Pendant que la nature se transforme

Vous me manquez! Déjà presque 7 mois que je ne suis pas venue m’entretenir avec vous. Je ne cesse de m’étonner de la rapidité à laquelle passe le temps. Un vie, c’est un claquement de doigt, sans plus.

Depuis la dernière fois, j’ai vécu 2 déménagements, le mien et celui du bureau, en pleines canicules (oui un « s » car il y en a eu plusieurs). En fait, l’été au complet me semble avoir été une canicule. À trois reprises, j’ai reçu des avis de tornades sur mon cellulaire. La dernière fois, j’en ai reçu 5 en une heure et de fait, pas très loin d’ici, 6 tornades ont fait d’énormes dommages. Je m’enfermais seule avec mes 2 chats dans la pièce centrale (la toilette) en attendant que cela passe. Nous avons eu des climats tout simplement tropicaux qui parfois faisaient de la buée sur l’extérieur des fenêtres des maisons. Aujourd’hui, j’ai cueilli des framboises! Depuis le 2 octobre que j’en récolte, dans ces mêmes plants qui ont donné une récolte en juillet. La chaleur faisait murir trop vite les fruits et avant que je n’ai pu les cueillir, un ours a piétiné plusieurs de mes framboisiers. Des framboises en octobre, moi j’avais jamais vu cela. Elles sont plus grosses, plus savoureuses et plus juteuses qu’en été. Un délice!

On n’a pas fini d’être étonnés des changements que le réchauffement climatique apporte. Cela dit, ça commence à sentir l’hiver. Tout est enfin prêt. À mon nouveau chez-moi, je vois beaucoup de cerfs de Virginie. Un pur bonheur! Je les prenais pour des chevreuils, mais les chevreuils n’ont pas de queue et mes visiteurs ont une formidable queue blanche qui se dresse lorsqu’ils courent. Samedi matin, deux jeunes gracieux cerfs m’ont salué en ouvrant les rideaux et une gélinotte huppée sautillait sur place derrière la maison. J’adore les weekends très venteux d’octobre parce que ça semble éloigner les chasseurs que je trouve très agressants. Me faire réveiller par des tirs à 6 h 30 du matin, ça me met toute à l’envers. Je souhaiterais inviter tous ces animaux à se réfugier chez moi, mais même ici, je ne crois pas qu’ils seraient à l’abri de ces gens peu respectueux. Il semblerait que même la maladie débilitante chronique du cerf ne fait pas peur aux chasseurs.

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J’habite tout près d’un parc national et donc je vois de nombreux animaux. Il y a une telle variété d’oiseaux chez-moi que de mon hamac de salon, face à mes grandes fenêtres, je n’ai qu’à attendre un peu avec mes jumelles et je fais de superbes découvertes. La nuit, quand j’éteins toutes les lumières intérieures, c’est noir encre, car il n’y a aucune lumière aux alentours. En juin, j’avais droit à un formidable ballet de lucioles. J’en avais les larmes aux yeux tant cela était magnifique. En août, de furent les Perséides qui m’ont offert un spectacle digne du planétarium.

À mon arrivée ici, il m’a fallu quelques semaines pour découvrir d’où provenait un puissant cri nocturne. Un cri effroyable à glacer le sang. J’ai d’abord cru à un oiseau de proie, mais j’ai finalement découvert que c’était le cri d’une renarde. Si vous ne savez pas de quoi je parle, je vous invite à cliquer ICI et d’écouter ce que ça donne. J’ai trouvé cela sur le web, car mes enregistrements n’étaient pas très bons. Ses cris peuvent durer plus d’une heure. Assez particulier, surtout quand on ne sait pas ce que c’est et que cela résonne en écho.

Les premiers flocons sont tombés depuis 4 jours. Les feuilles colorées se mettent à tomber et les insectes au ralenti semblent drogués. La nature se transforme pour faire place à l’hiver. Les gens sont plus fatigués, parce que le corps aussi se prépare à l’hiver. Il demande de ralentir, ce que nos vies acceptent mal. Manger selon les saisons, vivre au rythme des saisons, n’est pas encouragé dans nos sociétés. Pourtant, la nature nous parle et nous guide.

Je vous dis à bientôt, car je devais être de retour plus assidûment.

Toutarmonie

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L’amour… le vrai

Je dois vous avouer que j’allais écrire ce soir la partie 2 de mon texte de dimanche dernier, mais quand j’ai vu la date où sera publié mon texte, je me suis rappelée ce qu’une majorité de gens font le 14 février. Je ne vous expliquerai pas encore une fois ce que représente pour moi la Saint-Valentin, car cela fut fait dans ma publication de 2012 intitulée Ce qu’est l’amour et de 2011 intitulée Je t’aime donc j’achète.

Je vais plutôt vous partager ma vision actuelle de l’amour. Ce que je vais vous partager n’a pas toujours été mon opinion. C’est au fil de mon vécu et de mes découvertes que cela s’est imposé. Quand on est jeune, on a souvent beaucoup d’attentes et d’ailleurs la société ne manque pas de nous démontrer qu’on doit donner aux autres pour recevoir. Je parle ici au sens large, bien au-delà des cadeaux. Dans l’esprit de nos parents ou grands-parents, penser à soi d’abord est pur égoïsme.

Combien de nos grands-parents étaient constamment dans le « faire » pour plaire ou ne pas déplaire? Certains diront « Quel mal y a-t-il, si cela leurs faisaient plaisir »?

Je vais vous donner un exemple simple qui vous rappellera sans doute quelqu’un de votre entourage : ma grand-mère passait son temps à cuisiner pour la famille, si bien que lorsque tous se réunissaient au chalet, ce petit bout de femme passait son temps au fourneau et nous, nous passions notre temps à manger. Bien malheureux celui ou celle qui l’aurait sorti de sa cuisine! Si on arrivait à l’improviste un soir, on se faisait réveiller au matin par l’odeur de 4 à 5 tartes fumantes. Si on ne mangeait pas les énormes portions qu’elle préparait, elle insistait subtilement jusqu’à ce qu’on s’empiffre. Elle cherchait ainsi à être aimée. Elle qui cuisinait si bien n’a pourtant jamais enseigné ses techniques à ses enfants, sans doute pour garder le monopole de la boustifaille. C’est l’une des nombreuses techniques pour créer une dépendance. Il y avait un diction autrefois qui disait à peu près ceci  » pour toucher le cœur d’un homme passe par son ventre « . Si je résume, ça revient à dire que si tu veux qu’un homme t’aime, ne mise pas sur toi, mais sur ta cuisine!  » Vous ne trouvez pas cela triste? Évidemment, vous comprendrez que je ne juge pas ici ma grand-mère qui n’a fait que répéter ce qu’on lui avait enseigné. Je ne dis pas non plus qu’il n’y a pas d’amour dans les repas que vous préparez. Tout dépend des motivations profondes de chacun et du stresse que vous vous imposez en le faisant…

En amour, on apprends vite à faire à l’autre ce qu’on aimerait que l’autre fasse pour nous. Comme notre attention est concentrée à satisfaire l’autre, on se mets de côté, mais hey! c’est parce qu’on l’aime, voyons! Comme nous nous mettons de côté, nous attendons inconsciemment beaucoup de l’autre, afin qu’il nous donne à nous ce qu’on ne se donne pas à soi-même. Qui dit attentes, dit systématiquement déceptions.

Quand une femme se maquille, se teint les cheveux, se fait souffrir dans des chaussures mode inconfortables, le fait-elle réellement parce qu’elle aime cela et parce qu’elle s’aime comme elle est ou bien c’est parce qu’elle veut projeter une image correspondant à ce qu’elle croit que les hommes attendent d’elle? « Ben oui, mais j’veux pas finir ma vie toute seule! » est une phrase qu’on entend souvent. Messieurs, riez, mais vous n’êtes pas exclus de cela. À 20 ans, après avoir rompu avec mon amoureux étudiant, il était allé s’acheter l’auto sport décapotable rouge que j’avais un jour dit aimer, dans le seul but de me reconquérir! Il était venue me la montrer en me demandant de revenir! Sérieusement? Ça veut dire qu’il souhaitait que je revienne non pas pour lui, mais pour son auto? Pas fort! Évidemment, il était rentré bredouille avec son auto et sa nouvelle dette.

Je suis passée par toutes ces phases, n’ayez craintes. J’ai moi aussi voulu plaire avec des artifices parce que c’est comme cela que j’avais appris. J’avais beaucoup de succès d’ailleurs, mais à quel prix? De très beaux hommes qui m’aimaient pour ce que j’avais l’air, mais qui ne m’aimaient pas pour ce que j’étais réellement. Ça, je vous le garantie!

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Le premier amour devrait être celui que nous avons pour nous-mêmes. S’aimer avec ses qualités et ses défauts. Tant qu’on n’a pas réussi à faire cela, on ne peut pas réellement aimer quelqu’un d’autre. Reprenons l’exemple de cet amoureux étudiant. Il pouvait me dire qu’il me trouvait belle et formidable 5 fois par jour, mais comme moi je ne me trouvais ni belle ni formidable à cette période de ma vie, il aurait pu me le répéter 100 fois par jour que rien n’aurait pu me faire changer d’avis. C’est d’ailleurs pour me retrouver avec moi-même que j’avais mis un terme à cette relation qui m’étouffait.

Trente ans plus tard, je suis consciente du long chemin que j’ai dû parcourir pour m’aimer vraiment, mais s’il est une chose dont je suis fière dans ma vie, c’est bien de celle-là. La beauté là-dedans, c’est que plus je m’aime, plus j’aime les autres. Plus je m’aime pour ce que je suis et plus j’aime les autres pour ce qu’ils sont. En couple, aimer signifie aider l’autre à ce qu’il s’aime lui-même davantage, non pas faire en sorte que lui m’aime davantage, car s’il s’aime, il m’aimera aussi de se sentir si bien avec lui-même! Vous me suivez? En m’aimant, je n’ai plus l’attente d’être aimé, ainsi donc tout le reste est du bonus, car mon bonheur ne dépend que de moi! Au final, on est si bien avec soi-même qu’on ne cherche même plus à être en couple. On se dit que si cela arrive, c’est que ce sera quelqu’un de vraiment formidable, mais qu’autrement la vie est tout aussi géniale!IMG_1650

Alors en ce 14 février, n’ayez pas d’attentes, de grâce! Allez vous regarder dans un miroir et voyez comme vous être unique et extraordinaire!

Vous avez tout mon amour!

par Toutarmonie

Prêt-à-croire – virtuel et réalité confondus

Le restaurant qui n’existait pas

Peut-être avec-vous entendu parler de cette histoire d’un homme qui a réussi à ce que son restaurant The Shed at Dulwich se classe #1 des restaurants de Londres au palmarès de TripAdvisor, alors qu’en fait, son restaurant n’existait même pas! Si vous n’avez pas entendu parler de cela, voici la vidéo de l’histoire. Rejoignez-moi ensuite, car je poursuis la discussion.

 

Évidemment, cela fait réfléchir. Mes amis informaticiens me disent de prendre l’habitude de regarder les « reviews » avant d’acheter un produit, afin d’avoir une meilleure idée de la satisfaction des utilisateurs. Imaginez qu’un entrepreneur voulant faire mauvaise presse à un commerçant agirait comme l’a fait cet anglais, en manipulant les critiques. L’inverse est aussi possible, qu’un produit semble extraordinaire dans les commentaires (comme ce restaurant) alors qu’il n’en est rien! Pas besoin d’aller bien loin pour comprendre cela, puisqu’il suffit de regarder les entreprises de boissons gazeuses et de restauration rapide (pour ne nommer que celles-là) pour constater que les gens ne consomment pas leurs produits pour leurs bienfaits, mais plutôt pour « l’image » que les publicités leur suggère. C’est le propre de la publicité. On parle ici de consommation, ce qui n’est pas le point qui m’intéresse vraiment dans cet article.

Prêt-à-croire

Le web permet de merveilleux échanges, parfois même au-delà de nos espérances (quoique… ). Le danger vient du fait que ce que nous regardons est contrôlé. À notre insu, des gens décident de ce que nous lirons et orientent notre pensée. Il existe de plus en plus de « fake news » qui bernent même la presse traditionnelle. Des entreprises vont augmenter le nombre de « j’aime » de vos publications sur vos médias sociaux moyennant une somme d’argent! Autant dire que si les gens payent pour cela, c’est que le nombre de « j’aime » influence l’opinion des gens! Les photos sont, elles aussi, couramment manipulées, si bien que vous pourriez vous retrouver à pique-niquer avec le pape sans grande difficulté. Un jeune avait fait croire qu’un enfant avait été enlevé par un aigle royal dans un parc de Montréal, grâce à un montage. Plus de 20 millions d’internautes avaient vu cette vidéo en 48 heures, sans jamais savoir que cela n’était jamais arrivé. Cela devient de plus en plus un casse-tête pour bien des gens. J’ajouterais que l’impopularité des religions a fait naître un substitut à celle-ci: les médias sociaux. Les gens sont prêts à croire à n,importe quoi. Ajoutez à cela le fait que de plus en plus de gens ne prennent même pas le temps de lire un article pour le partager ou le commenter! Nous sommes à l’ère du prêt-à-croire! La question qui surgit alors est « Qui croire? »

Comment s’en sortir

Ce que je m’apprête à vous dire ne plaira pas au plus rationnels d’entre vous.

Que ce soit nos politiciens, les entreprises ou les médias, tous nous bombardent d’informations. On nous présente des scandales qui n’en sont pas, mais peu n’importe, car une fois qu’il a montré le bout de son nez, les gens ont déjà jugé les personnes concernées, que les propos soient fondés ou pas. Si l’industrie du lait bat de l’aile, alors sitôt on voit apparaître une étude discréditant le breuvage de soya. On entend alors des commentaires du genre « Le lait n’est pas bon, le soya n’est pas bon, que boirons-nous? » Ce n’est qu’un exemple parmi plusieurs. En fait, la réponse est en vous! Hey oui, la p’tite voix qui vous dit « Ben voyons donc! » même quand ça sort de la bouche d’un élu (et je vous entends penser avec justesse « surtout lorsque ça vient de la bouche d’un élu!« ). Intérieurement, vous pouvez faire la part des choses. C’est un langage qui a été perdu pour bien des gens, mais qui se retrouve, avec de la pratique.

La confiance en ce qui monte (que plusieurs nomment l’intuition) vient en effet avec la pratique. Plus vous lui faites de la place, plus vous savez la reconnaître et plus vous lui faites confiance. La confiance que vous accorderez à cette voix intérieure vous ouvrira les portes à une meilleure communication à ce niveau. Est-il possible que des gens n’aient pas cette petite voix? Non. Par contre, il y a des gens fermés à ce qu’ils sont vraiment. Leur mental voulant tout contrôler, il ne traduit pas ce que leur souffle leur voix intérieure.

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Crédit: source inconnue

Cette voix surgit spontanément. Ce n’est pas une analyse. C’est plus comme une image, une certitude, ou même parfois comme une main qui nous dirige à gauche, plutôt qu’à droite. Avec la pratique, ça peut devenir un dialogue parfois. Ce qui est rassurant, c’est que cette « voix » connaît des réponses que notre mental ne connaît pas.

Au début de la période des Fêtes, ma fille m’a texté pour me demander « devine qui je viens de voir au marché Jean-Talon?« . Mon mental a tout de suite pensé à un ami qui m’avait téléphoné la veille pour me donner de ses nouvelles en me disant qu’il était à Montréal pour les Fêtes. Ma petite voix intérieure m’a soufflé très fort le nom d’un chanteur de la relève! Je n’avais aucune raison de penser que ce chanteur était au marché public! Ma fille étonnée a dit « Comment as-tu su? ». Moi je ne le savais pas, mais ce qui me guide le savait. Si ma fille qui connaît pourtant cette connexion que j’ai avec ce qui m’habite était quand même surprise, je peux imaginer que cela puisse sembler farfelue pour plusieurs d’entre vous. Évidemment, cela semble ésotérique, mais c’est tout de même comme cela que ça fonctionne.

Peur de quoi?

Je crois que la raison pour laquelle tant de gens s’étourdissent avec 1001 choses, c’est justement pour ne pas entendre cette voix. Ces mêmes personnes qui s’impatientent de ne rien « entendre » sont souvent les mêmes qui inconsciemment ne veulent pas se retrouver seule avec elle-même, parce qu’à partir du moment où s’établie cette communication, il faut savoir accepter des choses que nous ne sommes pas toujours prêts à accepter. Cela peut aller très loin parfois. Ce qui est bon à savoir c’est que si on s’ouvre à cette voix et qu’on accepte ce qui vient avec, les synchronismes dans nos vies se succèdent. Des synchronismes parfois dignes d’un film hollywoodien!

Êtes-vous prêt?

par Toutarmonie

Doit-on perpétuer les traditions?

Voici la vue que j’admirais en ce matin du 24 décembre, dans le silence de cette magnifique journée. Depuis près de 15 ans, je ne célèbre pas Noël. C’est un choix. Le mien. Je respecte les autres, mais moi, je me sentais comme un imposteur de perpétuer la tradition de Noël, puisque je ne n’adhérais à aucune religion. De plus, je ne souhaitais plus embarquer dans ce trip de surconsommation qui fait vivre les entreprises. Si Noël est la fête de l’amour, alors cela sera tout au long de l’année, pas un jour particulier parce que la société nous le dicte.

 

J’avais à l’époque une fillette qui commençait l’école. Il m’a alors fallu être très créative pour lui faire accepter de ne pas vivre cette période des Fêtes comme le faisaient ses amis, mais au final, nous célébrions l’amour tout au long de l’année, ce qui a fini par faire l’envie de ses amis!

Encore aujourd’hui, quand les gens apprennent que je ne célèbre pas Noël, on me parle souvent de l’importance de perpétuer les traditions. Lorsque ces traditions respectent nos valeurs, je suis bien d’accord, mais à partir du moment où on s’accroche à des moments passés de notre enfance, sans y raccrocher notre cheminement, je crois qu’il nous revient de créer de nouvelles traditions, de briser ce cercle malsain.

Je me souviens que lorsque j’étais enfant, c’était moi qui décorais le sapin artificiel poussiéreux de toutes ses petites lumières, de ses guirlandes scintillantes et autres décorations faites en Chine. Je mettais de la musique de Noël et je dansais devant le sapin, tout autour de la table du salon pendant des heures. Sous le sapin, s’accumulaient des cadeaux (trop de cadeaux pour les apprécier vraiment), enveloppés de papier aux jolies couleurs, emballages que nous devions déchirer pour nous défouler d’avoir su attendre jusqu’à ce jour particulier. Ensuite, des tables entières de nourritures nous attendaient. Nous répétions cela plusieurs fois, en allant chez la belle-famille, chez les grands-parents et autres soirées du genre. Si bien qu’après quelques jours, les tourtières, ragoûts de pattes de cochon, sandwiches sans croûtes et tartes de toutes les sortes, nous sortaient littéralement par les oreilles! D’ailleurs, les centres de fitness courtisent tout le monde après les fêtes, pour inviter à perdre les kilos gagnés durant ces jours de « festivités ».

J’ai préféré briser ce cycle et offrir à ma fille de nouvelles traditions avec lesquelles nous nous sentons respectées, tout en respectant l’environnement. Je n’arrivais plus à trouver du plaisir à tuer un arbre pour un bref « plaisir ». Je n’arrivais plus à courir les magasins comme une sorte de ruée vers « la bonne idée » cadeau pour les professeurs, les amis, les parents, les enfants. Bien des adultes remettent des listes de ce qu’ils souhaitent recevoir pour ces échanges de cadeaux! Tant qu’à faire une liste, pourquoi ne pas s’offrir à soi un cadeau tout simplement? Tant de gens s’endettent pour payer ces cadeaux souvent inutiles et ces repas gargantuesques! Avouez que durant cette période des Fêtes, nous mangeons beaucoup trop! C’est vraiment exagéré! Combien de gens passent des jours aux fourneaux, stressés, afin de nourrir les troupes? La Guignolée récolte de porte en porte des denrées pour les remettre aux gens moins fortunées à Noël, mais pourquoi aidons-nous les moins fortunés que durant les Fêtes? Si vous aviez de la difficulté à joindre les deux bouts, vaudrait-il mieux manger un gros repas de fête, ou plusieurs repas équilibrés?

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Vivant dans un pays où les hiver peuvent être extrêmes, il n’est pas rare que lors du fameux réveillon du 24 décembre ou le jour de Noël, nous nous retrouvions avec du verglas ou une importante tempête de neige, obligeant souvent les gens à prendre la route dans des conditions dangereuses, dont des grands-parents parfois peu habitués à sortir le soir.

On me parle souvent aussi de la magie de Noël. Honnêtement, je ne vois rien de « magique » aujourd’hui à ces pratiques barbares programmées par un système de consommation. Un Père Noël obèse, qui passe les semaines avant Noël dans les centres commerciaux, qui est partout en même temps pour distribuer des cadeaux made in China le soir en question, passant par une cheminée bien trop petite pour sa taille, et cela sans salir son costume blanc et rouge! Vraiment?

Il y a moyen de mettre de la magie dans nos vies sans le faire de manière artificielle à mon avis. Regardez comme cette rivière scintillante est 100 fois plus magique que des guirlandes métalliques et des lumières de couleurs! De la magie naturelle…

 

Nous pouvons parler à nos enfants du monde invisible parallèle à nous, plutôt que de leur raconter ces histoires fabriquées pour rapporter aux entreprises, de les faire rêver sur ce qui se trouve au-delà de notre lune et des étoiles. Nous pouvons faire un rituel du solstice, un peu comme le faisaient les autochtones. Nous pouvons utiliser ce temps de congé pour vraiment passer du temps de qualité avec nos proches, sans nous stresser et sans devoir faire un véritable marathon. Sans nous endetter non plus.

Certains trouvent que grâce à Noël, ils peuvent enfin voir leurs enfants ou parents! Vraiment? Personnellement, si ma fille ne venait me voir qu’à Noël, parce qu’elle se sentirait obligée par la pression collective, je préférerais ne pas la voir du tout! Tant d’attentes de toutes parts! Obligations d’offrir à un moment spécifique, obligations de recevoir, obligations de visiter, obligations de ne pas décevoir, obligations de performer pour plusieurs (à la cuisine et ailleurs), obligations de dépenser, obligations de paraître… Si bien que de nombreuses personnes partent en voyages dans le Sud durant cette période afin de ne pas se faire juger de ne pas vouloir participer à cette mascarade.

Pourquoi est-il si difficile de se respecter et de modifier les traditions? Pourquoi est-il si pénible de se tenir debout et de prendre le recul nécessaire pour refaire certains choix?

 

Je vous assure que cela en vaut la peine! J’aime ma fille, ma famille et mes amis, mais je ne vous dis pas la joie et le bonheur de ne plus faire partie de cette folie malsaine! Alors que les gens se bousculaient aux fourneaux, aux magasins, ou parcouraient de nombreux km, moi je m’émerveillais devant les scintillements de la rivière, de l’éclat de la neige ensoleillée, des pistes d’animaux sur la neige. Sur la photo de gauche, vous voyez la piste du renard qui arpente quotidiennement son territoire. Je l’ai aperçu à une minute d’auto de chez moi, il y a quelques jours, traversant la rue devant mon auto. Il est véritablement énorme et magnifique! Alors que je photographiais ses pistes sur la neige ce matin, j’ai entendu la détonation d’une arme! Un grand silence s’ensuivit. Je crains hélas qu’un voisin ait tiré sur lui. Ce « tueur de renards » célèbre probablement la « fête de l’amour » en ce moment! Ironique, oui je sais, mais c’est quand même la vérité.

Plusieurs personnes, épuisées et vulnérables, en profitent pour se partager des virus et terminent donc leurs vacances malades. Ils pourraient au contraire décompresser, passer en mode zen total et jouer dans la neige avec leurs enfants. Faire des sculptures de neige, marcher en forêt, lire, écouter leurs pensées, prendre le temps de rire et d’aimer sans devoir le démontrer avec des $$$.

 

Elle est magique la vie. Il suffit de regarder la nature pour le comprendre. Alors si ce soir ou demain, tu es triste d’être seul chez toi, va te promener dehors et remercie la vie de t’offrir ce rendez-vous unique avec toi-même!

Je vous souhaite à vous tous de vous partager avec vous-même en tout respect. De vous aimer sans rien attendre en retour et de voir la magie là où elle réside vraiment.

Bon 25 décembre!

Toutarmonie

Le livre du changement!

IMG_6410À défaut de pouvoir visionner le documentaire « DEMAIN, LE FILM », car il n’est toujours pas disponible au Québec, je me suis offert le livre le 1er février dernier, dès sa sortie. Il n’y avait qu’un seul exemplaire à la petite librairie où je suis allée, et bien qu’il apparaissait sur leur inventaire informatique, ils ne le trouvaient pas en rayon! La dame l’a cherché un bout de temps, alors que je cherchais également de mon côté. Je devais avoir l’air bien déterminée, car un autre commis s’est joint à nous pour essayer de trouver où s’était égaré le livre que je cherchais. J’allais abandonner lorsque la dame est revenue, toute souriante en disant « Je l’ai trouvé! »

J’en suis très heureuse d’ailleurs, car ce livre a profondément inspiré mes nuits de février puisque j’en savourais un bout chaque soir. Ce que je lisais m’accompagnait tout au long des journées. Je trimballais mon livre partout avec moi, n’hésitant pas à en parler à ceux que je rencontrais. Ma copie est pleine de passages surlignés en jaune. Ma fille m’a dit en riant, « On dirait que tu te promènes avec une bible!!! » C’est ça, prêchons la bonne nouvelle…. ah!ah!ah! Notre religion étant la vie, tout simplement.

La situation du monde et l’état critique de la planète, je les connaissais. Cela dit, la manière concise dont l’auteur, Cyril Dion, en parle exprime bien l’urgence, pour nous tous, de passer à l’action. Nous y sommes déjà…

Tous les exemples présentés sont des gens qui font les choses autrement afin d’apporter des solutions aux problèmes actuels, lesquels sont très énergisants. Parfois ce sont des groupes, ou des villes, ou même un pays. Ça donne envie de s’activer sur le champ pour apporter notre contribution à ce défi énorme. Tous ces gens qui œuvrent solidairement… tous ces gens « normaux » qui un jour en ont eu assez d’attendre après les autres… Si vous attendez encore, alors courrez vite vous procurer ce livre. Il aura un effet « coup de pied au c… » dont nous avons tous besoin! Il y a tant à faire!

Si les gens mettaient autant de temps et d’argent à faire des films sur l’ingéniosité des gens qui trouvent des solutions, ou sur des films dont l’histoire est positive pour la collectivité, au lieu de le faire pour des histoires de fin du monde, de consommation abusive et de guerres, ce serait génial! Heureusement, des gens comme les auteurs de « Demain », « En quête de sens », « Unity »… le font déjà. Rien qu’à voir le succès du documentaire « Demain » qui a même gagné un César, pour comprendre que ce genre de films correspond à un besoin. Les gens veulent de l’espoir! Nous avons tous besoin de partager les solutions afin qu’elles fassent le tour du globe en inspirant d’autres idées en chemin.

L’auteur a même eu la brillante idée de publier également un autre livre dédié aux enfants. Quelle merveilleuse idée! Je ne l’ai pas lu, mais je n’hésiterais pas à l’offrir en cadeau.

Il se passe quelque chose, c’est évident! Une énergie invisible pousse très fort afin de faire bouger les peuples. Les gens se mobilisent. L’heure n’est plus à se mettre la tête dans le sable. Si vous ne savez pas par où commencer, lisez ce livre. N’hésitez pas à faire comme moi en surlignant les passages plus importants. Prêtez-le, offrez-le… et surtout, en le lisant, donnez-vous le temps d’entendre ce qui monte. Créer, ça commence par écouter ce qui vient de l’intérieur.

Je suis très heureuse finalement que le film ne soit pas encore disponible ici. Aussi bon soit-il, il est facile de passer à autre chose 24 heures plus tard après un visionnement. Avec le livre, je peux le lire, le relire… en discuter… aller en lire plus sur le web…  et poursuivre la lecture à nouveau. Je peux ajouter des notes. Je peux le prêter et le laisser traîner sur ma table de chevet afin d’y revenir souvent. Donc excellent complément au documentaire!

Bonne lecture et n’hésitez pas à venir me partager vos commentaires!

Toutarmonie

Plus de sacs et de bouteilles en plastique à Montréal

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Youppi!!! Les sacs de plastique seront interdits à partir de janvier 2018. C’est loin, mais déjà plusieurs commerces ont commencé, janvier 2018 étant la date limite. Prochaine étape annoncée… le bannissement des bouteilles d’eau en plastique à usage unique.

bouteilles-eauReportage vidéo de Radio-Canada ici.

Nouvelle au Journal La Presse ici.

Voici le communiqué de Presse du maire de Montréal:

Montréal, le 22 février 2016 – Le maire de Montréal, M. Denis Coderre, et le responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif, M. Réal Ménard, ont annoncé le bannissement des sacs d’emplettes en plastique léger à Montréal à compter du 1er janvier 2018.

« Nous posons un geste fort aujourd’hui en annonçant ce choix réfléchi que fait Montréal de bannir les sacs de plastique légers dans les commerces de détail. La Commission sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs a pris soin de bien analyser les différents impacts et les enjeux environnementaux, économiques et sociaux. Avec cette interdiction ciblée qui laisse une période d’ajustement jusqu’au 31 décembre 2017, nous nous assurons de prendre les bons moyens pour le développement durable et la qualité de vie des Montréalais par une réduction à la source. Nous encourageons ainsi l’utilisation des sacs réutilisables ou plus résistants, un geste déjà posé par de nombreux Montréalais. D’ailleurs, la Ville de Montréal encouragera en parallèle plusieurs autres initiatives visant la consommation responsable, comme la réduction de la consommation des bouteilles d’eau en plastique, mais également le développement d’une filière de conception et de fabrication de sacs réutilisables au Québec », a déclaré le maire de Montréal, M. Denis Coderre.

Un bannissement qui comporte certaines exceptions

« Avec le nouveau règlement à être finalisé prochainement, la Ville vise le bannissement d’un certain type de sacs, soit ceux utilisés pour faire des emplettes et qui sont distribués ou vendus dans les commerces de détail. Il s’agit plus précisément des sacs légers (de moins de 50 microns) et des sacs de type oxo-dégradables, oxo-fragmentables, oxo-biodégradables et biodégradables. Je tiens à rappeler que ces sacs, a priori inoffensifs, ont des impacts importants au niveau de l’enfouissement tout comme sur nos écosystèmes vu leur volatilité, leur façon de se décomposer et le temps que ça prend pour une telle décomposition » a ajouté M. Ménard.

Notons que malgré ce nouveau règlement, certains sacs, pour des raisons d’hygiène, par exemple les sacs minces pour les fruits et légumes ou pour les médicaments, ne sont pas ciblés.

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a également mis en place un comité de suivi qui travaillera à l’harmonisation de l’interdiction de l’utilisation des sacs d’emplettes en plastique à usage unique sur le territoire métropolitain et, au Québec, en collaboration avec l’Union des municipalités du Québec et la Fédération québécoise des municipalités. « Nous espérons que d’autres villes emboîteront le pas afin que l’interdiction de ces sacs se fasse à l’échelle du Québec » a déclaré M. Coderre.

D’ici la mise en vigueur du règlement, le 1er janvier 2018, la Ville de Montréal ira de l’avant avec des activités sensibilisation afin d’informer les citoyens, les commerçants et l’industrie du plastique des modalités du nouveau règlement et des solutions de rechange aux sacs d’emplettes en plastique léger.

« Nous savons que le Québec, notamment Montréal, a déjà eu un bon chemin de parcouru avec le Code volontaire des bonnes pratiques, mis en œuvre en 2008 et qui a mené à une réduction de 52% de l’utilisation des sacs de plastique. Je compte une fois de plus sur l’implication et la participation des citoyens, des commerçants et de l’industrie pour passer à une prochaine étape et assurer le succès de ce changement, faisant de Montréal une ville écoresponsable pour le bien de l’ensemble des Montréalais, de notre milieu de vie tout comme des générations à venir », a ajouté M. Coderre.

La Ville de Montréal a également annoncé l’année dernière son adhésion au National Zero Waste Council (NZWC), une organisation canadienne qui regroupe des particuliers, des organismes gouvernementaux, des entreprises, des industries et le secteur communautaire qui prônent l’atteinte du « zéro déchet ».

Ce point de presse est disponible à partir de la chaîne YouTube du maire de Montréal, M. Denis Coderre, à l’adresse suivante : http://bit.ly/1LekA8U

Toutarmonie

Qu’est-ce que ça donne?

pierre

Samedi, je vous parlais d’un documentaire intitulé « En quête de sens ». Je ne l’avais pas vu, mais je vous disais que je vous en reparlerais lorsque je serais allée le voir. C’est chose faite. J’ai été agréablement surprise de découvrir une salle presque comble en ce dimanche après-midi ensoleillé! Disons que j’aurais été moins surprise de voir une salle presque vide… et c’est ce qui me réjouit autant. Que ce genre de documentaire arrive à déplacer autant de gens à des heures inhabituelles, de ressentir ce mouvement grandissant de gens cherchant autre chose en pleine métropole… cela m’a fait vraiment chaud en-dedans.

Ce documentaire, les réalisateurs l’ont fait avec peu de moyens, sans producteurs et si les gens se déplacent pour aller le voir, c’est grâce aux partages d’internautes. Moi-même, j’ai découvert ceci via une publication d’un ami et peut-être que j’aurai, à mon tour, encouragé d’autres gens à aller le voir. C’est un courant qui peut parfois circuler très rapidement dans un réseau qui prend de l’ampleur.

Ce film, je l’ai BEAUCOUP aimé, du début jusqu’à la fin. Un film vrai en toute simplicité. Pas besoin d’effets spéciaux! Il suffit de s’exprimer avec son cœur pour rejoindre celui des autres. Les réalisateurs trouvaient que le film prenait une tournure inattendue, alors que moi je trouve au contraire qu’on ne peut avancer sur ce chemin de l’ouverture, sans devoir ouvrir des portes différentes quoique complémentaires. Je n’y ai pas appris grand chose de nouveaux, mais cela n’enlève rien à la pertinence de ce film et à l’énergie formidable qui le propulse. Un message d’espoir.

Même si nous avons connu l’amour, nous pouvons toujours apprécier un bon film d’amour.

Récemment, ma fille et son copain m’ont amené voir le film « Le survivant ». C’est basé sur des faits réels me disaient-ils. Dicaprio est excellent, ajoutèrent-ils. Je les ai accompagnés… Est-ce que le film était bien fait? Oui. Est-ce que les acteurs étaient convaincants? Oui. Est-ce que c’était épouvantablement violent et réaliste? OUI!!!! En résumé, c’était l’apologie de la vengeance… encore une fois! J’ai passé une bonne partie du film à regarder ailleurs… et à réfléchir à ce qui pouvait tant attirer les gens à aller voir ces films. Entendez-vous souvent des gens dire, j’ai vu un bon film de vengeance, alors je n’ai plus besoin d’aller en voir? Ou encore j’ai vu un bon triller, donc je n’ai plus besoin d’en voir?

Pourtant, nous devrions…

sens

De ces films qui sèment la vie, l’espoir et l’amour, il devrait y en avoir beaucoup plus que n’importe quoi d’autre car cela nous nourris. À force de produire des films violents, les gens deviennent habitués à la violence… Violence et vengeance… et que voyons-nous dans nos bulletins de nouvelles? Des histoires de violence et de vengeance!

Pourtant des histoires vraies de violence faites aux animaux, cela plaît généralement moins aux gens. S’ils en ont vu un, ils croient ne plus devoir en voir… et ne changent pas pour autant leurs habitudes!

À force d’entendre parler de solidarité, d’autonomie alimentaire, de la communication entre tout ce qui existe, des liens invisibles entre les gens, des histoires des gens qui ont tout changé dans leur vie pour être cohérent avec ce qu’ils découvraient, de l’illusion qu’est la vie, de la force des humains lorsqu’ils s’unissent pour vivre autrement, du comment les gens ont réussi à le faire… etc… des portes s’ouvrent et graduellement, les choses changeront toujours un peu plus. La peur du changement s’estompe.

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Dans le cas de ce documentaire, voir deux jeunes se lancer dans l’aventure de produire un documentaire pour partager des solutions, c’est génial! Ils y ont apporté leur couleur et je crois que le monde a besoin d’entendre ces témoignages, de voir et d’entendre des gens oser tout pour choisir la vie. Finalement, ils auront pris 4 ans pour le réaliser, ce film… ce qui n’était pas prévu du tout. Cela a transformé leur vision du monde et de la vie. C’est certain que cela ne s’arrêtera pas là, car on ne peut plus retourner en arrière lorsqu’on avance sur ce chemin.

Évidemment, leur parcours est un peu le parcours de tous ceux qui en sont venus à vouloir vivre autrement. On s’y reconnait à un moment ou à un autre. Cela démystifie ceux qui ont peur d’oser… car oui, c’est normal à un moment donné de chercher notre place dans une société qui fabrique des consommateurs. Pour ma part, c’était clair à un certain moment donné de ma vie que je ne pouvais plus retourner dans l’univers de la publicité, car je n’adhèrerais plus à ce monde de surconsommation. Offrez-moi un million de dollars demain, et vous pouvez être certains que je n’irais pas m’offrir une auto de luxe ou une grosse maison avec un yacht!!! J’utiliserais cet argent pour me relocaliser en nature, de manière écologique, afin de vivre en autonomie. Ce que je veux dire, c’est qu’avec ou sans argent, on peut contribuer à changer les choses, car cela commence par une ouverture de conscience. À partir du moment où les gens ressentent et comprennent que nous ne sommes qu’un, plus rien n’est pareil! Comment peut-on laisser les peurs nous guider lorsque nous savons que tout cela n’est qu’illusion? On ne peut pas avoir peur de ce qui n’existe pas…! 😉

Le ressentez-vous ce courant puissant de beaux humains authentiques? Ressentez-vous que dans l’invisible, nous ne sommes plus seulement que quelques uns? Quelque chose se passe. Lorsque nous sommes nombreux à vibrer individuellement, ces énergies se rencontrent et créent une force réelle, quoique non visible. Plus nous nous concentrerons sur ce courant, plus il deviendra réalité pour une majorité.

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Donc, un film comme cela, qu’est-ce que ça donne? En 1989, suite au visionnement d’un film, ma vie a complètement changé! J’ai quitté un poste de direction bien rémunéré pour partir découvrir le monde avec mon sac à dos! Comme quoi, un seul film peut bouleverser positivement une vie.

Ça nous encourage à continuer sur ce chemin qui n’est pas tracé d’avance et à comprendre que nous finissons par nous retrouver entre semblables. Si je rencontrais ces jeunes réalisateurs, je les serrerais dans mes bras et je leur dirais que leur film est 1000 fois plus intéressant qu’un blockbuster tel que le revenant! J’aurais aimé que le film dure beaucoup plus longtemps… encore et encore… Merci!

J’ai hâte que « Demain » prenne l’affiche au Québec!

Toutarmonie

En quête de sens (le film) est arrivé au Québec

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Voilà! Si vous vivez en Europe, peut-être l’avez-vous déjà vu, mais au Québec, le documentaire vient tout juste d’arriver. Je ne l’ai pas encore vu pour la très bonne raison que je viens de le découvrir via une vidéo publiée par un ami sur Facebook. Soyez assurés que dans les prochains jours, j’irai le visionner et je vous en parlerai. Chose certaine, il n’y a jamais trop de ce genre de films… Je vous invite à faire circuler l’information!

Voici ce que les auteurs disent au sujet de leur film:

Pourquoi ce film ?

« En quête de sens » est un projet documentaire qui est né d’un constat partagé par un nombre croissant de citoyens : notre société occidentale est malade, prisonnière d’une logique qui engendre plus de destructions, d’injustices et de frustrations que d’équilibre et de bien être. L’impératif de rentabilité économique à court terme prend aujourd’hui le pas sur l’intérêt général en dépit du bon sens. La logique prédatrice qui s’impose comme la norme, assombrit notre avenir commun.

Pour sortir de cette impasse ce n’est pas de plus de savoir, de plus de technologie, ou de croissance dont les hommes ont besoin, mais de plus de recul, de bon sens, en un mot : de plus de sagesse.

Le point de départ

Quand Nathanaël retrouve Marc à New York, les deux amis ne se sont pas vus depuis 10 ans et leurs trajectoires les ont éloignés : Nathanaël vient de finir un film environnemental en Inde, Marc, lui, exporte de l’eau en bouteille pour une multinationale…

Mais un accident vient interrompre son « rêve américain ». Cloué au lit, il se résout à visionner une série de documentaires laissés par Nathanaël sur la “marchandisation du monde”. Dès lors, sa conscience ne le laissera plus tranquille. Oubliant ses plans de carrière, Marc rejoint Nathanaël en Inde où ils commencent une épopée improvisée.

La quête

Equipés d’une petite caméra et d’un micro, ils cherchent à comprendre ce qui a conduit aux crises actuelles et d’où pourrait venir le changement. De l’Inde au Guatemala en passant par San Francisco et l’Ardèche, c’est toute leur vision du monde qui va être ébranlée…

Tissé autour de rencontres authentiques, de doutes et de joies, leur voyage est une invitation à reconsidérer notre rapport à la nature, au bonheur et au sens de la vie. 87 minutes pour reprendre confiance dans notre capacité à porter le changement en nous-même, et dans la société.

Bande-annonce du film

Site web « en quête de sens »

Consulter l’horaire du cinéma Beaubien si vous habitez à Montréal.

Toutarmonie

Sacrée croissance !

Est-ce que « plus, plus plus » est synonyme de « mieux, mieux, mieux »?

Voici à ce sujet le très intéressant documentaire de Marie-Monique Robin « Sacrée croissance », suivi du résumé de son livre en complément au documentaire..

livreNous sommes en 2034 : désormais journaliste et réalisatrice retraitée, Marie-Monique Robin rédige ce livre, qui raconte comment les humains ont réussi, vingt ans plus tôt, à éviter l’effondrement de leur civilisation. Cela grâce à un étonnant sursaut collectif sur venu le 14 avril 2014, après la publication du cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), annonçant les terribles catastrophes provoquées par le réchauffement climatique. Un sursaut relayé politiquement à l’échelle mondiale grâce à… François Hollande, qui avait soudain compris l’absurdité mortifère d’une course après l’« Arlésienne de la croissance »…
Une uchronie prospective, donc. Mais qui restitue d’abord, de façon remarquablement pédagogique, les enchaînements ayant conduit, au XXe siècle, à ériger en dogme absolu l’idéologie de la croissance économique. Révélant des épisodes méconnus de cette histoire, Marie-Monique Robin s’appuie notamment sur les analyses des économistes hétérodoxes interrogés pour son documentaire Sacrée Croissance ! (Arte, novembre 2014). Elle montre ensuite comment l’« intoxication de la croissance » a conduit au « grand gâchis » du début du XXIe siècle : épuisement des énergies fossiles et des minerais, crise alimentaire, financière et sociale, menace d’un krach écologique et d’une sixième extinction des espèces…
Surtout, elle raconte comment, dès cette époque, se multipliaient partout les initiatives très concrètes de « lanceurs d’avenir » préoccupés par le futur de leurs enfants : experts ou acteurs de terrain, dessinant la voie vers une société durable et plus équitable, en matière de production alimentaire (agriculture urbaine), d’énergie (villes en transition) et d’argent (monnaies locales et nouveaux indicateurs de richesse).
Un livre optimiste, qui démontre que, contrairement à certains discours ambiants, nous avons en main toutes les clés pour engager l’indispensable transition vers la société postcroissance.

Toutarmonie