Sélection naturelle

Les plus belles journées d’été 2017 ont eu lieu à l’automne au Québec. Décembre et janvier furent très froids et février est synonyme de pluie verglaçante. Voici le lot des changements climatiques. De gros écarts de températures, des précipitations inhabituelles, une nature qui tente de s’adapter. Nous avons vu des volées d’outardes en janvier!

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Aujourd’hui, les arbres ont la mine basse sous le poids de la pluie glacée s’accumulant à leurs branches. Le spectacle est d’une grande tristesse. Plusieurs branches casseront, c’est clair. Sélection naturelle.

De très grosses branches menacent de casser. On ressent la nature retenir son souffle. Même les tamias restent cachés!

D’un point de vue humain, la connexion internet est lente et coupe régulièrement aujourd’hui. Les routes sont glacées, ainsi que les balcons et entrées. Les véhicules sont couverts de glace. Il faudra partir plus tôt demain, pour retirer cette glace avant de démarrer.


Que nous réservera mars?

par Toutarmonie

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Yellowstone inquiète

Ce mois-ci, la région de la caldera Yellowstone, dans le Montana, est secouée de très nombreux séismes. Cela attire l’attention, car Yellowstone est un supervolcan. S’il faisait éruption après 640 000 ans, ce serait catastrophique pour tout le monde. Déjà, dans un rayon de 1000 km, la poussière toxique tuerait humains et animaux.

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Ensuite, les cendres voyageraient et bloqueraient les rayons du soleil sur une très vaste région. Nous serions tous touchés par un tel impact. Cela affecterait nos cultures, nos climats, sans parler de la situation économique suite à une telle éruption. Donc quand Yellowstone donne des signes d’activités, cela inquiète, avec raison.

Voici à quoi ressemble habituellement l’activité à Yellowstone (à gauche) et à quoi cela ressemble ces jours-ci (à droite):

Contrairement à ce que disent certains sites alarmistes, le volcan ne risque pas d’exploser dans les prochains jours, cependant cela indique que quelque chose se prépare. Sous cette région très particulière se trouvent de gros réservoirs de magma. Si la terre tremble autant, c’est qu’une pression est exercée. Pour la Terre, une année équivaut à une seconde pour nous, alors évidemment, cela peut prendre un certain temps avant que cela affecte le relief. Nous aurons, je crois, le temps de voir venir. Nous l’espérons en tout cas.

Cela dit, si je m’intéresse aux activités terrestres, ce n’est pas par peur d’une catastrophe. Si cela doit arriver, d’avoir peur n’y changera absolument rien. Je trouve important de me rappeler que la Terre est vivante et peut, d’un soubresaut nous envoyer valser. Cela nous ramène à l’importance de profiter de chaque instant et de chérir la nature. Si nous sommes tous interreliés entre nous, il ne faut pas oublier que la nature l’est tout autant. Nous ne formons qu’un. Toute cette violence qui émane des humains a forcément un impact sur la nature. Nous la malmenons également, alors n’est-il pas normal que nous nous retrouvions devant autant de situations extrêmes actuellement?

Quand j’entends le président américain déclarer que les enseignants devront être armés, j’ai l’impression de regarder une série du genre « Walking Dead »! Comment avons-nous pu en arriver là? Comment pouvons-nous encore détruire des milieux naturels pour deux semaines de remises de médailles olympiques et tout recommencer ailleurs aux deux ans? Comment pouvons-nous encore vouloir aller toujours plus vite, à n’importe quel prix, à coup de drogues, alors que nous devrions plutôt apprendre à ralentir! Prendre le temps. Comment pouvons-nous encore cautionner des courses de Formule 1 avec tout ce que nous savons sur l’environnement? Nous sommes nombreux à croire qu’il faudra un événement naturel majeur pour que cela change. Les films et séries portant sur la survie ont vu le jour parce qu’il est évident que nous fonçons tout droit dans un mur en ne changeant pas plus rapidement nos mentalités. À force de tirer sur l’élastique, il va nous péter en pleine face, c’est clair!

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Je trouve bien plus épouvantable d’entendre parler de toutes ces tueries qui surviennent presque quotidiennement, que des révoltes de la nature. Perso, si j’étais la nature, je m’impatienterais bien plus qu’elle ne le fait. Heureusement pour nous qu’elle est plus patiente, mais alors que nous faudra-t-il pour que chacun se sente concerné et change son regard et sa façon de faire? Si tout le monde attend après les autres pour changer, rien ne se fera. Si le profit domine sur le gros bon sens, nous y perdrons tous. Il existe de nombreuses personnes qui vivent en marge et préparent activement le monde de demain. En faire partie ne dépend que de vous.

Sources: Strange sounds, Express co UK, National Geographic,

Vidéo

La permaculture expliquée dans un manga

Je vous présente un animé avec des personnages manga expliquant la permaculture. Faut croire que notre monde commence à s’ouvrir à autre chose pour que même dans l’univers des mangas, ils en parle, vous ne pensez pas?

par Toutarmonie

Le visiteur – prise 2

Vendredi, alors que je me préparais à aller passer la journée à Montréal, pour l’anniversaire de ma fille, j’ai eu le bonheur de revoir mon ami chevreuil qui attendait calmement, assis sur le bord de la rivière. Au moment de partir, il s’est levé et j’ai même pu le filmer, mais il me réservait une surprise!

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Je ne vous partagerai pas cette vidéo, car mon ami chevreuil s’est subitement « soulagé »! Ce moment a duré tellement longtemps que j’ai cru un bref instant que c’était peut-être une femelle qui mettait bas, même si ce n’est pas vraiment la saison pour cela. J’aurais vraiment aimé voir cela! Je crois simplement qu’il souffrait de constipation, hey oui! Il est donc resté figé dans cette position « kangourou » deux bonnes minutes! Plutôt cocasse!

En rejoignant l’autoroute, j’ai croisé 3 troupeaux de dindons sauvages. J’ai eu une pensée pour Lophotographie qui suit mon blogue et qui photographie les animaux. Ces dindons sont surprenants! Ils vivent en groupe et pour une raison que j’ignore, ils aiment beaucoup les bords de route! Ils dorment même au bord des autoroutes parfois!

Une heure trente plus tard, je me retrouvais sur l’autoroute Métropolitaine de Montréal, en plein trafic, avec une odeur oppressante d’essence, comme si un avion avait laissé échappé son carburant au-dessus de la ville et je m’ennuyais déjà de mon coin de paradis en nature!

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par Toutarmonie

L’importance de profiter de chaque saison

Aujourd’hui, après avoir passé plus d’une heure à pelleter la neige, j’ai déneigé la roche  située entre les arbres, au bord de la rivière, afin d’y installer temporairement mon hamac. Il faisait doux, comme c’est généralement le cas lorsqu’il neige. J’en ai donc profité pour relaxer et admirer la nature enneigée. J’ai été ravie de découvrir les traces d’un renard qui avait longé la rivière pour rejoindre mes sentiers déneigés.

Certains se surprennent de me voir utiliser mon hamac en hiver, pourtant c’est la saison où l’on est certain de ne pas se faire déranger par les moustiques! L’air est frais et malgré le murmure continuel de la rivière, la nature est très silencieuse, comme si elle retenait son souffle.

Je ne pouvais m’empêcher de penser à ce que serait ma vie si je vivais encore près de Montréal. Ce n’est pas qu’une question de pollution, c’est une question d’équilibre et de connexion. Même en étant très intuitif, vivre entouré de béton représente un réel défi pour tout le monde. En région urbaine, on se console en se disant qu’on est proche de « tout » encore faut-il redéfinir ce terme. Si en ville, « tout » signifie généralement transports en commun, épiceries, boutiques, bistros, salles de concerts, théâtres, cinémas. Ici mon « tout » signifie nature, animaux sauvages, grands espaces, beauté, forêt, produits locaux biologiques qui n’ont pas voyagé des milliers de kilomètres avant de se retrouver dans mon assiette, faire pousser aliments et herbes, les transformer, filer sa laine, tricoter ses vêtements, prendre le temps d’apprécier l’ici et maintenant, s’entendre penser, s’entraider, faire du troc, récupérer. Bien que nous ayons une toute petite salle de cinéma avec une projection d’un seul soir par deux semaines, le plus beau des spectacles, j’y assistais encore aujourd’hui, dans mon hamac (sans file d’attente).

 

par Toutarmonie

Vidéo

Superbe surprise matinale!

Ce matin, en allant chercher quelque chose au salon, j’ai remarqué dehors, de l’autre côté de la rivière en lisière de forêt, une tache sombre qui de loin ressemblait à une roche! Je ne portais pas mes lunettes et je suis, je l’avoue, très myope! Une roche en hiver, avec toute la neige que nous avons, c’était peu probable, d’autant que mes chats fixaient cette chose avec attention. J’ai agrippé prestement mes jumelles et j’ai découvert que la roche était en fait un superbe chevreuil qui dormait en rond sur la neige, alors qu’il faisait -23 C dehors! Wow! Juste le temps de faire cette courte vidéo de 1:34 minutes et j’avais les doigts gelés, alors que lui dormait sur la neige! Il est visiblement mieux équipé que nous physiquement pour résister au froid.

Avec mes jumelles, j’ai remarqué qu’il dormait les yeux ouverts. Ce n’est pas ce que j’appelle dormir profondément. Il doit sûrement être constamment aux aguets d’un éventuel prédateur. Quel bel animal! J’ai photographié de mon salon l’image que vous voyez en haut de cet article, mais vous conviendrez qu’il faut le savoir qu’il y a là un chevreuil!

J’ai rapidement terminé de me préparer pour aller travailler et je suis descendue au bord de l’eau pour le filmer, consciente qu’un fois qu’il entendrait mon auto démarrer, il pourrait s’enfuir. À mon grand bonheur, il n’a pas eu peur de moi. Il a simplement relevé la tête pour me regarder. Vous ne m’entendrez pas parler fort, puisque je chuchotais pour ne pas effrayer mon nouvel ami. La brume que vous verrez flotter au-dessus de la rivière témoigne du froid actuel.

J’ai l’impression que mon départ ne l’aura pas fait fuir. Il devait se sentir en sécurité à cet endroit, coupé du vent. Tant mieux.

Voici donc la courte vidéo:

par Toutarmonie

Anecdote en forêt

J’ai omis de vous raconter une anecdote reliée à ma sortie solo en raquettes de samedi, en forêt. C’était magnifique, énergisant et je ne compte plus le nombre de fois où j’ai remercié, comme chaque fois, la vie de me permettre de vivre ces moments privilégiés. Bref, j’étais heureuse de baigner dans cette belle énergie.

Joie et bonheur

Comme je vous le racontais, personne n’était passé sur le sentier depuis un bon moment à cause des pluies verglassantes de début d’année. Les seules traces que je voyais sur la neige étaient celles des animaux, ce qui me ravissait. Comme le temps était clément, je me suis aventurée jusqu’au bout, là où il y a un lac. En repassant devant le grand pin, j’ai croisé une dame que je ne connaissais pas et avec qui je me suis entretenue un moment. Elle se promenait en raquettes avec son gros chien. Un peu plus loin, j’ai vu un groupe de 4 personnes, qui était arrivé par un chemin de travers, eux aussi étaient accompagnés d’un gros chien. Puis pour la plus grosse portion du trajet de retour, je suis retombée sur mes traces là où plus personne n’avait marché. C’est là que j’ai remarqué les traces qu’un animal avait laissé sur les miennes peu de temps avant mon arrivée! Ces traces semblaient avoir 3 grosses et longues griffes devant. Visiblement pas un renard ni un ours ni un chevreuil ou un raton laveur. Pas un chien non plus. C’est la 2e photo qui illustre le mieux la plupart des traces que je voyais. L’animal faisait de grand pas et courait possiblement. Étaient-ils plusieurs à marcher dans la même trace?

Peur

Plus j’avançais, et plus j’appréhendais une possible rencontre avec cet animal qui se dirigeait dans la même direction que moi en suivant mes traces. Avait-il senti l’odeur de mes chats qui dorment parfois à côté de mes raquettes? Cela explique sans doute pourquoi chaque fois que je croise des gens sur ce sentier, ils sont accompagnés de chiens. Était-ce un pékan, un loup ou un coyote? Bien que certaines traces ressemblent à des pattes d’oiseaux sur l’une des photos, ces traces étaient assez grandes. Les doigts des dindons sauvages, nombreux dans la région, sont plus écartelés que ce que je voyais. L’empattement de cet animal était grand. Mes photos ne sont pas géniales parce que pour économiser ma pile, j’avais diminué la luminosité de mon téléphone cellulaire au minimum et pour tout vous avouer, je me sentais soudainement moins brave! Alors je m’arrêtais très rapidement pour faire mes photos sans même les regarder. J’étais pressée de rentrer chez moi. Dans la neige folle, les 3 griffes rapprochées semblaient tres acérées! Mon coeur battait plus fort et j’avançais si rapidement, que j’en étais trempée sous mon manteau!

Nos sommes en plein milieu de l’hiver, la nourriture se fait rare pour les prédateurs. Je suis une proie. Plusieurs animaux ne sortent pas seuls, moi par contre je l’étais! J’étais peu rassurée par le couteau suisse que j’avais dans ma poche. Depuis que j’ai lu un guide de survie en forêt, je tente de respecter les consignes minimales qui consistent à toujours avoir un couteau, un sifflet (j’avais le mien) et des allumettes (je n’en avais pas, mais là était le dernier de mes soucis). Tant que je voyais les traces devant moi, ma crainte était contenue, mais à un endroit où le sentier bifurquait à gauche pour mieux longer la rivière et offrir une vue bucolique, les traces ont quitté le sentier pour s’engager dans la neige folle et plus épaisse. Un animal vivant dans cette région savait que ce raccourcit menait à une jonction de mon sentier! C’est à partir de là que j’ai vraiment commencé à avoir peur. Régulièrement je surveillais mes arrières et je regardais entre les arbres. J’étais engagée dans un sentier creux surmonté de buttes enneigées. Un animal rusé pouvait m’y piéger. Je peux vous garantir que je n’avais plus la tête à faire des photos!

Réflexion

Je n’ai finalement pas rencontré cet animal, mais je ne suis pas rassurée pour autant, car vous devinerez que depuis j’ai posé des questions à mes amis de ma nouvelle région. Les traces semblent abonder dans le sens du coyote. C’est ainsi que j’ai su que toutes mes amies sortaient en forêt avec un chien. Celui-ci les repère avant nous, il les distrait et au pire, le prédateur le mange pendant que vous détalez! Le chien de ma patronne (chien de berger) n’a pas tout à fait compris son rôle, car il ramène des orignaux à sa maitresse quand elle et lui sortent faire du ski de fond! J’ai également su qu’un loup pouvait se balader en solitaire, mais que les coyotes sortaient en groupe en marchant tous dans la même trace pour berner leurs victimes. On me dit d’éviter ces balades au printemps, car le risque de rencontrer un ours est plus grand et ils sont affamés à cette période-là.

Bref, la vie en nature n’est pas sans risque! Je n’ai pas non plus l’intention d’avoir un chien! Dois-je publier une petite annonce qui irait comme suit: Recherche homme grand et costaud, aimant la nature pour sorties en foret sans chien!

Par Toutarmonie

Coule la vie…

Hier, c’était la journée parfaite pour une randonnée raquettes en forêt. Il ne faisait que -14 C et le ciel était d’un magnifique bleu. Seule en forêt, je savourais cette connexion avec la nature. La seule ombre au tableau était le  » crunch crunch  » intense que faisaient mes raquettes sur la neige folle recouvrant une croûte de glace créée par les trop nombreuses pluies des dernières semaines. Personne n’était passé sur le sentier depuis un bout de temps, en raison justement d’une météo peu favorable à la raquette. Avec le son indiscret que faisaient chacun de mes pas, je savais que je n’aurais pas la chance de rencontrer de chevreuil ou autre animal. Une des choses que j’apprécie de l’hiver, c’est qu’il est possible d’identifier facilement les activités des habitants de la forêt grâce aux traces laissées sur la neige. J’adore cela! J’essaie de les reconnaître, mais cela n’est pas toujours facile.

La nature est époustouflante de beauté.

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L’avantage lorsqu’il ne fait pas trop froid, c’est qu’on peut s’arrêter à volonté afin d’apprécier le calme et la vue. Ressentir et sentir. Ma vie prend tout son sens en nature. C’est d’ailleurs pour cela que j’y vis depuis bientôt deux ans. Je me sens encore extra-terrestre, mais ici, j’ai moins l’impression d’être sur la mauvaise planète. En vérité, ce n’est pas la planète qui m’est étrangère, mais ce qu’on en fait, ce qu’on lui fait subir. Je pense que les dirigeants d’entreprises ordonnant des massacres à la terre, à l’eau, à la forêt ne pourraient prendre de telles décisions, si au lieu de travailler dans des tours bétonnées, ils vivaient en nature.

À ce propos, un ami d’outremer célébrait hier son anniversaire et il me disait qu’il s’ennuie de sa planète d’extra-terrestre, parce qu’ici, il s’emmerde comme le font bien des gens qui ne se reconnaissent pas dans tout ce qui se passe mondialement. Des horreurs, il y en a plus qu’on ne peut l’imaginer, c’est évident, mais nous avons aussi le choix de vivre autrement et de cesser de nous alimenter de ce qui nous donne envie de changer de planète, justement. Nous sommes venus au monde pour vivre une grande expérience, alors nous devons faire de celle-ci un souvenir mémorable. Évidemment, cela passe souvent par une redéfinition de nos choix, mais qui a dit que nous ne pouvions pas changer?

Ce n’est toutefois pas silencieux en forêt, car la rivière sait se faire remarquer. Malgré le froid, malgré la glace, elle suit son cours. Les saisons en font une oeuvre d’art en constant changement. Je ne me lasse pas de m’en émerveiller. Elle est source de vie, de notre vie d’ailleurs!

Je vous ai fait une petite vidéo pour vous partager cette splendeur hivernale. Vous remarquerez à la toute fin du visionnement la présence de celui que je nomme mon grand sage. C’est un arbre. Je crois que c’est un chêne, bien que je ne sois pas particulièrement connaissance en identification d’arbres. (On me dit que ce serait un pin.) Il est immense, immuable et très haut. Il faut être trois pour en faire le tour en étirant les bras. À chacune de mes balades en forêt, je vais l’entourer de mes bras et lui parler. Quand je suis arrivée à lui hier, j’ai vu des traces fraîches dans la neige venant de l’autre côté et celles-ci bifurquaient du sentier pour aller… sur l’arbre pour le câliner très probablement! Vous voyez bien qu’il existe d’autres extra-terrestres sur cette terre! Il suffit d’aller là où il y a de la vie… de la vraie vie.

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Toutarmonie

Et si les animaux et la nature nous apprenaient à vivre?

Je ne suis venue m’entretenir avec vous que 3 fois en 2017 (ceci est la quatrième), mais je suis toujours là et je pense à vous régulièrement. Pour être bien honnête, ça me manque de vous écrire. Ainsi, vous risquez de me lire plus souvent en 2018…

C’est que depuis que je vis en campagne, entourée de la nature, je la savoure! Quand je termine mon travail, je m’empresse de venir communier avec cette vie authentique qu’offrent les arbres, les végétaux, la rivière, les animaux, la lune, les sons, les odeurs. Dans mon hamac, je me fonds dans le décor. Quel bonheur que de pouvoir passer des heures à observer les plantes, à les découvrir, les reconnaître, les utiliser pour sa santé, les goûter…

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Voici la vue que j’ai ce soir en vous écrivant. Une lune fabuleuse qui éclaire la rivière.

Je regarde vivre les deux chats qui sont venus à moi et m’ont adopté depuis mon arrivée. Je ne vous ai pas raconté que mon Happy s’est trouvé une amoureuse en novembre 2016? Cette petite chatte errante nous a courtisé. Je ne voulais pas de 2e chat, mais mon Happy en a décidé autrement, heureusement car elle fait notre bonheur. Ils sont tellement touchant tous les deux! Je vous présente donc Lycka (cela signifie bonheur en suédois). Elle rapporte à son mâle des souris en abondance, parfois une petite taupe, des oiseaux, un tamia, car elle grimpe aux arbres les plus haut avec l’agilité d’un écureuil. Lui la protège des intrus. Ils s’embrassent, s’attendent, s’amusent. Un double bonheur!

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Lycka, la chasseresse.

Vous avez remarqué comme les chats savent savourer le moment présent? Quand ils se détendent, ils s’abandonnent littéralement. Ils peuvent même tomber en bas f’une chaise ou d’une fauteuil, tant ils jouissent du moment présent. Quand ils jouent, ils s’éclatent sans retenu. Quand ils aiment, ils sont souvent plus touchant de vérité que bien des humains, d’une tendresse bouleversante. Pas étonnant que les publications de chats soient si populaires sur les médias sociaux. Ils ne pensent pas aux préoccupations que nous avons. Facile, me direz-vous, ils n’ont pas à penser à payer pour ce qu’ils ont!

Si la réponse se situait ailleurs? S’ils avaient compris, bien avant nous, que la vie est un jeu et que nous n’existons même pas? Après une grosse journée intense et stressante, avez-vous déjà passé 2 heures allongé avec un chat ronronnant non stop à puissance maximale? Cela m’arrive régulièrement et je dois avouer que c’est une réelle thérapie! Cela nous reconnecte sur le moment présent et sur l’univers en nous.

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Je le surnomme Flora.

Pourquoi les animaux viennent spontanément à moi? Un hasard? Non, je ne le crois pas. Ils ressentent ce qui est bon pour eux, ils ressentent les gens. Ils voient ce qui ne peut se voir avec les yeux. Depuis 2 semaines, j’ai le bonheur de voir en arrivant et en quittant le bureau un beau gros lapin blanc avec des pointes foncées. Pas un lièvre, mais un lapin! En plein village. Il m’attend là où je stationne mon véhicule!!! Pourtant, il ne mange pas les carottes bio que je lui apporte. Il semble se contenter de ma brève présence. Vous dire le bonheur que je ressens lorsque je le vois! Je me sens comme une enfant qui découvre un trésor caché. Nous communiquons sans mots.

Pas plus tard que samedi dernier, j’ai fait la rencontre d’un nouveau visiteur chez moi. J’avais bien remarqué ses pistes quotidiennes dans les minces couches de neige qui se forment, mais je ne pouvais dire quel animal c’était, jusqu’à ce que mes chats s’empressent de vouloir rentrer à la maison, alors qu’ils venaient à peine de sortir… Quelques minutes plus tard, ce sont mes chats qui ont cessé de respirer et qui regardaient avec frayeur dans la direction du visiteur, un redoutable prédateur pour mes félins; un gros renard roux! Il était superbe. Depuis ce jour, mes chats ne veulent plus sortir, ayant compris qu’ils serviraient de repas. J’ai appris que s’il est gros, c’est possiblement parce qu’il est rusé et qu’il est bon chasseur.

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Grand pic

Je croise parfois des chevreuils, des familles complètent de dindons sauvages, des souris, des des écrevisses de rivière, des grenouilles et crapauds (que je n’ai pas osé embrasser), des outardes, des grands hérons et plusieurs sortes d’oiseaux. En janvier dernier, alors que mon ancien véhicule ne voulait pas partir après de très gros froids, lors de mon premier jour de travail après les vacances des Fêtes, j’étais dehors à brancher un chargeur sur la batterie de mon auto lorsque j’ai entendu un bruit semblable à une pioche sur du bois! Un bruit vraiment intense! J’étais persuadé que quelqu’un faisait des travaux à proximité, mais c’était ce magnifique grand pic! La puissance de son bec est hallucinante! Comment fait-il pour ne pas avoir mal à la tête, je me le demande? Bref, cet oiseau a réussi, d’un coup de bec magique, à me faire oublier ma frustration de ne pas pouvoir faire démarrer mon véhicule! C’est pratiquement impossible de se stresser en nature! En tout cas, cela ne dure pas longtemps.

Ces photos furent prises l’hiver dernier, car en ce moment, notre météo ressemble davantage au printemps qu’à l’hiver. Quand je me promène en forêt avec mes raquettes, il est rare que je ne suis pas émue aux larmes devant tant de beauté. Je me suis demandée à de multiples reprises comment j’ai pu faire pour vivre en ville ou en banlieue aussi longtemps! Nous n’avons pas idée comme cela a un impact sur l’ensemble de notre vie!

La nature me fait rire également. À la fin de l’été, j’ai vu de ma fenêtre le becsy (une sorte d’oiseau) qui vivait le long de la rivière à l’été 2016. Il faisait alors la sieste sur une roche au milieu de la rivière. J’étais heureuse de le retrouver, ne l’ayant pas vue de l’été 2017. Pour ne pas l’effrayer, je suis restée à l’intérieur et je l’ai observé avec mes jumelles. Dès que je me suis mise à l’observer de près, il a laissé échapper un puissant jet blanc de son popotin! J’en ai fait le saut! Je vous jure, si un oiseau s’était trouvé derrière lui, il aurait été totalement aspergé! La roche était couverte de ses fientes liquides! J’ai tellement rigolé d’être témoins de cette comédie naturelle! Il s’est alors jeté à l’eau pour se laver et a sûrement dû se trouver une roche « propre » ailleurs!

Cette année, avec l’abondance de pluie, ça pouvait prendre quelques semaines avant que je tonde la pelouse (comme je loue cet endroit, je n’ai pas le choix de tondre la pelouse, mais cela m’irrite car ce n’est pas ainsi que je compte faire lorsque j’aurai ma maison). C’est alors que j’ai fait une merveilleuse découverte. Le terrain était couvert de prunelle, petite fleur mauve d’une formidable plante médicinale. Ce fut d’ailleurs la première teinture mère que j’ai fait chez-moi. Puis en laissant pousser une étroite bande à l’état sauvage le long de la rivière, j’ai découvert avec ravissement de nombreuses plantes médicinales poussant seules; millepertuis, achillée millefeuille, verge d’or, trèfle mauve, prunelle, plantain, pissenlit, menthe, impatiente du cap (cette belle antidote à l’herbe à puces) etc. Puis, dans mes plates bandes, je retrouvais également plusieurs plantes, dont de l’ortie, de la sauge et tout ce que j’avais planté l’année d’avant, dont de la lavande, de la calendule, des herbes aromatiques…

calendule
calendule

Bref, tout cela pour vous dire que je savoure la vie égoïstement. J’essayerai d’en partager des petits bouts avec vous dans l’année qui vient.

À bientôt!

Toutarmonie

Pissenlits, maringouins et chats

La semaine dernière, en rentrant du travail, je me suis amusée à récolter les jeunes feuilles de pissenlits avant la floraison. Le pissenlit est excellent pour tellement de choses! Un allié formidable pour le système digestif, entre autres. Je souriais tout en cueillant ma « salade » thérapeutique! C’est que tout en cueillant mes feuilles, je ne pouvais m’empêcher de penser à des souvenirs de mon enfance. J’ai grandi une partie de ma vie dans un quartier italien de Montréal. Il n’était pas rare de voir dans les parcs et le long des routes des Italiennes ramasser les pissenlits, ce qui faisait bien rire les gens. Considéré comme une mauvaise herbe par les Nord américains, il est facile de juger ces femmes qui montrent leur derrière le long des routes afin de récolter une plante que nous jugeons indésirable!

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Pourtant, considérant les habitudes alimentaires des occidentaux, tous auraient avantage à faire la connaissance de cette plante étonnante. À quel moment, me demandais-je, avons-nous décidé unanimement que cette fleur jaune était indésirable? Elle pousse facilement un peu partout en plus! Le bonheur! Peut-être justement pousse-t-elle en abondance parce que nous en avons grandement besoin. D’ailleurs, il n’y aura jamais assez de « jaune » sur les terrains pour faire oublier la pollution des villes. J’avoue cependant que je ne récolterais jamais de pissenlits le long des autoroutes en raison de la pollution, mais bon… ce n’est peut-être pas pire que les saucisses à hot-dog qu’aiment bien des gens.

Alors aveugles à cette évidence, nous chassons cette alliée sans même voir que nous avons là gratuitement la solution à bien des maux! Que d’efforts et d’argent gaspillé pour déloger cette plante des pelouses! Même les racines du pissenlit sont bonnes! Il suffit de prendre quelques gouttes de teinture de pissenlit pour ressentir la différence. Excellent au goût en plus.

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Les animaux sentent le bien que leur font les plantes. Lorsque le déluge printanier a fini par faire une pause et que mes chats ont pu gambader joyeusement à nouveau au grand air après un gros hiver, ils se sont précipités sur les herbes pour en dévorer! Ils sont à l’écoute de leur corps.

Chaque chose dans la nature a sa place et son rôle à jouer. Ce n’est pas parce que nous ne savons pas à quoi sert quelque chose que cela n’a pas son utilité. J’avoue que cela est parfois déroutant, comme ça l’est avec les moustiques!

Cette année au Québec, nous avons eu de très nombreuses inondations en raison des

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Inondations à Gatineau (Outaouais)

crues et des précipitations printanières exceptionnelles. Ce fut impressionnant de voir l’eau entrer sur les terres à des endroits qui ne sont habituellement pas inondés. La rivière qui passe devant chez moi rugissait littéralement! Pouvons-nous blâmer la nature de nous faire comprendre qu’elle aura toujours le dernier mot? Je crois que nous n’avons encore rien vu… Cela dit, l’abondance d’eau a offert aux maringouins et autres insectes un milieu favorable à leur prolifération. Wahouuuu! C’est impressionnant! Même les chats ne savent plus où donner de la tête! Je travaille le dossier en me disant qu’ils ont sûrement leur utilité… mais je me surprends à souhaiter une petite semaine de sécheresse pour calmer leur ardeur! Nous en sommes loin, car justement, j’entends la pluie tomber en ce moment!

Le parfum de la citronnelle est très répandu dans la région! Je me demande par ailleurs si cette génération de moustiques ne carbure pas à la citronnelle justement!!! 😉

Toutarmonie