Sur le ton de la confidence

J’ai eu envie de venir vous écrire toute la journée, cherchant un sujet qui vous divertirait puisque nous ne pouvons échapper au chaos mondial. Je lisais les blogues auxquels je suis abonnée, je jouais avec mes chats, j’allais faire un tour dehors tout autour de chez-moi pour me retrouver chaque fois devant une page blanche.

 En ce moment même, malgré les confinements, des bébés naissent. La vie émerge au travers de ces morts qui s’additionnent au quotidien. Je ne peux pas me résoudre à ne pas parler de ce que nous vivons actuellement, tout simplement parce qu’au travers des drames individuels, nait une nouvelle conscience. Oui oui, vous avez bien lu. Quelque chose de beau émerge de tout cela.

Qu’importe la source de ce virus sélectif et meurtrier, il fait maintenant partie de nos vies. Il y a eu un AVANT, nous sommes en plein PENDANT et il y aura un APRÈS. Cela ne fait aucun doute. Si vous lisez ceci, c’est que vous accédez à un ordinateur, une tablette électronique ou un téléphone intelligent. Vous n’êtes donc pas seuls. C’est même assez difficile d’être seul à notre époque avec tous les gadgets électroniques.

La planète est en mode PAUSE. Qui aurait imaginé pareil scénario en si peu de temps? Les rues sont pratiquement vides, les commerces sont presque tous fermés (sauf ceux qualifiés d’essentiels), les avions dans le ciel ont drastiquement diminué (quoiqu’encore étonnamment nombreux), toutes les activités sont suspendues (quelle que soit leur catégorie). Une grosse majorité de gens ne travaillent plus, les écoles sont fermées, les garderies aussi (sauf pour les intervenants des services essentiels). L’humanité retient son souffle en espérant que le virus les ignore.

Sans minimiser le drame qui se joue dans la vie des personnes infectées, sans ignorer que de nombreuses personnes se retrouvent sans revenu et sans accès à de la nourriture, j’aimerais si vous le voulez bien que nous prenions un peu de recul, un peu comme si nous pouvions observer tout cela du haut de notre soucoupe volante.

En quelques semaines seulement, on assiste à une décroissance. Oui oui, cette même décroissance qui était souhaitable pour que nous puissions opérer le changement de cap nécessaire à la survie de la planète. La bourse est en chute libre. Les Occidentaux ont été forcés de cesser de consommer à outrance. Pas le choix, les usines et les magasins sont fermés. Une personne par famille seulement pour aller chercher de la nourriture en respectant la distanciation sociale. Plus de contacts physiques, sauf pour ceux vivant sous un même toit. Cela force les gens à se retrouver avec eux-mêmes. De très nombreux entrepreneurs savent déjà qu’ils ne se relèveront pas de cet arrêt obligé.

Alors qu’en Inde, les gens marchent pendant des jours et des semaines pour rejoindre à pied leur village natal, leurs enfants sur leurs épaules, sans argent et sans nourriture, les occidentaux eux se lamentent de ne pas pouvoir aller à leur chalet puisqu’il est interdit de quitter sa région, de ne pas pouvoir visiter leurs amis, de voir avec horreur naître des repousses de cheveux sans colorant dans la glace, de ne pas pouvoir aller faire installer leurs pneus d’été (même s’ils ne peuvent pas se déplacer de toute manière), de ne plus savoir quoi faire avec leurs enfants qu’ils ne voyaient avant que partiellement( le matin, le soir et souvent qu’un weekend sur deux), de se retrouver en permanence avec un conjoint qu’ils ne connaissaient peut-être pas si bien que cela et ils se demandent ce qui a bien pu se passer pour que du jour au lendemain, leur vie ait basculée. Face au miroir, ils se questionnent sur leurs choix et sur le sens de leur vie. Pas le choix. Quand on se défini en fonction de son niveau social, en fonction de son travail et/ou des apparences, la situation actuelle a de quoi faire réfléchir.

Des gens commencent à comprendre l’importance de cultiver des aliments. Une amie me demandait justement conseil aujourd’hui pour faire pousser des légumes.

Qui aurait cru qu’il faudrait un virus pour créer des rapprochements dans les familles, pour se préoccuper des aînés, pour que les parents prennent enfin le temps de s’occuper de leurs enfants, pour amener les gens à se questionner sur leurs priorités et leurs habitudes, pour faire preuve d’originalité et de débrouillardise, pour se reconnecter sur le vrai et l’authentique?

En parallèle, la pollution a drastiquement diminué tout comme la production d’énergie fossile. L’eau devient claire à Venise, les dauphins viennent s’y aventurer. L’océan a un répit de bateaux de croisière, ces énormes pollueurs. Les retraités délaisseront celles-ci plus par peur de se retrouver confinés en mer que pour ne pas polluer. Le ciel de Paris retrouve ses couleurs. Les courses de Formule furent annulées, non pas parce qu’elles polluent inutilement, mais à cause encore une fois du virus. Le silence se fait graduellement. Les villes semblent abandonnées. Les échanges commerciaux étant au ralenti, les gens constatent qu’à force de tout importer de Chine ou d’ailleurs, ils n’ont plus d’autonomie locale. Les masques se transigent au plus fort la poche. Tous les coups sont permis entre les gouvernements. On voit naître des guerres commerciales qui menacent les importations de biens essentiels et d’aliments. On prend ENFIN conscience collectivement de l’importance d’acheter localement. On réalise que les économies réalisées en achetant des produits chinois coûtent très cher à la collectivité quand on constate que des vies sont en jeu. Au Québec, face à cette guerre des masques, le gouvernement a décidé que dorénavant, ces produits essentiels seront créés au Québec et que dorénavant, lors des achats gouvernementaux, ils tiendront compte de cette nouvelle réalité en privilégiant les achats locaux. Le gouvernement souhaite également inciter les agriculteurs à se munir de serres 4 saisons afin que nous soyons autonomes au niveau alimentaire, et cela le plus rapidement possible. Il vient également de lancer un site web (le panier bleu) encourageant les consommateurs à acheter localement.

La conscience collective fait un bond majeur vitesse grand V. Que restera-t-il de ces prises de conscience lorsque les affaires reprendront et que les gens pourront vaquer à leurs occupations? La réponse à cela dépendra de la durée des mesures restrictives. J’ai l’impression que plus ce sera long, plus les gens auront eu le temps de réfléchir et de s’ouvrir à une autre réalité. Souhaitons que ça porte fruits en tout cas.

Sur ce, je vous dis à bientôt. Je fais partie de ceux qui peuvent continuer de travailler à distance durant cette crise. Profitez bien du moment présent!

Un temps propice aux réflexions

Tous les soirs depuis les temps doux de la dernière semaine, les ratons laveurs viennent manger les graines que les oiseaux ont fait tomber au sol. Ils sont parfois cinq à lécher les graines sur la neige. Au moment où je me suis mise à vous écrire, j’ai entendu leurs cris dehors. Ils se disputent les graines! C’est la même chose chaque soir. Je les observais un peu étonnée qu’ils ne se partagent pas gentiment leur butin. Puis, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec la folie du papier de toilette qui semble gagner tous les pays industrialisés et les comportements excessifs et violents des gens. On a tous vu ces images de gens à l’ouverture du Costco vendredi qui se bousculaient et étaient violents pour pouvoir mettre la main sur les grands formats de papier cul. Une amie a vu une dame enceinte se faire arracher un paquet de viande! Devant la peur de manquer de quelque chose (que celle-ci soit justifiée ou non) nous nous comportons comme des animaux finalement. Triste constat.

Depuis jeudi ici au Québec, nous avons vu tomber les mesures d’urgence comme un rideau qui se ferme en plein milieu d’une projection cinématographique. Cela en a surpris plusieurs au départ, parce que nous n’étions pas encore vraiment touchés. Puis des images de l’Italie et de l’enfer vécu là-bas ont fait taire une bonne partie de ceux qui soudainement s’étaient improvisés experts. Rapidement, le premier ministre du Québec a fermé toutes les écoles, garderies, il a interdit les rassemblements, spectacles, cinéma, divertissements, etc. et a demandé aux personnes de 70 ans et plus de s’isoler des autres tout en interdisant les visites dans les centres d’aînées et les hôpitaux. Des mesures furent mises en place pour que les gens puissent travailler de la maison. Une des grosses compagnies internet de la province a levé les limitations de données pour aider les gens. Tout cela évidemment dans le but de les protéger et de freiner cette pandémie. Nombreuses mesures drastiques justifiées.

Il est clair que le but est de stopper la propagation face à un virus qui est très contagieux et mortel pour plusieurs personnes à risque. Notre société est vieillissante, alors le risque est grand. Il ne suffit pas de se dire « Ah ce n’est pas grave, je suis jeune, je ne risque pas d’en mourir. » On doit ici penser aux autres, pas qu’à soit.

Pourtant, j’ai entendu à Radio-Canada des personnes âgées se plaindre parce qu’elles ne veulent pas être brimées dans leur liberté de faire ce qu’elles veulent. Visiblement, le message ne passe pas pour tous. D’autres sont quand même partis en voyage vers les destinations exotiques ce weekend, malgré la demande des autorités d’annuler tous les déplacements non obligatoires. Le « me, myself and I » est très à la mode, semble-t-il.

Ma mère me rappelait hier qu’en 1918, alors que la grippe espagnole sévissait, la mère de ma grand-mère, qui était à risque parce qu’enceinte, est décédée de cette grippe. Ma grand-mère n’avait alors que 5 ans. Je lisais tout à l’heure un article du journal Le Monde publié à nouveau par Aphadolie: Coronavirus France : les simulations alarmantes des épidémiologistes… . Le COVID-19 pourrait causer de 300 000 à 500 000 morts juste en France, si des mesures exceptionnelles ne sont pas prises. Ça ressemble de plus en plus à la grippe espagnole finalement. Les chances sont que ça fait possiblement un moment que les autorités le savent.

Curieusement, silence radio Macron, silence radio Trudeau. Sont-ils tous partis se cacher dans leur bunker respectif en espérant que les apparences de mesures calment les gens pendant que le Covid-19 élimine le trop-plein de population? C’est une question que plusieurs se posent. Nous le savons, il y a vraiment trop de monde sur cette planète par rapport à nos ressources. Tout le monde le sait et on s’attendait à ce qu’un virus vienne faire de la place. Pas pour rien que tant de gens se sont construits des bunkers.

Le premier ministre du Québec, suivi de la mairesse de Montréal ont décidés d’agir parce qu’à ce jour, le gouvernement canadien ne fait rien avec les aéroports qui sont de véritables passoires. Pas de dépistage, pas même de questions. « Entrez! Entrez, voyageurs et touristes, même si vous arrivez d’une zone contaminée. » Manque de cohérence, il me semble.

En France, alors qu’ils ont interdit les regroupements, fermés les restaurants, ils demandent aux gens d’aller voter!!! Cela ne fait aucun sens!

Puis d’un autre côté, car oui, il y a toujours deux côtés à une médaille, ce microscopique Covid-19 est en train de nous forcer à faire ce que nous aurions dû faire depuis longtemps.

Diminution de la production, donc diminution visible de la pollution. Diminution des déplacements, auto-train-avions-bateaux de croisière. Diminution de la consommation (sauf pour le papier de toilette). Incitatifs à acheter localement. Décroissance. Les gens qui se plaignaient de ne plus avoir le temps pour leurs proches se retrouvent en quarantaine. Vraiment, ce Covid-19 nous démontre qu’il est possible d’aider notre planète souffrante et d’obtenir rapidement des résultats encourageants. C’est presque tentant de souhaiter que cela dure deux ans, comme ce le fut pour la grippe espagnole.

Bien entendu, des gens vont vivre des moments difficiles au travers de cette pandémie et il est clair qu’il y aura encore plusieurs pertes. Je ne m’en réjouis pas du tout. Cela dit, je ne crains pas la mort. Cela fait partie de la vie.

Les pertes financières inquiètent souvent bien plus les gens que les pertes humaines. Un ami m’écrivait qu’il était inquiet financièrement, parce qu’il travaille dans le milieu de la culture et sa conjointe œuvre dans le milieu du tourisme. Comme ce sera le cas pour de très nombreuses personnes, alors il y aura des solutions, de la solidarité et de l’aide gouvernementale. Tout le monde est confiné à résidence. On ne peut pas faire d’omelettes sans casser d’œufs. On ne peut vivre une décroissance sans que cela n’affecte les revenus. Cependant, cela permet de revisiter nos priorités et nos besoins réels. Cela nous ramène à l’essentiel. Cela nous fait réfléchir, ce qui est plutôt excellent!

Sans être alarmiste, nous ne sommes qu’au début des évènements. Nous le savons bien. Apprenons dès maintenant à focaliser sur le positif qui ressort de ces situations, dédramatisons et interrogeons-nous sur la manière dont nous pouvons individuellement, puis collectivement, faire une différence.

Je vous souhaite une quarantaine créatrice et positive. Prenez soin de vous et de vos aînées!

Toutarmonie

Que faudra-t-il donc?

Ça, c’est l’Australie qui brûle. Un enfer apparemment. Il y a tellement de feux, que les glaciers de la Nouvelle-Zélande, pays voisin, virent au marron!

J’ai un ami australien qui vit à Sydney. Il me racontait que l’air était si pollué actuellement qu’ils devaient garder toutes les fenêtres fermées, autrement c’était comme si quelqu’un venait de fumer 5 paquets de cigarettes! Il fait une chaleur pas possible en plus et ce weekend, ils annoncent de forts vents et de grosses chaleurs sèches. Rien pour améliorer la situation. De plus, janvier et février sont les mois les plus chauds. Ils ne sont donc pas sortis de l’auberge! La carte suivante vous montre une idée de l’étendue des feux. Une québécoise en visite chez son frère en Australie témoignait hier que c’était une vision apocalyptique. « C’était l’apocalypse » : une Québécoise fuit les feux de forêt en Australie

Considérant que la plupart des australiens vivent sur les côtes à l’extérieur du désert central, c’est une grosse majorité de la population qui est affectée par ces feux dévastateurs. Plusieurs personnes se sont réfugiées sur les plages. L’air est toutefois irrespirable. Une épaisse brume jaune toxique envahie les villes. C’est la catastrophe et pourtant… je ne cesse d’y penser depuis le 1er janvier… ILS ONT QUAND MÊME FAIT LES FEUX D’ARTIFICE DU NOUVEL AN!!!!!! Je n’arrive tout simplement pas à comprendre la logique humaine!

C’est comme si vous découvriez que « oh horreur », votre eau potable est pollué et que vous y rajouter du plomb et du mercure! Aucune logique! Tout cela pour ne pas nuire aux traditions et divertir les gens! Ça a beau être à l’autre bout de la planète, cela me lève le cœur. Bon sang que l’espèce humaine est stupide!

Lors d’un feu d’artifice du Nouvel An à Hawaï, le nombre d’admissions dans les hôpitaux locaux pour difficultés respiratoires a bondi de 113% dans les heures suivant le spectacle. Alors dans un pays aux prises avec un nombre record de feux et une qualité de l’air médiocre, comment les autorités ont-elles pu autoriser ces feux? Cela me laisse littéralement bouche bée!

Voici un article de La Presse qui parle justement des pics de pollution suite aux feux d’artifice de Montréal l’été. Feux d’artifice : un risque pour la santé?

Est-il si difficile de changer ses habitudes? Cela n’aurait pas été catastrophique d’annuler les feux du Nouvel an il me semble.Cela me fait penser au 31 octobre dernier, où nous avions un cocktail météo dangereux. Plusieurs municipalités ont déplacé la collecte de bonbons au lendemain et cela a créé un flot de protestations. Pour vous donner une idée, chez-moi, j’ai cru qu’un gros arbre allait tomber sur la maison sous la force des vents et j’ai entendu 2 gros arbres fendre en deux lors d’une bourrasque. Hydro-Québec, la compagnie d’électricité a eu sa pire panne en 25 ans. Et tout ce que nous entendions à la radio, c’étaient les râlements des gens qui ne voulaient pas qu’on touche à leur Halloween!

J’ai mal à mon humanité.

Comment arriverons-nous à faire changer les mentalités si les gens s’accrochent à de telles insignifiances? C’est décourageant! Vraiment!

Quand j’ai appris cette nouvelle, c’était le matin du 1er janvier. Je venais de lire cela sur le blogue de Aphadolie. Le soleil faisait briller la neige nouvelle tant attendue. Féérique! De la fenêtre de ma chambre, je voyais la piste d’une souris sur la neige fraîche. Adorable.

Je devais me changer les idées. J’ai donc décidé de sortir mes raquettes pour la première fois cette année, car jusqu’à maintenant notre hiver nous a surtout apporté pluie et verglas. Trop chaud. Je suis partie enthousiaste sur le sentier blanc menant au parc national. J’ouvrais la piste. C’était magnifique, même si le soleil est rapidement disparu derrière les nuages. Puis en arrivant à l’entrée, que vois-je?

La piste d’un motoneigiste qui a réussi à se frayer une chemin sur le sentier du parc interdit aux motoneiges. Il faudra demander aux responsables du Parc de réinstaller les grosses chaînes. Les gens ne respectent plus rien! J’ai essayé tout au long de ma randonnée d’avancer hors de la trace raboteuse, mais disons que cela venait s’ajouter à ma déception face aux feux d’artifices en Australie. Tout ce que les gens ont en tête, c’est de se divertir au détriment de la nature.

J’ai quand même apprécié ma ballade et je me suis concentrée sur les pistes des lièvres, des chevreuils et des renards.

Je n’ai pas arrêté de penser à l’attitude des autorités australiennes par rapport aux feux d’artifice et j’ai beaucoup de difficulté à voir de l’espoir.

J’expliquais justement à ma mère la semaine dernière que nous ne pouvions plus faire les choses par habitudes les yeux fermés. Nous devons réfléchir à la pertinence de tous nos gestes, de nos choix, de notre consommation et d’utiliser notre créativité pour faire les choses autrement dans le respect de ce qui nous entoure. Quand je vois la réaction des australiens, je vous avoue être un peu découragée parce je sais bien que cela aurait aussi bien pu arriver ici au Québec ou dans votre pays.

J’imaginais une discussion entre deux extraterrestres, voyant l’état actuel de notre planète:

– Dis-moi, crois-tu que le moment est enfin venu d’aller les aider?

T’es fou! Tu vois comme ils sont encore accrochés à leurs habitudes! Ils vont devenir fous! Non, crois-moi, il faut attendre encore, quand ils ne verront plus d’issues.

Toutarmonie

L’Amérique pleure

Samedi matin, 6 h 30. Alors que le jour se lève à peine, une salve de tirs d’un chasseur me rappelle que c’est un weekend d’automne et que l’Humain n’a pas évolué miraculeusement durant la nuit.

Cela m’inspire de vous partager une chanson du tout nouvel album du groupe engagé Les Cowboys fringants intitulé Les Antipodes. La chanson que je vous partage aujourd’hui est L’Amérique pleure. Écoutez bien les paroles…

« La question qu’j’me pose tout l’temps / Mais comment font tous ces gens / Pour croire encore à la vie / Dans cette hypocrisie »

« Moi je traîne dans ma remorque / Tous les excès de mon époque / La surabondance surgelée / Shootée, sur-emballée, yeah! / Pendant que les vœux pieux passent dans l’beurre / Notre insouciance est repue / C’est dans l’fond des containers / Que pourront pourrir les surplus »

« La question qu’j’me pose tout l’temps / Mais que feront nos enfants / Quand il me restera rien / Que des ruines et la faim »

Bon samedi!

Si vous souhaitez écouter tout leur album, il est en écoute libre cette semaine sur Ici Musique : https://www.icimusique.ca/

Toutarmonie

Décroissance, la base

Je vous partage aujourd’hui une vidéo de l’an dernier. En regardant cette vidéo, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’en un an, l’état de la planète s’est vraiment détérioré rapidement. De toute urgence, nous nous devons de bien comprendre l’importance de la décroissance.

Pour cela, nous devons repenser nos façons de faire. Think outside the box, comme le disent les anglais (penser en dehors de la boîte).

Toutarmonie

Merveilleuse découverte : Les luttes fécondes

Une de mes résolutions de l’année était de me remettre à lire. J’en ai fini avec les « j’aime lire, mais je n’ai plus le temps!« . Je le prends ce temps et cela me fait le plus grand bien. J’en suis à lire mon 6e livre, dont je vous parlerai une autre fois.

Le weekend dernier, j’ai lu d’une traite un petit bijou de livre. Une formidable découverte qui m’a fait un bien fou. Je me suis installée dans mon hamac face à la fenêtre qui donne sur le forêt et j’ai vraiment dévoré ce livre.

Vous vous souvenez que le 11 décembre dernier, je vous parlais d’une jeune députée qui assiste aux assemblées vêtue comme elle le ferait pour aller prendre un café avec ses amis? Je ne suis pas une fan de politique, parce que je trouve que le pouvoir semble corrompre tout le monde. Plus ça change et plus c’est pareil. Par contre, quand j’ai entendu parlé de l’audace de cette Catherine Dorion, cela a agréablement attiré mon attention. Puis un soir, alors que je parcourais le site d’une librairie en ligne, en préparation d’une virée à Montréal, je suis tombée sur son livre « Les luttes fécondes ».  Je ne savais pas qu’elle écrivait. Une voix en moi disait très fort « tu dois lire ce livre ». J’ai ensuite lu le résumé qui disait ceci (voir la photo) :

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Il n’en fallait pas davantage pour que je mette ce livre au sommet de ma liste de livres à me procurer. Je revins donc avec 4 livres, dont celui-ci. Je l’ai tellement aimé que je ne sais pas ce qui me retient d’en offrir à tous mes proches! Qu’il est rafraîchissant de lire les propos de cette jeune politicienne (qui n’était pas députée au moment de publier ce livre). Elle déborde d’authenticité et d’audace. Un petit livre de 110 pages qui se savoure. Elle fait un parallèle entre le couple et la politique. Brillant! Elle se dévoile, se livre et ses mots se transforment en poésie à mes oreilles. Lire son livre, c’est comme de trouver une source d’eau en plein désert. Non, je n’exagère pas.

Elle parle avec son cœur.

« La passion n’est pas un cheval fou. C’est un oiseau migrateur avec sa boussole inscrite au fond de lui, qui lui vient du fond des âges. Pourtant, on le lui fait que peu confiance »

René Lévesque peut aller se r’habiller! Catherine Dorion dépasse à mes yeux tous les autres politiciens. Quelle dirigeante extraordinaire elle fera, car je ne peux imaginer cette femme ne pas continuer à s’impliquer pour que changent les choses. Quand les gens la connaîtrons mieux, ils l’adorerons assurément. Particulièrement la génération qui en a assez de vivre avec des œillères.

« Il me semble pourtant que nous n’avons pas grand-chose à perdre. Nous allons mourir dans quelques dizaines d’années. Quelle est cette force qui nous garde immobiles, alors que nous n’avons qu’une seule minute dans cet immense champ?« 

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Je me retiens de vous écrire d’autres citations savoureuses, ainsi que tout le texte de la page 102, parce que je vous encourage à vous le procurer ce livre. Faites-vous ce cadeau. Au pire, vous vous direz que vous n’êtes pas seule à voir les choses ainsi. Au mieux, il ouvrira des portes en vous… Qu’avez-vous à perdre?

Bientôt, je vous parlerai d’un livre assez particulier que je lis en ce moment. Il fut écrit en 1845… son auteur s’est abstrait du monde pour se retrouver lui-même. Il est allé vivre au fin fond du bois où il y a construit sa maison (lui-même). S’il voyait ce qu’est devenu le monde, il se revirerait dans sa tombe!

Toutarmonie

Pendant que la nature se transforme

Vous me manquez! Déjà presque 7 mois que je ne suis pas venue m’entretenir avec vous. Je ne cesse de m’étonner de la rapidité à laquelle passe le temps. Un vie, c’est un claquement de doigt, sans plus.

Depuis la dernière fois, j’ai vécu 2 déménagements, le mien et celui du bureau, en pleines canicules (oui un « s » car il y en a eu plusieurs). En fait, l’été au complet me semble avoir été une canicule. À trois reprises, j’ai reçu des avis de tornades sur mon cellulaire. La dernière fois, j’en ai reçu 5 en une heure et de fait, pas très loin d’ici, 6 tornades ont fait d’énormes dommages. Je m’enfermais seule avec mes 2 chats dans la pièce centrale (la toilette) en attendant que cela passe. Nous avons eu des climats tout simplement tropicaux qui parfois faisaient de la buée sur l’extérieur des fenêtres des maisons. Aujourd’hui, j’ai cueilli des framboises! Depuis le 2 octobre que j’en récolte, dans ces mêmes plants qui ont donné une récolte en juillet. La chaleur faisait mûrir trop vite les fruits et avant que je n’ai pu les cueillir, un ours a piétiné plusieurs de mes framboisiers. Des framboises en octobre, moi je n’avais jamais vu cela. Elles sont plus grosses, plus savoureuses et plus juteuses qu’en été. Un délice!

On n’a pas fini d’être étonnés des changements que le réchauffement climatique apporte. Cela dit, ça commence à sentir l’hiver. Tout est enfin prêt. À mon nouveau chez-moi, je vois beaucoup de cerfs de Virginie. Un pur bonheur! Je les prenais pour des chevreuils, mais les chevreuils n’ont pas de queue et mes visiteurs ont une formidable queue blanche qui se dresse lorsqu’ils courent. (Faux! Cerfs et chevreuils seraient des synonymes.) Samedi matin, deux jeunes gracieux cerfs m’ont salué lorsque j’ai ouvert les rideaux et une gélinotte huppée sautillait sur place derrière la maison. J’adore les weekends très venteux d’octobre parce que ça semble éloigner les chasseurs que je trouve très agressants. Me faire réveiller par des tirs à 6 h 30 du matin, ça me met toute à l’envers. Je souhaiterais inviter tous ces animaux à se réfugier chez moi, mais même ici, je ne crois pas qu’ils seraient à l’abri de ces gens peu respectueux. Il semblerait que même la maladie débilitante chronique du cerf ne fait pas peur aux chasseurs.

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J’habite tout près d’un parc national et donc je vois de nombreux animaux. Il y a une telle variété d’oiseaux chez-moi que de mon hamac de salon, face à mes grandes fenêtres, je n’ai qu’à attendre un peu avec mes jumelles et je fais de superbes découvertes. La nuit, quand j’éteins toutes les lumières intérieures, c’est noir encre, car il n’y a aucune lumière aux alentours. En juin, j’avais droit à un formidable ballet de lucioles. J’en avais les larmes aux yeux tant cela était magnifique. En août, ce furent les Perséides qui m’ont offert un spectacle digne du planétarium.

À mon arrivée ici, il m’a fallu quelques semaines pour découvrir d’où provenait un puissant cri nocturne. Un cri effroyable à glacer le sang. J’ai d’abord cru à un oiseau de proie, mais j’ai finalement découvert que c’était le cri d’une renarde. Si vous ne savez pas de quoi je parle, je vous invite à cliquer ICI et d’écouter ce que ça donne. J’ai trouvé cela sur le web, car mes enregistrements n’étaient pas très bons. Ses cris peuvent durer plus d’une heure. Assez particulier, surtout quand on ne sait pas ce que c’est et que cela résonne en écho.

Les premiers flocons sont tombés depuis 4 jours. Les feuilles colorées se mettent à tomber et les insectes au ralenti semblent drogués. La nature se transforme pour faire place à l’hiver. Les gens sont plus fatigués, parce que le corps aussi se prépare à l’hiver. Il demande de ralentir, ce que nos vies acceptent mal. Manger selon les saisons, vivre au rythme des saisons, n’est pas encouragé dans nos sociétés. Pourtant, la nature nous parle et nous guide.

Je vous dis à bientôt, car je devais être de retour plus assidûment.

Toutarmonie

L’amour… le vrai

Je dois vous avouer que j’allais écrire ce soir la partie 2 de mon texte de dimanche dernier, mais quand j’ai vu la date où sera publié mon texte, je me suis rappelée ce qu’une majorité de gens font le 14 février. Je ne vous expliquerai pas encore une fois ce que représente pour moi la Saint-Valentin, car cela fut fait dans ma publication de 2012 intitulée Ce qu’est l’amour et de 2011 intitulée Je t’aime donc j’achète.

Je vais plutôt vous partager ma vision actuelle de l’amour. Ce que je vais vous partager n’a pas toujours été mon opinion. C’est au fil de mon vécu et de mes découvertes que cela s’est imposé. Quand on est jeune, on a souvent beaucoup d’attentes et d’ailleurs la société ne manque pas de nous démontrer qu’on doit donner aux autres pour recevoir. Je parle ici au sens large, bien au-delà des cadeaux. Dans l’esprit de nos parents ou grands-parents, penser à soi d’abord est pur égoïsme.

Combien de nos grands-parents étaient constamment dans le « faire » pour plaire ou ne pas déplaire? Certains diront « Quel mal y a-t-il, si cela leurs faisaient plaisir »?

Je vais vous donner un exemple simple qui vous rappellera sans doute quelqu’un de votre entourage : ma grand-mère passait son temps à cuisiner pour la famille, si bien que lorsque tous se réunissaient au chalet, ce petit bout de femme passait son temps au fourneau et nous, nous passions notre temps à manger. Bien malheureux celui ou celle qui l’aurait sorti de sa cuisine! Si on arrivait à l’improviste un soir, on se faisait réveiller au matin par l’odeur de 4 à 5 tartes fumantes. Si on ne mangeait pas les énormes portions qu’elle préparait, elle insistait subtilement jusqu’à ce qu’on s’empiffre. Elle cherchait ainsi à être aimée. Elle qui cuisinait si bien n’a pourtant jamais enseigné ses techniques à ses enfants, sans doute pour garder le monopole de la boustifaille. C’est l’une des nombreuses techniques pour créer une dépendance. Il y avait un diction autrefois qui disait à peu près ceci  » pour toucher le cœur d’un homme passe par son ventre « . Si je résume, ça revient à dire que si tu veux qu’un homme t’aime, ne mise pas sur toi, mais sur ta cuisine!  » Vous ne trouvez pas cela triste? Évidemment, vous comprendrez que je ne juge pas ici ma grand-mère qui n’a fait que répéter ce qu’on lui avait enseigné. Je ne dis pas non plus qu’il n’y a pas d’amour dans les repas que vous préparez. Tout dépend des motivations profondes de chacun et du stresse que vous vous imposez en le faisant…

En amour, on apprends vite à faire à l’autre ce qu’on aimerait que l’autre fasse pour nous. Comme notre attention est concentrée à satisfaire l’autre, on se mets de côté, mais hey! c’est parce qu’on l’aime, voyons! Comme nous nous mettons de côté, nous attendons inconsciemment beaucoup de l’autre, afin qu’il nous donne à nous ce qu’on ne se donne pas à soi-même. Qui dit attentes, dit systématiquement déceptions.

Quand une femme se maquille, se teint les cheveux, se fait souffrir dans des chaussures mode inconfortables, le fait-elle réellement parce qu’elle aime cela et parce qu’elle s’aime comme elle est ou bien c’est parce qu’elle veut projeter une image correspondant à ce qu’elle croit que les hommes attendent d’elle? « Ben oui, mais j’veux pas finir ma vie toute seule! » est une phrase qu’on entend souvent. Messieurs, riez, mais vous n’êtes pas exclus de cela. À 20 ans, après avoir rompu avec mon amoureux étudiant, il était allé s’acheter l’auto sport décapotable rouge que j’avais un jour dit aimer, dans le seul but de me reconquérir! Il était venue me la montrer en me demandant de revenir! Sérieusement? Ça veut dire qu’il souhaitait que je revienne non pas pour lui, mais pour son auto? Pas fort! Évidemment, il était rentré bredouille avec son auto et sa nouvelle dette.

Je suis passée par toutes ces phases, n’ayez craintes. J’ai moi aussi voulu plaire avec des artifices parce que c’est comme cela que j’avais appris. J’avais beaucoup de succès d’ailleurs, mais à quel prix? De très beaux hommes qui m’aimaient pour ce que j’avais l’air, mais qui ne m’aimaient pas pour ce que j’étais réellement. Ça, je vous le garantie!

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Le premier amour devrait être celui que nous avons pour nous-mêmes. S’aimer avec ses qualités et ses défauts. Tant qu’on n’a pas réussi à faire cela, on ne peut pas réellement aimer quelqu’un d’autre. Reprenons l’exemple de cet amoureux étudiant. Il pouvait me dire qu’il me trouvait belle et formidable 5 fois par jour, mais comme moi je ne me trouvais ni belle ni formidable à cette période de ma vie, il aurait pu me le répéter 100 fois par jour que rien n’aurait pu me faire changer d’avis. C’est d’ailleurs pour me retrouver avec moi-même que j’avais mis un terme à cette relation qui m’étouffait.

Trente ans plus tard, je suis consciente du long chemin que j’ai dû parcourir pour m’aimer vraiment, mais s’il est une chose dont je suis fière dans ma vie, c’est bien de celle-là. La beauté là-dedans, c’est que plus je m’aime, plus j’aime les autres. Plus je m’aime pour ce que je suis et plus j’aime les autres pour ce qu’ils sont. En couple, aimer signifie aider l’autre à ce qu’il s’aime lui-même davantage, non pas faire en sorte que lui m’aime davantage, car s’il s’aime, il m’aimera aussi de se sentir si bien avec lui-même! Vous me suivez? En m’aimant, je n’ai plus l’attente d’être aimé, ainsi donc tout le reste est du bonus, car mon bonheur ne dépend que de moi! Au final, on est si bien avec soi-même qu’on ne cherche même plus à être en couple. On se dit que si cela arrive, c’est que ce sera quelqu’un de vraiment formidable, mais qu’autrement la vie est tout aussi géniale!IMG_1650

Alors en ce 14 février, n’ayez pas d’attentes, de grâce! Allez vous regarder dans un miroir et voyez comme vous être unique et extraordinaire!

Vous avez tout mon amour!

par Toutarmonie

Prêt-à-croire – virtuel et réalité confondus

Le restaurant qui n’existait pas

Peut-être avec-vous entendu parler de cette histoire d’un homme qui a réussi à ce que son restaurant The Shed at Dulwich se classe #1 des restaurants de Londres au palmarès de TripAdvisor, alors qu’en fait, son restaurant n’existait même pas! Si vous n’avez pas entendu parler de cela, voici la vidéo de l’histoire. Rejoignez-moi ensuite, car je poursuis la discussion.

 

Évidemment, cela fait réfléchir. Mes amis informaticiens me disent de prendre l’habitude de regarder les « reviews » avant d’acheter un produit, afin d’avoir une meilleure idée de la satisfaction des utilisateurs. Imaginez qu’un entrepreneur voulant faire mauvaise presse à un commerçant agirait comme l’a fait cet anglais, en manipulant les critiques. L’inverse est aussi possible, qu’un produit semble extraordinaire dans les commentaires (comme ce restaurant) alors qu’il n’en est rien! Pas besoin d’aller bien loin pour comprendre cela, puisqu’il suffit de regarder les entreprises de boissons gazeuses et de restauration rapide (pour ne nommer que celles-là) pour constater que les gens ne consomment pas leurs produits pour leurs bienfaits, mais plutôt pour « l’image » que les publicités leur suggère. C’est le propre de la publicité. On parle ici de consommation, ce qui n’est pas le point qui m’intéresse vraiment dans cet article.

Prêt-à-croire

Le web permet de merveilleux échanges, parfois même au-delà de nos espérances (quoique… ). Le danger vient du fait que ce que nous regardons est contrôlé. À notre insu, des gens décident de ce que nous lirons et orientent notre pensée. Il existe de plus en plus de « fake news » qui bernent même la presse traditionnelle. Des entreprises vont augmenter le nombre de « j’aime » de vos publications sur vos médias sociaux moyennant une somme d’argent! Autant dire que si les gens payent pour cela, c’est que le nombre de « j’aime » influence l’opinion des gens! Les photos sont, elles aussi, couramment manipulées, si bien que vous pourriez vous retrouver à pique-niquer avec le pape sans grande difficulté. Un jeune avait fait croire qu’un enfant avait été enlevé par un aigle royal dans un parc de Montréal, grâce à un montage. Plus de 20 millions d’internautes avaient vu cette vidéo en 48 heures, sans jamais savoir que cela n’était jamais arrivé. Cela devient de plus en plus un casse-tête pour bien des gens. J’ajouterais que l’impopularité des religions a fait naître un substitut à celle-ci: les médias sociaux. Les gens sont prêts à croire à n,importe quoi. Ajoutez à cela le fait que de plus en plus de gens ne prennent même pas le temps de lire un article pour le partager ou le commenter! Nous sommes à l’ère du prêt-à-croire! La question qui surgit alors est « Qui croire? »

Comment s’en sortir

Ce que je m’apprête à vous dire ne plaira pas au plus rationnels d’entre vous.

Que ce soit nos politiciens, les entreprises ou les médias, tous nous bombardent d’informations. On nous présente des scandales qui n’en sont pas, mais peu n’importe, car une fois qu’il a montré le bout de son nez, les gens ont déjà jugé les personnes concernées, que les propos soient fondés ou pas. Si l’industrie du lait bat de l’aile, alors sitôt on voit apparaître une étude discréditant le breuvage de soya. On entend alors des commentaires du genre « Le lait n’est pas bon, le soya n’est pas bon, que boirons-nous? » Ce n’est qu’un exemple parmi plusieurs. En fait, la réponse est en vous! Hey oui, la p’tite voix qui vous dit « Ben voyons donc! » même quand ça sort de la bouche d’un élu (et je vous entends penser avec justesse « surtout lorsque ça vient de la bouche d’un élu!« ). Intérieurement, vous pouvez faire la part des choses. C’est un langage qui a été perdu pour bien des gens, mais qui se retrouve, avec de la pratique.

La confiance en ce qui monte (que plusieurs nomment l’intuition) vient en effet avec la pratique. Plus vous lui faites de la place, plus vous savez la reconnaître et plus vous lui faites confiance. La confiance que vous accorderez à cette voix intérieure vous ouvrira les portes à une meilleure communication à ce niveau. Est-il possible que des gens n’aient pas cette petite voix? Non. Par contre, il y a des gens fermés à ce qu’ils sont vraiment. Leur mental voulant tout contrôler, il ne traduit pas ce que leur souffle leur voix intérieure.

prisonnier de soi meme
Crédit: source inconnue

Cette voix surgit spontanément. Ce n’est pas une analyse. C’est plus comme une image, une certitude, ou même parfois comme une main qui nous dirige à gauche, plutôt qu’à droite. Avec la pratique, ça peut devenir un dialogue parfois. Ce qui est rassurant, c’est que cette « voix » connaît des réponses que notre mental ne connaît pas.

Au début de la période des Fêtes, ma fille m’a texté pour me demander « devine qui je viens de voir au marché Jean-Talon?« . Mon mental a tout de suite pensé à un ami qui m’avait téléphoné la veille pour me donner de ses nouvelles en me disant qu’il était à Montréal pour les Fêtes. Ma petite voix intérieure m’a soufflé très fort le nom d’un chanteur de la relève! Je n’avais aucune raison de penser que ce chanteur était au marché public! Ma fille étonnée a dit « Comment as-tu su? ». Moi je ne le savais pas, mais ce qui me guide le savait. Si ma fille qui connaît pourtant cette connexion que j’ai avec ce qui m’habite était quand même surprise, je peux imaginer que cela puisse sembler farfelue pour plusieurs d’entre vous. Évidemment, cela semble ésotérique, mais c’est tout de même comme cela que ça fonctionne.

Peur de quoi?

Je crois que la raison pour laquelle tant de gens s’étourdissent avec 1001 choses, c’est justement pour ne pas entendre cette voix. Ces mêmes personnes qui s’impatientent de ne rien « entendre » sont souvent les mêmes qui inconsciemment ne veulent pas se retrouver seule avec elle-même, parce qu’à partir du moment où s’établie cette communication, il faut savoir accepter des choses que nous ne sommes pas toujours prêts à accepter. Cela peut aller très loin parfois. Ce qui est bon à savoir c’est que si on s’ouvre à cette voix et qu’on accepte ce qui vient avec, les synchronismes dans nos vies se succèdent. Des synchronismes parfois dignes d’un film hollywoodien!

Êtes-vous prêt?

par Toutarmonie