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La vie est courte

Je vous présente 2 petits films d’animation portant sur un même thème en ce début de semaine.

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L’importance de profiter de chaque saison

Aujourd’hui, après avoir passé plus d’une heure à pelleter la neige, j’ai déneigé la roche  située entre les arbres, au bord de la rivière, afin d’y installer temporairement mon hamac. Il faisait doux, comme c’est généralement le cas lorsqu’il neige. J’en ai donc profité pour relaxer et admirer la nature enneigée. J’ai été ravie de découvrir les traces d’un renard qui avait longé la rivière pour rejoindre mes sentiers déneigés.

Certains se surprennent de me voir utiliser mon hamac en hiver, pourtant c’est la saison où l’on est certain de ne pas se faire déranger par les moustiques! L’air est frais et malgré le murmure continuel de la rivière, la nature est très silencieuse, comme si elle retenait son souffle.

Je ne pouvais m’empêcher de penser à ce que serait ma vie si je vivais encore près de Montréal. Ce n’est pas qu’une question de pollution, c’est une question d’équilibre et de connexion. Même en étant très intuitif, vivre entouré de béton représente un réel défi pour tout le monde. En région urbaine, on se console en se disant qu’on est proche de « tout » encore faut-il redéfinir ce terme. Si en ville, « tout » signifie généralement transports en commun, épiceries, boutiques, bistros, salles de concerts, théâtres, cinémas. Ici mon « tout » signifie nature, animaux sauvages, grands espaces, beauté, forêt, produits locaux biologiques qui n’ont pas voyagé des milliers de kilomètres avant de se retrouver dans mon assiette, faire pousser aliments et herbes, les transformer, filer sa laine, tricoter ses vêtements, prendre le temps d’apprécier l’ici et maintenant, s’entendre penser, s’entraider, faire du troc, récupérer. Bien que nous ayons une toute petite salle de cinéma avec une projection d’un seul soir par deux semaines, le plus beau des spectacles, j’y assistais encore aujourd’hui, dans mon hamac (sans file d’attente).

 

par Toutarmonie

Écrire ou ne pas écrire – partie 1 de 2

J’aurai aussi pu nommer cet article, PLUS GRAND QUE SOI.

Avez-vous parfois l’impression qu’il existe une force qui vous pousse dans une direction, même lorsque cela n’est pas ce que vous souhaitez?

Enfant, j’avais besoin d’écrire. Écrire me rendait vivante. Je n’avais pas besoin que d’autres me lisent, mais j’avais cet omniprésent besoin d’écrire. Cela a donc commencé avec la rédaction d’un journal. Adolescente, j’ai même eu plus d’une centaine de correspondants, à une époque où les ordinateurs et les téléphones intelligents n’existaient pas encore. J’ai maintenu cette correspondance pendant quelques années. C’était devenu un passe-temps à plein temps! Je ne vous dis pas le bonheur quotidien que j’avais de découvrir mon courrier dans la boîte à lettres, de sentir le papier sous mes doigts, son bruissement, son odeur et surtout d’avoir l’occasion d’y répondre! Plus tard, face aux épreuves, écrire me permettait de garder le cap et même d’y voir plus clair. Une fois adulte, je crois bien être devenue globe-trotteuse dans le seul but de pouvoir écrire à ma famille et mes amis! C’était le moment que je préférais. Me retrouver seule le soir avec du papier et un crayon, où que je sois sur cette planète me procurait intérieurement une excitation inexplicable. J’écrivais sur tous supports papier, pourvu que ce soit assez grand pour tout écrire! J’écrivais au verso de grandes affiches ou de papier d’emballage, sur plusieurs pages! Quand j’eus finalement un ordinateur, une lettre de 10 pages n’était pas considéré comme une longue lettre. Si je partais quelque part pour un weekend, les deux choses les plus importantes à glisser dans mon sac étaient papier et crayon, comme si je ne pouvais vivre sans avoir avec moi ce kit de survie, même en sachant que je n’aurais pas le temps de les utiliser.

lettres
Lettre géantes de 3 pages

Puis la monoparentalité occupa tout mon temps.

D’aussi loin que je me souvienne, j’achetais compulsivement des cahiers vierges. Vous devriez voir la collection que j’ai! Je ne les utilise pas, mais rien que de les savoir là me rassure. Certaines personnes stockent de la nourriture en cas de catastrophes, moi je stocke du papier! Aujourd’hui, même si j’utilise surtout mon portable pour pouvoir taper les mots aussi vite qu’ils défilent, je dois tout de même éviter le rayon de papeterie, au risque de succomber.

cahiers

Écrire fut un véritable besoin jusqu’au jour où, au fil de mon cheminement, j’ai appris à m’aimer véritablement. J’écris quand même, non plus par nécessité, mais parce qu’une force en moi m’y pousse! La plupart du temps, je ne sais même pas ce que je vais écrire. Il me suffit de m’installer devant du papier ou mon clavier et ça part tout seul.  Je perds complètement la notion du temps, j’en oublie de manger et quand le lendemain, je me relis, je suis bouche bée! Cela est encore plus évident quand j’écris à quelqu’un, si bien que la personne a l’impression que je vois en elle, mais je n’ai été qu’un outil de traduction de ce qui demandait à s’exprimer. C’est ainsi que depuis une vingtaine d’années, si je délaisse l’écriture pour une longue période, ne ressentant plus ce besoin pour pouvoir fonctionner normalement, quelque chose d’étrange se passe autour de moi. Pour vous l’expliquer, je dois vous avouer que dans ma vie, les synchronismes se succèdent généralement comme par magie! Il y aurait là matière à faire un film fantastique, je vous l’assure! Sans doute est-ce pour cela que j’ai la sensation d’avoir vécu 12 vies dans celle-ci! J’ai vécu le lâcher-prise et la confiance envers ce qui me guide jusqu’à son extrême limite, sachant fort bien, avec l’expérience, que je ne suis jamais seule. Cependant, quand dans ma vie tout à coup toutes les portes semblent se refermer et que la magie n’opère plus, je sais que c’est parce que j’ai mis l’écriture de côté depuis trop longtemps. Je le sais, parce qu’il suffit que je m’y remette vraiment pour que le génie sorte de sa lampe et que les synchronismes se succèdent. C’est plus grand que moi et ça me dépasse totalement!

Il y a près de 20 ans, je me suis retrouvée subitement hospitalisée. Les médecins croyaient qu’il ne me restait que quelques jours à vivre! J’ai constaté avec surprise que je n’avais pas peur de la mort, ayant vécu ma vie intensément et réalisé au fur et à mesure mes rêves. Tous, sauf un! Je n’avais pas écrit mes contes! Le plus bizarre là-dedans, c’est que je n’avais finalement aucun problème médical! Aujourd’hui, je crois pertinemment que cela n’avait qu’un but : me pousser à écrire.

Dix mois plus tard, un dimanche après-midi, je n’avais pas pu aller à une conférence qui me tenait vraiment à cœur, n’ayant pas cette somme à ma disposition. À cette époque, cette force en moi me poussait encore à écrire des contes. C’est ainsi que cet après-midi-là, je me suis mise à parler toute seule, en disant  » Tu veux que j’écrive? OK, je vais quitter mon travail actuel et sauter dans le vide pour écrire! Mais tu es bien mieux de t’occuper de moi, parce que je n’ai aucune idée de la manière dont je vais gagner ma vie!  » Dès le lendemain (j’vous le jure!), un ami qui est animateur de radio m’a téléphoné pour me dire qu’il venait de rencontrer une connaissance à lui à la station, une rédactrice en chef d’un magazine et qu’elle recherchait quelqu’un pour écrire un conte en lien avec le thème différent de chaque parution de son magazine. Sans même avoir lu ce que j’écrivais, mon ami lui avait parlé de moi et trois jours plus tard, je commençais ma collaboration pour son magazine. Ce n’était clairement pas avec cela que j’allais gagner ma vie, mais comme je vous le disais, les synchronismes se succédaient. Lors de notre entretien, j’avais remarqué que son magazine ne pouvait pas être rentable, ayant moi-même été représentante publicitaire pour un magazine avant d’être mère. Je lui ai donc proposé mes services. C’est ainsi que d’une pierre deux coups, j’écrivais et je gagnais ma vie en m’occupant du magazine!

magazines

Il m’arrive parfois de savoir que je  » dois  » écrire à une personne, parce que quoi que je fasse, la lettre s’écrit dans ma tête encore et encore jusqu’à ce que je m’exécute. Je relis rarement mes écrits passés, mais s’il m’arrive de tomber sur une longue lettre écrite sous la pression de cette force invisible, je suis ébahie! Je n’en tire aucune fierté, puisque cela ne venait pas de moi! Je ne fais que traduire ce qui était déjà écrit dans un  » cloud intérieur « . C’est très énergisant, si bien que si je commence à écrire à 23 heures et que je suis fatiguée, je risque de me retrouver les yeux grands ouverts à trois heures du matin, encore habitée par cette présence. En même temps, je vis une grande dualité qui me fait procrastiner et faire n’importe quoi d’autre que d’écrire. C’est alors que les synchronismes s’arrêtent jusqu’à se que je me décide à nouveau. Je sais, c’est fou, mais c’est comme cela!

brick wall blocking the doorway

Écrire ou ne pas écrire, la question ne se pose pas. Ce serait comme d’être ou ne pas être!

Vous aurez remarqué qu’il y avait longtemps que je n’écrivais plus vraiment sur mon blogue. C’est que depuis quelques mois, j’ai décidé de cesser de procrastiner et je me suis replongée dans mes projets d’écriture. Mon blogue est une façon de continuer de faire tourner le moteur lorsque je ne dispose pas d’assez de temps pour travailler sur mes projets. Tant que le moteur tourne, je n’ai envie de rien d’autre.

Évidemment, le simple fait de me remettre à écrire a déclenché les synchronismes, mais cette fois-ci, je ressens une sorte d’urgence que je ne m’explique pas! J’ai testé… vous le devinerez. J’ai écris pendant une semaine et dès le lendemain du premier jour, les synchronismes concernant un projet personnel se sont emboîtés. J’ai vraiment ressenti le courant se réactiver et les signes. Puis j’ai été très occupée et j’ai cessé d’écrire, même sur mon blogue, ce qui a refermé immédiatement toutes les portes!

J’en déduis que je n’ai pas à le comprendre ni à savoir pourquoi cela semble si important. Je dois le faire, tout simplement et alors peut-être que tout sera clair avec le recul.

portes

Dans ma prochaine publication, je vous partagerai les clins d’œil qui se sont succédés, reliés à l’écriture.

par Toutarmonie

Vie d’un pissenlit

Je vous partage ici un mignon petit film d’animation sur la difficile vie d’un pissenlit en région urbaine.

Depuis que je prends de la racine de pissenlits en teinture mère et que j’en savoure ses bienfaits, je m’explique mal que tant de gens les détestent!

Une plante à découvrir!

Par Toutarmonie

Vidéo

Superbe surprise matinale!

Ce matin, en allant chercher quelque chose au salon, j’ai remarqué dehors, de l’autre côté de la rivière en lisière de forêt, une tache sombre qui de loin ressemblait à une roche! Je ne portais pas mes lunettes et je suis, je l’avoue, très myope! Une roche en hiver, avec toute la neige que nous avons, c’était peu probable, d’autant que mes chats fixaient cette chose avec attention. J’ai agrippé prestement mes jumelles et j’ai découvert que la roche était en fait un superbe chevreuil qui dormait en rond sur la neige, alors qu’il faisait -23 C dehors! Wow! Juste le temps de faire cette courte vidéo de 1:34 minutes et j’avais les doigts gelés, alors que lui dormait sur la neige! Il est visiblement mieux équipé que nous physiquement pour résister au froid.

Avec mes jumelles, j’ai remarqué qu’il dormait les yeux ouverts. Ce n’est pas ce que j’appelle dormir profondément. Il doit sûrement être constamment aux aguets d’un éventuel prédateur. Quel bel animal! J’ai photographié de mon salon l’image que vous voyez en haut de cet article, mais vous conviendrez qu’il faut le savoir qu’il y a là un chevreuil!

J’ai rapidement terminé de me préparer pour aller travailler et je suis descendue au bord de l’eau pour le filmer, consciente qu’un fois qu’il entendrait mon auto démarrer, il pourrait s’enfuir. À mon grand bonheur, il n’a pas eu peur de moi. Il a simplement relevé la tête pour me regarder. Vous ne m’entendrez pas parler fort, puisque je chuchotais pour ne pas effrayer mon nouvel ami. La brume que vous verrez flotter au-dessus de la rivière témoigne du froid actuel.

J’ai l’impression que mon départ ne l’aura pas fait fuir. Il devait se sentir en sécurité à cet endroit, coupé du vent. Tant mieux.

Voici donc la courte vidéo:

par Toutarmonie

Anecdote en forêt

J’ai omis de vous raconter une anecdote reliée à ma sortie solo en raquettes de samedi, en forêt. C’était magnifique, énergisant et je ne compte plus le nombre de fois où j’ai remercié, comme chaque fois, la vie de me permettre de vivre ces moments privilégiés. Bref, j’étais heureuse de baigner dans cette belle énergie.

Joie et bonheur

Comme je vous le racontais, personne n’était passé sur le sentier depuis un bon moment à cause des pluies verglassantes de début d’année. Les seules traces que je voyais sur la neige étaient celles des animaux, ce qui me ravissait. Comme le temps était clément, je me suis aventurée jusqu’au bout, là où il y a un lac. En repassant devant le grand pin, j’ai croisé une dame que je ne connaissais pas et avec qui je me suis entretenue un moment. Elle se promenait en raquettes avec son gros chien. Un peu plus loin, j’ai vu un groupe de 4 personnes, qui était arrivé par un chemin de travers, eux aussi étaient accompagnés d’un gros chien. Puis pour la plus grosse portion du trajet de retour, je suis retombée sur mes traces là où plus personne n’avait marché. C’est là que j’ai remarqué les traces qu’un animal avait laissé sur les miennes peu de temps avant mon arrivée! Ces traces semblaient avoir 3 grosses et longues griffes devant. Visiblement pas un renard ni un ours ni un chevreuil ou un raton laveur. Pas un chien non plus. C’est la 2e photo qui illustre le mieux la plupart des traces que je voyais. L’animal faisait de grand pas et courait possiblement. Étaient-ils plusieurs à marcher dans la même trace?

Peur

Plus j’avançais, et plus j’appréhendais une possible rencontre avec cet animal qui se dirigeait dans la même direction que moi en suivant mes traces. Avait-il senti l’odeur de mes chats qui dorment parfois à côté de mes raquettes? Cela explique sans doute pourquoi chaque fois que je croise des gens sur ce sentier, ils sont accompagnés de chiens. Était-ce un pékan, un loup ou un coyote? Bien que certaines traces ressemblent à des pattes d’oiseaux sur l’une des photos, ces traces étaient assez grandes. Les doigts des dindons sauvages, nombreux dans la région, sont plus écartelés que ce que je voyais. L’empattement de cet animal était grand. Mes photos ne sont pas géniales parce que pour économiser ma pile, j’avais diminué la luminosité de mon téléphone cellulaire au minimum et pour tout vous avouer, je me sentais soudainement moins brave! Alors je m’arrêtais très rapidement pour faire mes photos sans même les regarder. J’étais pressée de rentrer chez moi. Dans la neige folle, les 3 griffes rapprochées semblaient tres acérées! Mon coeur battait plus fort et j’avançais si rapidement, que j’en étais trempée sous mon manteau!

Nos sommes en plein milieu de l’hiver, la nourriture se fait rare pour les prédateurs. Je suis une proie. Plusieurs animaux ne sortent pas seuls, moi par contre je l’étais! J’étais peu rassurée par le couteau suisse que j’avais dans ma poche. Depuis que j’ai lu un guide de survie en forêt, je tente de respecter les consignes minimales qui consistent à toujours avoir un couteau, un sifflet (j’avais le mien) et des allumettes (je n’en avais pas, mais là était le dernier de mes soucis). Tant que je voyais les traces devant moi, ma crainte était contenue, mais à un endroit où le sentier bifurquait à gauche pour mieux longer la rivière et offrir une vue bucolique, les traces ont quitté le sentier pour s’engager dans la neige folle et plus épaisse. Un animal vivant dans cette région savait que ce raccourcit menait à une jonction de mon sentier! C’est à partir de là que j’ai vraiment commencé à avoir peur. Régulièrement je surveillais mes arrières et je regardais entre les arbres. J’étais engagée dans un sentier creux surmonté de buttes enneigées. Un animal rusé pouvait m’y piéger. Je peux vous garantir que je n’avais plus la tête à faire des photos!

Réflexion

Je n’ai finalement pas rencontré cet animal, mais je ne suis pas rassurée pour autant, car vous devinerez que depuis j’ai posé des questions à mes amis de ma nouvelle région. Les traces semblent abonder dans le sens du coyote. C’est ainsi que j’ai su que toutes mes amies sortaient en forêt avec un chien. Celui-ci les repère avant nous, il les distrait et au pire, le prédateur le mange pendant que vous détalez! Le chien de ma patronne (chien de berger) n’a pas tout à fait compris son rôle, car il ramène des orignaux à sa maitresse quand elle et lui sortent faire du ski de fond! J’ai également su qu’un loup pouvait se balader en solitaire, mais que les coyotes sortaient en groupe en marchant tous dans la même trace pour berner leurs victimes. On me dit d’éviter ces balades au printemps, car le risque de rencontrer un ours est plus grand et ils sont affamés à cette période-là.

Bref, la vie en nature n’est pas sans risque! Je n’ai pas non plus l’intention d’avoir un chien! Dois-je publier une petite annonce qui irait comme suit: Recherche homme grand et costaud, aimant la nature pour sorties en foret sans chien!

Par Toutarmonie

7 ans aujourd’hui – l’ami extra

WordPress m’a annoncé ce matin qu’il y a exactement 7 ans, jour pour jour, je lançais ce blogue. Ce n’était pas qu’un blogue à l’époque, c’était un pont entre un ami spécial et moi. C’était la concrétisation d’un souhait commun, une sorte de havre où nous nous retrouvions. Nous devions au départ l’écrire ensemble ce blogue. Nous avions une vision commune du monde de demain. Nous avions des projets extras et nous étions l’un pour l’autre une muse nous inspirant des textes fabuleux! Il arrive parfois, si l’on est chanceux dans sa vie, de croiser une personne qui nous donne la sensation que tout ce que nous avons vécu avant cette rencontre, l’était pour nous retrouver. Vous avez alors la sensation d’être arrivé à destination et que vous venez enfin de rencontrer quelqu’un de la même planète que vous! Si vous vivez cela plus d’une fois dans une vie, alors vous êtes vraiment très chanceux! Je n’ai pas encore eu ce privilège…

Vous connaissez cette citation: il n’existe pas de rencontres, il n’y a que des rendez-vous? La profondeur de nos échange était bouleversante. Je manque même de mots pour vous décrire à quel point ces échanges avec lui étaient précieux. Cela aurait été vraiment génial ce blogue à deux, je crois, mais il en fut autrement. Cela m’avait à ce point blessé que j’avais même effacé tous ses commentaires, comme pour l’effacer de mon esprit. Comme si cela avait pu être possible! J’ai longtemps cru y avoir perdu une partie de moi, même si cela est techniquement impossible. En réalité, après cela, je comparais inévitablement ce que je vivais avec ce que j’avais ressenti à son contact. La barre venait de gagner en hauteur par rapport à ce que je voulais ressentir de l’autre. Je l’avais sans aucun doute idéalisé, cet homme, mais cette connexion magique était bien réelle. Nous étions pareils et très différents à la fois! Aujourd’hui, c’est ce que je pense. J’ai  longtemps délaissé l’écriture après cela, croyant ne plus retrouver la flamme intérieure qui alimentait ma plume, en dehors de ce blogue. Ce fut, je crois ma plus grande tristesse.

C’est finalement le blogue qui devint mon ami et c’est avec lui que j’ai parcouru un bout de chemin. Je disais à la toute fin de mon tout premier article qu’il n’était pas toujours possible de s’isoler en forêt, car à l’époque, ma fille vivait avec moi et je ne voulais pas l’isoler de son père dont elle avait également besoin. Je devais donc vivre à proximité de Montréal. Ça m’aura prit 5 ans avant de réaliser mon souhait profond de vivre en pleine nature. C’est d’ailleurs la rivière, la forêt, les végétaux et les animaux qui graduellement me reconnectent à ma plume.

Je réalise le reste de notre rêve commun, mais seule. Je ne vous cacherai pas que je pense régulièrement à lui, surtout lorsque je m’émerveille face à la nature, mais quand je le fais, ce n’est plus vraiment à lui que je pense, mais à celui que j’imaginais qu’il était ou celui que je rencontrerai peut-être un jour parce que s’il avait été celui que je croyais être, jamais il n’aurait pu se priver de ce contact si privilégié.

Ce blogue, je l’écris pour vous tous que je ne connais pas. Un blogue, c’est un peu comme une bouteille lancée en mer. On ne sait pas qui lira notre message, mais je crois que si les mots partagés émanent du cœur, ils rejoindrons aussi le vôtre, qui que vous soyez.

Voici donc ce premier article:

Un ami extra

Publié originalement le 6 février 2011

L’idée de créer ce blogue est venue suite à la lecture d’un courriel reçu d’un de mes amis « extra », extra étant le qualificatif mignon que nous donnons aux gens qui se sentent différents et qui ont la sensation de ne pas appartenir à cette espèce qui détruit tout et semble déconnectée de l’authentique. Des amis extras, nous n’en avons généralement pas beaucoup. Et si nous avons la chance d’en avoir un ou deux, nous pouvons nous compter chanceux et privilégiés.

Un ami extra, c’est quelqu’un qui vit un peu en retrait… qui fait les choses différemment, qui ose et qui doit nécessairement faire preuve d’originalité et de créativité pour pouvoir vivre selon ses convictions. Il est souvent pointé du doigt parce que sur cette planète, agir différemment dérange. Il ne se contente pas de dénoncer, il agit. Il croit à une vie plus harmonieuse sur cette planète et se sent parfois bien seul en voyant tout ce qui se passe dans le monde.

Il n’hésitera pas par exemple à jeter son vieux tube de dentifrice lorsqu’il découvre que le fluor est un poison et fera des démarches pour en trouver un sans ce produit nocif. Il n’hésitera pas à recourir à d’anciennes méthodes parce que les nouvelles sont nuisibles pour lui et son environnement, comme par exemple de se débarrasser de son four micro-ondes et de prendre le temps de cuire ses aliments sur une cuisinière traditionnelle. Il lui arrivera de faire remarquer gentiment à un conducteur que son moteur tourne pour rien, même s’il rage intérieurement que les gens ne comprennent toujours pas l’impact de tels gestes pour l’environnement.

Il est conscient qu’il n’est pas toujours possible de s’isoler en forêt pour vivre différemment et donc pour pouvoir fonctionner dans cette société axée sur la sur-consommation, le pouvoir, et l’argent, ses amis « extra » sont pour lui une bouffée d’oxygène dont il ne saurait se passer.

Alors cher et chère ami(e) extra, si tu te reconnais dans ce terme, je te souhaite la bienvenue et t’exprime toute ma reconnaissance de partager avec moi tes commentaires, tes idées, tes pensées… et merci d’ajouter une parcelle de soleil dans ma journée!

par Toutarmonie

Coule la vie…

Hier, c’était la journée parfaite pour une randonnée raquettes en forêt. Il ne faisait que -14 C et le ciel était d’un magnifique bleu. Seule en forêt, je savourais cette connexion avec la nature. La seule ombre au tableau était le  » crunch crunch  » intense que faisaient mes raquettes sur la neige folle recouvrant une croûte de glace créée par les trop nombreuses pluies des dernières semaines. Personne n’était passé sur le sentier depuis un bout de temps, en raison justement d’une météo peu favorable à la raquette. Avec le son indiscret que faisaient chacun de mes pas, je savais que je n’aurais pas la chance de rencontrer de chevreuil ou autre animal. Une des choses que j’apprécie de l’hiver, c’est qu’il est possible d’identifier facilement les activités des habitants de la forêt grâce aux traces laissées sur la neige. J’adore cela! J’essaie de les reconnaître, mais cela n’est pas toujours facile.

La nature est époustouflante de beauté.

arbres_geles

L’avantage lorsqu’il ne fait pas trop froid, c’est qu’on peut s’arrêter à volonté afin d’apprécier le calme et la vue. Ressentir et sentir. Ma vie prend tout son sens en nature. C’est d’ailleurs pour cela que j’y vis depuis bientôt deux ans. Je me sens encore extra-terrestre, mais ici, j’ai moins l’impression d’être sur la mauvaise planète. En vérité, ce n’est pas la planète qui m’est étrangère, mais ce qu’on en fait, ce qu’on lui fait subir. Je pense que les dirigeants d’entreprises ordonnant des massacres à la terre, à l’eau, à la forêt ne pourraient prendre de telles décisions, si au lieu de travailler dans des tours bétonnées, ils vivaient en nature.

À ce propos, un ami d’outremer célébrait hier son anniversaire et il me disait qu’il s’ennuie de sa planète d’extra-terrestre, parce qu’ici, il s’emmerde comme le font bien des gens qui ne se reconnaissent pas dans tout ce qui se passe mondialement. Des horreurs, il y en a plus qu’on ne peut l’imaginer, c’est évident, mais nous avons aussi le choix de vivre autrement et de cesser de nous alimenter de ce qui nous donne envie de changer de planète, justement. Nous sommes venus au monde pour vivre une grande expérience, alors nous devons faire de celle-ci un souvenir mémorable. Évidemment, cela passe souvent par une redéfinition de nos choix, mais qui a dit que nous ne pouvions pas changer?

Ce n’est toutefois pas silencieux en forêt, car la rivière sait se faire remarquer. Malgré le froid, malgré la glace, elle suit son cours. Les saisons en font une oeuvre d’art en constant changement. Je ne me lasse pas de m’en émerveiller. Elle est source de vie, de notre vie d’ailleurs!

Je vous ai fait une petite vidéo pour vous partager cette splendeur hivernale. Vous remarquerez à la toute fin du visionnement la présence de celui que je nomme mon grand sage. C’est un arbre. Je crois que c’est un chêne, bien que je ne sois pas particulièrement connaissance en identification d’arbres. (On me dit que ce serait un pin.) Il est immense, immuable et très haut. Il faut être trois pour en faire le tour en étirant les bras. À chacune de mes balades en forêt, je vais l’entourer de mes bras et lui parler. Quand je suis arrivée à lui hier, j’ai vu des traces fraîches dans la neige venant de l’autre côté et celles-ci bifurquaient du sentier pour aller… sur l’arbre pour le câliner très probablement! Vous voyez bien qu’il existe d’autres extra-terrestres sur cette terre! Il suffit d’aller là où il y a de la vie… de la vraie vie.

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Toutarmonie

Prêt-à-croire – virtuel et réalité confondus

Le restaurant qui n’existait pas

Peut-être avec-vous entendu parler de cette histoire d’un homme qui a réussi à ce que son restaurant The Shed at Dulwich se classe #1 des restaurants de Londres au palmarès de TripAdvisor, alors qu’en fait, son restaurant n’existait même pas! Si vous n’avez pas entendu parler de cela, voici la vidéo de l’histoire. Rejoignez-moi ensuite, car je poursuis la discussion.

 

Évidemment, cela fait réfléchir. Mes amis informaticiens me disent de prendre l’habitude de regarder les « reviews » avant d’acheter un produit, afin d’avoir une meilleure idée de la satisfaction des utilisateurs. Imaginez qu’un entrepreneur voulant faire mauvaise presse à un commerçant agirait comme l’a fait cet anglais, en manipulant les critiques. L’inverse est aussi possible, qu’un produit semble extraordinaire dans les commentaires (comme ce restaurant) alors qu’il n’en est rien! Pas besoin d’aller bien loin pour comprendre cela, puisqu’il suffit de regarder les entreprises de boissons gazeuses et de restauration rapide (pour ne nommer que celles-là) pour constater que les gens ne consomment pas leurs produits pour leurs bienfaits, mais plutôt pour « l’image » que les publicités leur suggère. C’est le propre de la publicité. On parle ici de consommation, ce qui n’est pas le point qui m’intéresse vraiment dans cet article.

Prêt-à-croire

Le web permet de merveilleux échanges, parfois même au-delà de nos espérances (quoique… ). Le danger vient du fait que ce que nous regardons est contrôlé. À notre insu, des gens décident de ce que nous lirons et orientent notre pensée. Il existe de plus en plus de « fake news » qui bernent même la presse traditionnelle. Des entreprises vont augmenter le nombre de « j’aime » de vos publications sur vos médias sociaux moyennant une somme d’argent! Autant dire que si les gens payent pour cela, c’est que le nombre de « j’aime » influence l’opinion des gens! Les photos sont, elles aussi, couramment manipulées, si bien que vous pourriez vous retrouver à pique-niquer avec le pape sans grande difficulté. Un jeune avait fait croire qu’un enfant avait été enlevé par un aigle royal dans un parc de Montréal, grâce à un montage. Plus de 20 millions d’internautes avaient vu cette vidéo en 48 heures, sans jamais savoir que cela n’était jamais arrivé. Cela devient de plus en plus un casse-tête pour bien des gens. J’ajouterais que l’impopularité des religions a fait naître un substitut à celle-ci: les médias sociaux. Les gens sont prêts à croire à n,importe quoi. Ajoutez à cela le fait que de plus en plus de gens ne prennent même pas le temps de lire un article pour le partager ou le commenter! Nous sommes à l’ère du prêt-à-croire! La question qui surgit alors est « Qui croire? »

Comment s’en sortir

Ce que je m’apprête à vous dire ne plaira pas au plus rationnels d’entre vous.

Que ce soit nos politiciens, les entreprises ou les médias, tous nous bombardent d’informations. On nous présente des scandales qui n’en sont pas, mais peu n’importe, car une fois qu’il a montré le bout de son nez, les gens ont déjà jugé les personnes concernées, que les propos soient fondés ou pas. Si l’industrie du lait bat de l’aile, alors sitôt on voit apparaître une étude discréditant le breuvage de soya. On entend alors des commentaires du genre « Le lait n’est pas bon, le soya n’est pas bon, que boirons-nous? » Ce n’est qu’un exemple parmi plusieurs. En fait, la réponse est en vous! Hey oui, la p’tite voix qui vous dit « Ben voyons donc! » même quand ça sort de la bouche d’un élu (et je vous entends penser avec justesse « surtout lorsque ça vient de la bouche d’un élu!« ). Intérieurement, vous pouvez faire la part des choses. C’est un langage qui a été perdu pour bien des gens, mais qui se retrouve, avec de la pratique.

La confiance en ce qui monte (que plusieurs nomment l’intuition) vient en effet avec la pratique. Plus vous lui faites de la place, plus vous savez la reconnaître et plus vous lui faites confiance. La confiance que vous accorderez à cette voix intérieure vous ouvrira les portes à une meilleure communication à ce niveau. Est-il possible que des gens n’aient pas cette petite voix? Non. Par contre, il y a des gens fermés à ce qu’ils sont vraiment. Leur mental voulant tout contrôler, il ne traduit pas ce que leur souffle leur voix intérieure.

prisonnier de soi meme
Crédit: source inconnue

Cette voix surgit spontanément. Ce n’est pas une analyse. C’est plus comme une image, une certitude, ou même parfois comme une main qui nous dirige à gauche, plutôt qu’à droite. Avec la pratique, ça peut devenir un dialogue parfois. Ce qui est rassurant, c’est que cette « voix » connaît des réponses que notre mental ne connaît pas.

Au début de la période des Fêtes, ma fille m’a texté pour me demander « devine qui je viens de voir au marché Jean-Talon?« . Mon mental a tout de suite pensé à un ami qui m’avait téléphoné la veille pour me donner de ses nouvelles en me disant qu’il était à Montréal pour les Fêtes. Ma petite voix intérieure m’a soufflé très fort le nom d’un chanteur de la relève! Je n’avais aucune raison de penser que ce chanteur était au marché public! Ma fille étonnée a dit « Comment as-tu su? ». Moi je ne le savais pas, mais ce qui me guide le savait. Si ma fille qui connaît pourtant cette connexion que j’ai avec ce qui m’habite était quand même surprise, je peux imaginer que cela puisse sembler farfelue pour plusieurs d’entre vous. Évidemment, cela semble ésotérique, mais c’est tout de même comme cela que ça fonctionne.

Peur de quoi?

Je crois que la raison pour laquelle tant de gens s’étourdissent avec 1001 choses, c’est justement pour ne pas entendre cette voix. Ces mêmes personnes qui s’impatientent de ne rien « entendre » sont souvent les mêmes qui inconsciemment ne veulent pas se retrouver seule avec elle-même, parce qu’à partir du moment où s’établie cette communication, il faut savoir accepter des choses que nous ne sommes pas toujours prêts à accepter. Cela peut aller très loin parfois. Ce qui est bon à savoir c’est que si on s’ouvre à cette voix et qu’on accepte ce qui vient avec, les synchronismes dans nos vies se succèdent. Des synchronismes parfois dignes d’un film hollywoodien!

Êtes-vous prêt?

par Toutarmonie