Écrire ou ne pas écrire – partie 2 de 2

Je vous avais promis de revenir vous partager les synchronismes qui se sont mis en place en réécrivant, dans la partie 1 de cette publication, alors me voici.

La magie qui opère en écrivant n’est pas nouvelle pour moi, mais chaque fois elle me fascine. Un de mes lecteurs dessinateur m’écrivait ressentir la même chose au niveau du dessin. Sans doute est-ce le lot des créatifs, quelque soit leur domaine de prédilection. Pourtant, on se retrouve régulièrement à procrastiner. Pourquoi diable cet entêtement, puisque cela nous fait autant de bien? Ça reste encore un mystère pour moi.

Cela dit, dès que je me remet à écrire, les synchronismes se produisent dans ma vie! Parfois ceux-ci n’ont aucun rapport avec l’écriture, mais récemment, alors que j’excellais à procrastiner, je crois que  » la vie  » a voulu me démontrer une direction claire. C’est ainsi qu’en l’espace de 48 heures après avoir recommencé à écrire, 3 synchronismes se sont produits. Je suis d’abord tombée par hasard sur une publication d’un blogue que je ne connaissais pas parlant d’un concours intitulé Nanowrimo. Le défi consiste à écrire un livre de 50 000 mots du 1er au 30 novembre de chaque année. Que gagnez-vous si vous réussissez? Votre propre livre, tout simplement! Le site est une plateforme où tous les participants inscrivent quotidiennement à leur compteur le nombre de mots atteint. Mon but dans la vie n’est certes pas d’écrire un nombre particulier de mots, mais j’avoue que cet outil, si bien utilisé, peu faire en sorte qu’une personne soit plus motivée. Tout au long de l’année, vous pouvez également vous lancer des défis perso échelonnés sur une période maximales de trois mois, avec autant de petits compteurs que vous aurez de projets. Bien que le site soit en anglais uniquement, il existe des groupes dans de nombreuses langues et partout dans le monde. Ce site peut devenir le petit coup de pied bien placé pour vous sortir de votre zone de  » proscratinage « . J’ai trouvé ce synchronisme rigolo et je m’y suis inscrite.

Le lendemain, en consultant mon mur de nouvelles Facebook, je suis tombée sur un concours organisé par Radio-Canada; les prix de la création Radio-Canada. La catégorie est le récit. On doit parler d’un fait vécu en 1200 à 1800 mots. Intéressant! Ça m’interpellait. Premier prix de 6000,00 $ et 1000,00 $ pour les finalistes. Hmmm… cela pourrait contribuer à financer mon autre projet. Quel serait mon sujet? Date limite: 28 février 2018. Ah! J’avais le temps…

Quelques minutes plus tard, je recevais un courriel du centre culturelle d’un village voisin au sujet d’un concours littéraire! Tiens donc! Je ne peux cependant pas dire que le thème  » une histoire à dormir debout  » en 800 mots me transportait, mais l’envie d’y participer s’est imposée! Date limite: 1er avril 2018. Les prix sont modestes, mais pourquoi pas m’amuser à y participer?

Auparavant, je n’avais jamais eu envie de participer à de tels concours et voilà qu’en l’espace de quelques minutes, j’en avais deux dans ma mire!

Qu’aie-je fait par la suite? Hey oui, vous aurez sans doute deviné! J’ai procrastiné! Aucun mot ne figure encore à mon compteur Nanowrimo et je n’ai toujours pas commencé à écrire mes textes pour les concours. Par  » hasard , je suis encore tombée sur le concours de Radio-Canada ce soir. C’est d’ailleurs ce qui m’a incité à venir vous en parler, question de ne pas me laisser le choix. J’ai encore l’intention d’y participer, même si cela ne me laisse que 8 jours pour écrire un récit d’environ 1500 mots! Je me questionne encore sur le choix de mon sujet.

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C’est là qu’intervient un élément essentiel à la créativité, l’état d’être. Nous avons tous nos petits rituels sécurisants. Pour ma part, je démarre la musique de mon IPad en mode aléatoire (il est important pour moi de ne pas savoir ce qui jouera ensuite) et je l’oublie. Ensuite, il est fréquent que j’allume tous mes chandeliers, car j’écris presque uniquement le soir. La lueur dansante des flammes orangées me réconforte et m’invite à m’abandonner à l’univers en moi.

1, 2, 3, GO…!

par Toutarmonie

(Étrange! J’avais commencé cette publication le 11 février, mais je ne l’ai écrite et publiée qu’aujourd’hui le 21 février, pourtant elle apparaît comme si je l’avais écrite le 11! Génial, j’ai pu le modifier.)

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Le visiteur – prise 2

Vendredi, alors que je me préparais à aller passer la journée à Montréal, pour l’anniversaire de ma fille, j’ai eu le bonheur de revoir mon ami chevreuil qui attendait calmement, assis sur le bord de la rivière. Au moment de partir, il s’est levé et j’ai même pu le filmer, mais il me réservait une surprise!

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Je ne vous partagerai pas cette vidéo, car mon ami chevreuil s’est subitement « soulagé »! Ce moment a duré tellement longtemps que j’ai cru un bref instant que c’était peut-être une femelle qui mettait bas, même si ce n’est pas vraiment la saison pour cela. J’aurais vraiment aimé voir cela! Je crois simplement qu’il souffrait de constipation, hey oui! Il est donc resté figé dans cette position « kangourou » deux bonnes minutes! Plutôt cocasse!

En rejoignant l’autoroute, j’ai croisé 3 troupeaux de dindons sauvages. J’ai eu une pensée pour Lophotographie qui suit mon blogue et qui photographie les animaux. Ces dindons sont surprenants! Ils vivent en groupe et pour une raison que j’ignore, ils aiment beaucoup les bords de route! Ils dorment même au bord des autoroutes parfois!

Une heure trente plus tard, je me retrouvais sur l’autoroute Métropolitaine de Montréal, en plein trafic, avec une odeur oppressante d’essence, comme si un avion avait laissé échappé son carburant au-dessus de la ville et je m’ennuyais déjà de mon coin de paradis en nature!

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par Toutarmonie

L’amour… le vrai

Je dois vous avouer que j’allais écrire ce soir la partie 2 de mon texte de dimanche dernier, mais quand j’ai vu la date où sera publié mon texte, je me suis rappelée ce qu’une majorité de gens font le 14 février. Je ne vous expliquerai pas encore une fois ce que représente pour moi la Saint-Valentin, car cela fut fait dans ma publication de 2012 intitulée Ce qu’est l’amour et de 2011 intitulée Je t’aime donc j’achète.

Je vais plutôt vous partager ma vision actuelle de l’amour. Ce que je vais vous partager n’a pas toujours été mon opinion. C’est au fil de mon vécu et de mes découvertes que cela s’est imposé. Quand on est jeune, on a souvent beaucoup d’attentes et d’ailleurs la société ne manque pas de nous démontrer qu’on doit donner aux autres pour recevoir. Je parle ici au sens large, bien au-delà des cadeaux. Dans l’esprit de nos parents ou grands-parents, penser à soi d’abord est pur égoïsme.

Combien de nos grands-parents étaient constamment dans le « faire » pour plaire ou ne pas déplaire? Certains diront « Quel mal y a-t-il, si cela leurs faisaient plaisir »?

Je vais vous donner un exemple simple qui vous rappellera sans doute quelqu’un de votre entourage : ma grand-mère passait son temps à cuisiner pour la famille, si bien que lorsque tous se réunissaient au chalet, ce petit bout de femme passait son temps au fourneau et nous, nous passions notre temps à manger. Bien malheureux celui ou celle qui l’aurait sorti de sa cuisine! Si on arrivait à l’improviste un soir, on se faisait réveiller au matin par l’odeur de 4 à 5 tartes fumantes. Si on ne mangeait pas les énormes portions qu’elle préparait, elle insistait subtilement jusqu’à ce qu’on s’empiffre. Elle cherchait ainsi à être aimée. Elle qui cuisinait si bien n’a pourtant jamais enseigné ses techniques à ses enfants, sans doute pour garder le monopole de la boustifaille. C’est l’une des nombreuses techniques pour créer une dépendance. Il y avait un diction autrefois qui disait à peu près ceci  » pour toucher le cœur d’un homme passe par son ventre « . Si je résume, ça revient à dire que si tu veux qu’un homme t’aime, ne mise pas sur toi, mais sur ta cuisine!  » Vous ne trouvez pas cela triste? Évidemment, vous comprendrez que je ne juge pas ici ma grand-mère qui n’a fait que répéter ce qu’on lui avait enseigné. Je ne dis pas non plus qu’il n’y a pas d’amour dans les repas que vous préparez. Tout dépend des motivations profondes de chacun et du stresse que vous vous imposez en le faisant…

En amour, on apprends vite à faire à l’autre ce qu’on aimerait que l’autre fasse pour nous. Comme notre attention est concentrée à satisfaire l’autre, on se mets de côté, mais hey! c’est parce qu’on l’aime, voyons! Comme nous nous mettons de côté, nous attendons inconsciemment beaucoup de l’autre, afin qu’il nous donne à nous ce qu’on ne se donne pas à soi-même. Qui dit attentes, dit systématiquement déceptions.

Quand une femme se maquille, se teint les cheveux, se fait souffrir dans des chaussures mode inconfortables, le fait-elle réellement parce qu’elle aime cela et parce qu’elle s’aime comme elle est ou bien c’est parce qu’elle veut projeter une image correspondant à ce qu’elle croit que les hommes attendent d’elle? « Ben oui, mais j’veux pas finir ma vie toute seule! » est une phrase qu’on entend souvent. Messieurs, riez, mais vous n’êtes pas exclus de cela. À 20 ans, après avoir rompu avec mon amoureux étudiant, il était allé s’acheter l’auto sport décapotable rouge que j’avais un jour dit aimer, dans le seul but de me reconquérir! Il était venue me la montrer en me demandant de revenir! Sérieusement? Ça veut dire qu’il souhaitait que je revienne non pas pour lui, mais pour son auto? Pas fort! Évidemment, il était rentré bredouille avec son auto et sa nouvelle dette.

Je suis passée par toutes ces phases, n’ayez craintes. J’ai moi aussi voulu plaire avec des artifices parce que c’est comme cela que j’avais appris. J’avais beaucoup de succès d’ailleurs, mais à quel prix? De très beaux hommes qui m’aimaient pour ce que j’avais l’air, mais qui ne m’aimaient pas pour ce que j’étais réellement. Ça, je vous le garantie!

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Le premier amour devrait être celui que nous avons pour nous-mêmes. S’aimer avec ses qualités et ses défauts. Tant qu’on n’a pas réussi à faire cela, on ne peut pas réellement aimer quelqu’un d’autre. Reprenons l’exemple de cet amoureux étudiant. Il pouvait me dire qu’il me trouvait belle et formidable 5 fois par jour, mais comme moi je ne me trouvais ni belle ni formidable à cette période de ma vie, il aurait pu me le répéter 100 fois par jour que rien n’aurait pu me faire changer d’avis. C’est d’ailleurs pour me retrouver avec moi-même que j’avais mis un terme à cette relation qui m’étouffait.

Trente ans plus tard, je suis consciente du long chemin que j’ai dû parcourir pour m’aimer vraiment, mais s’il est une chose dont je suis fière dans ma vie, c’est bien de celle-là. La beauté là-dedans, c’est que plus je m’aime, plus j’aime les autres. Plus je m’aime pour ce que je suis et plus j’aime les autres pour ce qu’ils sont. En couple, aimer signifie aider l’autre à ce qu’il s’aime lui-même davantage, non pas faire en sorte que lui m’aime davantage, car s’il s’aime, il m’aimera aussi de se sentir si bien avec lui-même! Vous me suivez? En m’aimant, je n’ai plus l’attente d’être aimé, ainsi donc tout le reste est du bonus, car mon bonheur ne dépend que de moi! Au final, on est si bien avec soi-même qu’on ne cherche même plus à être en couple. On se dit que si cela arrive, c’est que ce sera quelqu’un de vraiment formidable, mais qu’autrement la vie est tout aussi géniale!IMG_1650

Alors en ce 14 février, n’ayez pas d’attentes, de grâce! Allez vous regarder dans un miroir et voyez comme vous être unique et extraordinaire!

Vous avez tout mon amour!

par Toutarmonie

L’importance de profiter de chaque saison

Aujourd’hui, après avoir passé plus d’une heure à pelleter la neige, j’ai déneigé la roche  située entre les arbres, au bord de la rivière, afin d’y installer temporairement mon hamac. Il faisait doux, comme c’est généralement le cas lorsqu’il neige. J’en ai donc profité pour relaxer et admirer la nature enneigée. J’ai été ravie de découvrir les traces d’un renard qui avait longé la rivière pour rejoindre mes sentiers déneigés.

Certains se surprennent de me voir utiliser mon hamac en hiver, pourtant c’est la saison où l’on est certain de ne pas se faire déranger par les moustiques! L’air est frais et malgré le murmure continuel de la rivière, la nature est très silencieuse, comme si elle retenait son souffle.

Je ne pouvais m’empêcher de penser à ce que serait ma vie si je vivais encore près de Montréal. Ce n’est pas qu’une question de pollution, c’est une question d’équilibre et de connexion. Même en étant très intuitif, vivre entouré de béton représente un réel défi pour tout le monde. En région urbaine, on se console en se disant qu’on est proche de « tout » encore faut-il redéfinir ce terme. Si en ville, « tout » signifie généralement transports en commun, épiceries, boutiques, bistros, salles de concerts, théâtres, cinémas. Ici mon « tout » signifie nature, animaux sauvages, grands espaces, beauté, forêt, produits locaux biologiques qui n’ont pas voyagé des milliers de kilomètres avant de se retrouver dans mon assiette, faire pousser aliments et herbes, les transformer, filer sa laine, tricoter ses vêtements, prendre le temps d’apprécier l’ici et maintenant, s’entendre penser, s’entraider, faire du troc, récupérer. Bien que nous ayons une toute petite salle de cinéma avec une projection d’un seul soir par deux semaines, le plus beau des spectacles, j’y assistais encore aujourd’hui, dans mon hamac (sans file d’attente).

 

par Toutarmonie

Écrire ou ne pas écrire – partie 1 de 2

J’aurai aussi pu nommer cet article, PLUS GRAND QUE SOI.

Avez-vous parfois l’impression qu’il existe une force qui vous pousse dans une direction, même lorsque cela n’est pas ce que vous souhaitez?

Enfant, j’avais besoin d’écrire. Écrire me rendait vivante. Je n’avais pas besoin que d’autres me lisent, mais j’avais cet omniprésent besoin d’écrire. Cela a donc commencé avec la rédaction d’un journal. Adolescente, j’ai même eu plus d’une centaine de correspondants, à une époque où les ordinateurs et les téléphones intelligents n’existaient pas encore. J’ai maintenu cette correspondance pendant quelques années. C’était devenu un passe-temps à plein temps! Je ne vous dis pas le bonheur quotidien que j’avais de découvrir mon courrier dans la boîte à lettres, de sentir le papier sous mes doigts, son bruissement, son odeur et surtout d’avoir l’occasion d’y répondre! Plus tard, face aux épreuves, écrire me permettait de garder le cap et même d’y voir plus clair. Une fois adulte, je crois bien être devenue globe-trotteuse dans le seul but de pouvoir écrire à ma famille et mes amis! C’était le moment que je préférais. Me retrouver seule le soir avec du papier et un crayon, où que je sois sur cette planète me procurait intérieurement une excitation inexplicable. J’écrivais sur tous supports papier, pourvu que ce soit assez grand pour tout écrire! J’écrivais au verso de grandes affiches ou de papier d’emballage, sur plusieurs pages! Quand j’eus finalement un ordinateur, une lettre de 10 pages n’était pas considéré comme une longue lettre. Si je partais quelque part pour un weekend, les deux choses les plus importantes à glisser dans mon sac étaient papier et crayon, comme si je ne pouvais vivre sans avoir avec moi ce kit de survie, même en sachant que je n’aurais pas le temps de les utiliser.

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Lettre géantes de 3 pages

Puis la monoparentalité occupa tout mon temps.

D’aussi loin que je me souvienne, j’achetais compulsivement des cahiers vierges. Vous devriez voir la collection que j’ai! Je ne les utilise pas, mais rien que de les savoir là me rassure. Certaines personnes stockent de la nourriture en cas de catastrophes, moi je stocke du papier! Aujourd’hui, même si j’utilise surtout mon portable pour pouvoir taper les mots aussi vite qu’ils défilent, je dois tout de même éviter le rayon de papeterie, au risque de succomber.

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Écrire fut un véritable besoin jusqu’au jour où, au fil de mon cheminement, j’ai appris à m’aimer véritablement. J’écris quand même, non plus par nécessité, mais parce qu’une force en moi m’y pousse! La plupart du temps, je ne sais même pas ce que je vais écrire. Il me suffit de m’installer devant du papier ou mon clavier et ça part tout seul.  Je perds complètement la notion du temps, j’en oublie de manger et quand le lendemain, je me relis, je suis bouche bée! Cela est encore plus évident quand j’écris à quelqu’un, si bien que la personne a l’impression que je vois en elle, mais je n’ai été qu’un outil de traduction de ce qui demandait à s’exprimer. C’est ainsi que depuis une vingtaine d’années, si je délaisse l’écriture pour une longue période, ne ressentant plus ce besoin pour pouvoir fonctionner normalement, quelque chose d’étrange se passe autour de moi. Pour vous l’expliquer, je dois vous avouer que dans ma vie, les synchronismes se succèdent généralement comme par magie! Il y aurait là matière à faire un film fantastique, je vous l’assure! Sans doute est-ce pour cela que j’ai la sensation d’avoir vécu 12 vies dans celle-ci! J’ai vécu le lâcher-prise et la confiance envers ce qui me guide jusqu’à son extrême limite, sachant fort bien, avec l’expérience, que je ne suis jamais seule. Cependant, quand dans ma vie tout à coup toutes les portes semblent se refermer et que la magie n’opère plus, je sais que c’est parce que j’ai mis l’écriture de côté depuis trop longtemps. Je le sais, parce qu’il suffit que je m’y remette vraiment pour que le génie sorte de sa lampe et que les synchronismes se succèdent. C’est plus grand que moi et ça me dépasse totalement!

Il y a près de 20 ans, je me suis retrouvée subitement hospitalisée. Les médecins croyaient qu’il ne me restait que quelques jours à vivre! J’ai constaté avec surprise que je n’avais pas peur de la mort, ayant vécu ma vie intensément et réalisé au fur et à mesure mes rêves. Tous, sauf un! Je n’avais pas écrit mes contes! Le plus bizarre là-dedans, c’est que je n’avais finalement aucun problème médical! Aujourd’hui, je crois pertinemment que cela n’avait qu’un but : me pousser à écrire.

Dix mois plus tard, un dimanche après-midi, je n’avais pas pu aller à une conférence qui me tenait vraiment à cœur, n’ayant pas cette somme à ma disposition. À cette époque, cette force en moi me poussait encore à écrire des contes. C’est ainsi que cet après-midi-là, je me suis mise à parler toute seule, en disant  » Tu veux que j’écrive? OK, je vais quitter mon travail actuel et sauter dans le vide pour écrire! Mais tu es bien mieux de t’occuper de moi, parce que je n’ai aucune idée de la manière dont je vais gagner ma vie!  » Dès le lendemain (j’vous le jure!), un ami qui est animateur de radio m’a téléphoné pour me dire qu’il venait de rencontrer une connaissance à lui à la station, une rédactrice en chef d’un magazine et qu’elle recherchait quelqu’un pour écrire un conte en lien avec le thème différent de chaque parution de son magazine. Sans même avoir lu ce que j’écrivais, mon ami lui avait parlé de moi et trois jours plus tard, je commençais ma collaboration pour son magazine. Ce n’était clairement pas avec cela que j’allais gagner ma vie, mais comme je vous le disais, les synchronismes se succédaient. Lors de notre entretien, j’avais remarqué que son magazine ne pouvait pas être rentable, ayant moi-même été représentante publicitaire pour un magazine avant d’être mère. Je lui ai donc proposé mes services. C’est ainsi que d’une pierre deux coups, j’écrivais et je gagnais ma vie en m’occupant du magazine!

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Il m’arrive parfois de savoir que je  » dois  » écrire à une personne, parce que quoi que je fasse, la lettre s’écrit dans ma tête encore et encore jusqu’à ce que je m’exécute. Je relis rarement mes écrits passés, mais s’il m’arrive de tomber sur une longue lettre écrite sous la pression de cette force invisible, je suis ébahie! Je n’en tire aucune fierté, puisque cela ne venait pas de moi! Je ne fais que traduire ce qui était déjà écrit dans un  » cloud intérieur « . C’est très énergisant, si bien que si je commence à écrire à 23 heures et que je suis fatiguée, je risque de me retrouver les yeux grands ouverts à trois heures du matin, encore habitée par cette présence. En même temps, je vis une grande dualité qui me fait procrastiner et faire n’importe quoi d’autre que d’écrire. C’est alors que les synchronismes s’arrêtent jusqu’à se que je me décide à nouveau. Je sais, c’est fou, mais c’est comme cela!

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Écrire ou ne pas écrire, la question ne se pose pas. Ce serait comme d’être ou ne pas être!

Vous aurez remarqué qu’il y avait longtemps que je n’écrivais plus vraiment sur mon blogue. C’est que depuis quelques mois, j’ai décidé de cesser de procrastiner et je me suis replongée dans mes projets d’écriture. Mon blogue est une façon de continuer de faire tourner le moteur lorsque je ne dispose pas d’assez de temps pour travailler sur mes projets. Tant que le moteur tourne, je n’ai envie de rien d’autre.

Évidemment, le simple fait de me remettre à écrire a déclenché les synchronismes, mais cette fois-ci, je ressens une sorte d’urgence que je ne m’explique pas! J’ai testé… vous le devinerez. J’ai écris pendant une semaine et dès le lendemain du premier jour, les synchronismes concernant un projet personnel se sont emboîtés. J’ai vraiment ressenti le courant se réactiver et les signes. Puis j’ai été très occupée et j’ai cessé d’écrire, même sur mon blogue, ce qui a refermé immédiatement toutes les portes!

J’en déduis que je n’ai pas à le comprendre ni à savoir pourquoi cela semble si important. Je dois le faire, tout simplement et alors peut-être que tout sera clair avec le recul.

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Dans ma prochaine publication, je vous partagerai les clins d’œil qui se sont succédés, reliés à l’écriture.

par Toutarmonie

Vie d’un pissenlit

Je vous partage ici un mignon petit film d’animation sur la difficile vie d’un pissenlit en région urbaine.

Depuis que je prends de la racine de pissenlits en teinture mère et que j’en savoure ses bienfaits, je m’explique mal que tant de gens les détestent!

Une plante à découvrir!

Par Toutarmonie

Vidéo

Superbe surprise matinale!

Ce matin, en allant chercher quelque chose au salon, j’ai remarqué dehors, de l’autre côté de la rivière en lisière de forêt, une tache sombre qui de loin ressemblait à une roche! Je ne portais pas mes lunettes et je suis, je l’avoue, très myope! Une roche en hiver, avec toute la neige que nous avons, c’était peu probable, d’autant que mes chats fixaient cette chose avec attention. J’ai agrippé prestement mes jumelles et j’ai découvert que la roche était en fait un superbe chevreuil qui dormait en rond sur la neige, alors qu’il faisait -23 C dehors! Wow! Juste le temps de faire cette courte vidéo de 1:34 minutes et j’avais les doigts gelés, alors que lui dormait sur la neige! Il est visiblement mieux équipé que nous physiquement pour résister au froid.

Avec mes jumelles, j’ai remarqué qu’il dormait les yeux ouverts. Ce n’est pas ce que j’appelle dormir profondément. Il doit sûrement être constamment aux aguets d’un éventuel prédateur. Quel bel animal! J’ai photographié de mon salon l’image que vous voyez en haut de cet article, mais vous conviendrez qu’il faut le savoir qu’il y a là un chevreuil!

J’ai rapidement terminé de me préparer pour aller travailler et je suis descendue au bord de l’eau pour le filmer, consciente qu’un fois qu’il entendrait mon auto démarrer, il pourrait s’enfuir. À mon grand bonheur, il n’a pas eu peur de moi. Il a simplement relevé la tête pour me regarder. Vous ne m’entendrez pas parler fort, puisque je chuchotais pour ne pas effrayer mon nouvel ami. La brume que vous verrez flotter au-dessus de la rivière témoigne du froid actuel.

J’ai l’impression que mon départ ne l’aura pas fait fuir. Il devait se sentir en sécurité à cet endroit, coupé du vent. Tant mieux.

Voici donc la courte vidéo:

par Toutarmonie

Anecdote en forêt

J’ai omis de vous raconter une anecdote reliée à ma sortie solo en raquettes de samedi, en forêt. C’était magnifique, énergisant et je ne compte plus le nombre de fois où j’ai remercié, comme chaque fois, la vie de me permettre de vivre ces moments privilégiés. Bref, j’étais heureuse de baigner dans cette belle énergie.

Joie et bonheur

Comme je vous le racontais, personne n’était passé sur le sentier depuis un bon moment à cause des pluies verglassantes de début d’année. Les seules traces que je voyais sur la neige étaient celles des animaux, ce qui me ravissait. Comme le temps était clément, je me suis aventurée jusqu’au bout, là où il y a un lac. En repassant devant le grand pin, j’ai croisé une dame que je ne connaissais pas et avec qui je me suis entretenue un moment. Elle se promenait en raquettes avec son gros chien. Un peu plus loin, j’ai vu un groupe de 4 personnes, qui était arrivé par un chemin de travers, eux aussi étaient accompagnés d’un gros chien. Puis pour la plus grosse portion du trajet de retour, je suis retombée sur mes traces là où plus personne n’avait marché. C’est là que j’ai remarqué les traces qu’un animal avait laissé sur les miennes peu de temps avant mon arrivée! Ces traces semblaient avoir 3 grosses et longues griffes devant. Visiblement pas un renard ni un ours ni un chevreuil ou un raton laveur. Pas un chien non plus. C’est la 2e photo qui illustre le mieux la plupart des traces que je voyais. L’animal faisait de grand pas et courait possiblement. Étaient-ils plusieurs à marcher dans la même trace?

Peur

Plus j’avançais, et plus j’appréhendais une possible rencontre avec cet animal qui se dirigeait dans la même direction que moi en suivant mes traces. Avait-il senti l’odeur de mes chats qui dorment parfois à côté de mes raquettes? Cela explique sans doute pourquoi chaque fois que je croise des gens sur ce sentier, ils sont accompagnés de chiens. Était-ce un pékan, un loup ou un coyote? Bien que certaines traces ressemblent à des pattes d’oiseaux sur l’une des photos, ces traces étaient assez grandes. Les doigts des dindons sauvages, nombreux dans la région, sont plus écartelés que ce que je voyais. L’empattement de cet animal était grand. Mes photos ne sont pas géniales parce que pour économiser ma pile, j’avais diminué la luminosité de mon téléphone cellulaire au minimum et pour tout vous avouer, je me sentais soudainement moins brave! Alors je m’arrêtais très rapidement pour faire mes photos sans même les regarder. J’étais pressée de rentrer chez moi. Dans la neige folle, les 3 griffes rapprochées semblaient tres acérées! Mon coeur battait plus fort et j’avançais si rapidement, que j’en étais trempée sous mon manteau!

Nos sommes en plein milieu de l’hiver, la nourriture se fait rare pour les prédateurs. Je suis une proie. Plusieurs animaux ne sortent pas seuls, moi par contre je l’étais! J’étais peu rassurée par le couteau suisse que j’avais dans ma poche. Depuis que j’ai lu un guide de survie en forêt, je tente de respecter les consignes minimales qui consistent à toujours avoir un couteau, un sifflet (j’avais le mien) et des allumettes (je n’en avais pas, mais là était le dernier de mes soucis). Tant que je voyais les traces devant moi, ma crainte était contenue, mais à un endroit où le sentier bifurquait à gauche pour mieux longer la rivière et offrir une vue bucolique, les traces ont quitté le sentier pour s’engager dans la neige folle et plus épaisse. Un animal vivant dans cette région savait que ce raccourcit menait à une jonction de mon sentier! C’est à partir de là que j’ai vraiment commencé à avoir peur. Régulièrement je surveillais mes arrières et je regardais entre les arbres. J’étais engagée dans un sentier creux surmonté de buttes enneigées. Un animal rusé pouvait m’y piéger. Je peux vous garantir que je n’avais plus la tête à faire des photos!

Réflexion

Je n’ai finalement pas rencontré cet animal, mais je ne suis pas rassurée pour autant, car vous devinerez que depuis j’ai posé des questions à mes amis de ma nouvelle région. Les traces semblent abonder dans le sens du coyote. C’est ainsi que j’ai su que toutes mes amies sortaient en forêt avec un chien. Celui-ci les repère avant nous, il les distrait et au pire, le prédateur le mange pendant que vous détalez! Le chien de ma patronne (chien de berger) n’a pas tout à fait compris son rôle, car il ramène des orignaux à sa maitresse quand elle et lui sortent faire du ski de fond! J’ai également su qu’un loup pouvait se balader en solitaire, mais que les coyotes sortaient en groupe en marchant tous dans la même trace pour berner leurs victimes. On me dit d’éviter ces balades au printemps, car le risque de rencontrer un ours est plus grand et ils sont affamés à cette période-là.

Bref, la vie en nature n’est pas sans risque! Je n’ai pas non plus l’intention d’avoir un chien! Dois-je publier une petite annonce qui irait comme suit: Recherche homme grand et costaud, aimant la nature pour sorties en foret sans chien!

Par Toutarmonie