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Le mensonge dans lequel nous vivons

Tellement vrai!!! Je l’avais publié le 28 mars dernier, mais cette version est en français, alors que l’autre n’avait que des sous-titres. Je sais que plusieurs d’entre vous ne sont pas nécessairement bilingues, et puis ce vidéo est du genre à le regarder plus d’une fois…

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Unity… la suite

affiche du film

J’ai eu le privilège de pouvoir assister au visionnement du documentaire Unity à Montréal le 12 août dernier, lors de son lancement. (cliquer ici pour voir ma publication du 7 août à ce sujet) J’en suis très heureuse! Si nous avions davantage de films comme celui-là, plutôt que des films qui font l’apologie de la violence et de la vengeance, nous progresserions sûrement plus rapidement vers une vie plus saine et plus équilibrée.

Dans ce documentaire, il est question d’égo. L’égo qui mène le monde…  Mais il est aussi question de compassion, de respect, d’amour et de comprendre que nous ne sommes qu’un. Un merveilleux film pour nous faire prendre conscience de nos comportements destructeurs, face à l’infime place que nous occupons dans l’univers. Comme quoi, nous n’avons aucune raison de nous croire les maîtres de l’univers dans cet espace si vaste…

La scène introductive donne tout de suite le ton au documentaire. Pendant de nombreuses minutes, on voit deux bœufs dans le couloir de la mort. Pas de narration, pas de musique, cependant nous ressentons ce que vivent les bêtes face à ce qui les attends. Il est difficile de ne pas verser de larmes… Je crois que ces scènes sont essentielles pour que les gens réfléchissent sur leurs manières de vivre. Même si je suis végétarienne, je pouvais imaginer comment se sentaient ceux qui venaient de manger un  steak… On doit ouvrir nos yeux pour pouvoir changer. Tout ne doit pas passer par « oh, mais j’aime tellement le goût »! Accepterions-nous de manger de la viande si nous devions voir ces scènes chaque jour? En parallèle, on nous explique que tous les animaux que nous utilisons pour leur force (chevaux, chameaux, boeufs, éléphants… ) ne mangent aucune viande et pourtant, il sont forts et puissants…

Ce film est touchant, bouleversant et il est impossible après le visionnement de ne pas réfléchir à tout cela. C’est le but, évidemment, car je suis persuadée que le réalisateur sait très bien que ce genre de changement prendra du temps. Cependant, pour changer, il faut des gens  comme cela qui nous mettent face à nos incohérences..

Comment pouvons-nous tuer ainsi (humains, animaux, planète) alors que nous ne formons qu’un? Car évidemment, nous sommes capables  d’énormément de cruauté envers nos semblables… Tuer son prochain, ou le faire souffrir, c’est se faire du mal également pourtant…

J’ai beau être végétarienne, j’ai beau boire du breuvage de soya au lieu du lait, ce film m’a troublé au point où, je crois être sur le point de ne plus manger de fromage non plus… car celui-ci est fait avec du lait. Quand on voit comment les veaux sont retirés brutalement de leur mère dès qu’ils se lèvent debout… quand on voit comment les vaches souffrent de produire du lait sans arrêt… et que nous apprenons que même les animaux ne boivent plus de lait après leur sevrage. Pourquoi, nous les humains, buvons-nous le lait d’autres espèces… sachant en plus que ces laits nous rendent malades?

Qu’attendons-nous pour changer? Voilà l’essentiel du message de ce documentaire.

La scène finale montrant un concours de chefs cuisiniers asiatiques cuisinant un poisson est à couper le souffle. Le gagnant doit préparer et cuire le poisson de manière à ce que celui-ci bouge encore les nageoires et la bouche une fois dans l’assiette! Les  gens applaudissent!!!! On voit même quelqu’un manger avec appétit, deux bouchées du pauvre poisson qui agonise et bouge encore!!!!!! Au secours! Dans quel monde de fou vivons-nous?

Ce film démontre qu’en nous unifiant, nous changerons…

À part la scène du début, tout au long, la narration est faite par toute une panoplie d’acteurs qui se succèdent. C’est la seule chose que j’ai moins apprécié de ce film… car le constant changement de voix et de la petite image de la personne qui parlait me déconcentrait souvent. Cela dit, cela ne m’empêchera pas de le revoir dès que je le pourrai.

Allez voir ce film. Faites-le voir aux enfants… rendez-les conscients le plus tôt possible s’il vous plaît! Il faut que cela change…

Pour terminer, vous pouvez accéder au site web du mouvement Unity en cliquant ici. N’hésitez pas à acheter ses produits dérivés ou  ces DVD pour lui permettre de produire d’autres films comme celui-ci, car dans ce monde, l’argent aide à créer.

Toutarmonie

unity

Vidéo

Du même réalisateur que le film Earthlings

UNITY

Sera en salle un soir seulement à Montréal, le 12 août 2015 à 19 h 00 au cinéma Du Parc. Billet en vente en ligne ici.

Vidéo

Le mensonge dans lequel nous vivons

Voici un vidéo intelligent et cohérent qui résume bien nos vies… un vidéo de type « wake-up call »! 🙂

Je vous ai trouvé une version avec sous-titres français pour que plus de gens puissent en profiter, car le vidéo est en anglais.

Toutarmonie

Fred: le héros des iguane bleues

Fred et ses amis les iguanes
Par Jean Lemire

Le Sedna IV arrivera mercredi à l’île Grand Cayman. L’équipe de tournage y est déjà. Sur les plages, les complexes hôteliers occupent presque tout l’espace. Les habitats naturels se font de plus en plus rares ici, et les animaux sauvages, victimes de ce boom immobilier, peinent à trouver refuge au milieu de cette jungle humaine.

Fred Burton est arrivé sur l’île en 1979. Ce biologiste anglais ignorait que sa vie allait être transformée à tout jamais par un impressionnant lézard aux allures préhistoriques : l’iguane bleu de Grand Cayman. Il peut atteindre près de 2 mètres de longueur et, comme son nom l’indique, il est d’un bleu océanique en période de reproduction. Il peut vivre aussi longtemps qu’un humain si on lui en laisse la chance. Mais le destin aurait pu prendre des allures de tragédies pour ce reptile, n’eût été l’intervention du biologiste anglais. Après être devenu directeur du Cayman Islands National Trust, Burton réalisa qu’il ne restait plus qu’une quinzaine d’iguanes bleus en nature! Le plus menacé de tous les iguanes de la planète n’avait presque aucune chance de survie. On le considéra même comme espèce pratiquement éteinte, tellement le pool génétique était faible et dispersé à travers l’île. Mais l’Anglais ne pouvait se résoudre à voir disparaître une des figures emblématiques de l’île. Sans grands moyens, il monta une petite équipe pour l’assister et, avec une détermination sans borne, il réussit l’une des plus remarquables histoires de conservation de la planète.

Lors d’une précédente expédition, nous avons accompagné Fred jusqu’à un lopin de terre aujourd’hui protégé de tout développement, un nouveau paradis consacré aux iguanes bleus. Fred Burton travaille avec les moyens du bord. Son campement sur le site est pour le moins rudimentaire : une vieille bâche bleue, quelques chaises, une toilette sèche. J’ai rarement travaillé aussi fort pour atteindre ce campement. Le sentier est fait de pics rocailleux acérés, entourés de plantes vénéneuses et de cactus dont les épines se sont bien enfoncées dans mes mains. Mais l’effort fut récompensé. Quand nous sommes enfin arrivés, un iguane bleu se prélassait au soleil à la porte du campement. C’était Zarko, un des plus grands iguanes relâchés dans la nature. Fred Burton l’a élevé, l’a soigné et lui a redonné sa liberté. Il espère aujourd’hui que le grand mâle trouvera des femelles pour perpétuer l’espèce dans son milieu naturel.

Depuis qu’il a entrepris de sauver cette espèce, Fred a réussi à relâcher plus de 600 iguanes en nature! Il a débuté avec un mâle et une femelle, pour ensuite créer une descendance remarquable, élevée pendant deux ans en enclos. Au jardin zoologique qui héberge son projet un peu fou, des centaines de jeunes iguanes, des œufs sous incubateur, et des enclos qui reproduisent le milieu naturel des iguanes. Certains circulent librement dans les limites du parc. D’autres, des mâles plus agressifs et territoriaux, servent de reproducteurs.

Avec Fred, nous avons relâché une vingtaine de jeunes iguanes âgés de 2 ans sur le nouveau site protégé. Chacun porte derrière la tête une série de petites billes de couleurs différentes qui permettent de différencier les iguanes entre eux. Le jour de notre expédition en fut un de grande première. Avec notre chance habituelle, nous avons pu assister à la première éclosion d’œufs d’iguane en nature! Ces œufs aujourd’hui éclos, résultats d’un accouplement entre des pensionnaires de Fred, prouvent que la grande et remarquable mission de sauvetage est désormais accomplie!

Vous auriez dû voir la tronche de la petite bête, se faufilant entre la végétation pour éviter notre caméra. Fred aussi avait une drôle de tronche. Après 23 ans d’efforts, un premier iguane est enfin né en nature. L’émotion, à l’anglaise, était au rendez-vous…

L’avenir de l’iguane bleu de Grand Cayman est probablement sauvé, grâce au courage et à la détermination d’un seul homme. Mais le sort d’autres espèces des Caraïbes demeure incertain, en raison de la forte croissance démographique observée un peu partout dans les Caraïbes. Le partage des ressources de la nature entre toutes les espèces constitue un défi important si l’on veut préserver la vie sur cette planète. Une planète en pleine crise, qui connaît le taux d’extinction d’espèces animales et végétales le plus élevé de l’histoire de la Terre.

Mais les histoires comme celle de Fred Burton nous montrent que le défi peut être relevé,
et que l’espoir de vivre en harmonie avec une nature abondante et généreuse demeure
entier.

Merci Fred!

Cliquez ici et aller à la fin de la page pour visionner le vidéo de Fred et ses protégées, les iguanes bleues

Source: Radio-Canada 100 jours pour la planète

Quand on regarde l’ensemble, ça donne une autre perspective

Au moment où je vous écris, Isaac, la tempête tropicale se dirige vers la Floride. Mais il y a plus inquiétant…

Depuis les dernières 24 heures, il y a près d’une centaines de séismes qui ont eu lieu en Californie, dont certains furent de 4,7 puis 5,3 et 5,4… De plus, il y a moins d’une heure, un autre séisme de 5,1 au Chili, sur la même côte Est de la Ceinture de Feu, et un séisme de 6,8 dans l’océan Atlantique… 4,9 en Indonésie….

Bref, la liste est impressionnante. Si je vivais en Californie (chose impensable pour moi) , je planifierais rapidement un long voyage loin de cette région…!

Depuis deux semaines, la France vit une grande canicule!!!

Et juste durant les deux premières semaines du mois d’août, ces évènements (voir vidéo) sont survenus sur notre planète:

Et pendant ce temps, une grande partie de la population vit comme si de rien n’était. Comme si rien n’avait changé! Comme si rien ne se préparait.

Ça donne à réfléchir, ne trouvez-vous pas?


Mise à jour à 1:37 am heure de Montréal

Dans la dernière heure il y a eu un autre séisme de force 5,1 (sans parler des 7 autres de plus de 4) rien qu’en Californie! Et un de force 7,4 à El Salvador, toujours sur cette côte est! La tempête tropicale se transforme en ouragan de force 2 et un typhon fonce sur le sud du Japon!

Où irez-vous si Fukushima explose?

Je vous retransmet ce texte de Jean-Marc Dupuis que j’ai trouvé sur 2012 un nouveau paradigme. Je suis vraiment contre la désinformation dont nous sommes nous témoins…
Ce n’est pas parce que nous n’entendons pas parler de quelque chose, qu’elle n’existe pas…

Tandis que le club des journalistes parisiens nous bombarde de gros titres sur le dernier tweet de Valérie Trierweiler (passionnant !), les mésaventures de Ségolène (navrant !), le départ de Laurence Ferrari (émouvant !) ou encore les déclarations des (ir)responsables Européens sur la crise des dettes publiques, la situation à Fukushima tourne à la catastrophe sans que cela ne mérite une ligne dans nos journaux ni même quelques secondes d’antenne.

Et pourtant, si l’objectif des journalistes officiels est de « vendre du papier » ou « faire de l’audience », puisque beaucoup d’entre eux ne s’en cachent même plus, parler de ce qui se passe réellement à Fukushima leur permettrait d’exciter les foules, à juste titre pour une fois.

Mais pour l’instant, c’est le silence… de mort.

Une question de survie de l’espèce humaine

Lorsque la centrale nucléaire de Fukushima fut ravagée par le tremblement de terre puis le tsunami en mars 2011, les autorités japonaises et les agences spécialisées dans le nucléaire ont eu une seule priorité : minimiser de façon obscène l’impact sanitaire de la catastrophe, pour empêcher tout mouvement de panique.

L’explosion d’une centrale nucléaire libère pourtant dans l’atmosphère une grande quantité de radionucléides radioactifs. Il en va de même des retombées radioactives après l’explosion d’une bombe atomique ou d’une « bombe sale ». L’un des composés radioactifs les plus communs est alors l’iode 131 (131I). Et c’est ce qui s’est passé à Fukushima (plus à ce sujet ci-dessous).

Par chance, il existe un moyen rapide, très efficace, très bon marché, et sans effets indésirables graves, d’immuniser votre organisme contre l’iode 131, ce qui n’est pas le cas des autres composés radioactifs (césium par exemple).

Il vous suffit de prendre, dans les deux heures qui suivent l’accident nucléaire, un comprimé d’iode, ou de vous badigeonner 2 mL de teinture d’iode sur la peau (1 mL pour les enfants). Si vous n’avez pas d’iode dans votre armoire à pharmacie, vous pouvez utiliser de la bétadine, en doublant la dose. L’application est à renouveler trois jours plus tard. De cette façon, vous saturez votre corps d’iode non radioactif et vous diminuez de 97 % votre absorption d’iode radioactif, et ce sans effets indésirables graves.

En effet, votre glande thyroïde est programmée pour emmagasiner et concentrer rapidement l’iode qui passe à sa portée. Si c’est de l’iode radioactif, votre thyroïde l’absorbera et vous serez exposé à des rayonnements internes, qui augmenteront votre risque de cancer de la thyroïde et de nodules bénins. Les enfants et les bébés sont encore plus vulnérables que les adultes.

Mais si votre thyroïde est déjà saturée d’iode non radioactif, alors votre corps n’en absorbera plus. Et vous pouvez obtenir ce résultat en vous badigeonnant de la teinture d’iode sur votre peau.

Cela ne coûte quasiment rien. Mais encore faut-il en avoir dans son armoire à pharmacie.

Attention, il existe des dangers à utiliser de la teinture d’iode, qui n’est pas un produit anodin. Il convient, avant de l’utiliser, de demander l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien. Il ne faut pas l’associer à des antiseptiques à base de mercure. Les femmes enceintes et les bébés de moins d’un moins ne doivent pas l’utiliser sans avis médical. De même, toute personne qui présente une certaine sensibilité à l’iode, qui est atteinte d’une maladie thyroïdienne et qui souffre de troubles cardiaques ne devrait pas s’appliquer de teinture d’iode.

Il est vital d’agir rapidement

La rapidité d’administration de l’iode après une exposition à de l’iode radioactif est un facteur décisif d’efficacité. L’effet protecteur est de 97 % lorsque la teinture est administrée au moment de l’exposition, mais passe à 85 % une heure après, et à 50 % entre 3 et 4 heures après l’exposition. Après 6 heures, vous êtes « out ».

Pour ces raisons, il semble raisonnable de vous préoccuper aujourd’hui de mettre dans votre armoire à pharmacie une bouteille de teinture d’iode. Il ne vous en coûtera que quelques euros.

La bombe à retardement n’est pas du tout désamorcée

Contrairement à ce qu’ont reconnu les autorités au moment de l’accident, des dizaines de milliers de personnes au Japon et dans le Pacifique ont été affectées par les émissions de césium 137 radioactif suite au tsunami de mars 2011. Des déchets de la centrale de Fukushima ont été retrouvés jusque sur les côtes de la Californie. Alors qu’on craignait que l’accident fût pire que celui de Tchernobyl dans les jours qui suivirent, personne n’imaginait à quel point ce serait pire en effet.

Si les estimations actuelles sont exactes, Fukushima a déjà relâché autant de radiations dans l’atmosphère que Tchernobyl. La différence est que la société TEPCO et le gouvernement japonais n’ont pas voulu construire de sarcophage en béton autour de la centrale, comme ce fut fait par les soviétiques, à un coût humain il est vrai gigantesque.

Aujourd’hui, on se retrouve donc avec des installations nucléaires à nu, et le risque d’un désastre encore dix fois plus grand si un nouveau tremblement de terre devait se produire. Ce scénario est malheureusement probable dans cette région à forte activité sismique.

Nous sommes donc aujourd’hui à la merci de la nature. Le gouvernement japonais le sait, et prépare actuellement des plans pour l’évacuation totale de l’agglomération de Tokyo, un exode aux conséquences humanitaires apocalyptiques qui concernerait 40 millions de personnes ! En fait, d’immenses territoires aujourd’hui densément peuplés dans l’hémisphère nord deviendraient inhabitables, pour des siècles voire des millénaires.

Nier les faits ne sert à rien

Il n’existe aucun moyen de nier cette réalité. Prétendre que la menace n’existe pas ne peut ni écarter le danger, ni vous protéger vous et votre famille. Le seul effet sera de vous laisser démuni le jour où le désastre se produira.

Il faut que vous ayez en tête les faits suivants :

La centrale de Fukushima-Dai-Ichi contenait six réacteurs nucléaires. Le tsunami du 11 mars 2011 provoqua l’inondation des générateurs produisant l’électricité du système de refroidissement, ce qui entraîna, dans les jours qui suivirent, la fusion de trois réacteurs sur les six (« full melt down »).

Chacun d’entre eux va alors connaître des explosions d’hydrogène, qui détruiront leur toit et leur partie supérieure.

À partir de ce stade, des rejets massifs vont se produire dans l’atmosphère et l’environnement. Le gouvernement japonais prend alors une décision dramatique : demander que de l’eau de mer soit utilisée pour refroidir les réacteurs, ce qui acheva de les détruire complètement, et à relâcher des millions de litres d’eau contaminée dans le Pacifique.

La catastrophe fut donc classée au niveau 7 (le plus élevé) de l’échelle internationale des événements nucléaires.

Le cauchemar des piscines

Mais la pire menace actuellement concerne les « piscines ».

Il faut savoir que, dans une centrale nucléaire de type Fukushima, les barres de combustible usé sont stockées dans des piscines remplies d’eau. Ce combustible émet des rayonnements qui sont extrêmement dangereux pour l’homme et dégage une énorme chaleur. Dans les conditions normales, l’eau permet de bloquer les rayons, et de refroidir les barres de combustible usé. Des machines permettent en outre d’examiner les barres, de les déplacer, etc.

Le problème est que, suite à l’accident, le système de refroidissement a cessé de fonctionner, ce qui a d’abord produit l’évaporation de l’eau puis un incendie dans la piscine du réacteur n°4, produisant de nouvelles émissions de vapeurs radioactives. Les installations pour déplacer les barres ont été détruites. Aujourd’hui, plus aucun être humain ne peut s’approcher de ces piscines.

Une catastrophe imminente ?

Aujourd’hui, mardi 19 juin 2012, la radioactivité a tellement monté dans la piscine n°2 qu’il n’est plus possible de la mesurer. (Oui, vous avez bien lu : la radioactivité est trop forte pour être mesurée). L’eau étant en train de s’évaporer, la chaleur et les radiations pourraient augmenter fortement et déclencher de nouveaux incendies.

La piscine n°4 est à 30 mètres au-dessus du sol et elle est exposée à l’air libre. La structure qui l’entourait et qui la soutenait est fortement endommagée. Si un nouveau tremblement de terre se produisait et qu’elle s’effondrait ou se mettait à fuir, un incendie radiologique catastrophique se produirait qui pourrait provoquer des émissions de Césium dix fois supérieures à Tchernobyl.

Il est de plus impossible de retirer ces barres radioactives car le système prévu a lui aussi été détruit lors du tsunami. Les retirer avec une grue provoquerait des émissions de radiations destructrices, des incendies et potentiellement aussi des explosions, qui ne peuvent être évités qu’en les maintenant en permanence dans l’eau, dans des structures renforcées (ce qui n’a encore jamais été pratiqué nulle part, ajoutant une forte dose d’imprévisibilité à l’opération).

Certains scientifiques pensent même que l’effondrement des piscines serait si grave que l’ensemble du Japon devrait être évacué. Cela représenterait 125 millions de réfugiés, ce qui causerait un désastre humanitaire sans précédent.

Une des plus grandes accumulations de radioactivité de la planète

Avant que vous ne balayiez de la main ces informations en les attribuant à quelque réseau antinucléaire extrémiste, voici ce qu’a déclaré Robert Alvarez, haut conseiller à l’environnement et à la sécurité nationale au ministère de l’énergie des Etats-Unis (Senior Policy Adviser to the Secretary for National Security and the Environment for the US Department of Energy) :

« Le total des stocks de combustible nucléaire usé sur le site de Fukushima Daichi contient près de la moitié du montant total du Césium 137 libéré par tous les essais d’armes nucléaires dans l’atmosphère, Tchernobyl, et les usines de retraitement du monde entier (environ 270 000 000 curies ou 9,9 E +18 becquerels).

Il est important que le public comprenne que les réacteurs qui fonctionnent depuis des décennies, comme celui du site de Fukushima-Dai-Ichi, ont produit un des plus grandes accumulations de radioactivité de la planète. »

Les agences nucléaires du monde entier sont en alerte face à l’éventualité d’une nouvelle dégradation des réacteurs de Fukushima et des piscines de combustible usé, et des retombées radioactives qui s’ensuivraient. Une série d’explosions se produiraient qui entraîneraient des radiations dans l’ensemble de l’hémisphère nord, qu’il serait impossible de limiter.

Ne comptez pas sur les autorités pour vous « prendre en charge »

La morale de cette histoire est que, quoi que l’avenir nous réserve, ne comptez pas sur les autorités pour vous protéger, et encore moins pour vous « prendre en charge ».

Si, dans un domaine aussi crucial que la sûreté nucléaire, elles sont capables de laisser une telle catastrophe se produire (difficile de prétendre qu’au Japon, personne ne connaissait le risque de tremblements de terre et de tsunami…), et si elles sont capables de si mal gérer les conséquences, dites-vous bien qu’elles agissent de la même façon, et pire encore, dans d’autres domaines, y compris celui si crucial de la santé publique.

La réalité est que les experts des gouvernements ne sont tout simplement pas préoccupés, en premier lieu, par le bien public, et encore moins par votre cas particulier ou par le mien.

Pour eux, comme pour beaucoup de monde, la priorité est avant tout d’assurer leur propre avancement, leur propre prestige. Et s’il faut pour cela contribuer, de façon active ou passive, à mettre en place un système dangereux et inhumain, beaucoup, malheureusement, n’hésiteront pas. L’histoire l’a prouvé, et combien de fois.

Je vous tiendrai informé

Je continue à recevoir, au jour le jour, des informations exclusives de Fukushima. Vous serez donc parmi les premiers à être informé dès que ce produira un événement important, et sans que les informations ne passent par le filtre des agences officielles. Cela vous permettra, si vous le souhaitez, d’être parmi les premiers à réagir.

C’est ce qui fait, en général, toute la différence.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

Santé Nature Innovation

Grenier du monde sous la glace

Je savais qu’il existait un endroit où étaient entreposées les graines originales de tout ce que nous faisons pousser, mais je ne savais pas où était ce super bunker. Le voilà, là où rien ne pousse, à -30 Celcius…

C’est une protection contre les catastrophes naturelles et humaines… mais aussi, lorsque tout le monde aura compris que les OGM n’étaient pas bons pour nous… nous voudrons revenir à des semences non modifiées… Voilà où elles se cachent!

Disons qu’en ce moment, il est bon de savoir que ces réserves existent quelque part.

Je ne serais pas surprise qu’il existe un autre grenier semblable ailleurs…

Désolée pour la traduction mal écrite, elle n’est pas de moi!