Triple initiation

Ça fait 5 mois que je n’ai rien publié sur mon blogue! L’écrire, ça semble long. Je vous avais parlé du défi triple que je devais traverser après avoir sauté dans le vide en faisant confiance à mon ressenti. J’avais réussi avec brio la première partie, celle d’avoir quitté un emploi sans filet de sécurité en période de confinement et le travail que je souhaitais est venu à moi de manière surprenante.

La deuxième étape concernait mon auto. Je n’avais pas le choix que cela se règle avant la mi-janvier, pourtant à cause de la pandémie, j’ai eu droit à une exceptionnelle extension de mon contrat jusqu’à la mi-mai, et cela grâce au confinement! C’était, de mes trois défis, celui qui me stressait. Je ne voyais pas comment cela allait se conclure, mais toujours en moi je ressentais que je conserverais mon véhicule que j’appréciais. 5 jours avant la date limite, alors que je n’avais toujours pas trouvé de solution à mon problème, en revenant de chez ma mère, à deux régions de la mienne, ça m’a dit très fort d’aller faire une course à un magasin qui était sur mon chemin. Ça m’embêtait un peu parce que je n’avais pas prévu faire d’achats, je n’avais pas envie de voir de foule, mais ça revenait avec insistance. Un peu avant d’arriver, j’ai contacté une amie de ma région, avec mon téléphone main-libre, pour lui demander si elle avait besoin de quelque chose. En lui parlant, j’ai raté ma sortie. Cela m’a fait faire un très grand détour. Si bien que je me suis demandée si c’était bien mon intuition qui m’avait guidé à cet endroit. Sur place, je pensais y trouver un produit naturel particulier, mais il n’y en avait pas. Partout où je me retrouvais dans cette grande surface, ça me prenait un temps fou! Le caissier m’a demandé d’aller au comptoir pour les membres parce qu’il y avait un problème avec mon adresse, leur courrier revenait en disant que mon adresse n’existait pas. Je suis donc allée au comptoir pour les membres, et là encore, j’en ai eu pour 20 minutes minimum! À n’y rien comprendre! La préposée de comprenait pas ce qu’il se passait. Elle entrait mon adresse de 2 chiffres et quand elle la sauvegardait, c’est une adresse à trois chiffres complètement différents qui apparaissait! C’était dingue! Elle a dû contacter son superviseur qui n’y comprenait rien également. Quand je suis finalement sortie du magasin, je me sentais comme dans un film au ralenti. Dans le stationnement, j’ai vu une femme masquée qui me faisait penser à une amie de l’adolescence. J’ai dit son nom et elle m’a confirmé que c’était bien elle. Quand j’ai mentionné mon nom, son conjoint masqué s’est retourné étonné! J’avais devant moi la copine du frère de mon premier amoureux, laquelle vivait encore depuis 39 ans avec le frère de mon premier amoureux. Nous avons discuté dehors pendant une trentaine de minutes, avant que je ne doive les quitter rapidement, parce que la région que j’habitais avait encore un couvre-feu à cette période, et il me restait 1 h 15 de route à effectuer. Avant que je ne les quitte, sans que je ne pose de question sur mon ancien amoureux, son frère m’a dit que son frère était directeur des ventes pour le concessionnaire automobile XYZ depuis 2 ans! Je devais avoir l’air d’avoir vu passer un fantôme, parce que ce concessionnaire, c’était le mien! Il me restait 4 jours avant la fin de mon contrat! Je savais que la vie venait de m’amener sur un plateau la résolution de mon problème, car s’il existait une solution, cet ex qui m’appréciait beaucoup me la trouverait! Je le contactais le lendemain et pour vous faire une histoire courte, j’ai pu conserver mon auto, comme ce que j’avais ressenti. Alors le détour et tout ce qui m’a retardé dans ce magasin avait pour but de permettre la rencontre avec ce couple, afin que je puisse contacter une ancienne flamme qui allait régler mon problème! Une succession de synchronicités. Je ne vous ai pas partagé cela, parce qu’il me restait encore à trouver mon prochain chez-moi. Le défi était de taille!

Déjà, les prix ont fait un bond prodigieux à cause de l’exode des villes en confinement. Lorsqu’une annonce sortait, moins d’une heure après, plus de 80 personnes répondaient à l’annonce et ils faisaient des surenchères allant jusqu’à 300 $/ mois de plus que le prix du loyer déjà exorbitant, avec parfois des gens qui se proposaient de payer 6 mois d’avance! Les chats étaient souvent interdits! C’était complètement dingue! Il aurait fallu que je ne fasse que surveiller les annonces sur le web, alors que je devais travailler. J’ai malgré tout pu en visiter deux, mais les photos affichées n’étaient pas du tout comme la réalité. Très décevant! J’avais un défi supplémentaire, puisque dans mes critères, il fallait figurer que ma mère viendrait vivre avec moi. En effet, avec la crise et les mesures qui changeaient presque chaque jour, je ressentais la vulnérabilité de ma mère et nous avions donc décidés qu’elle viendrait vivre avec moi. L’offre était rare, les prix élevés, des fraudeurs mettaient des annonces de fausses locations. Dans la région où je voulais aller vivre, les gens se sont rués pour acheter des propriétés qu’ils se sont mis à louer au gros prix! Souvent ces maisons étaient déjà toutes meublées (ça ne me convenait pas du tout), donc encore plus chères. J’en avais marre de regarder les annonces plusieurs fois par jour et de me faire dire qu’il était trop tard, que c’était déjà loué.

Des amis me parlaient de me faire un plan B et même un plan C. Comment leur expliquer qu’à partir du moment où on sait qu’on ne contrôle rien et que ce que je cherche me trouveras, il ne peut y avoir de plan B, puisque ce n’est pas moi qui organise le tout! Un plan B supposerait que j’ai déjà un plan A.

Cela dit, ça ne m’empêchait pas de dormir, parce que si j’avais ressenti si fortement à l’automne que je devais partir, c’est que tout avait été prévu dans l’invisible. J’étais épuisée, mais confiante. Je devais quitter au plus tard le 30 juin et à la mi-juin, je n’avais toujours pas trouvé. Le vendredi 19 juin, alors que j’étais en pause lunch, j’ai vu sur Facebook une très jolie maison beaucoup trop chère et pas vraiment adaptée à nos besoins. C’était claire que ça ne convenait pas, pourtant une voix m’a dit d’écrire pour savoir s’il y avait une bain. J’écrivais la question tout en me demandant ce que je faisais là puisque ça ne convenait vraiment pas! En début d’après-midi, la dame m’a répondu oui. Ça ne changeait pas grand chose, elle ne convenait pas, pourtant je me suis retrouvée à lui demander ce qu’elle entendait pas semi meublé. Elle m’a donné un numéro de téléphone et me demandait de téléphoner, ce que j’ai fait. C,était un homme qui a répondu, et très rapidement, je me suis entendue lui dire que ça ne me convenait pas, que ce n’était pas adapté et c’était trop cher. Il m’a demandé ce que je recherchais, parce que, disait-il, il avait d’autres propriétés. En discutant, il m’a proposé une maison exactement dans la région que je recherchais, beaucoup moins chère, avec les critères que je recherchais, en forêt. J’ai demandé à visiter, mais il disait que ça n’irait pas avant le lundi, qu’il avait eu d’autres demandes pour cette maison… alors j’ai dis que j’avais peu de chance de l’obtenir dans ce cas. Et là, il m’a dit une phrases qui semblait être surlignée en jaune tellement elle ressortait de la discussion, le genre de phrase que moi j’aurais dis à quelqu’un. Si cette maison est pour vous, rien ne peut vous empêcher de l’avoir!

Mon double me parlait à travers lui! J’ai ressenti que je devais visiter cette maison avant tout le monde. Il m’a dit qu’il exigeait une enquête de crédit, puis nous avons discuté. Je le ressentais bien ce mec. Le courant passait. J’ai insisté et il m’a demandé dans combien de temps je pourrais y être pour visiter. Pas avant 1 h 30, je lui ai dis… Il m’a donné un lien pour aller voir les photos sur un site d’agence d’immeuble, m’a demandé de lui texter si ça m’intéressait toujours, et il me recontacterait après son meeting qui commençait.

J’ai vu les photos et j’ai su que je venais de trouver. Endroit paisible en pleine nature, accès à un lac etc… J’ai texté que ça m’intéressait et bien que nous n’avions pas fixé de rendez-vous, j’ai pris le reste de ma journée de congé, j’ai informé sur son répondeur le propriétaire que j’étais en route, de me contacter après son meeting. Je me trouvais culottée, mais je suis partie là-bas malgré une averse intense. Le genre de météo qui ne me donne généralement pas du tout envie de prendre la route, pourtant j’avais une énergie surprenante! Ça faisait plus de deux heures que je n’avais pas eu de nouvelles du propriétaire et une fois devant la maison, j’ai découvert qu’il y avait encore une pancarte à vendre et une boîte noire à code pour les clefs des agents d’immeuble! C’était suspect! Il y avait également un bateau dans l’entrée! J’ai téléphoné le proprio, mais il ne répondait pas. Je me suis garée dans le stationnement de l’épicerie du village, complètement paumée, à ne pas comprendre pourquoi ça m’avait poussé à faire tout ce chemin si c’était pour rien! Je me sentais comme si j’étais arrivée devant un mur, en ce sens qu’il n’y avait plus de direction. Je n’avais plus de signe, comme si j’étais arrivée à la bonne place, mais de toute évidence, j’étais là pour rien, sous une averse peu enviable! J’avais envie de pleurer et en même temps, je me sentais comme dans un film, tant je ne contrôlais rien.

J’ai recontacté le proprio sans afficher mon numéro et il a répondu! J’étais déçue, parce que je me suis mise à me dire que ça ressemblait vraiment à une arnaque. Il disait être encore en meeting jusqu’à au moins 21 heures. Il m’a dit que ça l’arrangeait que j’ai pris les devants, puisqu’il avait un emploi du temps de fou. Il m’a suggéré de retourner à la maison, de regarder si les clefs étaient dans la boîte à lettres. Si elles n’y étaient pas, de lui texter et il m’enverrait le code qu’il obtiendrait de l’agent d’immeuble. Il me demandait de le recontacter le lendemain matin. Il m’a dit que les textos ne cessaient d’entrer sur son téléphone pour cette maison. Je lui ai demandé où il l’avait affiché, ce à quoi il a dit qu’elle n’était annoncée nulle part, justement! Les clefs n’étaient évidemment pas là. J’ai fait le tour de la maison. Il ne m’a pas envoyé le code pour accéder aux clefs de l’agent. Je suis rentrée troublée, épuisée et déçue. Ce n’est qu’une heure quinze plus tard, alors que j’arrivais chez moi que j’ai reçu le code en texto! Ça sentait l’arnaque plein nez puisqu’il savait que j’étais parti depuis un moment! Sur le site de l’agence, c’était toujours à vendre, donc j’avais sans doute affaire à un des nombreux arnaqueurs. J’ai passé plus de 90 minutes assise sur le sofa à fixer le vide en silence, à ne rien comprendre puisque j’avais vraiment ressenti très fort que je devais aller là-bas! Comment avais-je pu me faire tromper par un arnaqueur sans le ressentir? Si je ne pouvais plus me fier sur mon ressenti, j’étais perdue!

Au matin, j’ai contacté l’agente d’immeuble qui m’a confirmé que la maison était à vendre! Je lui ai parlé de l’arnaque et elle m’a demandé quel était le numéro de téléphone. Elle m’a confirmé que j’avais bel et bien parlé au propriétaire qui possédait vraiment de nombreuses propriétés. Ouf! J’ai donc recontacté celui-ci et lui ai expliqué mes craintes et mon soulagement de savoir que ce n’était pas une arnaque. Parce que je m’étais déplacée pour rien la veille, et suite à notre conversation, il a accepté de me faire visiter la journée même. Quand il est arrivé, j’avais déjà pu visiter la maison en accédant aux clefs grâce au code. J’avais l’impression de le connaître cet homme et il a eu la même réaction qu’il m’a verbalisé. Pas un coup de foudre là! Une reconnaissance. Nous avons discuté un peu. Il m’a demandé de remplir un formulaire pour éventuellement faire une enquête de crédit, en me rappelant que d’autres gens l’avaient contacté avant moi, puis à un moment donné, il a sorti un bail qu’il a rempli et il m’a dit, elle est à vous la maison! Je vous fais confiance! C’était réglé et je repartais avec les clefs! Nous étions le 20 juin! Je venais de louer une maison qui n’était annoncée nulle part! Je félicite chaque jour mon double d’arriver à orchestrer l’impossible!

Il me restait 10 jours pour trouver un camion et des déménageurs, durant le période de pointe. En effet, au Québec, tout le monde déménage le 1er juillet! Ma seule chance était de déménager le plus vite possible. J’ai réussi à obtenir un camion le 23 juin à 17 heures et puisque le 24 juin est un jour férié, j’avais jusqu’au 25 juin à 8 heures am pour ramener le camion, au lieu de simplement disposer d’un bloc de 8 heures. J’ai loué le camion sans savoir si je trouverais de l’aide. J’ai rempli une partie du camion seule le mercredi soir, puis je n’ai eu l’aide du voisin de ma mère que le lendemain à midi trente! Ce fut physiquement très demandant, mais j’y suis arrivée! J’ignore encore où j’ai trouvé la force et l’énergie, puisqu’une fois le camion chargé et déchargé à destination, je repartais pour aller charger le même camion chez ma mère et le déchargée en pleine nuit seule au nouvel endroit. Non seulement je ne sais pas où j’ai trouvé la force, mais en plus, étrangement, ce soir-là, les moustiques étaient absent malgré une fine pluie.

J’ai eu une journée de 30 heures, mais j’ai pu ramener le camion avant l’ouverture du magasin. J’ai réussi le défi, malgré des délais courts. C’est donc une triple initiation que je viens de vivre. Le point commun à tout cela, c’est que RIEN n’est plus important que le ressenti, même quand les apparences semblent indiquer le contraire.

C’est d’ailleurs notre meilleur allié avec ce que nous réserve la vie dans les prochains mois et prochaines années. Malgré ce que vous entendrez, malgré ce que vous verrez, faites confiance à ce qui vient de la région du cœur. Faites taire le mental et l’analyse. Osez faire confiance à ce qui est invisible, mais pourtant plus réel que vous ou moi!

J’ai ressenti la fatigue après que la tension soit retombée et ce n’est que cette semaine que je retrouve l’envie d’écrire…

Je suis enfin de retour!

par Toutarmonie

20 juin 2012, 34 Celcius ressentie comme 45 Celcius

Me voilà installée (enfin presque!) dans ma nouvelle ville d’adoption au N-E de Montréal, un mois après mon déménagement. Et ici, il fait aujourd’hui encore plus chaud que dans la grande métropole! 34 Celcius (ressentie comme 45 Celcius m’indique Météomédia!). C’est chaud! En ce 20 juin, c’est la journée la plus longue de l’année ici… et le début officiel de l’été, quoiqu’il n’attendait pas après cette date pour s’installer! Nous avons eu jusqu’à maintenant un mois de juin très ensoleillé.

Pas moi qui s’en plaindra. Je préfère nettement la chaleur au froid. Et comme toujours, mon petit système de climatisation naturel intérieur garde ma peau fraîche alors que d’autres sont morts de chaleur. Je suis même allée travaillée au soleil sur une terrasse tant ce genre de climat est fait pour moi! Laissez-moi vous dire qu’il n’y avait pas foule! C’est mon ordinateur qui aimait moins. Pour peu, il se mettait à fondre! C’est pour lui que je suis rentrée après plus de deux heures de travail au soleil.

Partir, avant que mon laptop ne ressemble à cela!

J’ai été plutôt silencieuse depuis 6 semaines. Je viens de vivre mon plus gros déménagement à vie. Le stress de devoir trouver autre chose rapidement, de devoir décider de ce qu’on conserve ou pas, de vendre de gros objets, de devoir mettre en boîtes dix ans de vie dans une grande maison, vers un endroit plus petit… de faire cela pratiquement seule, et de défaire le tout une fois à destination… au travers des milles et unes autres choses à faire… Probablement la pression y est aussi pour quelque chose, car pendant plus d’un mois, je ne pouvais m’offrir le luxe de faire autre chose, ni de respecter ma fatigue. Si bien que je suis vraiment très épuisée depuis mon arrivée. Vous savez? Envie de rien, mais pas envie de rien faire? 🙂 Bref, épuisement total! Ajoutez à cela l’adaptation à un milieu beaucoup plus bruyant, plus agressant aussi puisque c’est une partie de la ville assez particulière! L’adaptation est nécessaire!

Je commence à avoir plus de repères. Je viens de trouver une nouvelle terrasse pour remplacer celle où j’aimais bien aller faire la partie de mon travail sur mon laptop. Pas encore vraiment de vécu non plus chez-nous… Nous sommes encore dans l »installation ». L’installation de mon nouvel atelier de création est tout un défi également!

Bref, tout cela pour vous dire que je suis de retour. Mes blogues me manquent! Écrire me manque, comme bien d’autres choses…

Ce que j’ai trouvé le plus difficile serait ridicule pour la plupart des gens. Ce fut de devoir me débarrasser de presque tout ce qui était dans un de mes deux ateliers. Une énorme pièce où j’y conservais toutes sortes d’objets, de matières et de trucs récupérés, qui auraient éventuellement eut droit à une seconde vie. Je pleurais en mettant dans la poubelle à récupération tous ces trésors… Quand je décidais de conserver quelque chose, je voyais déjà en partie ce que je pourrais en faire… et là, je devais les jeter! Enfin, ceux qui récupèrent me comprendront sûrement…

Je vais donc dans les prochains jours, développer la nouvelle section POUR EXTRA VÉGÉ car comme vous le savez, en déménageant, je revenais à un régime végétarien, avec des alternatives pour ne plus avoir de carences en vitamines B12. Je dois également retrouver le goût de cuisiner puisqu’en ce moment, c’est vraiment à « rebâtir » en moi! Trop de fatigue accumulée… Donc à suivre sous cet onglet que vous retrouverez en haut de la page.

Vous tous me manquez également. Hey oui, car chaque fois que des gens se sentent concernés par ce que je partage et m’en font part, cela me donne espoir en l’humain! Ainsi, il existe d’autres « extras » comme moi? Bienvenue à vous tous!

Et bon été!!!