurs!

Cette année, avec l’abondance de pluie, ça pouvait prendre quelques semaines avant que je tonde la pelouse (comme je loue cet endroit, je n’ai pas le choix de tondre la pelouse, mais cela m’irrite car ce n’est pas ainsi que je compte faire lorsque j’aurai ma maison). C’est alors que j’ai fait une merveilleuse découverte. Le terrain était couvert de prunelle, petite fleur mauve d’une formidable plante médicinale. Ce fut d’ailleurs la première teinture mère que j’ai fait chez-moi. Puis en laissant pousser une étroite bande à l’état sauvage le long de la rivière, j’ai découvert avec ravissement de nombreuses plantes médicinales poussant seules; millepertuis, achillée millefeuille, verge d’or, trèfle mauve, prunelle, plantain, pissenlit, menthe, impatiente du cap (cette belle antidote à l’herbe à puces) etc. Puis, dans mes plates bandes, je retrouvais également plusieurs plantes, dont de l’ortie, de la sauge et tout ce que j’avais planté l’année d’avant, dont de la lavande, de la calendule, des herbes aromatiques…

calendule
calendule

Bref, tout cela pour vous dire que je savoure la vie égoïstement. J’essayerai d’en partager des petits bouts avec vous dans l’année qui vient.

À bientôt!

Toutarmonie

Si la mort était une continuité…!

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Je vous présente aujourd’hui un autre beau documentaire d’Anthony Chene parlant des gens qui sont morts cliniquement et qui en sont revenus. Vraiment très intéressant. Ce réalisateur a le don de s’entourer de gens authentiques. Toujours d’excellents reportages. Au final, un documentaire qui devrait vous réconcilier avec la mort, si celle-ci vous fait peur.

Ils devraient vraiment enseigner aux médecins et aux assistants à parler aux gens qui sont dans le coma…

Toutarmonie

Vidéo

Du bonheur et encore du bonheur!

Vous avez probablement remarqué le sous-titre de ce blogue: « Avoir l’impression d’avoir été parachuté sur la mauvaise planète? » Effectivement, en voyant tout ce qui se passe sur cette planète, on se dit qu’il doit sûrement y avoir erreur! Me suis-je trompée de planète? De là le terme « Extra » que j’utilise, pour désigner ceux qui se démarquent des autres et qui comme moi, ont souvent cette impression de ne pas appartenir au genre humain. « Extra » aussi pour « extraordinaire », car lorsqu’on vibre à l’unisson avec ce qui nous donne vie, avec la nature et tout ce qui nous entoure, nous sommes tous, à notre façon, des êtres extraordinaires. Ces gens sont authentiques, vibrants, et passionnés. Ces personnes, lorsqu’elles parlent, ne font pas qu’aligner des mots pour avoir l’être intéressants. Non, car l’énergie qui émane d’eux communique déjà avec nous, bien AVANT les mots. On les ressent plus qu’on ne les entend. Il émane la vie… la vraie vie!

Ce matin, en parcourant rapidement mes courriels, je suis tombée sur le titre d’un documentaire, publié par Nouveau Paradigme, qui a attiré mon attention. N’ayant pas le temps de le visionner, je l’ai mis de côté. Puis j’ai reçu un courriel d’un ami Français, qui me connait très bien, pour avoir vécu au Québec quelques années. Il m’envoyait le lien de ce même documentaire qu’il savait que j’aimerais csr c’est gens parlent le même langage que « les extras » dont je parle régulièrement. Il n’en fallait pas plus pour que je le regarde en début de soirée.

Vous vous souvenez de la dernière fois où vous avez mangé quelque chose de si bon que vous en fermiez les yeux de plaisir pour mieux le savourer? Eh bien, ce documentaire m’a fait le même effet, car les quelques personnes qui prennent la parole sont vibrants d’authenticité! Je n’avais cependant pas envie de fermer les yeux car juste ;a regarder, on voit bien que ces individus parlent de ce qu’ils vivent. C’est du bonheur de ressentir ces gens! Bon, je vous avouerai que j’ai un gros gros coup de cœur pour Laurent Elie Levy, l’homme à la chemise lignée bleu et blanc, qui rayonne littéralement, tant il est enthousiaste, vrai et connecté! Ahhh que c’est rassurant d’entendre parler ces gens! Chaque fois que je fais de telles rencontres, une petite voix me dit « tu vois bien que tu n’es pas seule sur cette planète! » 🙂

Alors sans plus tarder, je vous laisse savourer ce documentaire des productions Tistrya intitulé LA PUISSANCE DE L’INTENTION. Plus bas, si vous en voulez encore, vous trouverez la bande-annonce du prochain documentaire des productions Tistrya intitulé ÉTATS MODIFIÉS DE CONSCIENCE.

Bande-annonce de leur prochain documentaire qui sortira au printemps 2016:

www.tistryaproductions.com

 

Complicité pas si étonnante que cela

Un bébé otarie s’est approché d’un bateau, et il est monté à bord. Le petit semblait épuisé, et probablement qu’il se sentait en confiance car il s’est allongé près de l’homme qui filmait, et il s’est mis à se frotter contre lui et à s’abandonner. Cela a duré environ une heure. Une heure de merveilleuse complicité qui, vous le devinez, a changé la vie de cet homme. Il affirme que ce fut le jour le plus merveilleux de sa vie.

Ce qui m’étonne moi, ce n’est pas tant que l’otarie se soit lié d’amitié si rapidement, car nous sommes tous inter reliés (les animaux le savent, eux), mais plutôt, comment des gens peuvent tuer des êtres dotés d’autant de sensibilité?

Voici donc la vidéo de cette belle rencontre.

Ici une vidéo montrant une touriste se faisant câliner par un bébé éléphant de mer.

Mais alors, pourquoi des animaux totalement différents, reconnus pour être des prédateurs, se lient d’amitié et d’affection avec d’autres animaux? Nous voyons de plus en plus de vidéos montrant l’humain tuant ses semblables, et de plus en plus d’animaux aidant d’autres animaux totalement différents!!!! Cette vidéo en témoigne…

Les animaux sont nos amis. Il serait grand temps de les respecter et de les aimer en retour, sans distinction quant aux espèces.

Toutarmonie

Vidéo

WILD – un film qui peut changer votre vie

Cette semaine j’ai vu un film bouleversant! Vraiment, dans ma vie, il n’y a eu que quelques films qui eurent un impact réel sur ma vie, et celui-ci en fait déjà partie, je le sais!

Je l’ai vu en salle, donc je me suis retenue tout le long pour ne pas pleurer librement car j’aurais sans doute déranger mes voisins! J’ai donc laissé couler les larmes tout au long… en retenant le flot. Soyez assuré que je le visionnerai encore et encore dans le confort de mon foyer lorsqu’il sortira en DVD, car ce film, non seulement est « vrai », mais la manière dont il est tourné nous transporte au cœur de nous-même, de notre passé, de nos blessures, tout en nous conduisant vers la libération de ceux-ci…! Faut le voir pour comprendre. Ce n’est pas un film triste, mais vraiment bouleversant, ce qui est fort différent. On pleure parce qu’il réussit à nous mettre face à nous-même. Un film plein d’espoir et surtout de vie!

Avec ce dernier film, Jean-Marc Vallée devient mon réalisateur favori, et un homme avec qui j’aimerais un jour avoir le privilège de m’entretenir, car pour faire un tel film et le rendre  si « vibrant », il faut posséder déjà de magnifiques valeurs!

Donc à mettre sur votre liste de films à voir absolument!

En voici la bande-annonce:

Toutarmonie

Suivre sa voie

énergieJ’ai envie de commencer en vous disant, tout comme dans le film « Contact », que nous sommes tellement plus que ce que nous croyons être! Aujourd’hui encore, j’ai été estomaquée par la puissance de ce qui peut se dégager de nous lorsque nous écoutons ce qui monte en nous, et que nous agissons en fonction de nos ressentis. Plus nous avançons sur la bonne voie, et plus les énergies s’enlignent et peuvent nous surprendre! Une force telle que nous réalisons alors que nous avons tout à découvrir sur nos réelles origines… et sur ce qui nous habite. Cette image que j’ai trouvé sur le web illustre en partie ce que j’ai vécu aujourd’hui… je dis bien en partie!

Cela dit, je ne compte pas décrire ici ce que j’ai vécu car c’est une expérience personnelle. Cependant, ce soir, je constate combien tout dans notre vie est inter relié! Depuis le début de 2013, je ressentais qu’il y aurait un changement dans mes activités professionnelles, et donc j’ai suivi ce courant, en me concentrant sur la rédaction d’un roman inachevé, et en parallèle, je ressentais une force me guider vers autre chose. En vérité, bien que j’en ressentais quelques lignes, j’ignorais encore vers quoi me dirigeait cette force! Elle m’inspirait à créer ceci, alors je le faisais. Elle m’inspirait à créer cela, je le faisais… ne comprenant pas davantage comment cela me permettrait de gagner ma vie autrement! Un peu comme une aveugle, je faisais confiance en cette force intérieure qui semblait savoir où elle m’emmenait. Puis peu de temps après un revirement de situation, je me suis retrouvée sur la bonne voie comme par magie, avec tous les synchronismes qui surviennent généralement quand on est là où l’on doit être, et tous les cadeaux que la vie nous envoie pour nous encourager à poursuivre dans la bonne direction.

Ce soir, je suis pleine de gratitude envers cette énergie qui me guide, et ce texte est un hommage à celle que j’appelle affectueusement « mon double », qui me fait vivre des choses extraordinaires! Aujourd’hui, j’ai retrouvé, après 17 ans, l’énergie qui me faisait réaliser de grandes choses sur le plan professionnel, grâce à un nouveau projet qui m’emballe, qui respecte mes valeurs actuelles, avec des gens fascinants, intuitifs et rayonnants! Alors oui, merci merci merci la vie!

Quand ce que vous vivez est compliqué, quand les gens qui vous entourent de près sont tout aussi compliqués, et quand une voix intérieure vous dit en parallèle que quelque chose ne va pas… écoutez-là! Vous allez dans la mauvaise direction! Cela même si vous ne le comprenez pas. Il y fort à parier que plus tard, vous comprendrez!

Quand vous vivez votre légende personnelle, tout se met en place tout seul, au détail près! Les gens qui vous entoureront seront en harmonie avec cette énergie, tout sera facile, et vous vous surprendrez à vivre des choses qui vous émerveilleront!

Honnêtement, et je sais de quoi je parle car j’ai eu mon lot d’épreuves dans cette vie, quand on est vraiment vraiment bien connectée, on ressent en soi une solidité intérieure et une paix qui défi tout ce qu’on pouvait imaginer, et même un nouveau projet ambitieux ne suscitera alors aucune crainte, et aucune résistance intérieure car on ressent ce projet tellement fort qu’on sait que quelque part dans l’invisible, il est déjà réalisé. Tout ce que nous devons faire est de suivre le chemin tracé pour nous y rendre! La puissance de ces forces me fascinera sans doute toujours!

Là est la beauté du jeu que constitue la vie! Encore faut-il savoir comment ce jeu fonctionne…  😉

Merci à toi, cher guide intérieur! Tu es génial!

Toutarmonie

Vivre avec les caribous

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Je viens de visionner un film formidablement vivant! Un jeune couple a suivi la trace de 120 000 caribous pendant 5 mois sur une distance de 1500 kilomètres à travers le Yukon et l’Alaska. La raison de leur expédition? Faire prendre conscience aux gens de la fragilité et de l’importance de ce milieu naturel menacé par l’exploitation pétrolière et gazière.

Leanne Allison et Karsten Heuer nous présente un film émouvant! Une réalité qu’ils ont partagée et qui les a transformés. Quel contraste avec la vie qu’ils retrouvent de retour à Washington D.C.!

Un film à voir sans hésiter! Vous trouverez ici la version originale. Mais vous pouvez aussi visionner, sur le site de l’Office national du film du Canada, la version sous-titrée en français en cliquant ICI.

Vous trouverez plus bas le lien vers leur site web.

Site web de BEING CARIBOU

Merci à l’ami qui m’a parlé de ce film. Serge, qui est photographe, se prépare à faire une expédition de cinq mois jusqu’en Alaska, d’où il nous ramènera de superbes photos.

Toutarmonie