Existe-t-il de bonnes et mauvaises intuitions?

Quand on écoute ce qui monte, qu’on passe à l’action et que cela se concrétise, on nous dit souvent que nous avons eu de la chance. Si cela n’a pas fonctionné, on croit que c’était une mauvaise intuition. Qu’en est-il? Existe-t-il de bonnes et mauvaises intuition? C’est une intéressante question.

Qu’en pensez-vous? Est-ce que votre petite voix peut se tromper?

Je ne le crois pas. Je crois qu’il peut y avoir une mauvaise traduction de ce qui monte ou qu’on confonde intuition avec intention. Je sais, vous n’êtes pas tous d’accord avec moi et c’est correct, mais si vous poursuivez la lecture, vous comprendrez pourquoi je crois cela.

N’oubliez pas que cette dimension invisible de vous vous connaît mieux que vous-même. Donc elle sait ce qui vous stimulera, ce qui vous fera bouger et elle connaît vos peurs profondes. Si nous pouvions voir tout ce qu’elle doit mettre en place pour nous amener là où nous devons être, nous serions très impressionnés et vraiment très reconnaissants qu’elle se donne tout se trouble pour nous. Elle doit redoubler de créativité parce que la majorité des gens ne l’écoute pas ou presque pas. Plus préoccupés par ce que nous voyons et entendons, notre double doit piloter comme si nous étions sourds et/ou aveugles. Même si nous vivons nos vies comme si elle n’était pas là, elle nous aime toujours autant. Il faut vraiment beaucoup d’amour, vous en conviendrez!

Je vais vous donner un exemple d’une fois où je me suis fait dire par des proches « C’était sûrement pas ton intuition qui t’avait inspiré de faire cela! » Il y a vraiment plusieurs années, j’ai loué une petite maison de ville en banlieue de Montréal. Ma fille n’avait pas deux ans et nous revenions de passer deux ans à Paris. J’étais monoparentale. Quinze mois plus tard, la propriétaire de la maison que je louais m’a informé qu’elle vendait sa maison, ce qui signifiait que je devais partir à la fin de mon bail. J’avais trois mois pour m’y préparer. J’ai souhaité très fort qu’elle ne se vende pas, mais la vente fut rapide. J’ai très mal reçu cette nouvelle, car j’avais un méga raz-le-bol des déménagements. J’avais juste envie de mener ma petite vie tranquille avec ma fille. Je me souviens d’avoir engueulé à voix haute mon double en lui disant à peu près ceci: « Ce n’est pas vrai que je vais encore une fois devoir faire mes cartons et déménager! Réalises-tu qu’en 32 ans, j’ai déménagé 18 fois? C’est vraiment pas cool! Je suis furieuse. Si je pars d’ici, ce ne sera que dans MA maison et plus rien ne m’en fera bouger! Tu as compris? Je veux bien faire mes cartons encore une fois, mais ce sera la dernière. Je te remercie de m’organiser ça. »

Je n’avais pas encore compris qu’on ne peut pas contrôler ce qui nous contrôle. Le plus drôle, c’est que je n’avais pas les moyens d’acheter une maison, mais j’étais confiante. Vous allez rire, parce que mon double m’a vraiment bien eu! À cette époque, j’avais plein d’objets sur lesquels il y avait le dessin d’une jolie maison victorienne bleue. J’avais des cartes avec cette image, un agenda, une boîte avec du papier à lettre aussi. Cette maison m’interpellait. En roulant en auto dans un quartier en développement, à la recherche d’une maison à acheter, je suis tombée sur une réplique quasi exacte de cette maison bleue. C’était un signe. Mon amoureux était avec moi. Il y avait justement une pancarte à vendre devant la maison et j’ai dis à mon amoureux que je ressentais qu’elle était déjà disponible. Nous avons contacté l’agent d’immeuble et nous l’avons visité. Elle était effectivement libre. Tout le long de la visite, je ressentais la présence d’une entité. J’appris alors que personne n’avait habité cette maison parce que c’était la maison de rêve de la conjointe du vendeur, laquelle était décédée d’un cancer avant même de pouvoir l’habiter. Je ne l’ai jamais rencontré cet homme puisqu’après le décès de son épouse, il avait accepté un contrat en Europe de l’est pour noyer sa peine. Je l’aimais cette maison, c’était bien là que je voulais vivre. N’ayant pas les moyens de l’acheter, j’ai proposé au vendeur (via son agent) de louer sa maison avec une option d’achat. Qui ne risque rien n’a rien. Il a accepté!!! J’étais hyper excitée. Nous avions échangé des fax et je me suis mise à préparer mes boîtes avec enthousiasme et entrain. Quand j’ai eu terminé de faire mes cartons, j’ai reçu un appel du vendeur qui exigeait un dépôt non remboursable de 2500,00 $!!! Revirement total de situation. Quoi? Je ne pouvais pas lui donner ce montant et je me suis retrouvée à devoir me trouver une autre maison. Est-ce que mon intuition était mauvaise? Non, c’est exactement ce que mon double voulait que je fasse pour m’amener à faire mes cartons. Je l’ai compris assez rapidement d’ailleurs. Je n’avais jamais ressenti que j’allais avoir MA maison, je VOULAIS avoir ma maison. C’est très différent. Si j’avais lâché prise lorsque j’ai su que je devrais déménager, les choses auraient été beaucoup plus simple, mais je m’étais accrochée à mon idée d’avoir MA maison pour ne plus devoir bouger encore et encore. Mon double avait d’autres projets pour moi. C’est vrai que j’ai eu une vie mouvementée ponctuée de déplacements, mais si vous saviez tout ce que cela m’a permis d’expérimenter et d’apprendre!

Ce qui monte en nous n’est pas toujours ce que nous souhaitons non plus. À la fin de l’été 2017, j’ai ressenti très fort en moi que je ne renouvellerais pas mon bail! Ça ne me plaisait pas de ressentir cela, parce que j’adorais l’énergie de cet endroit au bord de la rivière. J’y étais depuis seulement un an!

De plus, je cumulais 31 ou 32 déménagements, alors non, ça ne me tentait pas. Sauf que je savais que lorsque je ressentais cela, la vie avait prévue autre chose pour moi. Je ne résiste plus. J’avais bien compris le message, j’ai prévenu mes proches que je déménagerais, mais j’avais jusqu’en mars pour donner mon avis de non-renouvellement de bail. Je pleurais dans mon hamac au bord de la rivière à l’idée de devoir quitter cet endroit. Je ne comprenais pas, ça me peinait, mais j’acceptais. Pour être bien certaine que je ne change pas d’idée (probablement à cause de ma peine), mon double a mis en place une série d’évènements incroyables pour que je n’ai plus qu’une seule idée en tête, partir de là, malgré ma complicité avec les arbres de la rivière. D’autres revirements de situations improbables. Je comprenais très bien ce que mon double faisait. J’ai donc donné mon avis de départ bien avant la date limite, question d’avoir un répit avec les moyens de pression. Ah! Ah! Ah! Je me suis mise en quête de mon prochain chez-moi, mais bon, faut savoir qu’au Québec, presque tout le monde déménage autour du 1er juillet. Cela fait en sorte que les gens ont jusqu’à la fin mars pour signifier leur départ. C’est difficile de trouver quelque chose avant cette période, surtout dans la région où je vis. Encore une fois, je me suis dis que ce serait sans doute le moment de m’acheter une petite maison. Ce serait plus économique, même si mon rêve était de vivre dans une autre région. J’ai commencé à visiter des maisons et une voix en moi me disait « 5 juin ». Il était hors de question que je parte le 5 juin, mes cartons étaient faits et j’avais découvert des moisissures dans la maison. J’étais pressée de partir. Puis j’ai trouvé une petite maison à vendre qui avait tout ce que je recherchais. J’avais même repéré mon signe symbolique bien en évidence sur la grange. J’avais contacté la municipalité pour m’assurer que je pourrais éventuellement y faire certains travaux que j’avais en tête. J’ai demandé à la propriétaire de la maison que je louais si elle accepterait que je parte le 15 mai, elle avait accepté. Mes cartons étaient faits. J’ai fait une offre et elle fut acceptée, mais le propriétaire de la maison, un homme apparemment agressif (je ne l’ai jamais vu) s’est crêpé le chignon avec son agent d’immeuble et il ne voulait plus vendre!!!! Autre revirement de situation. J’aurais été en droit de le forcer à vendre, puisqu’il avait accepté mon offre, ,mais je me suis arrêtée, j’ai ressenti et ça me disait de ne pas insister. Ça n’augurait rien de bon. Ça continuait de me dire « 5 juin ». Cela n’avait rien pour me plaire parce que je devais quitter le 15 mai! Je commençais à paniquer sérieusement, je dois vous l’avouer. J’ai recommencé à chercher, mais il n’y avait rien d’intéressant. J’ai regardé les locations, c’était terriblement déprimant ou insalubre. Je ne ressentais rien. Je passais mes weekends à arpenter les petites rues des villages des alentours à la recherche de LA place. Il n’y avait qu’un « 5 juin » qui revenait sans cesse. Puis mon agent m’a informé que la maison que j’avais voulu acheter était à nouveau à vendre et elle était vraiment notre meilleure option. J’ai relancé tout le processus avec mon agent cette fois-ci. Mon institution bancaire avait accepté, mais l’organisme qui garantissait une partie de la mise de fond a refusé. Retour à la case départ. J’avais dû informer ma proprio que je ne partirais plus le 15 mai. Elle voulait savoir quand, mais je ne savais pas quoi lui dire. C’était pour moi une période très stressante, tout cela parce que j’avais refusé de croire au 5 juin.

Le 2 juin, une amie m’a mis en contact avec une de ses amie qui connaissait peut-être quelqu’un qui louait parfois une maison dans cette région. Le 3 juin, j’apprenais que sa maison était effectivement à louer depuis la veille et il m’a donné un rendez-vous pour le 4 juin, afin que je visite la maison. Coup de cœur immédiat. Je venais de trouver. Elle ressemblait beaucoup à une maison de hobbit qui me faisait rêver. Alors que je remplissais des documents pour la location, je disais ironiquement en silence à mon double que nous n’étions pas le 5 juin, mais le 4, quand le propriétaire m’a dit, « Nous ne signerons pas le bail aujourd’hui. Je dois vérifier les informations au niveau du crédit. Je te recontacte. » Il me rappelait le lendemain pour me demander d’aller signer le bail, nous étions le 5 juin!

Au printemps suivant, nous avons eu dans la région de gros inondations et là où je vivais avant, au bord de la rivière, ils ont dû évacuer!!! Merci la vie de m’avoir sorti de là!

La morale de cette histoire, c’est que plus nous nous entêtons ou plus nous voulons forcer les choses ou les contrôler, moins cela se passe comme nous le voulons. Vaut mieux tout simplement laisser faire cette dimension qui arrive à gérer tout cela bien mieux que nous. Nous ne savons pas, nous, ce qui s’en vient, mais elle, elle le sait. Cette fois-ci, à partir du moment où j’ai démissionné, je l’ai laissé faire. La seule raison pour laquelle j’ai osé, c’est que je sais maintenant que tout cela est une illusion que je ne contrôle pas. Je regardais les offres d’emploi sans stress, sans pression et sans compromis, juste pour occuper mon mental. Je m’organisais surtout pour m’assurer de maintenir le bon état d’être en attendant de reconnaître le bon. Ainsi, mon double n’a pas eu à me lancer dans une direction temporaire pour m’occuper en attendant que ce soit le bon moment. Ce sera la même chose avec la maison. Louer ou acheter? Je ne forcerai plus. Je le saurai le moment venu.

Est-ce que ça vous tente d’essayer?

Toutarmonie

Concrétisation d’une intuition

Il y a quatre jours, dans ma publication Une histoire d’amour, je vous expliquais comment j’avais sauté dans le vide (au figuré) avec pour seul parachute ma foi en ce qui me guide, en quittant un travail en temps de pandémie. Appelez-le intuition ou petit voix si vous préférez, moi je le nomme mon « double ». Ne pas confondre non plus avec des voix dans la tête, car ça viendra plutôt de la région du cœur. Vous pouvez l’appeler Dieu, si vous voulez, mais cette force n’est pas extérieure à vous, elle est vraiment en vous. Je venais donc de passer une entrevue d’une heure pour un poste que je ressentais comme s’il était déjà le mien. C’était vraiment très fort. Je vous ai parlé de mon impatience et de ma joie quand j’ai découvert que je n’avais tout simplement pas reçu le courriel de convocation qu’ils avaient envoyé.

Quatre jours plus tard, je recevais un autre courriel pour une deuxième convocation. Deux candidates s’étaient démarquées et ils souhaitaient pousser plus loin avec une 2e entrevue le lendemain. Ce n’est pas tout de ressentir, il faut aussi passer à l’action en fonction de ce qu’on ressent. Sur le coup, il y avait la joie de faire partie des deux personnes sélectionnée et le mental qui disait; « Ah tu vois, ce n’est pas encore dans la poche! » Il faut constamment se souvenir que quand ça vient du mental (de la tête) c’est un désir de notre cerveau de reprendre le contrôle sur quelque chose que nous ne contrôlons pas de toute façon. Bien entendu, certains diront que cela dépendra de MES performances, mais j’aurais eu beau me préparer encore et encore, je n’avais aucune idée ce qu’ils allaient me demander. Au final, ce qui doit arriver arrivera. J’ai fait ce que je fais le mieux, je me suis connectée sur mon ressenti pour tenter de prévoir où se situeraient leurs questionnements. J’ai exploré en moi ces zones et je n’ai finalement rien préparé de particulier. Ça aurait sonné faux et je n’avais aucune certitude sur ce qu’ils allaient me demander. Je devais surtout me concentrer sur mon état d’être. Une amie m’a téléphoné et juste en discutant, j’ai eu la direction que ça allait prendre, car les hasards n’existent pas. J’allais me contenter d’être moi en toute authenticité. J’étais la première à passer. L’entrevue a duré 1 h 30 et c’était génial! Quand ce fut terminé, je me sentais très sereine et j’étais très confiante que j’aurais ce poste. Cela s’est effectivement concrétisé quelques heures plus tard. J’ai été choisie! YOUPPI! Ce n’est qu’un emploi vous direz-vous peut-être, mais non. C’était beaucoup plus que cela pour moi. Je vous explique.

Tout le contexte, d’un point de vue logique et analytique, était une situation pratiquement impossible. Je ne vous ai pas tout raconté (et ne le ferai pas), mais les enjeux étaient BEAUCOUP plus gros et complexes que ce que je vous ai raconté. Quitter un emploi en temps de pandémie, alors que le chômage ne fait qu’augmenter, était à lui seul un enjeux énorme, surtout qu’en démissionnant, je n’avais pas droit au chômage. Je n’étais pas prête non plus à faire n’importe quoi comme travail. J’avais en réalité des critères très très très précis qui limitaient ÉNORMÉMENT les possibilités. Je voulais aussi quitter une région avec une vision très claire de la nouvelle région où je voulais aller et du type de maison que je voulais. Il y a une grosse pénurie de maison à louer et même à vendre là où je me dirige. Il y a de grosses surenchères en ce moment au niveau immobilier. Une vraie folie! Je ne pouvais pas vraiment trouver de maison tant que je n’avais pas trouvé de travail, car évidemment, personne ne veut louer à quelqu’un qui n’a plus de revenue. De plus, il y avait aussi un enjeu au niveau de mon véhicule. Alors c’était la totale. Travail, maison, région et auto! Tout était en changement et je risquais de tout perdre. TOUT. Sans parler qu’en raison de la pandémie, tout change aussi tout le temps et on se dirige tout droit vers une grosse crise économique. C’est d’ailleurs à cause de tout cela que j’ai tant hésité, mais en moi ça hurlait de passer à l’action. Je l’ai fait!

Qu’est-ce qui m’a convaincu d’écouter ma voix intérieure et d’agir, alors que tout était contre moi? C’est quand je me suis souvenue que TOUT ce que nous voyons avec les yeux est une illusion et que ce n’est pas nous qui contrôlons la partie. Si j’avais cru ne serait-ce qu’un tout petit peu devoir organiser tous ces changements, j’en aurais été sincèrement incapable. Tous les synchronismes que cela implique est impossible à gérer d’un point de vue « humain ». J’ai fais ce grand saut parce que JAMAIS mon double ne m’a laissé tomber. Il prend parfois des chemins étonnants, mais le résultat est toujours impressionnant. Il possède une précision chirurgicale, tout comme le vôtre! Je peux très bien comprendre que vous ne compreniez pas ce que je viens de vous dire et que ça ne fasse aucun sens pour vous, mais je vous jure que le jour ou vous aurez compris cela, plus rien ne vous fera peur.

ILLUSION

Ça commence par un profond respect pour la vie et de ce qui vous habite. Puis, vous devez ressentir en vous avec toutes les fibres de votre être ce que vous voulez comme si vous l’aviez. Ce n’est pas de la visualisation. C’est de la foi. Si je le vois en moi, c’est que ça existe déjà. Si je ne le vois pas, vaut mieux passer à autre chose. Je ne pourrais souhaiter voir atterrir un hélicoptère chez moi, si cela n’est pas quelque chose qui résonne profondément en moi. Ce serait peine perdue. Vous ne savez pas comment cela se concrétisera? Pas grave, puisque de toute façon, c’est votre double qui va tout mettre en place pour que ça arrive. Attention, il ne suffit pas de rester les bras croisés, il faut rester connecté et passer à l’action en fonction de ce qu’on ressent. Si vous pensiez aller vers le nord, mais que ça dit fort d’aller vers le sud, vous allez vers le sud. Aussi précis que cela. Ça se pratique et plus vous l’expérimentez, plus vous développez votre confiance en vous.

Ensuite, il faut lâcher prise. C’est le plus difficile. S »accrocher à rien et rester ouvert au changement. Faire ce qu’il faut pour rester connecté et conserver le bon état d’être est ESSENTIEL. Ça veut dire que quand vous sautez dans le vide, vous vous tenez loin de tous ceux qui tenteront de vous faire peur, de vous ramener dans votre tête et de rationaliser ce que vous faites. Quand je vous en ai parlé, ça faisait déjà un mois que j’avais fait le grand saut et j’avais ressenti en moi le signal que ce n’était qu’une question de jours. Si vous ne maîtrisez pas encore tout cela, attendez idéalement que ça se soit concrétisé pour ne pas ébranler votre foi. Il n’y a pas de petit ou gros doute. Un doute est un doute.

Il y a autre chose qui rend l’obtention de cet emploi si précieux. Déjà parce que le type de travail que je recherchais se compte presque sur le bout des doigts et que je sais que tout ce que j’ai fait à ce jour au niveau professionnel et dans mon cheminement personnel me préparait à ceci. Je ne peux vous en dire plus, mais je sais que je contribuerai à faire une différence. De plus, les détails très particuliers de ma demande, que je ne vous ai pas partagés, sont tous là! C’est exactement comme lorsque j’avais acheté un hamac il y a cinq ans en prévision de mon projet de vivre en campagne et que la maison que j’ai trouvé avait déjà des crochets aux arbres pour accrocher mon hamac au bord de la rivière! Précis jusque dans les moindres détails. Quand ça se concrétise, vous comprenez que les seules limites qui existent sont celles que vous vous mettez. En bonus, vous n’aurez plus peur de la mort, parce que vous vous sentirez plus vivant que jamais et accompagné.

Une amie qui me connait depuis l’adolescence, avec qui je discutais au téléphone après ma première entrevue me disait que j’étais surtout chanceuse, car elle sait que ce genre de situation impossible m’est souvent arrivée. Je me souviens aussi qu’à une certaine époque, un amoureux me disait que j’étais une sorcière et un autre me prenait pour une extra-terrestre. En gros, ce qu’ils me disaient, c’est que ces synchronismes c’est juste à moi que ça arrivait. Que tout le monde ne peut pas vivre cela. Si j’avais la grosse tête et que je souhaitais nourrir mon égo, je leur dirais que cela est vrai. Seulement je leur mentirais, parce que nous avons tous cette capacité. TOUS. Est-ce que tout le monde est rendu là dans sa vie, non, ça je vous l’accorde. Cependant nous avons tous en nous ce qu’il faut. Encore faut-il le souhaiter…

Entendez-vous? C’est mon prochain chez-moi qui est en route vers moi… Il sera encore mieux que je ne l’imagine. Vous devriez voir la précision de la liste concernant cette maison!

Allez je file me coucher, je suis épuisée et il est tard.

À bientôt,

Toutarmonie

Une histoire d’amour

Une histoire d’amour

La planète tourne sur elle-même, elle se déplace dans l’univers, la lune est en mouvement, les saisons se succèdent, la vie n’est pas stagnante. Une situation peut être idéale pendant un instant, mais pas nécessairement pour toujours. Il en est de même des amours, des emplois et de tout ce qui existe. Cela signifie que tout au long de notre parcours, nous devons restés ouverts et connectés afin de reconnaître les signes lorsqu’il est temps de changer la trajectoire. Cela implique un grand lâcher prise, une foi profonde en ce qui nous guide et le désir de continuer à se sentir vivant. Même en étant conscient(e) de cela, il n’en demeure pas moins que c’est un équilibre que nous devons constamment conserver.

Il y a 5 ans, des synchronismes extraordinaires se sont succédé dans ma vie afin de me permettre de réaliser plusieurs rêves, dont celui de trouver un travail me permettant de contribuer ici et maintenant au monde de demain et de quitter la ville pour aller vivre seule en nature. En parallèle, ma fille devenait autonome et je me retrouvais. J’aimais tellement mon travail que je m’y suis dédiée avec passion et j’y excellais. Je ressentais que je pouvais faire ce travail très longtemps tant j’y étais dans mon élément. Je parlais, au quotidien et à distance, avec des personnes prêtes à prendre part aux changements nécessaires à notre société. C’était encourageant et nourrissant de part et d’autre. Au-delà de ce travail que j’aimais beaucoup, j’ai découvert à l’interne une facette beaucoup moins agréable, si bien qu’au bout de 2 ans, j’ai dû me rendre à l’évidence, mon milieu de travail était sournoisement toxique. Puis l’année suivante, alors que la direction avait décidé de tout changer en même temps sans planification et sans respect ni pour les employés ni les clients, la tension et la pression étaient telles que nous étions plusieurs à vouloir partir. Le 1/3 de mes collègues sont parties, le 1/3 dont je faisais partie y songeait très sérieusement, et l’autre 1/3 qui ne travaillait qu’à temps partiel prenait son mal en patience. On a beau travailler dans un milieu qui prône une meilleure qualité de vie, cela ne suffit pas, si on ne peut le mettre en pratique au quotidien. Quand quelque chose ne va pas, je ne me gêne pas pour en parler aux personnes concernées afin de voir comment nous pourrions améliorer les choses. La transparence et l’authenticité ne sont cependant pas appréciés de tout le monde, surtout lorsque cela met en lumière de l’abus de pouvoir et de la manipulation.

Je fais ici une parenthèse, car vous pouvez très bien faire le parallèle ici avec certaines relations amoureuses.

Ce qui freinait mon désir de partir, c’est que je savais dans ce contexte, que si je partais, j’étais la seule à pouvoir faire la transition amorcée et nos clients en auraient été très affectés. Comme je vous l’ai mentionné, j’avais le plus grand respect pour nos clients qui avaient investis sur eux-mêmes. Après une franche discussion avec ma supérieure et une grosse augmentation de salaire, je suis restée en me disant intérieurement que lorsque j’aurais terminé l’énorme tâche qui m’attendait, si la situation ne s’était pas améliorée, je partirais. Pour y arriver, j’ai dû apprendre à mettre mes limites et à les faire respecter. J’en suis venue à me détacher de mon travail et je travaillais dans ma bulle, afin de maintenir un équilibre essentiel. Plus j’approchais de la fin de la transition, plus la situation devenait intolérable. Nous étions cependant en pleine pandémie. Oui, merde ! Quitter un emploi non affecté par les confinements, qui me permettait de bien gagner ma vie sans devoir porter de masque n’était pas sans risque. Je suis donc restée en travaillant au quotidien à me protéger des attaques et de la toxicité grandissante. Mon corps tout entier me hurlait chaque jour de quitter en courant cet emploi. Le mental disait « OK, mais attend de te trouver autre chose avant de partir ». En parallèle, j’avais de nombreux signaux qu’il était temps également que je déménage. J’ai donc informé le propriétaire de la maison que je loue que je ne renouvellerais pas mon bail et dès septembre, j’ai commencé à faire des cartons, car je ressentais vraiment intérieurement que je partais. Tant qu’à partir, j’irais vivre dans une autre région montagneuse que j’affectionne beaucoup. Depuis septembre, je regardais assidûment les offres d’emploi, sans jamais trouver le poste qui rallumerait ma flamme. J’étais tellement impatiente de quitter ce milieu toxique que j’ai même postulé sur quelques postes qui étaient corrects, mais qui ne me passionnaient pas du tout. Si bien que je ressentais un certain soulagement de ne pas être contactée. Tout ce temps, je ne comprenais vraiment pas pourquoi rien d’autre ne se présentait pour me permettre de quitter ce poste. Des amis plus rationnels me priaient de ne pas rendre ma démission tout de suite, sinon je ne serais face à rien. En novembre, j’ai même rédigé ma lettre de démission que je conservais avec moi. Un peu avant les vacances des fêtes, j’ai découvert que l’abus de pouvoir s’étendait même aux clients et je ne pouvais tout simplement pas cautionner cela, puisque les gens achetaient grâce à moi ! Durant mes vacances, je me suis déposée, je me suis remise à écrire. Durant le solstice d’hiver, j’ai brûlé ma liste de ce que je ne voulais plus dans ma vie et j’ai fait mes demandes pour 2021.

En discutant avec ma mère, qui me connait vraiment bien, je me suis questionnée. Où était la Toutarmonie qui avait toujours sauté dans le vide avec pour seul parachute sa foi en la vie et en ce qui la guidait ? Était-ce l’âge ? Était-ce la peur ? J’ai alors pris conscience que durant les 5 dernières années, je m’étais sournoisement laissé enfermer dans une bouteille. Il était temps de laisser ressortir le génie, de retrouver celle que j’étais en arrivant ici. Ma mère m’a également fait prendre conscience que toutes les fois où j’avais sauté dans le vide en suivant mon intuition (et elles sont nombreuses), les synchronismes étaient toujours au rendez-vous et ce n’étaient jamais de mon fait. La vie les plaçait sur mon chemin comme par magie et il n’y avait aucune raison pour que cela soit différent.

Je me suis sentie revivre ! Je vous avouerai bien humblement que j’étais étonnée de ne pas avoir remarqué à quel point je m’étais éloignée de moi-même. J’avais 20 ans à nouveau ! J’ai même ressenti que ce n’était qu’en quittant mon emploi que je trouverais le suivant.

C’est ça que ça fait lorsqu’on se fait manipuler. C’est sournois et insidieux. On passe trop de temps à nous remettre en question en nous disant que ça doit être notre imagination qui nous joue des tours. Dans une relation amoureuse, ça doit être encore plus difficile de s’en sortir (je ne l’ai pas vécu, mais j’ai beaucoup d’empathie si c’est ce que vous vivez), car au niveau du travail, quand on est plusieurs à vivre la même chose et qu’on fini par en parler, on comprend que ce n’est vraiment pas notre imagination qui nous joue des tours. De plus, ceux qui me connaissent savent que je n’ai vraiment pas une personnalité à me faire abuser. Comme quoi personne n’est à l’abri…

La prise de conscience la plus importante dans tout cela fut d’admettre que j’avais manqué d’amour envers moi-même. Évidemment, comme tout cela fut sournois, il m’a fallu un temps pour comprendre ce qui se passait, mais je sais que j’aurais dû ME choisir DÈS que j’en ai pris conscience. Non pas que j’ai des regrets, car j’avais une leçon à en tirer. Qu’est-ce que ça donne d’être intuitif si, quand ça hurle de partir, on se met des limites financières, physiques ou émotionnelles. Je ne me limitais pas ainsi avant. Cela vaut aussi pour les relations amoureuses. Ce n’est pas important que les autres ne vous aiment plus, l’important est de vous aimer, vous. Je vous assure que de vous choisir va vous aider à vous aimer davantage.

Le matin de mon retour de vacances, je suis allée porter ma démission. J’ai été portée pendant toute la première semaine par une énergie euphorique ! La vie me démontrait que je n’étais pas seule et que j’avais fait le bon choix. Je vibrais à nouveau à ma pleine capacité et à ce moment-là, j’ai su que j’étais dans l’état d’être nécessaire pour que se produisent les synchronismes. Je ressentais dans toute ma forme s’ouvrir toutes les portes des possibilités. J’étais sans travail, sans possibilité de retirer de chômage (puisque j’avais démissionné), je devais déménager dans les prochains mois dans une autre région malgré le confinement et le couvre-feu, la pénurie de maison à louer dans la région où je vais, malgré plein d’autres considérations que je vous épargne et pourtant, je me ressentais comme Néo ( référence au film la Matrice) quand il comprend la force qui l’habite. J’avais oublié que la foi, ça ne demande pas de garanties. La foi, c’est d’agir TOUJOURS en fonction de ce qu’on ressent, même si toutes les apparences indiquent le contraire. Même en temps de pandémie, même sans filet financier, même en temps de pénurie de logement, même quand on a plus de 50 ans, même seule, même alors que le taux de chômage n’a jamais été si élevé. La foi, c’est d’aimer inconditionnellement ce double énergétique de nous qui nous guide et nous aime comme personne ne nous aimera jamais. Puis, j’ai reçu de mes clients une énorme vague d’amour et de support au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer. J’ai reçu plein de témoignages qui confirmaient que j’avais fait le bon choix de partir. Les 2 premières semaines sans travail furent nécessaires pour couper les liens et retrouver ma paix intérieure loin de cette toxicité. Je lisais chaque jour des écrits qui me permettaient de rester connectée et positive. J’évitais tout contact avec les amis rationnels ou pessimistes. En fait, je restais dans ma bulle. Je cherchais un poste très similaire à mon ancien, qui soit idéalement en télétravail (même après la pandémie) dans la région que je vise, travail qui me permette encore de contribuer au monde de demain, dans un climat sain et inspirant. J’avais même fait la demande que ce ne soit pas une équipe composée que de femmes.

Puis un matin, une ancienne cliente m’a texté pour me partager une offre d’emploi que je n’aurais jamais vu sans son intervention. Elle avait sollicité ses contacts pour m’aider et une amie lui avait envoyé l’offre en question qui correspondait en tous point à ce que je recherchais. Je jubilais, car la flamme en moi venait de se rallumer. Je me ressentais comme lorsque je visite une maison et que je sais instantanément que ce sera mon prochain chez-moi. Mon travail venait de me trouver ! J’ai soumis ma candidature dès la 2e journée et j’ai répondu au test en sortant très largement du cadre de ce qui était demandé, parce que sinon je ne me serais pas respectée. Ça passerait ou ça casserait. Je n’étais pas inquiète, parce que je me voyais déjà à ce poste. C’était du « sur mesure » pour moi. La période de candidature durait une semaine. Le lundi suivant celle-ci, j’ai reçu un courriel expliquant que seuls les candidats retenus seraient contactés dans la semaine pour une entrevue. J’étais confiante. Puis quand j’ai vu que je n’avais rien reçu le mercredi, j’ai commencé à ne pas me sentir bien. Quelque chose n’allait pas. J’aurais dû recevoir un courriel ou un appel. C’était impossible qu’ils ne me contactent pas ! Quand je ressentais les choses ainsi, c’est que ça allait se faire. Jeudi matin, toujours rien. J’étais vraiment mal, parce que j’ai une foi totale en ce qui me guide, donc comment était-ce possible que je n’ai rien reçu ? Il n’y a rien de pire que d’avoir l’impression d’être abandonnée par ce qui nous guide ! Je ne me sentais vraiment pas bien.

Puis vers 14 heures, j’ai reçu un courriel de l’entreprise en question, me demandant pourquoi je n’avais pas répondu à leur courriel m’invitant à un Zoom avec 3 personnes pour une entrevue ! Je pleurais de joie et je m’excusais auprès de mon guide d’avoir douté. J’avais été trop impatiente (foutue impatience !)… Quoique j’avais tout de même raison de ressentir que j’aurais dû avoir reçu quelque chose la veille. L’entrevue fut géniale et bien que je faisais partie des 7 personnes retenues sur 60, j’ai ressenti qu’ils m’avaient déjà choisis. À suivre… !

En ce 14 février, ce n’est pas anodin ce que je vous raconte, car ce n’est pas important que vous ayez un amoureux ou une amoureuse dans votre vie, si vous êtes connectés avec ce qui vous guide intérieurement. Vous ne vous sentirez JAMAIS seul(e) et vous vivrez des choses extraordinaires. Personne ne pourra JAMAIS vous retirez cela, puisque c’est en vous. Aucun partenaire ne sera plus fiable que votre double. Aucun. Ce double de vous-même vous connait mieux que vous-même. Il anticipe. Il synchronise au millième près. Faites-lui confiance et vous vivrez vraiment. Vous rayonnerez de l’intérieur et cela donnera un sens profond à votre vie.

Bonne rencontre avec vous-même !

Toutarmonie

Voyage dans le temps un 25 décembre 2020

Je vis actuellement le 25 décembre le plus étrange de ma vie!

C’est Noël, je sais, mais ceux qui me suivent depuis plusieurs années savent que je ne célèbre plus cela depuis longtemps. Pour moi c’est un jour comme les autres que j’apprécie particulièrement puisqu’il coïncide avec mes vacances, mais je vois bien que ce n’est pas le cas de la majorité des gens. Curieusement, grâce au confinement obligé et aux interdictions de rassemblement, les gens vivent Noël un peu plus comme moi en ce moment. Ils se retrouvent de force avec eux-mêmes à devoir apprivoiser l’ici et maintenant. Pas d’échange de cadeaux, pas d’excès de nourriture, pas de course folle imposée chez les uns et les autres. Pas de boxing day demain non plus.

Depuis hier soir, c’est le déluge ici au Québec. Nous avons reçu des quantités impressionnantes de pluie, alors que nous devrions être en plein hiver. Il y avait du tonnerre hier soir! Pourtant, il y a quelques jours, des voisins marchaient sur la rivière Outaouais gelée. De la pluie en hiver, cela arrive de plus en plus quand le mercure flirte avec le zéro, mais 14 degrés Celsius (à Montréal) et 18 degrés (Granby) un 25 décembre, c’est du jamais vu! Ce matin, je suis sortie nourrir les oiseaux sous une brume flottante, sans manteau avec des bottes de pluie. Pas un seul frisson. Cela est très étrange, croyez-moi. Plus de neige. Ça faisait kouik kouik en marchant sur l’herbe. J’ai même cueilli des brins d’herbe pour mes chats! Voyez le contraste…

À gauche, un 25 décembre normal, à droite photo prise ce matin.

En observant les oiseaux, j’ai entendu quelque chose de surprenant; le bruit d’une rivière déchainée! Ça ne pouvait pas être la rivière Outaouais, donc ça ne pouvait être que le tout petit ruisseau chez le voisin. Je suis allée y jeter un œil. C’était impressionnant! Plus rien à voir avec le mince filet d’eau.

En marchant, je me sentais comme dans un film de science-fiction où les personnages voyagent dans le temps. Je venais de changer de saison. Peut-être étais-je dans un monde parallèle?

Ajoutez à cela la situation pandémique actuelle qui nous amène chaque jour son lot de « surprises » et vous avez tout ce qu’il faut pour constater que nous sommes illusions et que nous ne contrôlons rien du tout. Tout est possible.

Comme si ce n’était pas déjà assez étrange, en arrivant devant la grange, j’ai vu un chat noir errant de dos. Je l’ai interpelé « Minou minou minou! » Rien! « Minouuuuuuuu? » Toujours rien. Il avançait très lentement. Je me suis approchée bruyamment sans qu’il ne réagisse. J’ai vite compris qu’il était sourd. J’étais si proche qu’il me suffisait de me pencher pour le caresser, ce que je n’ai pas fait par respect. Quand il m’a vu, il s’est enfui dans la grange en sursautant. J’ai tout juste eu le temps de voir une grosse plaie entre son oreille et son œil. Possiblement des mites d’oreilles de longue date. Je n’aime pas cette sensation d’impuissance face à la souffrance. Je suis revenue lui laisser un peu de nourriture, sans garantie qu’il la verrait, c’est tout ce que je pouvais faire pour lui.

J’ai su qu’il y avait un avis de gel en Floride, à plus de 2400 km au sud d’ici. Peut-être qu’un jour, ce seront les habitants de la Floride qui viendront passer l’hiver au Québec!

J’ai passé la journée dans un état de stupéfaction, lequel me donnait la sensation d’un arrêt dans le temps, comme un observateur de quelque chose d’extérieur à lui. D’ailleurs, depuis le début de mes vacances, je me sens hors du temps, hors de mon corps même, dans un état très particulier plutôt très agréable. Je traverse une période d’initiation très intense. Deux choix s’offrent à nous dans ces moments-là; paniquer et angoisser OU lâcher prise et se souvenir que nous ne contrôlons rien. J’ai choisi la 2e option, en misant sur la foi en mon ressenti et en ce qui me guide intérieurement. Cela produit des miracles…

Donc où que vous soyez, quoique vous viviez, je vous souhaite une merveilleuse rencontre avec vous-même. Apprendre à ÊTRE dans la seconde, nous fait voir les choses autrement puisque nous les ressentons autrement.

Joyeux Maintenant!

Toutarmonie

Une alliée

Au début du mois de mars, je vous parlais d’un projet particulier; la réalisation de ma table d’écriture. Quelques jours plus tard, le confinement obligatoire m’empêchait de travailler sur ma table à l’atelier de l’ébéniste. Je me suis donc commandée en ligne quelques outils pour finaliser mon projets, mais surtout il m’a fallu attendre la fin de l’hiver pour aller polir dehors. Entre temps, je me suis sévèrement brûlée une main au 2e degré, rendant toute tâche manuelle très difficile pendant un mois. Rassurez-vous, je vais très bien. Je crois même ne m’être jamais sentie aussi bien qu’en ce moment.

C’est durant mes vacances en juillet que j’ai pu enfin assembler les pattes avec le dessus de la table chez l’ébéniste. J’étais fébrile et vraiment excitée de pouvoir enfin avoir mon espace créatif pour écrire.

L’énergie autour de cette table est telle que mes deux chats sont toujours soit sur la table ou soit sur la chaise, ou aux deux endroits en même temps. Je dois presque leur demander la permission pour l’utiliser! Si bien que j’ai confectionné une housse rembourrée pour protéger ma table durant mes absences parce qu’en sautant de la chaise à roulettes vers la table, la chaise recule et ils sortent leurs griffes pour ne pas tomber, n’ayant pas prévu les mouvements de la chaise.

Il ne me reste qu’à badigeonner ma table d’huile d’abrasin et à reprendre mes projets d’écriture là où je les avais laissés. Je ne l’utilise pas pour faire du télétravail, ni pour faire de la comptabilité, ni pour manger. Je ne fais qu’écrire sur cette table. Elle est bien plus qu’un meuble, c’est une alliée possédant une âme et une réelle présence. Quand je m’y installe, je m’y sens tout de suite chez-moi, comme dans de vieilles chaussures, même si à ce jour, je n’y ai écris que des cartes d’anniversaire et ce blogue ce soir. Tout le temps que j’ai passé à lui donner sa forme et à adoucir son grain nous a permis de créer des liens et de nous connecter.

Je suis très reconnaissante qu’elle m’accompagne et m’inspire. Merci! Merci! Merci!

Je vous dis donc à très bientôt!

Toutarmonie

Sur le ton de la confidence

J’ai eu envie de venir vous écrire toute la journée, cherchant un sujet qui vous divertirait puisque nous ne pouvons échapper au chaos mondial. Je lisais les blogues auxquels je suis abonnée, je jouais avec mes chats, j’allais faire un tour dehors tout autour de chez-moi pour me retrouver chaque fois devant une page blanche.

 En ce moment même, malgré les confinements, des bébés naissent. La vie émerge au travers de ces morts qui s’additionnent au quotidien. Je ne peux pas me résoudre à ne pas parler de ce que nous vivons actuellement, tout simplement parce qu’au travers des drames individuels, nait une nouvelle conscience. Oui oui, vous avez bien lu. Quelque chose de beau émerge de tout cela.

Qu’importe la source de ce virus sélectif et meurtrier, il fait maintenant partie de nos vies. Il y a eu un AVANT, nous sommes en plein PENDANT et il y aura un APRÈS. Cela ne fait aucun doute. Si vous lisez ceci, c’est que vous accédez à un ordinateur, une tablette électronique ou un téléphone intelligent. Vous n’êtes donc pas seuls. C’est même assez difficile d’être seul à notre époque avec tous les gadgets électroniques.

La planète est en mode PAUSE. Qui aurait imaginé pareil scénario en si peu de temps? Les rues sont pratiquement vides, les commerces sont presque tous fermés (sauf ceux qualifiés d’essentiels), les avions dans le ciel ont drastiquement diminué (quoiqu’encore étonnamment nombreux), toutes les activités sont suspendues (quelle que soit leur catégorie). Une grosse majorité de gens ne travaillent plus, les écoles sont fermées, les garderies aussi (sauf pour les intervenants des services essentiels). L’humanité retient son souffle en espérant que le virus les ignore.

Sans minimiser le drame qui se joue dans la vie des personnes infectées, sans ignorer que de nombreuses personnes se retrouvent sans revenu et sans accès à de la nourriture, j’aimerais si vous le voulez bien que nous prenions un peu de recul, un peu comme si nous pouvions observer tout cela du haut de notre soucoupe volante.

En quelques semaines seulement, on assiste à une décroissance. Oui oui, cette même décroissance qui était souhaitable pour que nous puissions opérer le changement de cap nécessaire à la survie de la planète. La bourse est en chute libre. Les Occidentaux ont été forcés de cesser de consommer à outrance. Pas le choix, les usines et les magasins sont fermés. Une personne par famille seulement pour aller chercher de la nourriture en respectant la distanciation sociale. Plus de contacts physiques, sauf pour ceux vivant sous un même toit. Cela force les gens à se retrouver avec eux-mêmes. De très nombreux entrepreneurs savent déjà qu’ils ne se relèveront pas de cet arrêt obligé.

Alors qu’en Inde, les gens marchent pendant des jours et des semaines pour rejoindre à pied leur village natal, leurs enfants sur leurs épaules, sans argent et sans nourriture, les occidentaux eux se lamentent de ne pas pouvoir aller à leur chalet puisqu’il est interdit de quitter sa région, de ne pas pouvoir visiter leurs amis, de voir avec horreur naître des repousses de cheveux sans colorant dans la glace, de ne pas pouvoir aller faire installer leurs pneus d’été (même s’ils ne peuvent pas se déplacer de toute manière), de ne plus savoir quoi faire avec leurs enfants qu’ils ne voyaient avant que partiellement( le matin, le soir et souvent qu’un weekend sur deux), de se retrouver en permanence avec un conjoint qu’ils ne connaissaient peut-être pas si bien que cela et ils se demandent ce qui a bien pu se passer pour que du jour au lendemain, leur vie ait basculée. Face au miroir, ils se questionnent sur leurs choix et sur le sens de leur vie. Pas le choix. Quand on se défini en fonction de son niveau social, en fonction de son travail et/ou des apparences, la situation actuelle a de quoi faire réfléchir.

Des gens commencent à comprendre l’importance de cultiver des aliments. Une amie me demandait justement conseil aujourd’hui pour faire pousser des légumes.

Qui aurait cru qu’il faudrait un virus pour créer des rapprochements dans les familles, pour se préoccuper des aînés, pour que les parents prennent enfin le temps de s’occuper de leurs enfants, pour amener les gens à se questionner sur leurs priorités et leurs habitudes, pour faire preuve d’originalité et de débrouillardise, pour se reconnecter sur le vrai et l’authentique?

En parallèle, la pollution a drastiquement diminué tout comme la production d’énergie fossile. L’eau devient claire à Venise, les dauphins viennent s’y aventurer. L’océan a un répit de bateaux de croisière, ces énormes pollueurs. Les retraités délaisseront celles-ci plus par peur de se retrouver confinés en mer que pour ne pas polluer. Le ciel de Paris retrouve ses couleurs. Les courses de Formule furent annulées, non pas parce qu’elles polluent inutilement, mais à cause encore une fois du virus. Le silence se fait graduellement. Les villes semblent abandonnées. Les échanges commerciaux étant au ralenti, les gens constatent qu’à force de tout importer de Chine ou d’ailleurs, ils n’ont plus d’autonomie locale. Les masques se transigent au plus fort la poche. Tous les coups sont permis entre les gouvernements. On voit naître des guerres commerciales qui menacent les importations de biens essentiels et d’aliments. On prend ENFIN conscience collectivement de l’importance d’acheter localement. On réalise que les économies réalisées en achetant des produits chinois coûtent très cher à la collectivité quand on constate que des vies sont en jeu. Au Québec, face à cette guerre des masques, le gouvernement a décidé que dorénavant, ces produits essentiels seront créés au Québec et que dorénavant, lors des achats gouvernementaux, ils tiendront compte de cette nouvelle réalité en privilégiant les achats locaux. Le gouvernement souhaite également inciter les agriculteurs à se munir de serres 4 saisons afin que nous soyons autonomes au niveau alimentaire, et cela le plus rapidement possible. Il vient également de lancer un site web (le panier bleu) encourageant les consommateurs à acheter localement.

La conscience collective fait un bond majeur vitesse grand V. Que restera-t-il de ces prises de conscience lorsque les affaires reprendront et que les gens pourront vaquer à leurs occupations? La réponse à cela dépendra de la durée des mesures restrictives. J’ai l’impression que plus ce sera long, plus les gens auront eu le temps de réfléchir et de s’ouvrir à une autre réalité. Souhaitons que ça porte fruits en tout cas.

Sur ce, je vous dis à bientôt. Je fais partie de ceux qui peuvent continuer de travailler à distance durant cette crise. Profitez bien du moment présent!

Un temps propice aux réflexions

Tous les soirs depuis les temps doux de la dernière semaine, les ratons laveurs viennent manger les graines que les oiseaux ont fait tomber au sol. Ils sont parfois cinq à lécher les graines sur la neige. Au moment où je me suis mise à vous écrire, j’ai entendu leurs cris dehors. Ils se disputent les graines! C’est la même chose chaque soir. Je les observais un peu étonnée qu’ils ne se partagent pas gentiment leur butin. Puis, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec la folie du papier de toilette qui semble gagner tous les pays industrialisés et les comportements excessifs et violents des gens. On a tous vu ces images de gens à l’ouverture du Costco vendredi qui se bousculaient et étaient violents pour pouvoir mettre la main sur les grands formats de papier cul. Une amie a vu une dame enceinte se faire arracher un paquet de viande! Devant la peur de manquer de quelque chose (que celle-ci soit justifiée ou non) nous nous comportons comme des animaux finalement. Triste constat.

Depuis jeudi ici au Québec, nous avons vu tomber les mesures d’urgence comme un rideau qui se ferme en plein milieu d’une projection cinématographique. Cela en a surpris plusieurs au départ, parce que nous n’étions pas encore vraiment touchés. Puis des images de l’Italie et de l’enfer vécu là-bas ont fait taire une bonne partie de ceux qui soudainement s’étaient improvisés experts. Rapidement, le premier ministre du Québec a fermé toutes les écoles, garderies, il a interdit les rassemblements, spectacles, cinéma, divertissements, etc. et a demandé aux personnes de 70 ans et plus de s’isoler des autres tout en interdisant les visites dans les centres d’aînées et les hôpitaux. Des mesures furent mises en place pour que les gens puissent travailler de la maison. Une des grosses compagnies internet de la province a levé les limitations de données pour aider les gens. Tout cela évidemment dans le but de les protéger et de freiner cette pandémie. Nombreuses mesures drastiques justifiées.

Il est clair que le but est de stopper la propagation face à un virus qui est très contagieux et mortel pour plusieurs personnes à risque. Notre société est vieillissante, alors le risque est grand. Il ne suffit pas de se dire « Ah ce n’est pas grave, je suis jeune, je ne risque pas d’en mourir. » On doit ici penser aux autres, pas qu’à soit.

Pourtant, j’ai entendu à Radio-Canada des personnes âgées se plaindre parce qu’elles ne veulent pas être brimées dans leur liberté de faire ce qu’elles veulent. Visiblement, le message ne passe pas pour tous. D’autres sont quand même partis en voyage vers les destinations exotiques ce weekend, malgré la demande des autorités d’annuler tous les déplacements non obligatoires. Le « me, myself and I » est très à la mode, semble-t-il.

Ma mère me rappelait hier qu’en 1918, alors que la grippe espagnole sévissait, la mère de ma grand-mère, qui était à risque parce qu’enceinte, est décédée de cette grippe. Ma grand-mère n’avait alors que 5 ans. Je lisais tout à l’heure un article du journal Le Monde publié à nouveau par Aphadolie: Coronavirus France : les simulations alarmantes des épidémiologistes… . Le COVID-19 pourrait causer de 300 000 à 500 000 morts juste en France, si des mesures exceptionnelles ne sont pas prises. Ça ressemble de plus en plus à la grippe espagnole finalement. Les chances sont que ça fait possiblement un moment que les autorités le savent.

Curieusement, silence radio Macron, silence radio Trudeau. Sont-ils tous partis se cacher dans leur bunker respectif en espérant que les apparences de mesures calment les gens pendant que le Covid-19 élimine le trop-plein de population? C’est une question que plusieurs se posent. Nous le savons, il y a vraiment trop de monde sur cette planète par rapport à nos ressources. Tout le monde le sait et on s’attendait à ce qu’un virus vienne faire de la place. Pas pour rien que tant de gens se sont construits des bunkers.

Le premier ministre du Québec, suivi de la mairesse de Montréal ont décidés d’agir parce qu’à ce jour, le gouvernement canadien ne fait rien avec les aéroports qui sont de véritables passoires. Pas de dépistage, pas même de questions. « Entrez! Entrez, voyageurs et touristes, même si vous arrivez d’une zone contaminée. » Manque de cohérence, il me semble.

En France, alors qu’ils ont interdit les regroupements, fermés les restaurants, ils demandent aux gens d’aller voter!!! Cela ne fait aucun sens!

Puis d’un autre côté, car oui, il y a toujours deux côtés à une médaille, ce microscopique Covid-19 est en train de nous forcer à faire ce que nous aurions dû faire depuis longtemps.

Diminution de la production, donc diminution visible de la pollution. Diminution des déplacements, auto-train-avions-bateaux de croisière. Diminution de la consommation (sauf pour le papier de toilette). Incitatifs à acheter localement. Décroissance. Les gens qui se plaignaient de ne plus avoir le temps pour leurs proches se retrouvent en quarantaine. Vraiment, ce Covid-19 nous démontre qu’il est possible d’aider notre planète souffrante et d’obtenir rapidement des résultats encourageants. C’est presque tentant de souhaiter que cela dure deux ans, comme ce le fut pour la grippe espagnole.

Bien entendu, des gens vont vivre des moments difficiles au travers de cette pandémie et il est clair qu’il y aura encore plusieurs pertes. Je ne m’en réjouis pas du tout. Cela dit, je ne crains pas la mort. Cela fait partie de la vie.

Les pertes financières inquiètent souvent bien plus les gens que les pertes humaines. Un ami m’écrivait qu’il était inquiet financièrement, parce qu’il travaille dans le milieu de la culture et sa conjointe œuvre dans le milieu du tourisme. Comme ce sera le cas pour de très nombreuses personnes, alors il y aura des solutions, de la solidarité et de l’aide gouvernementale. Tout le monde est confiné à résidence. On ne peut pas faire d’omelettes sans casser d’œufs. On ne peut vivre une décroissance sans que cela n’affecte les revenus. Cependant, cela permet de revisiter nos priorités et nos besoins réels. Cela nous ramène à l’essentiel. Cela nous fait réfléchir, ce qui est plutôt excellent!

Sans être alarmiste, nous ne sommes qu’au début des évènements. Nous le savons bien. Apprenons dès maintenant à focaliser sur le positif qui ressort de ces situations, dédramatisons et interrogeons-nous sur la manière dont nous pouvons individuellement, puis collectivement, faire une différence.

Je vous souhaite une quarantaine créatrice et positive. Prenez soin de vous et de vos aînées!

Toutarmonie

L’énergie sacrée du bois

Un de mes bonheurs est d’observer la nature environnante. En prenant mon petit-déjeuner au bord de la fenêtre, à observer les mésanges, geais bleus, picbois, bruants, sittelles, roselins et chardonnerets, je fais le plein de vie. Les écureuils viennent manger les graines qui tombent et une souris mignonne engrange dans son tunnel sous la neige d’autres graines éparpillées. Au loin un couple de gélinottes huppées convoite aussi ces graines, mais elles n’osent pas trop s’approcher. Des traces dans la neige indiquent que des ratons sont venus lécher les graines durant la nuit. Je vais remplir ma tasse et une famille de dindons sauvages s’enfuit en me voyant revenir.

Visiteur nocturne

Toute cette vie me procure une joie profonde et m’apaise. J’ai remarqué que lorsque je sors remplir les mangeoires, les mésanges s’approchent de moi et elles semblent rire de bonheur! J’ai l’impression qu’elles me reconnaissent, alors je tend la main pleine de graines et je retiens presque ma respiration. La magie opère rapidement et je me transforme en Blanche-Neige! C’est tellement émouvant de voir qu’ils me considèrent comme leur amie.

Toute cette nature qui m’entoure m’inspire. Si bien qu’un après-midi d’hiver où le proprio installait des coupes-froids chez moi, alors que je lui parlais de mes projets d’écriture, une idée m’est venue. Il est un excellent ébéniste, ayant construit lui-même avec créativité la maison que j’habite avec le bois présent ici. Ça fait longtemps que je rêve d’une table d’écriture en bois naturel, un endroit spécial pour m’inspirer et m’accompagner dans mes projets. Je lui demande alors s’il accepterait que je lui passe une commande spéciale pour ma table. Une table en bois originale, toutes en courbes, qui vibre et qui ait une âme. Il me revient quelques jours plus tard avec une proposition.

« Pourquoi ne la ferais-tu pas toi-même? Je te guiderai, je te prêterai l’atelier et les outils. »

L’idée m’enchantait! J’ai toujours rêvé de travailler le bois, mais quand j’étais jeune, mon père ne voulait pas m’enseigner parce que j’étais une fille. Hey oui! J’ai donc accepté la proposition créative.

La base allait avoir 3 pattes irrégulières, que nous taillerions plus tard. Un morceau hyper lourd de sapin baumier (oui avec l’odeur extraordinaire qui le caractérise) ferait cette base.

Il a fallu le laisser dégeler un peu, puis un samedi matin, je suis arrivée avec mon thermos de tisane, vêtue de mes combines et je me suis lancée avec pour seuls outils une plane, deux ciseaux à bois et un marteau.

J’ai travaillé sans relâche pendant plus de 6 heures à retirer l’écorce encore gelée et retirer les branches et nœuds. Le temps n’existait plus. Je ressentais la majestueuse présence de cet arbre et une complicité s’installait déjà entre lui et moi. Je retrouvais l’extraordinaire dialogue silencieux que j’avais avec les arbres qui soutenaient mon hamac à ma précédente résidence. J’en étais émue aux larmes, tant je ressentais déjà sa présence m’inspirer. Je me voyais déjà écrire sur cette table unique, pour ne pas dire AVEC cette table.

Cela demande beaucoup de force et de jus de bras, comme on dit. J’étais tellement envoutée que j’en oubliais ma forme physique. Ce n’est qu’une fois chez-moi, après une bonne douche que je réalisais que j’avais mal partout!

La fois suivante, comme ça avait dégelé un peu plus, j’ai pu continuer ma tâche et j’ai fait une surprenante découverte. Mon arbre m’offrait un cœur!!! Dans le creux de la jonction de la longue patte, en creusant pour sortir l’écorce, un cœur est apparu! Il ne sera pas visible, puisqu’il sera sous la table, mais moi je sais qu’il est là.

Il y eu plusieurs étapes, dont la taille des pattes et du troncs. Pour cette étape-là, j’ai laissé l’expert manœuvrer la grosse scie électrique. Vous remarquerez que sur la photo sur la neige, avant la coupe, il ressemblait à un éléphant avec ses deux yeux et sa bouche ouverte!

Il fallait ensuite trouver le morceau de bois qui allait devenir le dessus de la table. On s’est promené dans ses nombreuses réserves, mais je ne ressentais toujours passer le courant pour s’unir à ma base. J’étais un peu mal, parce que je voyais bien qu’il me proposait plusieurs options, mais je ne ressentais pas la connexion jusqu’à ce qu’il me présente cette pièce là en pin blanc.

C’était loin d’être terminé. J’ai choisi un morceau qui possède une entaille à l’endos, donc j’allais devoir la contourner. J’ai le plus grand des respects pour les ébénistes et sculpteurs. Je découvre des muscles à mes bras que j’ignorais avoir! Le soir, je me frictionne avec de la crème à l’arnica parce que j’en ai même de la difficulté à lever ma petite chatte, tant mes bras sont épuisés. L’expression « tomber sur un nœud » prend tout son sens pour moi maintenant. Ouille!

Hier, alors que j’étais seule et que je tentais de figurer comment j’allais faire pour enlever le bois du coin, dans le mauvais sens du bois, j’ai ressenti une forte présence d’une entité à mes côtés. C’était tellement intense que je pleurais comme une Madeleine. Je me suis retrouvée à tenir le ciseau à bois d’une manière nouvelle et sans comprendre ce qui se passait, j’avais fait le coin en rond!!! C’est alors que je me suis souvenue que mon défunt grand-père avait fait l’école d’ébénisterie lorsqu’il était jeune. Vous dire comme cette table inachevée à déjà une valeur inestimable à mes yeux!

Ce n’est pas terminé, loin de là. J’ai dû rentrer le dessus de la table chez-moi pour qu’il s’acclimate à la température ambiante pendant deux semaines avant de penser le sabler et couper des zones plus sensibles et reprendre des forces aux bras!

Cependant, ce soir je vous écris en grande première sur le dessus de ma table que j’ai temporairement déposé sur une table en fer forgé. Je trouve cela très excitant!

J’ai commencé à m’initier à la sculpture depuis quelques semaines en visionnant des tutoriels et en m’équipant petit à petit. Éventuellement, lorsque je maîtriserai un peu plus, j’aimerais sculpter les pattes de ma table.

Alors voilà pourquoi je suis si silencieuse depuis un moment.

Saint-Exupéry écrivait: « C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui la rend si précieuse. » Loin d’avoir l’impression de perdre mon temps, ce temps passé à travailler sur ma table me la rend infiniment précieuse. Cela s’additionnera chaque fois que je m’en servirai pour écrire. Le simple fait de la toucher, de la ressentir, donne une profondeur à ce que je vais écrire.

Toutarmonie