Sélection naturelle

Les plus belles journées d’été 2017 ont eu lieu à l’automne au Québec. Décembre et janvier furent très froids et février est synonyme de pluie verglaçante. Voici le lot des changements climatiques. De gros écarts de températures, des précipitations inhabituelles, une nature qui tente de s’adapter. Nous avons vu des volées d’outardes en janvier!

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Aujourd’hui, les arbres ont la mine basse sous le poids de la pluie glacée s’accumulant à leurs branches. Le spectacle est d’une grande tristesse. Plusieurs branches casseront, c’est clair. Sélection naturelle.

De très grosses branches menacent de casser. On ressent la nature retenir son souffle. Même les tamias restent cachés!

D’un point de vue humain, la connexion internet est lente et coupe régulièrement aujourd’hui. Les routes sont glacées, ainsi que les balcons et entrées. Les véhicules sont couverts de glace. Il faudra partir plus tôt demain, pour retirer cette glace avant de démarrer.


Que nous réservera mars?

par Toutarmonie

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L’importance de profiter de chaque saison

Aujourd’hui, après avoir passé plus d’une heure à pelleter la neige, j’ai déneigé la roche  située entre les arbres, au bord de la rivière, afin d’y installer temporairement mon hamac. Il faisait doux, comme c’est généralement le cas lorsqu’il neige. J’en ai donc profité pour relaxer et admirer la nature enneigée. J’ai été ravie de découvrir les traces d’un renard qui avait longé la rivière pour rejoindre mes sentiers déneigés.

Certains se surprennent de me voir utiliser mon hamac en hiver, pourtant c’est la saison où l’on est certain de ne pas se faire déranger par les moustiques! L’air est frais et malgré le murmure continuel de la rivière, la nature est très silencieuse, comme si elle retenait son souffle.

Je ne pouvais m’empêcher de penser à ce que serait ma vie si je vivais encore près de Montréal. Ce n’est pas qu’une question de pollution, c’est une question d’équilibre et de connexion. Même en étant très intuitif, vivre entouré de béton représente un réel défi pour tout le monde. En région urbaine, on se console en se disant qu’on est proche de « tout » encore faut-il redéfinir ce terme. Si en ville, « tout » signifie généralement transports en commun, épiceries, boutiques, bistros, salles de concerts, théâtres, cinémas. Ici mon « tout » signifie nature, animaux sauvages, grands espaces, beauté, forêt, produits locaux biologiques qui n’ont pas voyagé des milliers de kilomètres avant de se retrouver dans mon assiette, faire pousser aliments et herbes, les transformer, filer sa laine, tricoter ses vêtements, prendre le temps d’apprécier l’ici et maintenant, s’entendre penser, s’entraider, faire du troc, récupérer. Bien que nous ayons une toute petite salle de cinéma avec une projection d’un seul soir par deux semaines, le plus beau des spectacles, j’y assistais encore aujourd’hui, dans mon hamac (sans file d’attente).

 

par Toutarmonie

Vidéo

Superbe surprise matinale!

Ce matin, en allant chercher quelque chose au salon, j’ai remarqué dehors, de l’autre côté de la rivière en lisière de forêt, une tache sombre qui de loin ressemblait à une roche! Je ne portais pas mes lunettes et je suis, je l’avoue, très myope! Une roche en hiver, avec toute la neige que nous avons, c’était peu probable, d’autant que mes chats fixaient cette chose avec attention. J’ai agrippé prestement mes jumelles et j’ai découvert que la roche était en fait un superbe chevreuil qui dormait en rond sur la neige, alors qu’il faisait -23 C dehors! Wow! Juste le temps de faire cette courte vidéo de 1:34 minutes et j’avais les doigts gelés, alors que lui dormait sur la neige! Il est visiblement mieux équipé que nous physiquement pour résister au froid.

Avec mes jumelles, j’ai remarqué qu’il dormait les yeux ouverts. Ce n’est pas ce que j’appelle dormir profondément. Il doit sûrement être constamment aux aguets d’un éventuel prédateur. Quel bel animal! J’ai photographié de mon salon l’image que vous voyez en haut de cet article, mais vous conviendrez qu’il faut le savoir qu’il y a là un chevreuil!

J’ai rapidement terminé de me préparer pour aller travailler et je suis descendue au bord de l’eau pour le filmer, consciente qu’un fois qu’il entendrait mon auto démarrer, il pourrait s’enfuir. À mon grand bonheur, il n’a pas eu peur de moi. Il a simplement relevé la tête pour me regarder. Vous ne m’entendrez pas parler fort, puisque je chuchotais pour ne pas effrayer mon nouvel ami. La brume que vous verrez flotter au-dessus de la rivière témoigne du froid actuel.

J’ai l’impression que mon départ ne l’aura pas fait fuir. Il devait se sentir en sécurité à cet endroit, coupé du vent. Tant mieux.

Voici donc la courte vidéo:

par Toutarmonie

Anecdote en forêt

J’ai omis de vous raconter une anecdote reliée à ma sortie solo en raquettes de samedi, en forêt. C’était magnifique, énergisant et je ne compte plus le nombre de fois où j’ai remercié, comme chaque fois, la vie de me permettre de vivre ces moments privilégiés. Bref, j’étais heureuse de baigner dans cette belle énergie.

Joie et bonheur

Comme je vous le racontais, personne n’était passé sur le sentier depuis un bon moment à cause des pluies verglassantes de début d’année. Les seules traces que je voyais sur la neige étaient celles des animaux, ce qui me ravissait. Comme le temps était clément, je me suis aventurée jusqu’au bout, là où il y a un lac. En repassant devant le grand pin, j’ai croisé une dame que je ne connaissais pas et avec qui je me suis entretenue un moment. Elle se promenait en raquettes avec son gros chien. Un peu plus loin, j’ai vu un groupe de 4 personnes, qui était arrivé par un chemin de travers, eux aussi étaient accompagnés d’un gros chien. Puis pour la plus grosse portion du trajet de retour, je suis retombée sur mes traces là où plus personne n’avait marché. C’est là que j’ai remarqué les traces qu’un animal avait laissé sur les miennes peu de temps avant mon arrivée! Ces traces semblaient avoir 3 grosses et longues griffes devant. Visiblement pas un renard ni un ours ni un chevreuil ou un raton laveur. Pas un chien non plus. C’est la 2e photo qui illustre le mieux la plupart des traces que je voyais. L’animal faisait de grand pas et courait possiblement. Étaient-ils plusieurs à marcher dans la même trace?

Peur

Plus j’avançais, et plus j’appréhendais une possible rencontre avec cet animal qui se dirigeait dans la même direction que moi en suivant mes traces. Avait-il senti l’odeur de mes chats qui dorment parfois à côté de mes raquettes? Cela explique sans doute pourquoi chaque fois que je croise des gens sur ce sentier, ils sont accompagnés de chiens. Était-ce un pékan, un loup ou un coyote? Bien que certaines traces ressemblent à des pattes d’oiseaux sur l’une des photos, ces traces étaient assez grandes. Les doigts des dindons sauvages, nombreux dans la région, sont plus écartelés que ce que je voyais. L’empattement de cet animal était grand. Mes photos ne sont pas géniales parce que pour économiser ma pile, j’avais diminué la luminosité de mon téléphone cellulaire au minimum et pour tout vous avouer, je me sentais soudainement moins brave! Alors je m’arrêtais très rapidement pour faire mes photos sans même les regarder. J’étais pressée de rentrer chez moi. Dans la neige folle, les 3 griffes rapprochées semblaient tres acérées! Mon coeur battait plus fort et j’avançais si rapidement, que j’en étais trempée sous mon manteau!

Nos sommes en plein milieu de l’hiver, la nourriture se fait rare pour les prédateurs. Je suis une proie. Plusieurs animaux ne sortent pas seuls, moi par contre je l’étais! J’étais peu rassurée par le couteau suisse que j’avais dans ma poche. Depuis que j’ai lu un guide de survie en forêt, je tente de respecter les consignes minimales qui consistent à toujours avoir un couteau, un sifflet (j’avais le mien) et des allumettes (je n’en avais pas, mais là était le dernier de mes soucis). Tant que je voyais les traces devant moi, ma crainte était contenue, mais à un endroit où le sentier bifurquait à gauche pour mieux longer la rivière et offrir une vue bucolique, les traces ont quitté le sentier pour s’engager dans la neige folle et plus épaisse. Un animal vivant dans cette région savait que ce raccourcit menait à une jonction de mon sentier! C’est à partir de là que j’ai vraiment commencé à avoir peur. Régulièrement je surveillais mes arrières et je regardais entre les arbres. J’étais engagée dans un sentier creux surmonté de buttes enneigées. Un animal rusé pouvait m’y piéger. Je peux vous garantir que je n’avais plus la tête à faire des photos!

Réflexion

Je n’ai finalement pas rencontré cet animal, mais je ne suis pas rassurée pour autant, car vous devinerez que depuis j’ai posé des questions à mes amis de ma nouvelle région. Les traces semblent abonder dans le sens du coyote. C’est ainsi que j’ai su que toutes mes amies sortaient en forêt avec un chien. Celui-ci les repère avant nous, il les distrait et au pire, le prédateur le mange pendant que vous détalez! Le chien de ma patronne (chien de berger) n’a pas tout à fait compris son rôle, car il ramène des orignaux à sa maitresse quand elle et lui sortent faire du ski de fond! J’ai également su qu’un loup pouvait se balader en solitaire, mais que les coyotes sortaient en groupe en marchant tous dans la même trace pour berner leurs victimes. On me dit d’éviter ces balades au printemps, car le risque de rencontrer un ours est plus grand et ils sont affamés à cette période-là.

Bref, la vie en nature n’est pas sans risque! Je n’ai pas non plus l’intention d’avoir un chien! Dois-je publier une petite annonce qui irait comme suit: Recherche homme grand et costaud, aimant la nature pour sorties en foret sans chien!

Par Toutarmonie

Coule la vie…

Hier, c’était la journée parfaite pour une randonnée raquettes en forêt. Il ne faisait que -14 C et le ciel était d’un magnifique bleu. Seule en forêt, je savourais cette connexion avec la nature. La seule ombre au tableau était le  » crunch crunch  » intense que faisaient mes raquettes sur la neige folle recouvrant une croûte de glace créée par les trop nombreuses pluies des dernières semaines. Personne n’était passé sur le sentier depuis un bout de temps, en raison justement d’une météo peu favorable à la raquette. Avec le son indiscret que faisaient chacun de mes pas, je savais que je n’aurais pas la chance de rencontrer de chevreuil ou autre animal. Une des choses que j’apprécie de l’hiver, c’est qu’il est possible d’identifier facilement les activités des habitants de la forêt grâce aux traces laissées sur la neige. J’adore cela! J’essaie de les reconnaître, mais cela n’est pas toujours facile.

La nature est époustouflante de beauté.

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L’avantage lorsqu’il ne fait pas trop froid, c’est qu’on peut s’arrêter à volonté afin d’apprécier le calme et la vue. Ressentir et sentir. Ma vie prend tout son sens en nature. C’est d’ailleurs pour cela que j’y vis depuis bientôt deux ans. Je me sens encore extra-terrestre, mais ici, j’ai moins l’impression d’être sur la mauvaise planète. En vérité, ce n’est pas la planète qui m’est étrangère, mais ce qu’on en fait, ce qu’on lui fait subir. Je pense que les dirigeants d’entreprises ordonnant des massacres à la terre, à l’eau, à la forêt ne pourraient prendre de telles décisions, si au lieu de travailler dans des tours bétonnées, ils vivaient en nature.

À ce propos, un ami d’outremer célébrait hier son anniversaire et il me disait qu’il s’ennuie de sa planète d’extra-terrestre, parce qu’ici, il s’emmerde comme le font bien des gens qui ne se reconnaissent pas dans tout ce qui se passe mondialement. Des horreurs, il y en a plus qu’on ne peut l’imaginer, c’est évident, mais nous avons aussi le choix de vivre autrement et de cesser de nous alimenter de ce qui nous donne envie de changer de planète, justement. Nous sommes venus au monde pour vivre une grande expérience, alors nous devons faire de celle-ci un souvenir mémorable. Évidemment, cela passe souvent par une redéfinition de nos choix, mais qui a dit que nous ne pouvions pas changer?

Ce n’est toutefois pas silencieux en forêt, car la rivière sait se faire remarquer. Malgré le froid, malgré la glace, elle suit son cours. Les saisons en font une oeuvre d’art en constant changement. Je ne me lasse pas de m’en émerveiller. Elle est source de vie, de notre vie d’ailleurs!

Je vous ai fait une petite vidéo pour vous partager cette splendeur hivernale. Vous remarquerez à la toute fin du visionnement la présence de celui que je nomme mon grand sage. C’est un arbre. Je crois que c’est un chêne, bien que je ne sois pas particulièrement connaissance en identification d’arbres. (On me dit que ce serait un pin.) Il est immense, immuable et très haut. Il faut être trois pour en faire le tour en étirant les bras. À chacune de mes balades en forêt, je vais l’entourer de mes bras et lui parler. Quand je suis arrivée à lui hier, j’ai vu des traces fraîches dans la neige venant de l’autre côté et celles-ci bifurquaient du sentier pour aller… sur l’arbre pour le câliner très probablement! Vous voyez bien qu’il existe d’autres extra-terrestres sur cette terre! Il suffit d’aller là où il y a de la vie… de la vraie vie.

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Toutarmonie

Doit-on perpétuer les traditions?

Voici la vue que j’admirais en ce matin du 24 décembre, dans le silence de cette magnifique journée. Depuis près de 15 ans, je ne célèbre pas Noël. C’est un choix. Le mien. Je respecte les autres, mais moi, je me sentais comme un imposteur de perpétuer la tradition de Noël, puisque je ne n’adhérais à aucune religion. De plus, je ne souhaitais plus embarquer dans ce trip de surconsommation qui fait vivre les entreprises. Si Noël est la fête de l’amour, alors cela sera tout au long de l’année, pas un jour particulier parce que la société nous le dicte.

 

J’avais à l’époque une fillette qui commençait l’école. Il m’a alors fallu être très créative pour lui faire accepter de ne pas vivre cette période des Fêtes comme le faisaient ses amis, mais au final, nous célébrions l’amour tout au long de l’année, ce qui a fini par faire l’envie de ses amis!

Encore aujourd’hui, quand les gens apprennent que je ne célèbre pas Noël, on me parle souvent de l’importance de perpétuer les traditions. Lorsque ces traditions respectent nos valeurs, je suis bien d’accord, mais à partir du moment où on s’accroche à des moments passés de notre enfance, sans y raccrocher notre cheminement, je crois qu’il nous revient de créer de nouvelles traditions, de briser ce cercle malsain.

Je me souviens que lorsque j’étais enfant, c’était moi qui décorais le sapin artificiel poussiéreux de toutes ses petites lumières, de ses guirlandes scintillantes et autres décorations faites en Chine. Je mettais de la musique de Noël et je dansais devant le sapin, tout autour de la table du salon pendant des heures. Sous le sapin, s’accumulaient des cadeaux (trop de cadeaux pour les apprécier vraiment), enveloppés de papier aux jolies couleurs, emballages que nous devions déchirer pour nous défouler d’avoir su attendre jusqu’à ce jour particulier. Ensuite, des tables entières de nourritures nous attendaient. Nous répétions cela plusieurs fois, en allant chez la belle-famille, chez les grands-parents et autres soirées du genre. Si bien qu’après quelques jours, les tourtières, ragoûts de pattes de cochon, sandwiches sans croûtes et tartes de toutes les sortes, nous sortaient littéralement par les oreilles! D’ailleurs, les centres de fitness courtisent tout le monde après les fêtes, pour inviter à perdre les kilos gagnés durant ces jours de « festivités ».

J’ai préféré briser ce cycle et offrir à ma fille de nouvelles traditions avec lesquelles nous nous sentons respectées, tout en respectant l’environnement. Je n’arrivais plus à trouver du plaisir à tuer un arbre pour un bref « plaisir ». Je n’arrivais plus à courir les magasins comme une sorte de ruée vers « la bonne idée » cadeau pour les professeurs, les amis, les parents, les enfants. Bien des adultes remettent des listes de ce qu’ils souhaitent recevoir pour ces échanges de cadeaux! Tant qu’à faire une liste, pourquoi ne pas s’offrir à soi un cadeau tout simplement? Tant de gens s’endettent pour payer ces cadeaux souvent inutiles et ces repas gargantuesques! Avouez que durant cette période des Fêtes, nous mangeons beaucoup trop! C’est vraiment exagéré! Combien de gens passent des jours aux fourneaux, stressés, afin de nourrir les troupes? La Guignolée récolte de porte en porte des denrées pour les remettre aux gens moins fortunées à Noël, mais pourquoi aidons-nous les moins fortunés que durant les Fêtes? Si vous aviez de la difficulté à joindre les deux bouts, vaudrait-il mieux manger un gros repas de fête, ou plusieurs repas équilibrés?

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Vivant dans un pays où les hiver peuvent être extrêmes, il n’est pas rare que lors du fameux réveillon du 24 décembre ou le jour de Noël, nous nous retrouvions avec du verglas ou une importante tempête de neige, obligeant souvent les gens à prendre la route dans des conditions dangereuses, dont des grands-parents parfois peu habitués à sortir le soir.

On me parle souvent aussi de la magie de Noël. Honnêtement, je ne vois rien de « magique » aujourd’hui à ces pratiques barbares programmées par un système de consommation. Un Père Noël obèse, qui passe les semaines avant Noël dans les centres commerciaux, qui est partout en même temps pour distribuer des cadeaux made in China le soir en question, passant par une cheminée bien trop petite pour sa taille, et cela sans salir son costume blanc et rouge! Vraiment?

Il y a moyen de mettre de la magie dans nos vies sans le faire de manière artificielle à mon avis. Regardez comme cette rivière scintillante est 100 fois plus magique que des guirlandes métalliques et des lumières de couleurs! De la magie naturelle…

 

Nous pouvons parler à nos enfants du monde invisible parallèle à nous, plutôt que de leur raconter ces histoires fabriquées pour rapporter aux entreprises, de les faire rêver sur ce qui se trouve au-delà de notre lune et des étoiles. Nous pouvons faire un rituel du solstice, un peu comme le faisaient les autochtones. Nous pouvons utiliser ce temps de congé pour vraiment passer du temps de qualité avec nos proches, sans nous stresser et sans devoir faire un véritable marathon. Sans nous endetter non plus.

Certains trouvent que grâce à Noël, ils peuvent enfin voir leurs enfants ou parents! Vraiment? Personnellement, si ma fille ne venait me voir qu’à Noël, parce qu’elle se sentirait obligée par la pression collective, je préférerais ne pas la voir du tout! Tant d’attentes de toutes parts! Obligations d’offrir à un moment spécifique, obligations de recevoir, obligations de visiter, obligations de ne pas décevoir, obligations de performer pour plusieurs (à la cuisine et ailleurs), obligations de dépenser, obligations de paraître… Si bien que de nombreuses personnes partent en voyages dans le Sud durant cette période afin de ne pas se faire juger de ne pas vouloir participer à cette mascarade.

Pourquoi est-il si difficile de se respecter et de modifier les traditions? Pourquoi est-il si pénible de se tenir debout et de prendre le recul nécessaire pour refaire certains choix?

 

Je vous assure que cela en vaut la peine! J’aime ma fille, ma famille et mes amis, mais je ne vous dis pas la joie et le bonheur de ne plus faire partie de cette folie malsaine! Alors que les gens se bousculaient aux fourneaux, aux magasins, ou parcouraient de nombreux km, moi je m’émerveillais devant les scintillements de la rivière, de l’éclat de la neige ensoleillée, des pistes d’animaux sur la neige. Sur la photo de gauche, vous voyez la piste du renard qui arpente quotidiennement son territoire. Je l’ai aperçu à une minute d’auto de chez moi, il y a quelques jours, traversant la rue devant mon auto. Il est véritablement énorme et magnifique! Alors que je photographiais ses pistes sur la neige ce matin, j’ai entendu la détonation d’une arme! Un grand silence s’ensuivit. Je crains hélas qu’un voisin ait tiré sur lui. Ce « tueur de renards » célèbre probablement la « fête de l’amour » en ce moment! Ironique, oui je sais, mais c’est quand même la vérité.

Plusieurs personnes, épuisées et vulnérables, en profitent pour se partager des virus et terminent donc leurs vacances malades. Ils pourraient au contraire décompresser, passer en mode zen total et jouer dans la neige avec leurs enfants. Faire des sculptures de neige, marcher en forêt, lire, écouter leurs pensées, prendre le temps de rire et d’aimer sans devoir le démontrer avec des $$$.

 

Elle est magique la vie. Il suffit de regarder la nature pour le comprendre. Alors si ce soir ou demain, tu es triste d’être seul chez toi, va te promener dehors et remercie la vie de t’offrir ce rendez-vous unique avec toi-même!

Je vous souhaite à vous tous de vous partager avec vous-même en tout respect. De vous aimer sans rien attendre en retour et de voir la magie là où elle réside vraiment.

Bon 25 décembre!

Toutarmonie

En ce 29 décembre 2015…

FullSizeRenderCe soir, je viens partager avec vous une petite vidéo que j’ai fait pour vous ce midi à Montréal durant la tempête de neige. Nous en avons finalement reçu environ 40 cm. Dire qu’il y a quelques jours, le 24 décembre, il faisait ici un exceptionnel 17 degrés Celcius!

Vive l’adaptation au changement!

Je vous préviens, la qualité technique de la vidéo laisse un peu à désirer, en ce sens que je marche avec mon téléphone, il faisaitt froid sans mes gants, j’avais le nez qui coulait, le micro était très proche de ma bouche à l’intérieur de mon capuchon pour ne pas se faire mouiller, il ventait, il y avait beaucoup de neige et je traînais de lourdes bottes dignes du grand Nord! 😉

J’avais juste envie d’humaniser mon message, car je trouve que les échanges plus directs manquent de plus en plus dans ce monde.

Bonne fin d’année 2015!

À bientôt,

L’été en hiver!

Nous sommes le 18 mars. Ici au Québec le 18 mars, c’est encore l’hiver… enfin, en principe! J’ai déjà vu des tempêtes de plus de 20 cm de neige le 1er avril…

Pourtant, depuis une semaine, les températures sont bien au-delà des normales (normales de zéro Celcius). Et aujourd’hui, c’est encore plus impressionnant! Aujourd’hui aurait pu être une belle journée de juin ou juillet! Il a fait 22 Celcius à Montréal, et 21 ici en banlieue. J’ai regardé Météo média et il faisait 11 Celcius à Paris, et 21 à Sydney en Australie!!!! Plus de printemps, puisque nous n’avons presque plus d’hiver non plus…

J’aurai bientôt 45 ans, et  je n’ai jamais vu cela!

Les commerçants les plus « allumés » ont sauté sur l’occasion pour ouvrir prématurément leurs terrasses, des bars laitiers qui n’ouvrent généralement que beaucoup plus tard vers la fin de printemps ont ouvert leurs portes. Et comme si une sorte de réveil-matin de sortie d’hibernation venait de sonner, tout le monde se retrouvait dehors, autant dans les artères commerciales, que dans les quartiers résidentiels! Les ours sont sortis de leurs cavernes!!!! 🙂

Ma fille et moi nous sommes installées au soleil avec de la lecture sur une terrasse, en manches courtes, et on a même vu des gens en shorts!!! C’est fou!!! Avides de vitamines C, après une semaine de pluie, on nous annonce des températures encore plus chaudes tout au long de la semaine!!! Wow!!!!!

Une explosion de vie et d’énergie, et partout des regards surpris par ce temps si clément, un immense sourire au lèvres! Il est vrai qu’il est beaucoup plus agréable pour des québécois d’avoir un temps plus chaud que la normale, que pour des européens d’avoir du temps plus froid et un hiver plus dur! Les gens qui vivent dans les déserts où il a neigé cet hiver ne sont pas du tout équipés pour faire face à cela. Nous ici vivons toutes les conditions météos… parfois 4 saisons en une semaine! On n’a pas trop le choix de savoir s’adapter à tout dans ces conditions.

Alors ne me demandez pas si je crois au réchauffement climatique… on le vit en ce moment!

Les outardes en sont aussi surprises que nous d’ailleurs! Elles rigolent bien fort dans le ciel! Les entendez-vous?