Yellowstone inquiète

Ce mois-ci, la région de la caldera Yellowstone, dans le Montana, est secouée de très nombreux séismes. Cela attire l’attention, car Yellowstone est un supervolcan. S’il faisait éruption après 640 000 ans, ce serait catastrophique pour tout le monde. Déjà, dans un rayon de 1000 km, la poussière toxique tuerait humains et animaux.

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Ensuite, les cendres voyageraient et bloqueraient les rayons du soleil sur une très vaste région. Nous serions tous touchés par un tel impact. Cela affecterait nos cultures, nos climats, sans parler de la situation économique suite à une telle éruption. Donc quand Yellowstone donne des signes d’activités, cela inquiète, avec raison.

Voici à quoi ressemble habituellement l’activité à Yellowstone (à gauche) et à quoi cela ressemble ces jours-ci (à droite):

Contrairement à ce que disent certains sites alarmistes, le volcan ne risque pas d’exploser dans les prochains jours, cependant cela indique que quelque chose se prépare. Sous cette région très particulière se trouvent de gros réservoirs de magma. Si la terre tremble autant, c’est qu’une pression est exercée. Pour la Terre, une année équivaut à une seconde pour nous, alors évidemment, cela peut prendre un certain temps avant que cela affecte le relief. Nous aurons, je crois, le temps de voir venir. Nous l’espérons en tout cas.

Cela dit, si je m’intéresse aux activités terrestres, ce n’est pas par peur d’une catastrophe. Si cela doit arriver, d’avoir peur n’y changera absolument rien. Je trouve important de me rappeler que la Terre est vivante et peut, d’un soubresaut nous envoyer valser. Cela nous ramène à l’importance de profiter de chaque instant et de chérir la nature. Si nous sommes tous interreliés entre nous, il ne faut pas oublier que la nature l’est tout autant. Nous ne formons qu’un. Toute cette violence qui émane des humains a forcément un impact sur la nature. Nous la malmenons également, alors n’est-il pas normal que nous nous retrouvions devant autant de situations extrêmes actuellement?

Quand j’entends le président américain déclarer que les enseignants devront être armés, j’ai l’impression de regarder une série du genre « Walking Dead »! Comment avons-nous pu en arriver là? Comment pouvons-nous encore détruire des milieux naturels pour deux semaines de remises de médailles olympiques et tout recommencer ailleurs aux deux ans? Comment pouvons-nous encore vouloir aller toujours plus vite, à n’importe quel prix, à coup de drogues, alors que nous devrions plutôt apprendre à ralentir! Prendre le temps. Comment pouvons-nous encore cautionner des courses de Formule 1 avec tout ce que nous savons sur l’environnement? Nous sommes nombreux à croire qu’il faudra un événement naturel majeur pour que cela change. Les films et séries portant sur la survie ont vu le jour parce qu’il est évident que nous fonçons tout droit dans un mur en ne changeant pas plus rapidement nos mentalités. À force de tirer sur l’élastique, il va nous péter en pleine face, c’est clair!

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Je trouve bien plus épouvantable d’entendre parler de toutes ces tueries qui surviennent presque quotidiennement, que des révoltes de la nature. Perso, si j’étais la nature, je m’impatienterais bien plus qu’elle ne le fait. Heureusement pour nous qu’elle est plus patiente, mais alors que nous faudra-t-il pour que chacun se sente concerné et change son regard et sa façon de faire? Si tout le monde attend après les autres pour changer, rien ne se fera. Si le profit domine sur le gros bon sens, nous y perdrons tous. Il existe de nombreuses personnes qui vivent en marge et préparent activement le monde de demain. En faire partie ne dépend que de vous.

Sources: Strange sounds, Express co UK, National Geographic,

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Anecdote en forêt

J’ai omis de vous raconter une anecdote reliée à ma sortie solo en raquettes de samedi, en forêt. C’était magnifique, énergisant et je ne compte plus le nombre de fois où j’ai remercié, comme chaque fois, la vie de me permettre de vivre ces moments privilégiés. Bref, j’étais heureuse de baigner dans cette belle énergie.

Joie et bonheur

Comme je vous le racontais, personne n’était passé sur le sentier depuis un bon moment à cause des pluies verglassantes de début d’année. Les seules traces que je voyais sur la neige étaient celles des animaux, ce qui me ravissait. Comme le temps était clément, je me suis aventurée jusqu’au bout, là où il y a un lac. En repassant devant le grand pin, j’ai croisé une dame que je ne connaissais pas et avec qui je me suis entretenue un moment. Elle se promenait en raquettes avec son gros chien. Un peu plus loin, j’ai vu un groupe de 4 personnes, qui était arrivé par un chemin de travers, eux aussi étaient accompagnés d’un gros chien. Puis pour la plus grosse portion du trajet de retour, je suis retombée sur mes traces là où plus personne n’avait marché. C’est là que j’ai remarqué les traces qu’un animal avait laissé sur les miennes peu de temps avant mon arrivée! Ces traces semblaient avoir 3 grosses et longues griffes devant. Visiblement pas un renard ni un ours ni un chevreuil ou un raton laveur. Pas un chien non plus. C’est la 2e photo qui illustre le mieux la plupart des traces que je voyais. L’animal faisait de grand pas et courait possiblement. Étaient-ils plusieurs à marcher dans la même trace?

Peur

Plus j’avançais, et plus j’appréhendais une possible rencontre avec cet animal qui se dirigeait dans la même direction que moi en suivant mes traces. Avait-il senti l’odeur de mes chats qui dorment parfois à côté de mes raquettes? Cela explique sans doute pourquoi chaque fois que je croise des gens sur ce sentier, ils sont accompagnés de chiens. Était-ce un pékan, un loup ou un coyote? Bien que certaines traces ressemblent à des pattes d’oiseaux sur l’une des photos, ces traces étaient assez grandes. Les doigts des dindons sauvages, nombreux dans la région, sont plus écartelés que ce que je voyais. L’empattement de cet animal était grand. Mes photos ne sont pas géniales parce que pour économiser ma pile, j’avais diminué la luminosité de mon téléphone cellulaire au minimum et pour tout vous avouer, je me sentais soudainement moins brave! Alors je m’arrêtais très rapidement pour faire mes photos sans même les regarder. J’étais pressée de rentrer chez moi. Dans la neige folle, les 3 griffes rapprochées semblaient tres acérées! Mon coeur battait plus fort et j’avançais si rapidement, que j’en étais trempée sous mon manteau!

Nos sommes en plein milieu de l’hiver, la nourriture se fait rare pour les prédateurs. Je suis une proie. Plusieurs animaux ne sortent pas seuls, moi par contre je l’étais! J’étais peu rassurée par le couteau suisse que j’avais dans ma poche. Depuis que j’ai lu un guide de survie en forêt, je tente de respecter les consignes minimales qui consistent à toujours avoir un couteau, un sifflet (j’avais le mien) et des allumettes (je n’en avais pas, mais là était le dernier de mes soucis). Tant que je voyais les traces devant moi, ma crainte était contenue, mais à un endroit où le sentier bifurquait à gauche pour mieux longer la rivière et offrir une vue bucolique, les traces ont quitté le sentier pour s’engager dans la neige folle et plus épaisse. Un animal vivant dans cette région savait que ce raccourcit menait à une jonction de mon sentier! C’est à partir de là que j’ai vraiment commencé à avoir peur. Régulièrement je surveillais mes arrières et je regardais entre les arbres. J’étais engagée dans un sentier creux surmonté de buttes enneigées. Un animal rusé pouvait m’y piéger. Je peux vous garantir que je n’avais plus la tête à faire des photos!

Réflexion

Je n’ai finalement pas rencontré cet animal, mais je ne suis pas rassurée pour autant, car vous devinerez que depuis j’ai posé des questions à mes amis de ma nouvelle région. Les traces semblent abonder dans le sens du coyote. C’est ainsi que j’ai su que toutes mes amies sortaient en forêt avec un chien. Celui-ci les repère avant nous, il les distrait et au pire, le prédateur le mange pendant que vous détalez! Le chien de ma patronne (chien de berger) n’a pas tout à fait compris son rôle, car il ramène des orignaux à sa maitresse quand elle et lui sortent faire du ski de fond! J’ai également su qu’un loup pouvait se balader en solitaire, mais que les coyotes sortaient en groupe en marchant tous dans la même trace pour berner leurs victimes. On me dit d’éviter ces balades au printemps, car le risque de rencontrer un ours est plus grand et ils sont affamés à cette période-là.

Bref, la vie en nature n’est pas sans risque! Je n’ai pas non plus l’intention d’avoir un chien! Dois-je publier une petite annonce qui irait comme suit: Recherche homme grand et costaud, aimant la nature pour sorties en foret sans chien!

Par Toutarmonie