Le hamac

Je vous partage aujourd’hui un texte que j’ai écrit, il y a un an pour un concours de récit. C’est la première fois que je le partage publiquement. J’y raconte ce que je vivais, il y a trois ans. Moment émouvant que je n’oublierai jamais. Je vis ailleurs depuis l’été dernier, toujours en nature, mais encore aujourd’hui, je repense souvent à ses arbres qui m’honoraient de leurs présences, avec une profonde émotion, car ils vivent toujours en moi. Leur empreinte est gravée en moi.

Le hamac

« Tiiiii tiiiii tiiiii tiiiii tiiiii! » Je cherche des yeux la provenance du petit cri répétitif. Entre deux branches, un tamia m’exprime nerveusement la crainte que lui inspire ma présence sur son territoire. La brise légère transporte les effluves humides de la forêt environnante. Suspendue entre deux chênes, au-dessus d’une berge rocheuse, j’inspire et expire en profondeur, question de signifier à mon corps qu’il peut s’abandonner enfin. L’omniprésent murmure de l’eau ruisselant entre les roches me rappelle le ronronnement de mon chat. Je remue mes orteils nus à l’autre bout du hamac en souriant. La couleur de la fine toile me rappelle le lagon de Bora-Bora. Des cris d’oiseaux fusent ici et là. Allongée, je me laisse bercer par cette nature apaisante. La cime des arbres ondule de gauche à droite dans un mouvement hypnotique.

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Une boule se forme dans ma gorge, mes yeux picotent. Je les ferme. Mon bonheur coule sur mes joues et je me surprends à répéter trois fois merci en silence. Un sentiment de liberté généralement associé aux vacances m’habite, pourtant je n’aurai droit à aucune vacance cet été! Où que mon regard se pose n’est que beauté et nature, réalité que je devrai apprivoiser, car je suis ici chez moi.

Un bref instant, je culpabilise de me sentir si bien, seule, loin de ma fille qui vit pour la première fois sans moi à Montréal.

– Tu dois absolument aller à cette entrevue en campagne, maman! Ce travail est fait pour toi. Tu pourras enfin réaliser ton rêve de contribuer au monde de demain et de vivre enfin en pleine nature.

– À quoi bon, puisque tu m’as dit ne pas te sentir prête à vivre seule à Montréal!

– Ne t’occupe pas de cela, maman. Vas-y et on s’organisera ensuite. J’ai quand même 19 ans! Comme tu me le dis toujours, nous trouverons une solution. Tout ce que je sais, c’est que tu dois y aller.

Ce fut rapide. Coup de foudre professionnel.

– Vous pouvez commencer dans une semaine?

– Certainement!

Un grand héron remonte avec élégance la rivière en l’effleurant presque. Il ne m’a pas vue. Je fais partie de ce grand tout. Je me replie en position fœtale. Le tamia poursuit son monologue.

– Maman! Pendant ton absence, j’ai réfléchi et j’ai vraiment envie de trouver des gens qui se cherchent une colocataire.

– Tu es certaine?

– Absolument.

Dès mon retour d’entrevue, nous sommes allées porter notre résiliation de bail, quatre heures seulement avant la fin de la date limite. Les synchronismes s’enchaînaient à une vitesse impressionnante. Pressentant le changement, notre chat est subitement tombé malade, m’obligeant à l’accompagner dans son dernier voyage, trois jours avant mon départ. Je vivrais apparemment seule mon isolement volontaire en forêt. Les émotions fusaient de toutes parts. Pendant quatre mois, je dormirais au bureau et je reviendrais à Montréal trois jours semaine jusqu’à nos déménagements respectifs.

– Maman! Trop cool! J’ai trouvé un appartement génial que je partagerai avec 3 techniciens de son! Nous aurons une salle de musique où je pourrai mettre ma contrebasse et mon piano.

Elle s’organisait très bien sans moi. J’étais émue, fière d’elle, mais aussi troublée. Un tourbillon d’émotions se mélangeait à mes changements hormonaux.

Une petite souris montre le bout de son nez entre les plants de prunelle qui obstruent son passage souterrain. Rapide comme l’éclair, mon chat s’élance de son promontoire rocheux, ratant sa cible de peu. Déçu de n’avoir pu attraper sa proie, il va s’abreuver à la rivière, observe le courant un moment, puis regagne son poste d’observation.

Alors que je logeais encore au bureau, un soir de semaine, j’ai aperçu un chat errant qui s’en allait au loin. Ma fille et mon matou me manquaient.

– Minou, minou?

Il s’est tourné vers moi, ses yeux se sont écarquillés et il a semblé s’exclamer « Ah! C’est toi? ». Comme dans une scène de film au ralenti, il s’est élancé vers moi. Avant que je ne réalise ce qui se passait, il était sur moi, léchant avec frénésie mes oreilles et embrassant ma bouche sans gêne comme si nous nous retrouvions après une trop longue séparation! Nous savions déjà tous les deux qu’un lien précieux venait de se créer entre nous. Nous serions inséparables. Je le sortais de l’errance dont il ne semblait pas vouloir, alors qu’il m’aidait à apprivoiser la fin de ma monoparentalité et cette toute nouvelle liberté.

Assise en tailleur sur la toile légère du hamac, je songe aux ressemblances entre la rivière et la vie qui nous pousse inexorablement vers l’avant. L’eau ne se questionne pas à savoir où elle se retrouvera dans une semaine ou un mois. Elle s’abandonne aveuglément au courant.

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C’est ce que j’ai fait à l’époque en promenant ma jeune vingtaine autour de la planète avec mon sac à dos. Je ne me posais jamais longtemps lorsque je rentrais au pays. Inconsciente de fuir quelque chose, j’étais à la recherche de l’inconnu. Ce n’est qu’en rentrant de France avec mon bébé de 18 mois que j’ai commencé ma véritable quête : la rencontre avec moi-même. Ce petit ange qui dépendait totalement de moi, me forçant à quitter ma vie de nomade, m’avait en réalité permis de me remettre au monde et d’apprendre à aimer celle que je fuyais : moi-même.

Je me suis mise à observer le monde autrement, allant jusqu’à devenir végétarienne une dizaine d’années avant la mode actuelle. Nous vivions une simplicité bien involontaire, afin que je puisse être plus présente pour ma fille qui m’exprimait son besoin de passer plus de temps avec moi. Consciente de l’urgence de changer nos modes de vie, je rêvais de nature, d’autosuffisance et d’un travail qui me permettrait de contribuer à un monde meilleur. Quand je m’imaginais terminer mes projets d’écriture, je me voyais au bord de l’eau, entourée d’arbres. Ne voulant pas priver ma fille de la possibilité de voir son père régulièrement et de poursuivre ses études, je patientais, ayant même accepté de vivre là où nous devions garder les fenêtres fermées en été pour ne pas entendre les avions en approche de l’aéroport.

Mon chat se déplace avec grâce, puis renifle une talle de menthe sauvage, à la recherche de la souris. Cette variété envahissante prolifère près de la rivière. Juste à côté, quelques plants de verge d’or ondulent au vent. Je projette d’en faire sécher à la fin de l’été, car cette plante médicinale est très utile pour traiter les infections urinaires. Je vois maintenant des trésors là où d’autres n’y verraient que mauvaises herbes.

Quel privilège d’enrichir chaque jour mes connaissances en travaillant avec de chevronnées herboristes dans une école d’herboristerie en ligne. Chaque jour, je parle à des passionnés de par le monde qui veulent étudier les plantes médicinales, les faire pousser, les transformer et les utiliser pour une plus grande autonomie au niveau de leur santé et de celle des autres dans leur région. Contribuer à ma façon à retransmettre ce savoir donne un tout nouveau sens au monde de demain dans lequel évolueront ma fille et les générations futures. J’y vois enfin de l’espoir. Il y a tant à faire!

De l’autre côté de la rivière, je vois, sans le distinguer, quelque chose bouger. Un castor ou un lièvre peut-être? Il est impossible de se sentir seule dans la forêt. Les arbres dégagent souvent plus d’énergie que les gens que je côtoyais en ville. Je ferme les yeux et savoure la sensation de bien-être qui m’habite. J’ai encore un peu de mal à réaliser quece bonheur fait désormais partie de ma réalité quotidienne. J’inspire. Merci.new-hammock

Dix mois plus tôt, je me suis arrêtée net devant un étalage de hamacs dans un magasin entrepôt. Très compact, chaque hamac logeait dans un étui plus petit qu’un ballon de football. Il n’en restait qu’une douzaine. Il m’en fallait un. C’était fou. Que ferais-je d’un hamac dans notre appartement de l’arrondissement Saint-Laurent? J’étais figée sur place à fixer les petits paquets turquoise, me voyant déjà allongée dans ce hamac au bord de l’eau, dans un futur chez-moi en nature. Rien ne pressait, car j’étais encore loin de réaliser mon rêve. Pourtant, j’avais la sensation que c’était ce hamac qui me mènerait vers lui. Je l’ai acheté.

Un mois après avoir commencé mon nouvel emploi, avant même de me mettre à chercher un endroit où habiter, une série de synchronismes m’a conduite à une petite maison qui, me disait-on, serait bientôt vacante. Situé en forêt au bord d’une rivière, le terrain était enchanteur. En m’approchant de la berge, j’ai découvert une énorme roche plate entre deux puissants chênes. Dans chacun de leur tronc était enfoncé un énorme crochet argenté, où attendaient des attaches à hamac…

 

par Toutarmonie

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Merveilleuse découverte : Les luttes fécondes

Une de mes résolutions de l’année était de me remettre à lire. J’en ai fini avec les « j’aime lire, mais je n’ai plus le temps!« . Je le prends ce temps et cela me fait le plus grand bien. J’en suis à lire mon 6e livre, dont je vous parlerai une autre fois.

Le weekend dernier, j’ai lu d’une traite un petit bijou de livre. Une formidable découverte qui m’a fait un bien fou. Je me suis installée dans mon hamac face à la fenêtre qui donne sur le forêt et j’ai vraiment dévoré ce livre.

Vous vous souvenez que le 11 décembre dernier, je vous parlais d’une jeune députée qui assiste aux assemblées vêtue comme elle le ferait pour aller prendre un café avec ses amis? Je ne suis pas une fan de politique, parce que je trouve que le pouvoir semble corrompre tout le monde. Plus ça change et plus c’est pareil. Par contre, quand j’ai entendu parlé de l’audace de cette Catherine Dorion, cela a agréablement attiré mon attention. Puis un soir, alors que je parcourais le site d’une librairie en ligne, en préparation d’une virée à Montréal, je suis tombée sur son livre « Les luttes fécondes ».  Je ne savais pas qu’elle écrivait. Une voix en moi disait très fort « tu dois lire ce livre ». J’ai ensuite lu le résumé qui disait ceci (voir la photo) :

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Il n’en fallait pas davantage pour que je mette ce livre au sommet de ma liste de livres à me procurer. Je revins donc avec 4 livres, dont celui-ci. Je l’ai tellement aimé que je ne sais pas ce qui me retient d’en offrir à tous mes proches! Qu’il est rafraîchissant de lire les propos de cette jeune politicienne (qui n’était pas députée au moment de publier ce livre). Elle déborde d’authenticité et d’audace. Un petit livre de 110 pages qui se savoure. Elle fait un parallèle entre le couple et la politique. Brillant! Elle se dévoile, se livre et ses mots se transforment en poésie à mes oreilles. Lire son livre, c’est comme de trouver une source d’eau en plein désert. Non, je n’exagère pas.

Elle parle avec son cœur.

« La passion n’est pas un cheval fou. C’est un oiseau migrateur avec sa boussole inscrite au fond de lui, qui lui vient du fond des âges. Pourtant, on le lui fait que peu confiance »

René Lévesque peut aller se r’habiller! Catherine Dorion dépasse à mes yeux tous les autres politiciens. Quelle dirigeante extraordinaire elle fera, car je ne peux imaginer cette femme ne pas continuer à s’impliquer pour que changent les choses. Quand les gens la connaîtrons mieux, ils l’adorerons assurément. Particulièrement la génération qui en a assez de vivre avec des œillères.

« Il me semble pourtant que nous n’avons pas grand-chose à perdre. Nous allons mourir dans quelques dizaines d’années. Quelle est cette force qui nous garde immobiles, alors que nous n’avons qu’une seule minute dans cet immense champ?« 

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Je me retiens de vous écrire d’autres citations savoureuses, ainsi que tout le texte de la page 102, parce que je vous encourage à vous le procurer ce livre. Faites-vous ce cadeau. Au pire, vous vous direz que vous n’êtes pas seule à voir les choses ainsi. Au mieux, il ouvrira des portes en vous… Qu’avez-vous à perdre?

Bientôt, je vous parlerai d’un livre assez particulier que je lis en ce moment. Il fut écrit en 1845… son auteur s’est abstrait du monde pour se retrouver lui-même. Il est allé vivre au fin fond du bois où il y a construit sa maison (lui-même). S’il voyait ce qu’est devenu le monde, il se revirerait dans sa tombe!

Toutarmonie

Mon moine voulez-vous danser?

Vous connaissez l’expression « l’habit fait le moine »? Expression anodine, mais quand on s’arrête deux minutes pour y réfléchir, cela signifie que sans sa tunique, un moine n’est qu’une personne commune aux yeux de ceux qui le regardent. Le moine a-t-il moins de convictions sans son habit, d’après vous? Vous me voyez venir?

Question d’actualité quotidienne depuis les dernières élections provinciales au Québec, le code vestimentaire! Si vous croyez que je me fou de votre gueule, je vous rassure, il n’en est rien.

Je vous mets en contexte, car si vous vivez en Europe, vous ne savez sans doute pas de quoi je parle, inondés que vous êtes par les gilets jaunes. 😉

Aux dernières élections provinciales, un parti politique différent a connu un vif essor. Il a gagné le cœur des jeunes qui sont enfin sortis voter et plusieurs de leurs candidats se sont retrouvés députés. Québec solidaire est un parti qui encourage les gens à réfléchir en dehors de la boîte et à faire les choses différemment, de manière à ce que nous arrivions enfin à passer à l’action vers un demain plus sain. Moi, j’adore! Ils tiennent des propos intelligents en toute authenticité. Vous devinerez que cela ne plaît pas à tous. Cela dit, je ne suis pas ici pour vous parler de politique, mais de tenue vestimentaire.

En effet, les députés de ce parti siègent au parlement dans des tenues décontractées. Catherine Dorion a fait les machettes à plusieurs reprises parce qu’elle a « osé » se présenter en t-shirt, en camisole, portant des jeans et des DrMartens. (Note aux amis Européens: au Québec, les camisoles ne sont pas destinées aux fous, ce sont des t-shirts sans manches) et son collègue Sol Zanetti a osé se présenter sans l’habit conventionnel, en jeans et en souliers de course.

La chef de ce parti préférerait qu’on parle d’environnement, plutôt que de la tenue de ses collègues. Bien dit! À cela, il y en a pour les traiter d’hypocrites, car ils provoqueraient par leurs tenues non conventionnelles!

Bon, là j’arrive au sujet qui m’inspire ce soir: les vêtements.

Le conjoint ingénieur d’une amie enseignait au niveau supérieur durant les dernières années. Récemment, il a eu une importante promotion et il a maintenant un poste de cadre à cette institution scolaire, en lien avec des gens du gouvernement. Du jour au lendemain, j’ai vu son apparence changer du tout au tout. De tenue décontractée, il a dû se munir du costume traditionnel, habit, chemise, boutons de manchettes, chaussures cirées, manteau « propre » (non pas que l’autre était sale). Il trouve lui-même cela ridicule et il a essayé de faire son travail sans l’habit, mais personne ne le prenait au sérieux. Ainsi donc, l’habit rendrait l’homme (ou la femme) plus intelligent, vous ne le saviez pas? La première fois que je l’ai croisé avec son habit, j’ai dit à la blague « oh monsieur, pardon!!! » l’effet visuel était saisissant, je dois l’admettre. Cependant, tout comme vous, j’ai vu Donald Trump en habit de très nombreuses fois et pourtant, ses propos ne sont pas plus intelligents que s’il était nu!

N’est-ce pas là la plus grande hypocrisie? Sommes-nous à ce point naïfs de croire que l’habit, le costume ou l’uniforme a plus d’importance que la personne qui le porte? Suffit-il vraiment d’une tunique pour qu’un homme devienne un moine? Un homme peut être le pire des pédophiles, mais s’il porte un habit, il sera plus respecté que le plus adorable des hommes en jeans et t-shirt! Pourtant, dans le monde du showbizz, nous acceptons  sans problème qu’un chanteur très connu et fortuné se présente sur scène en tenue décontractée. Où est la logique?

J’ai été moi-même agente d’artistes-peintres pendant quelques années et ce n’est qu’en portant des vêtements griffés, accessoires assortis, que j’avais l’attention des galeristes. Je n’étais pas plus fortunées, mais cette apparence de fortune suffisait pour qu’on me respecte et m’écoute. C’était d’un ridicule qui me donnait des hauts le cœur.

Revenons à nos jeunes députés qui n’ont que faire des jugements des gens et qui défient chaque jour les « conventions » en s’habillant comme ils le souhaitent. J’y vois là l’attitude d’une génération très consciente que pour changer, il faut cesser de faire comme tout le monde. Il faut penser en dehors de la boîte. J’y vois beaucoup d’espoir. Je pense que ceux qui se sentent menacés par l’abolition des codes vestimentaires sont ceux qui ont besoin de se donner de la prestance avec des artifices plutôt que de miser sur ce qu’ils ont réellement dans le ventre et le cœur. Je pense que nous serions étonnés de voir ce qui se cache sous le masque vestimentaire de ceux qui nous entourent. Pourquoi donnons-nous autant d’importance à quelques bouts de tissus?

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D’ailleurs, l’uniforme, comme son nom l’indique, uniformise les gens. Quand je regarde ces jeunes de plus en plus nombreux à repousser les « conventions », à prendre le temps de réfléchir avant de gober ce qu’on leur dit et de se respecter dans leurs choix, je me dis qu’il y a peut-être plus d’espoir qu’on ne le pense.

Toutarmonie

Je m’engage

La planète va de plus en plus mal, nous le savons tous. Chaque jour nous apporte des nouvelles démontrant que les climats changent.

Cela engendre des tornades, des pluies diluviennes, des records de chaleur ou de froid, de la neige où il n’y en avait pas et des insectes tropicaux là où ils ne pouvaient vivre autrefois, des inondations impressionnantes ( ce matin j’apprenais que des vagues immenses ont arraché des balcons des 3 premiers étages d’un hôtel aux Canaries), de puissants séismes presqu’au quotidien, la disparition d’espèces animales , des incendies dévastateurs, des récoltes dévastées, des maladies nouvelles. Bref, notre planète se meurt sous nos actions et inactions, elle souffre à coups de pesticides et de chimique, elle se liquéfie.

On nous le répète depuis longtemps, mais devant l’ampleur de ces constations grandissantes, devant le nombre grandissant de la population mondiale et de ses « besoins » et déchets, l’inertie semble majoritairement présente.

Au Québec, un regroupement d’artistes et de personnalités s’est mobilisé pour interpeller le peuple à agir en signant un pacte. Tout le monde sait que Paris ne s’est pas construit en une nuit. Les gestes aussi petits soient-ils sont les bienvenues. À ce jour, plus de 212 000 personnes ont signé le pacte. Ils trouveront sur leur site des idées, mais surtout on demande aux gens de faire des changements. De repenser leurs choix. De refléchir avant d’acheter des produits qui ne respectent pas ce mouvement de changements essentiels.

Déjà depuis le début de ce pacte, vous n’imaginez pas les discussions que cela a engendré. Je trouve cela génial, parce que c’ est en en parlant que nous avancerons, pas en nous voilant les yeux.

Où que vous viviez, je vous invite à vous joindre à moi en signant ce pacte ICI.

Soyons le changement que nous espérons.

Toutarmonie

L’adaptation au changement, un besoin essentiel

Cette photo fut prise très tôt un matin de la semaine dernière, où je devais exceptionnellement aller travailler à Montréal à une grande exposition. Le panorama était magnifique!

Cette route d’où jaillit une lumière me fait penser à la vie. Nous avançons vers quelque chose de lumineux, du moins l’espérons-nous. Nous n’avons pas de livre d’instructions ni de plan à suivre. Le seul guide que nous ayons est notre précieux ressenti, lequel est connecté à quelque chose de plus grand que nous. Nous ne connaissons pas à l’avance les sorties à prendre et lorsque nous sortons, nous ne savons pas combien de temps nous nous y attarderons. Un jour, nous savons tout simplement que nous devons reprendre la route.

Sans doute est-ce là tout le charme de la vie. Si nous savions tout à l’avance, où serait l’intérêt? Le but n’est pas du tout la destination finale, mais le voyage. Je pense que l’étape suivante à cette vie sera d’autant plus intéressante que notre bagage d’expériences et de connaissances sera bien rempli.

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Malgré tout, l’Humain cherche à se sécuriser, il demande des garanties, il s’accroche quand il craint ne pas pouvoir trouver mieux. Il a peur du changement. Est-ce dans notre nature? Je ne le crois pas. Je pense que la société telle qu’elle existe nous le fait croire, afin de mieux nous faire avaler son contrôle sur nous.

L’Humain a des ailes, mais il les utilise si peu souvent qu’il en vient à les oublier. Quand dans sa vie, il ose les déployer, il passera possiblement le reste de sa vie à revivre ce moment unique. Il y a fort à parier qu’il n’osera pas souvent ainsi dans sa vie. Nos vies sont pourtant faites de rencontres, de départs, de débuts, de fins, de recommencements, mais l’élément qui nous permet d’être heureux et de nous enrichir de nos expériences est notre adaptabilité au changement. Si l’on refuse le changement, on ferme des portes intérieures. Accepter le changement, c’est aussi ce qu’on appelle le lâcher prise.  Pour accepter de changer, il faut savoir laisser quelque chose derrière, avec la confiance profonde que ce qui vient sera encore mieux. Nous ne laissons pas toujours des choses ou des gens que nous n’aimons pas. C’est même souvent le contraire.

J’ai la certitude que si je n’avais pas eu cette facilité au changement dans ma vie, je n’aurais pas pu vivre le quart de tout ce que j’ai vécu à ce jour. Il faut aussi pour cela être imperméable aux gens qui tentent de nous dissuader de changer, de partir ou d’évoluer. Plus nous acceptons le changement, plus la vie nous donne.

J’avoue cependant que cela n’est pas toujours facile. Pour une raison que j’ignore, il arrive parfois qu’on refuse d’accepter, mais cela ne nous apporte généralement rien de bon.

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Je vous écris cela parce que je ressens depuis l’automne que je vais déménager. J’ai résisté longtemps à officialiser la chose, ne sachant pas encore où j’allais, mais je sais aussi que c’est lorsque nous passons à l’action que les synchronismes s’enchaînent. C’est donc officiel depuis mercredi dernier, même si je ne connaissais pas la suite. Malgré mon habileté au changement, j’ai passé 3 jours sur 4 du long weekend de Pâques à apprivoiser le fait que j’allais quitter ce coin de nature que j’adore. Il faut savoir faire le deuil de quelque chose pour se permettre d’apprécier ce qui s’en vient et ouvrir nos portes intérieures.

Déjà, les synchronismes et les signes se succèdent me permettant de voir ce que la vie me réserve pour la suite… Du grand vol plané comme c’est souvent le cas lors de périodes de changements. Du lâcher prise à l’état pur. Je vous dirai simplement à suivre…

Toutarmonie

Yellowstone inquiète

Ce mois-ci, la région de la caldera Yellowstone, dans le Montana, est secouée de très nombreux séismes. Cela attire l’attention, car Yellowstone est un supervolcan. S’il faisait éruption après 640 000 ans, ce serait catastrophique pour tout le monde. Déjà, dans un rayon de 1000 km, la poussière toxique tuerait humains et animaux.

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Ensuite, les cendres voyageraient et bloqueraient les rayons du soleil sur une très vaste région. Nous serions tous touchés par un tel impact. Cela affecterait nos cultures, nos climats, sans parler de la situation économique suite à une telle éruption. Donc quand Yellowstone donne des signes d’activités, cela inquiète, avec raison.

Voici à quoi ressemble habituellement l’activité à Yellowstone (à gauche) et à quoi cela ressemble ces jours-ci (à droite):

Contrairement à ce que disent certains sites alarmistes, le volcan ne risque pas d’exploser dans les prochains jours, cependant cela indique que quelque chose se prépare. Sous cette région très particulière se trouvent de gros réservoirs de magma. Si la terre tremble autant, c’est qu’une pression est exercée. Pour la Terre, une année équivaut à une seconde pour nous, alors évidemment, cela peut prendre un certain temps avant que cela affecte le relief. Nous aurons, je crois, le temps de voir venir. Nous l’espérons en tout cas.

Cela dit, si je m’intéresse aux activités terrestres, ce n’est pas par peur d’une catastrophe. Si cela doit arriver, d’avoir peur n’y changera absolument rien. Je trouve important de me rappeler que la Terre est vivante et peut, d’un soubresaut nous envoyer valser. Cela nous ramène à l’importance de profiter de chaque instant et de chérir la nature. Si nous sommes tous interreliés entre nous, il ne faut pas oublier que la nature l’est tout autant. Nous ne formons qu’un. Toute cette violence qui émane des humains a forcément un impact sur la nature. Nous la malmenons également, alors n’est-il pas normal que nous nous retrouvions devant autant de situations extrêmes actuellement?

Quand j’entends le président américain déclarer que les enseignants devront être armés, j’ai l’impression de regarder une série du genre « Walking Dead »! Comment avons-nous pu en arriver là? Comment pouvons-nous encore détruire des milieux naturels pour deux semaines de remises de médailles olympiques et tout recommencer ailleurs aux deux ans? Comment pouvons-nous encore vouloir aller toujours plus vite, à n’importe quel prix, à coup de drogues, alors que nous devrions plutôt apprendre à ralentir! Prendre le temps. Comment pouvons-nous encore cautionner des courses de Formule 1 avec tout ce que nous savons sur l’environnement? Nous sommes nombreux à croire qu’il faudra un événement naturel majeur pour que cela change. Les films et séries portant sur la survie ont vu le jour parce qu’il est évident que nous fonçons tout droit dans un mur en ne changeant pas plus rapidement nos mentalités. À force de tirer sur l’élastique, il va nous péter en pleine face, c’est clair!

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Je trouve bien plus épouvantable d’entendre parler de toutes ces tueries qui surviennent presque quotidiennement, que des révoltes de la nature. Perso, si j’étais la nature, je m’impatienterais bien plus qu’elle ne le fait. Heureusement pour nous qu’elle est plus patiente, mais alors que nous faudra-t-il pour que chacun se sente concerné et change son regard et sa façon de faire? Si tout le monde attend après les autres pour changer, rien ne se fera. Si le profit domine sur le gros bon sens, nous y perdrons tous. Il existe de nombreuses personnes qui vivent en marge et préparent activement le monde de demain. En faire partie ne dépend que de vous.

Sources: Strange sounds, Express co UK, National Geographic,

7 ans aujourd’hui – l’ami extra

WordPress m’a annoncé ce matin qu’il y a exactement 7 ans, jour pour jour, je lançais ce blogue. Ce n’était pas qu’un blogue à l’époque, c’était un pont entre un ami spécial et moi. C’était la concrétisation d’un souhait commun, une sorte de havre où nous nous retrouvions. Nous devions au départ l’écrire ensemble ce blogue. Nous avions une vision commune du monde de demain. Nous avions des projets extras et nous étions l’un pour l’autre une muse nous inspirant des textes fabuleux! Il arrive parfois, si l’on est chanceux dans sa vie, de croiser une personne qui nous donne la sensation que tout ce que nous avons vécu avant cette rencontre, l’était pour nous retrouver. Vous avez alors la sensation d’être arrivé à destination et que vous venez enfin de rencontrer quelqu’un de la même planète que vous! Si vous vivez cela plus d’une fois dans une vie, alors vous êtes vraiment très chanceux! Je n’ai pas encore eu ce privilège…

Vous connaissez cette citation: il n’existe pas de rencontres, il n’y a que des rendez-vous? La profondeur de nos échange était bouleversante. Je manque même de mots pour vous décrire à quel point ces échanges avec lui étaient précieux. Cela aurait été vraiment génial ce blogue à deux, je crois, mais il en fut autrement. Cela m’avait à ce point blessé que j’avais même effacé tous ses commentaires, comme pour l’effacer de mon esprit. Comme si cela avait pu être possible! J’ai longtemps cru y avoir perdu une partie de moi, même si cela est techniquement impossible. En réalité, après cela, je comparais inévitablement ce que je vivais avec ce que j’avais ressenti à son contact. La barre venait de gagner en hauteur par rapport à ce que je voulais ressentir de l’autre. Je l’avais sans aucun doute idéalisé, cet homme, mais cette connexion magique était bien réelle. Nous étions pareils et très différents à la fois! Aujourd’hui, c’est ce que je pense. J’ai  longtemps délaissé l’écriture après cela, croyant ne plus retrouver la flamme intérieure qui alimentait ma plume, en dehors de ce blogue. Ce fut, je crois ma plus grande tristesse.

C’est finalement le blogue qui devint mon ami et c’est avec lui que j’ai parcouru un bout de chemin. Je disais à la toute fin de mon tout premier article qu’il n’était pas toujours possible de s’isoler en forêt, car à l’époque, ma fille vivait avec moi et je ne voulais pas l’isoler de son père dont elle avait également besoin. Je devais donc vivre à proximité de Montréal. Ça m’aura prit 5 ans avant de réaliser mon souhait profond de vivre en pleine nature. C’est d’ailleurs la rivière, la forêt, les végétaux et les animaux qui graduellement me reconnectent à ma plume.

Je réalise le reste de notre rêve commun, mais seule. Je ne vous cacherai pas que je pense régulièrement à lui, surtout lorsque je m’émerveille face à la nature, mais quand je le fais, ce n’est plus vraiment à lui que je pense, mais à celui que j’imaginais qu’il était ou celui que je rencontrerai peut-être un jour parce que s’il avait été celui que je croyais être, jamais il n’aurait pu se priver de ce contact si privilégié.

Ce blogue, je l’écris pour vous tous que je ne connais pas. Un blogue, c’est un peu comme une bouteille lancée en mer. On ne sait pas qui lira notre message, mais je crois que si les mots partagés émanent du cœur, ils rejoindrons aussi le vôtre, qui que vous soyez.

Voici donc ce premier article:

Un ami extra

Publié originalement le 6 février 2011

L’idée de créer ce blogue est venue suite à la lecture d’un courriel reçu d’un de mes amis « extra », extra étant le qualificatif mignon que nous donnons aux gens qui se sentent différents et qui ont la sensation de ne pas appartenir à cette espèce qui détruit tout et semble déconnectée de l’authentique. Des amis extras, nous n’en avons généralement pas beaucoup. Et si nous avons la chance d’en avoir un ou deux, nous pouvons nous compter chanceux et privilégiés.

Un ami extra, c’est quelqu’un qui vit un peu en retrait… qui fait les choses différemment, qui ose et qui doit nécessairement faire preuve d’originalité et de créativité pour pouvoir vivre selon ses convictions. Il est souvent pointé du doigt parce que sur cette planète, agir différemment dérange. Il ne se contente pas de dénoncer, il agit. Il croit à une vie plus harmonieuse sur cette planète et se sent parfois bien seul en voyant tout ce qui se passe dans le monde.

Il n’hésitera pas par exemple à jeter son vieux tube de dentifrice lorsqu’il découvre que le fluor est un poison et fera des démarches pour en trouver un sans ce produit nocif. Il n’hésitera pas à recourir à d’anciennes méthodes parce que les nouvelles sont nuisibles pour lui et son environnement, comme par exemple de se débarrasser de son four micro-ondes et de prendre le temps de cuire ses aliments sur une cuisinière traditionnelle. Il lui arrivera de faire remarquer gentiment à un conducteur que son moteur tourne pour rien, même s’il rage intérieurement que les gens ne comprennent toujours pas l’impact de tels gestes pour l’environnement.

Il est conscient qu’il n’est pas toujours possible de s’isoler en forêt pour vivre différemment et donc pour pouvoir fonctionner dans cette société axée sur la sur-consommation, le pouvoir, et l’argent, ses amis « extra » sont pour lui une bouffée d’oxygène dont il ne saurait se passer.

Alors cher et chère ami(e) extra, si tu te reconnais dans ce terme, je te souhaite la bienvenue et t’exprime toute ma reconnaissance de partager avec moi tes commentaires, tes idées, tes pensées… et merci d’ajouter une parcelle de soleil dans ma journée!

par Toutarmonie

Prêt-à-croire – virtuel et réalité confondus

Le restaurant qui n’existait pas

Peut-être avec-vous entendu parler de cette histoire d’un homme qui a réussi à ce que son restaurant The Shed at Dulwich se classe #1 des restaurants de Londres au palmarès de TripAdvisor, alors qu’en fait, son restaurant n’existait même pas! Si vous n’avez pas entendu parler de cela, voici la vidéo de l’histoire. Rejoignez-moi ensuite, car je poursuis la discussion.

 

Évidemment, cela fait réfléchir. Mes amis informaticiens me disent de prendre l’habitude de regarder les « reviews » avant d’acheter un produit, afin d’avoir une meilleure idée de la satisfaction des utilisateurs. Imaginez qu’un entrepreneur voulant faire mauvaise presse à un commerçant agirait comme l’a fait cet anglais, en manipulant les critiques. L’inverse est aussi possible, qu’un produit semble extraordinaire dans les commentaires (comme ce restaurant) alors qu’il n’en est rien! Pas besoin d’aller bien loin pour comprendre cela, puisqu’il suffit de regarder les entreprises de boissons gazeuses et de restauration rapide (pour ne nommer que celles-là) pour constater que les gens ne consomment pas leurs produits pour leurs bienfaits, mais plutôt pour « l’image » que les publicités leur suggère. C’est le propre de la publicité. On parle ici de consommation, ce qui n’est pas le point qui m’intéresse vraiment dans cet article.

Prêt-à-croire

Le web permet de merveilleux échanges, parfois même au-delà de nos espérances (quoique… ). Le danger vient du fait que ce que nous regardons est contrôlé. À notre insu, des gens décident de ce que nous lirons et orientent notre pensée. Il existe de plus en plus de « fake news » qui bernent même la presse traditionnelle. Des entreprises vont augmenter le nombre de « j’aime » de vos publications sur vos médias sociaux moyennant une somme d’argent! Autant dire que si les gens payent pour cela, c’est que le nombre de « j’aime » influence l’opinion des gens! Les photos sont, elles aussi, couramment manipulées, si bien que vous pourriez vous retrouver à pique-niquer avec le pape sans grande difficulté. Un jeune avait fait croire qu’un enfant avait été enlevé par un aigle royal dans un parc de Montréal, grâce à un montage. Plus de 20 millions d’internautes avaient vu cette vidéo en 48 heures, sans jamais savoir que cela n’était jamais arrivé. Cela devient de plus en plus un casse-tête pour bien des gens. J’ajouterais que l’impopularité des religions a fait naître un substitut à celle-ci: les médias sociaux. Les gens sont prêts à croire à n,importe quoi. Ajoutez à cela le fait que de plus en plus de gens ne prennent même pas le temps de lire un article pour le partager ou le commenter! Nous sommes à l’ère du prêt-à-croire! La question qui surgit alors est « Qui croire? »

Comment s’en sortir

Ce que je m’apprête à vous dire ne plaira pas au plus rationnels d’entre vous.

Que ce soit nos politiciens, les entreprises ou les médias, tous nous bombardent d’informations. On nous présente des scandales qui n’en sont pas, mais peu n’importe, car une fois qu’il a montré le bout de son nez, les gens ont déjà jugé les personnes concernées, que les propos soient fondés ou pas. Si l’industrie du lait bat de l’aile, alors sitôt on voit apparaître une étude discréditant le breuvage de soya. On entend alors des commentaires du genre « Le lait n’est pas bon, le soya n’est pas bon, que boirons-nous? » Ce n’est qu’un exemple parmi plusieurs. En fait, la réponse est en vous! Hey oui, la p’tite voix qui vous dit « Ben voyons donc! » même quand ça sort de la bouche d’un élu (et je vous entends penser avec justesse « surtout lorsque ça vient de la bouche d’un élu!« ). Intérieurement, vous pouvez faire la part des choses. C’est un langage qui a été perdu pour bien des gens, mais qui se retrouve, avec de la pratique.

La confiance en ce qui monte (que plusieurs nomment l’intuition) vient en effet avec la pratique. Plus vous lui faites de la place, plus vous savez la reconnaître et plus vous lui faites confiance. La confiance que vous accorderez à cette voix intérieure vous ouvrira les portes à une meilleure communication à ce niveau. Est-il possible que des gens n’aient pas cette petite voix? Non. Par contre, il y a des gens fermés à ce qu’ils sont vraiment. Leur mental voulant tout contrôler, il ne traduit pas ce que leur souffle leur voix intérieure.

prisonnier de soi meme
Crédit: source inconnue

Cette voix surgit spontanément. Ce n’est pas une analyse. C’est plus comme une image, une certitude, ou même parfois comme une main qui nous dirige à gauche, plutôt qu’à droite. Avec la pratique, ça peut devenir un dialogue parfois. Ce qui est rassurant, c’est que cette « voix » connaît des réponses que notre mental ne connaît pas.

Au début de la période des Fêtes, ma fille m’a texté pour me demander « devine qui je viens de voir au marché Jean-Talon?« . Mon mental a tout de suite pensé à un ami qui m’avait téléphoné la veille pour me donner de ses nouvelles en me disant qu’il était à Montréal pour les Fêtes. Ma petite voix intérieure m’a soufflé très fort le nom d’un chanteur de la relève! Je n’avais aucune raison de penser que ce chanteur était au marché public! Ma fille étonnée a dit « Comment as-tu su? ». Moi je ne le savais pas, mais ce qui me guide le savait. Si ma fille qui connaît pourtant cette connexion que j’ai avec ce qui m’habite était quand même surprise, je peux imaginer que cela puisse sembler farfelue pour plusieurs d’entre vous. Évidemment, cela semble ésotérique, mais c’est tout de même comme cela que ça fonctionne.

Peur de quoi?

Je crois que la raison pour laquelle tant de gens s’étourdissent avec 1001 choses, c’est justement pour ne pas entendre cette voix. Ces mêmes personnes qui s’impatientent de ne rien « entendre » sont souvent les mêmes qui inconsciemment ne veulent pas se retrouver seule avec elle-même, parce qu’à partir du moment où s’établie cette communication, il faut savoir accepter des choses que nous ne sommes pas toujours prêts à accepter. Cela peut aller très loin parfois. Ce qui est bon à savoir c’est que si on s’ouvre à cette voix et qu’on accepte ce qui vient avec, les synchronismes dans nos vies se succèdent. Des synchronismes parfois dignes d’un film hollywoodien!

Êtes-vous prêt?

par Toutarmonie

Tout peut changer

Vous devinerez que cette photo fut prise durant l’été. En ce moment, nous achevons un cycle de 2 semaines de froid glacial. Bien que ce froid produise des merveilles visuelles dignes du roman Narnia, je ne vous cacherai pas que cela réchauffe un peu de regarder des photographies estivales!

La lune, magnifique, m’éclaire encore ce soir. L’hiver, le temps semble davantage suspendu, comme figé dans la glace. Les heures d’ensoleillement étant plus courtes, les journées nous semblent raccourcies! Pourtant, qu’on soit en été ou en hiver, le temps n’existe pas. C’est nous qui lui donnons une « valeur ».

Demandez à une femme enceinte, elle vous dira que c’est long 9 mois! Je me souviens à l’époque où je portais ma fille, que je n’arrivais pas à imaginer le jour où cet enfant verrait le jour! Cela me semblait irréel!

Nous avons souvent tendance à considérer ce que nous vivons pour acquis, comme si rien ne changera jamais. En ce début d’année, je me remémore combien tout peut changer en une seconde, en une heure, une semaine ou un mois! Que ce soit au niveau du travail, de la santé, des rencontres, d’une rentrée d’argent, des surprises de la vie, la situation que vous vivez en ce moment peut se transformer pour le meilleur et pour le pire. Le pire, moi je préfère ne pas y penser. Je me concentre sur le meilleur et comme nos pensées sont créatrices, le meilleur survient.

Un événement (ou une série d’événements) peut complètement changer votre vie ou votre vision de celle-ci! Nous l’oublions trop facilement lorsque les choses n’évoluent pas à notre goût. Je me souviens que l’année dernière, à la même période, lors de mon premier jour de retour de vacances, je ne pouvais pas aller travailler car mon auto ne voulait pas démarrer à cause du froid. grand_picLa batterie était vidée de son énergie. Ça avait été un peu compliqué pour faire redémarrer mon véhicule, après avoir réussi à trouver un chargeur à la cave, trouver la manière de le connecter à ma batterie d’auto et attendre qu’elle se recharge. Non, la mécanique auto n’est pas trop mon truc! Bref, c’était un retour de vacances stressant. Alors que je farfouillais sous le capot de mon auto, j’ai entendu un bruit très fort comme si quelqu’un frappait avec un pique sur du bois. j’ai cherché d’où cela pouvait venir, car vivant en forêt, je savais que personne n’était censé faire de travaux, surtout avec ce froid. C’est alors que j’ai aperçu ce superbe grand pic. Rien à voir avec un pic-bois! Cet oiseau était ÉNORME et avait fait des trous immenses dans l’arbre. Tout cela pour dire que rien n’annonçait cette surprenante visite, pourtant cela avait suffi à me faire sourire et à dédramatiser la situation dans laquelle je me trouvais. De mécanicienne amateur, je me retrouvais exploratrice!

Du jour au lendemain, le travail dont vous rêvez peut venir à vous! Oui oui, comme par « magie »! À un moment où vous ne vous en attendrez pas, vous pourriez rencontrer la personne que vous n’espériez plus rencontrer. D’une manière surprenante, l’argent dont vous avez besoin pour concrétiser vos projets peut arriver. L’endroit où vous rêvez de vivre peut se présenter à vous de manière étonnante! Au détail près d’ailleurs, alors faites gaffe à ce que vous demandez! Quand je visualisais la maison où je voulais habiter en nature, je voyais un hamac au bord de l’eau. J’avais même acheté un hamac 8 mois plus tôt, sans me douter que bientôt, mon rêve se concrétiserait. Devinez quoi? Les crochets étaient déjà aux arbres pour y poser mon hamac!!!

Vous pouvez aussi vous retrouver cloué au lit suite à un faux mouvement, mais quelque soit l’événement surprenant qui survient dans votre vie, voyez-en le bon côté. Une ancienne amie qui « négociait » avec son copain sur les conditions pour faire un enfant (elle voulait absolument se marier avant et lui pas) a eu un gros accident en faisant de la luge. Elle avait foncé à toute vitesse sur un arbre, ses jambes se retrouvant de chaque côté du tronc. Elle fut hospitalisée et dut garder le lit un bout de temps. C’est durant ce surprenant arrêt de travail qu’elle était tombée enceinte, au grand bonheur de son copain!

Plus nous y croyons, plus la vie nous comble et plus elle nous comble, plus nous y croyons! Racontez-moi ces choses « magiques » ou surprenantes qui vous sont arrivées récemment… ou celles qui arriveront dans les prochains jours. Ça m’intéresse!

Je vous souhaite à tous une année enrichissante, riche en bonheur et en rencontres avec vous-même.

Toutarmonie