Vraiment?

Jour 6 de la nouvelle année. Vous y êtes et j’y suis. Une nouvelle année toute neuve sur une planète qui aimerait bien se renouveler. Je ne sais pas pour vous, mais il semble que 2018 fut difficile pour beaucoup de gens. Nous nous souhaitons donc tous une année 2019 plus agréable, malgré le contexte mondial. Pour ma part, je viens de passer deux magnifiques semaines de repos bien mérité.

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J’ai fait le plein de nature et d’ici et maintenant, sans stress. Le bonheur! Ça faisait écriturelongtemps que je n’avais pas autant profité de mes vacances. C’est tant mieux parce qu’en 2019, je ne veux pas revivre le continuel « j’manque de temps » de 2018. Il ne suffit pas que de le dire. Il est essentiel de réfléchir à la manière d’y arriver. Ça aussi je l’ai fait. J’entame la nouvelle année très positivement. Je suis bien consciente que la nouvelle gestion de mon temps demandera un effort constant et une certaine discipline, mais ma récompense sera de pouvoir faire avancer mes projets en parallèle de mon travail. Youppi! Cela signifie que je me remets à l’écriture. D’ailleurs, c’est la lecture d’un petit livre qui a rallumé la flamme. Vous connaissez l’auteur de romans d’horreur Stephen King? Il a écrit un bouquin, il y a une vingtaine d’année sur l’écriture; Écriture, mémoires d’un métier. Nulle besoin d’être fan d’horreur ou d’avoir lu ses œuvres pour apprécier ce petit livre. Il nous parle de lui et de ses conseils. Cette lecture a trouvé écho en moi. Je vous le recommande vraiment, si vous aimez écrire. Il s’est passé quelque chose en moi en lisant ce livre et c’est comme si les pièces d’un casse-tête se mettaient en place.

Parlant d’horreur, peut-être avez-vous entendu parler des 45 millions de visionnements du triller Bird box sur Netflix? J’ai regardé la bande-annonce et j’ai compris que cela n’était pas mon genre de film, mais j’étais tout de même curieuse de savoir ce que 45 millions de gens avaient visionnés. Pffffffffff!!!! Si vous aimez les trillers genre fin du monde, vous serez servis, mais moi c’est le genre de film qui me donne moins le goût de vivre! Si vous ne l’avez pas regardé et que cela fait partie de vos projets, soyez à l’écoute de votre état d’être pendant et après le visionnement. Pas jojo, je vous le dis. Plus que cela, ce genre de film jette un voile sombre sur le genre humain. Partant maintenant du principe que les pensées sont créatrices, imaginez 45 millions de gens qui broient du noir en même temps suite au visionnement d’un film! Sérieusement, c’est de plus en plus difficile de trouver des films, des livres aussi et des séries, qui ne soient pas axés sur la violence, la vengeance et les enquêtes policières. Ne serait-il pas temps de réaliser que nous devenons ce que nous consommons? En Allemagne durant les Fêtes, un garçon a mobilisé la police parce qu’il n’était pas content de ses cadeaux!!!! Quoi??? Vraiment? Plus près d’ici, on m’a raconté d’autres histoires d’horreur d’enfants mécontents de leurs cadeaux! Ben voyons donc! Nous sommes rendus là?

Ce soir, je suis tombée sur un vieux film mettant en vedette John Travolta, Saturday Night Fever. J’étais très jeune lorsque ce film est sorti. J’aime la danse et j’avais envie de voir à quoi ressemblait les films en 1977. Houla! Dialogues: nuls. Histoire: nulle. Rythme: lent (ça change de ce qu’on a maintenant). Danse: moyenne. J’avais l’impression que 75 ans s’étaient écoulés depuis ce film! Indéniablement, les films sont mieux faits aujourd’hui, les moyens techniques sont étonnants maintenant. Par contre, ce réalisme fait en sorte qu’il peut devenir facile pour des gens, dont les jeunes, de confondre fiction et réalité. Au début de mes vacances, je cherchais un film sans violence, alors je me suis rabattue sur un film pour enfant! Pardon!!! Déjà le réalisme fait peur et les méchants sont méchants à la puissance 10! Ça me terrorisait moi! J’ose pas imaginer un kid de 6 ans! Sans parler de la violence!!! J’ai arrêté le film dans les 10 premières minutes.

Qu’est-ce qui ne va pas avec notre monde pour que les gens aiment regarder des horreurs, des meurtres, des résolutions de meurtres, des histoire de vengeance (les films pour enfants aussi en sont remplis)? Personne n’aurait envie de se retrouver avec une balle entre les deux yeux, mais comment peut-on regarder de telles horreurs pour se détendre ou se divertir? Je n’ai pas trouvé de réponse alors si vous en avez une, éclairez-moi!

Je préfère nettement la compagnie des animaux. Émerveillement et bonheur assuré! La rencontre de ceux-ci m’a tellement fait rire!

Je profite de ce moment pour vous remercier d’être toujours au rendez-vous, malgré un rythme inégal dans mes publications. Échangez avec vous tous est toujours un plaisir renouvelé.

Bisou

Toutarmonie

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Mon moine voulez-vous danser?

Vous connaissez l’expression « l’habit fait le moine »? Expression anodine, mais quand on s’arrête deux minutes pour y réfléchir, cela signifie que sans sa tunique, un moine n’est qu’une personne commune aux yeux de ceux qui le regardent. Le moine a-t-il moins de convictions sans son habit, d’après vous? Vous me voyez venir?

Question d’actualité quotidienne depuis les dernières élections provinciales au Québec, le code vestimentaire! Si vous croyez que je me fou de votre gueule, je vous rassure, il n’en est rien.

Je vous mets en contexte, car si vous vivez en Europe, vous ne savez sans doute pas de quoi je parle, inondés que vous êtes par les gilets jaunes. 😉

Aux dernières élections provinciales, un parti politique différent a connu un vif essor. Il a gagné le cœur des jeunes qui sont enfin sortis voter et plusieurs de leurs candidats se sont retrouvés députés. Québec solidaire est un parti qui encourage les gens à réfléchir en dehors de la boîte et à faire les choses différemment, de manière à ce que nous arrivions enfin à passer à l’action vers un demain plus sain. Moi, j’adore! Ils tiennent des propos intelligents en toute authenticité. Vous devinerez que cela ne plaît pas à tous. Cela dit, je ne suis pas ici pour vous parler de politique, mais de tenue vestimentaire.

En effet, les députés de ce parti siègent au parlement dans des tenues décontractées. Catherine Dorion a fait les machettes à plusieurs reprises parce qu’elle a « osé » se présenter en t-shirt, en camisole, portant des jeans et des DrMartens. (Note aux amis Européens: au Québec, les camisoles ne sont pas destinées aux fous, ce sont des t-shirts sans manches) et son collègue Sol Zanetti a osé se présenter sans l’habit conventionnel, en jeans et en souliers de course.

La chef de ce parti préférerait qu’on parle d’environnement, plutôt que de la tenue de ses collègues. Bien dit! À cela, il y en a pour les traiter d’hypocrites, car ils provoqueraient par leurs tenues non conventionnelles!

Bon, là j’arrive au sujet qui m’inspire ce soir: les vêtements.

Le conjoint ingénieur d’une amie enseignait au niveau supérieur durant les dernières années. Récemment, il a eu une importante promotion et il a maintenant un poste de cadre à cette institution scolaire, en lien avec des gens du gouvernement. Du jour au lendemain, j’ai vu son apparence changer du tout au tout. De tenue décontractée, il a dû se munir du costume traditionnel, habit, chemise, boutons de manchettes, chaussures cirées, manteau « propre » (non pas que l’autre était sale). Il trouve lui-même cela ridicule et il a essayé de faire son travail sans l’habit, mais personne ne le prenait au sérieux. Ainsi donc, l’habit rendrait l’homme (ou la femme) plus intelligent, vous ne le saviez pas? La première fois que je l’ai croisé avec son habit, j’ai dit à la blague « oh monsieur, pardon!!! » l’effet visuel était saisissant, je dois l’admettre. Cependant, tout comme vous, j’ai vu Donald Trump en habit de très nombreuses fois et pourtant, ses propos ne sont pas plus intelligents que s’il était nu!

N’est-ce pas là la plus grande hypocrisie? Sommes-nous à ce point naïfs de croire que l’habit, le costume ou l’uniforme a plus d’importance que la personne qui le porte? Suffit-il vraiment d’une tunique pour qu’un homme devienne un moine? Un homme peut être le pire des pédophiles, mais s’il porte un habit, il sera plus respecté que le plus adorable des hommes en jeans et t-shirt! Pourtant, dans le monde du showbizz, nous acceptons  sans problème qu’un chanteur très connu et fortuné se présente sur scène en tenue décontractée. Où est la logique?

J’ai été moi-même agente d’artistes-peintres pendant quelques années et ce n’est qu’en portant des vêtements griffés, accessoires assortis, que j’avais l’attention des galeristes. Je n’étais pas plus fortunées, mais cette apparence de fortune suffisait pour qu’on me respecte et m’écoute. C’était d’un ridicule qui me donnait des hauts le cœur.

Revenons à nos jeunes députés qui n’ont que faire des jugements des gens et qui défient chaque jour les « conventions » en s’habillant comme ils le souhaitent. J’y vois là l’attitude d’une génération très consciente que pour changer, il faut cesser de faire comme tout le monde. Il faut penser en dehors de la boîte. J’y vois beaucoup d’espoir. Je pense que ceux qui se sentent menacés par l’abolition des codes vestimentaires sont ceux qui ont besoin de se donner de la prestance avec des artifices plutôt que de miser sur ce qu’ils ont réellement dans le ventre et le cœur. Je pense que nous serions étonnés de voir ce qui se cache sous le masque vestimentaire de ceux qui nous entourent. Pourquoi donnons-nous autant d’importance à quelques bouts de tissus?

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D’ailleurs, l’uniforme, comme son nom l’indique, uniformise les gens. Quand je regarde ces jeunes de plus en plus nombreux à repousser les « conventions », à prendre le temps de réfléchir avant de gober ce qu’on leur dit et de se respecter dans leurs choix, je me dis qu’il y a peut-être plus d’espoir qu’on ne le pense.

Toutarmonie

Je m’engage

La planète va de plus en plus mal, nous le savons tous. Chaque jour nous apporte des nouvelles démontrant que les climats changent.

Cela engendre des tornades, des pluies diluviennes, des records de chaleur ou de froid, de la neige où il n’y en avait pas et des insectes tropicaux là où ils ne pouvaient vivre autrefois, des inondations impressionnantes ( ce matin j’apprenais que des vagues immenses ont arraché des balcons des 3 premiers étages d’un hôtel aux Canaries), de puissants séismes presqu’au quotidien, la disparition d’espèces animales , des incendies dévastateurs, des récoltes dévastées, des maladies nouvelles. Bref, notre planète se meurt sous nos actions et inactions, elle souffre à coups de pesticides et de chimique, elle se liquéfie.

On nous le répète depuis longtemps, mais devant l’ampleur de ces constations grandissantes, devant le nombre grandissant de la population mondiale et de ses « besoins » et déchets, l’inertie semble majoritairement présente.

Au Québec, un regroupement d’artistes et de personnalités s’est mobilisé pour interpeller le peuple à agir en signant un pacte. Tout le monde sait que Paris ne s’est pas construit en une nuit. Les gestes aussi petits soient-ils sont les bienvenues. À ce jour, plus de 212 000 personnes ont signé le pacte. Ils trouveront sur leur site des idées, mais surtout on demande aux gens de faire des changements. De repenser leurs choix. De refléchir avant d’acheter des produits qui ne respectent pas ce mouvement de changements essentiels.

Déjà depuis le début de ce pacte, vous n’imaginez pas les discussions que cela a engendré. Je trouve cela génial, parce que c’ est en en parlant que nous avancerons, pas en nous voilant les yeux.

Où que vous viviez, je vous invite à vous joindre à moi en signant ce pacte ICI.

Soyons le changement que nous espérons.

Toutarmonie

Pendant que la nature se transforme

Vous me manquez! Déjà presque 7 mois que je ne suis pas venue m’entretenir avec vous. Je ne cesse de m’étonner de la rapidité à laquelle passe le temps. Un vie, c’est un claquement de doigt, sans plus.

Depuis la dernière fois, j’ai vécu 2 déménagements, le mien et celui du bureau, en pleines canicules (oui un « s » car il y en a eu plusieurs). En fait, l’été au complet me semble avoir été une canicule. À trois reprises, j’ai reçu des avis de tornades sur mon cellulaire. La dernière fois, j’en ai reçu 5 en une heure et de fait, pas très loin d’ici, 6 tornades ont fait d’énormes dommages. Je m’enfermais seule avec mes 2 chats dans la pièce centrale (la toilette) en attendant que cela passe. Nous avons eu des climats tout simplement tropicaux qui parfois faisaient de la buée sur l’extérieur des fenêtres des maisons. Aujourd’hui, j’ai cueilli des framboises! Depuis le 2 octobre que j’en récolte, dans ces mêmes plants qui ont donné une récolte en juillet. La chaleur faisait mûrir trop vite les fruits et avant que je n’ai pu les cueillir, un ours a piétiné plusieurs de mes framboisiers. Des framboises en octobre, moi je n’avais jamais vu cela. Elles sont plus grosses, plus savoureuses et plus juteuses qu’en été. Un délice!

On n’a pas fini d’être étonnés des changements que le réchauffement climatique apporte. Cela dit, ça commence à sentir l’hiver. Tout est enfin prêt. À mon nouveau chez-moi, je vois beaucoup de cerfs de Virginie. Un pur bonheur! Je les prenais pour des chevreuils, mais les chevreuils n’ont pas de queue et mes visiteurs ont une formidable queue blanche qui se dresse lorsqu’ils courent. (Faux! Cerfs et chevreuils seraient des synonymes.) Samedi matin, deux jeunes gracieux cerfs m’ont salué lorsque j’ai ouvert les rideaux et une gélinotte huppée sautillait sur place derrière la maison. J’adore les weekends très venteux d’octobre parce que ça semble éloigner les chasseurs que je trouve très agressants. Me faire réveiller par des tirs à 6 h 30 du matin, ça me met toute à l’envers. Je souhaiterais inviter tous ces animaux à se réfugier chez moi, mais même ici, je ne crois pas qu’ils seraient à l’abri de ces gens peu respectueux. Il semblerait que même la maladie débilitante chronique du cerf ne fait pas peur aux chasseurs.

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J’habite tout près d’un parc national et donc je vois de nombreux animaux. Il y a une telle variété d’oiseaux chez-moi que de mon hamac de salon, face à mes grandes fenêtres, je n’ai qu’à attendre un peu avec mes jumelles et je fais de superbes découvertes. La nuit, quand j’éteins toutes les lumières intérieures, c’est noir encre, car il n’y a aucune lumière aux alentours. En juin, j’avais droit à un formidable ballet de lucioles. J’en avais les larmes aux yeux tant cela était magnifique. En août, de furent les Perséides qui m’ont offert un spectacle digne du planétarium.

À mon arrivée ici, il m’a fallu quelques semaines pour découvrir d’où provenait un puissant cri nocturne. Un cri effroyable à glacer le sang. J’ai d’abord cru à un oiseau de proie, mais j’ai finalement découvert que c’était le cri d’une renarde. Si vous ne savez pas de quoi je parle, je vous invite à cliquer ICI et d’écouter ce que ça donne. J’ai trouvé cela sur le web, car mes enregistrements n’étaient pas très bons. Ses cris peuvent durer plus d’une heure. Assez particulier, surtout quand on ne sait pas ce que c’est et que cela résonne en écho.

Les premiers flocons sont tombés depuis 4 jours. Les feuilles colorées se mettent à tomber et les insectes au ralenti semblent drogués. La nature se transforme pour faire place à l’hiver. Les gens sont plus fatigués, parce que le corps aussi se prépare à l’hiver. Il demande de ralentir, ce que nos vies acceptent mal. Manger selon les saisons, vivre au rythme des saisons, n’est pas encouragé dans nos sociétés. Pourtant, la nature nous parle et nous guide.

Je vous dis à bientôt, car je devais être de retour plus assidûment.

Toutarmonie

Sélection naturelle

Les plus belles journées d’été 2017 ont eu lieu à l’automne au Québec. Décembre et janvier furent très froids et février est synonyme de pluie verglaçante. Voici le lot des changements climatiques. De gros écarts de températures, des précipitations inhabituelles, une nature qui tente de s’adapter. Nous avons vu des volées d’outardes en janvier!

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Aujourd’hui, les arbres ont la mine basse sous le poids de la pluie glacée s’accumulant à leurs branches. Le spectacle est d’une grande tristesse. Plusieurs branches casseront, c’est clair. Sélection naturelle.

De très grosses branches menacent de casser. On ressent la nature retenir son souffle. Même les tamias restent cachés!

D’un point de vue humain, la connexion internet est lente et coupe régulièrement aujourd’hui. Les routes sont glacées, ainsi que les balcons et entrées. Les véhicules sont couverts de glace. Il faudra partir plus tôt demain, pour retirer cette glace avant de démarrer.


Que nous réservera mars?

par Toutarmonie

Yellowstone inquiète

Ce mois-ci, la région de la caldera Yellowstone, dans le Montana, est secouée de très nombreux séismes. Cela attire l’attention, car Yellowstone est un supervolcan. S’il faisait éruption après 640 000 ans, ce serait catastrophique pour tout le monde. Déjà, dans un rayon de 1000 km, la poussière toxique tuerait humains et animaux.

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Ensuite, les cendres voyageraient et bloqueraient les rayons du soleil sur une très vaste région. Nous serions tous touchés par un tel impact. Cela affecterait nos cultures, nos climats, sans parler de la situation économique suite à une telle éruption. Donc quand Yellowstone donne des signes d’activités, cela inquiète, avec raison.

Voici à quoi ressemble habituellement l’activité à Yellowstone (à gauche) et à quoi cela ressemble ces jours-ci (à droite):

Contrairement à ce que disent certains sites alarmistes, le volcan ne risque pas d’exploser dans les prochains jours, cependant cela indique que quelque chose se prépare. Sous cette région très particulière se trouvent de gros réservoirs de magma. Si la terre tremble autant, c’est qu’une pression est exercée. Pour la Terre, une année équivaut à une seconde pour nous, alors évidemment, cela peut prendre un certain temps avant que cela affecte le relief. Nous aurons, je crois, le temps de voir venir. Nous l’espérons en tout cas.

Cela dit, si je m’intéresse aux activités terrestres, ce n’est pas par peur d’une catastrophe. Si cela doit arriver, d’avoir peur n’y changera absolument rien. Je trouve important de me rappeler que la Terre est vivante et peut, d’un soubresaut nous envoyer valser. Cela nous ramène à l’importance de profiter de chaque instant et de chérir la nature. Si nous sommes tous interreliés entre nous, il ne faut pas oublier que la nature l’est tout autant. Nous ne formons qu’un. Toute cette violence qui émane des humains a forcément un impact sur la nature. Nous la malmenons également, alors n’est-il pas normal que nous nous retrouvions devant autant de situations extrêmes actuellement?

Quand j’entends le président américain déclarer que les enseignants devront être armés, j’ai l’impression de regarder une série du genre « Walking Dead »! Comment avons-nous pu en arriver là? Comment pouvons-nous encore détruire des milieux naturels pour deux semaines de remises de médailles olympiques et tout recommencer ailleurs aux deux ans? Comment pouvons-nous encore vouloir aller toujours plus vite, à n’importe quel prix, à coup de drogues, alors que nous devrions plutôt apprendre à ralentir! Prendre le temps. Comment pouvons-nous encore cautionner des courses de Formule 1 avec tout ce que nous savons sur l’environnement? Nous sommes nombreux à croire qu’il faudra un événement naturel majeur pour que cela change. Les films et séries portant sur la survie ont vu le jour parce qu’il est évident que nous fonçons tout droit dans un mur en ne changeant pas plus rapidement nos mentalités. À force de tirer sur l’élastique, il va nous péter en pleine face, c’est clair!

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Je trouve bien plus épouvantable d’entendre parler de toutes ces tueries qui surviennent presque quotidiennement, que des révoltes de la nature. Perso, si j’étais la nature, je m’impatienterais bien plus qu’elle ne le fait. Heureusement pour nous qu’elle est plus patiente, mais alors que nous faudra-t-il pour que chacun se sente concerné et change son regard et sa façon de faire? Si tout le monde attend après les autres pour changer, rien ne se fera. Si le profit domine sur le gros bon sens, nous y perdrons tous. Il existe de nombreuses personnes qui vivent en marge et préparent activement le monde de demain. En faire partie ne dépend que de vous.

Sources: Strange sounds, Express co UK, National Geographic,

Prêt-à-croire – virtuel et réalité confondus

Le restaurant qui n’existait pas

Peut-être avec-vous entendu parler de cette histoire d’un homme qui a réussi à ce que son restaurant The Shed at Dulwich se classe #1 des restaurants de Londres au palmarès de TripAdvisor, alors qu’en fait, son restaurant n’existait même pas! Si vous n’avez pas entendu parler de cela, voici la vidéo de l’histoire. Rejoignez-moi ensuite, car je poursuis la discussion.

 

Évidemment, cela fait réfléchir. Mes amis informaticiens me disent de prendre l’habitude de regarder les « reviews » avant d’acheter un produit, afin d’avoir une meilleure idée de la satisfaction des utilisateurs. Imaginez qu’un entrepreneur voulant faire mauvaise presse à un commerçant agirait comme l’a fait cet anglais, en manipulant les critiques. L’inverse est aussi possible, qu’un produit semble extraordinaire dans les commentaires (comme ce restaurant) alors qu’il n’en est rien! Pas besoin d’aller bien loin pour comprendre cela, puisqu’il suffit de regarder les entreprises de boissons gazeuses et de restauration rapide (pour ne nommer que celles-là) pour constater que les gens ne consomment pas leurs produits pour leurs bienfaits, mais plutôt pour « l’image » que les publicités leur suggère. C’est le propre de la publicité. On parle ici de consommation, ce qui n’est pas le point qui m’intéresse vraiment dans cet article.

Prêt-à-croire

Le web permet de merveilleux échanges, parfois même au-delà de nos espérances (quoique… ). Le danger vient du fait que ce que nous regardons est contrôlé. À notre insu, des gens décident de ce que nous lirons et orientent notre pensée. Il existe de plus en plus de « fake news » qui bernent même la presse traditionnelle. Des entreprises vont augmenter le nombre de « j’aime » de vos publications sur vos médias sociaux moyennant une somme d’argent! Autant dire que si les gens payent pour cela, c’est que le nombre de « j’aime » influence l’opinion des gens! Les photos sont, elles aussi, couramment manipulées, si bien que vous pourriez vous retrouver à pique-niquer avec le pape sans grande difficulté. Un jeune avait fait croire qu’un enfant avait été enlevé par un aigle royal dans un parc de Montréal, grâce à un montage. Plus de 20 millions d’internautes avaient vu cette vidéo en 48 heures, sans jamais savoir que cela n’était jamais arrivé. Cela devient de plus en plus un casse-tête pour bien des gens. J’ajouterais que l’impopularité des religions a fait naître un substitut à celle-ci: les médias sociaux. Les gens sont prêts à croire à n,importe quoi. Ajoutez à cela le fait que de plus en plus de gens ne prennent même pas le temps de lire un article pour le partager ou le commenter! Nous sommes à l’ère du prêt-à-croire! La question qui surgit alors est « Qui croire? »

Comment s’en sortir

Ce que je m’apprête à vous dire ne plaira pas au plus rationnels d’entre vous.

Que ce soit nos politiciens, les entreprises ou les médias, tous nous bombardent d’informations. On nous présente des scandales qui n’en sont pas, mais peu n’importe, car une fois qu’il a montré le bout de son nez, les gens ont déjà jugé les personnes concernées, que les propos soient fondés ou pas. Si l’industrie du lait bat de l’aile, alors sitôt on voit apparaître une étude discréditant le breuvage de soya. On entend alors des commentaires du genre « Le lait n’est pas bon, le soya n’est pas bon, que boirons-nous? » Ce n’est qu’un exemple parmi plusieurs. En fait, la réponse est en vous! Hey oui, la p’tite voix qui vous dit « Ben voyons donc! » même quand ça sort de la bouche d’un élu (et je vous entends penser avec justesse « surtout lorsque ça vient de la bouche d’un élu!« ). Intérieurement, vous pouvez faire la part des choses. C’est un langage qui a été perdu pour bien des gens, mais qui se retrouve, avec de la pratique.

La confiance en ce qui monte (que plusieurs nomment l’intuition) vient en effet avec la pratique. Plus vous lui faites de la place, plus vous savez la reconnaître et plus vous lui faites confiance. La confiance que vous accorderez à cette voix intérieure vous ouvrira les portes à une meilleure communication à ce niveau. Est-il possible que des gens n’aient pas cette petite voix? Non. Par contre, il y a des gens fermés à ce qu’ils sont vraiment. Leur mental voulant tout contrôler, il ne traduit pas ce que leur souffle leur voix intérieure.

prisonnier de soi meme
Crédit: source inconnue

Cette voix surgit spontanément. Ce n’est pas une analyse. C’est plus comme une image, une certitude, ou même parfois comme une main qui nous dirige à gauche, plutôt qu’à droite. Avec la pratique, ça peut devenir un dialogue parfois. Ce qui est rassurant, c’est que cette « voix » connaît des réponses que notre mental ne connaît pas.

Au début de la période des Fêtes, ma fille m’a texté pour me demander « devine qui je viens de voir au marché Jean-Talon?« . Mon mental a tout de suite pensé à un ami qui m’avait téléphoné la veille pour me donner de ses nouvelles en me disant qu’il était à Montréal pour les Fêtes. Ma petite voix intérieure m’a soufflé très fort le nom d’un chanteur de la relève! Je n’avais aucune raison de penser que ce chanteur était au marché public! Ma fille étonnée a dit « Comment as-tu su? ». Moi je ne le savais pas, mais ce qui me guide le savait. Si ma fille qui connaît pourtant cette connexion que j’ai avec ce qui m’habite était quand même surprise, je peux imaginer que cela puisse sembler farfelue pour plusieurs d’entre vous. Évidemment, cela semble ésotérique, mais c’est tout de même comme cela que ça fonctionne.

Peur de quoi?

Je crois que la raison pour laquelle tant de gens s’étourdissent avec 1001 choses, c’est justement pour ne pas entendre cette voix. Ces mêmes personnes qui s’impatientent de ne rien « entendre » sont souvent les mêmes qui inconsciemment ne veulent pas se retrouver seule avec elle-même, parce qu’à partir du moment où s’établie cette communication, il faut savoir accepter des choses que nous ne sommes pas toujours prêts à accepter. Cela peut aller très loin parfois. Ce qui est bon à savoir c’est que si on s’ouvre à cette voix et qu’on accepte ce qui vient avec, les synchronismes dans nos vies se succèdent. Des synchronismes parfois dignes d’un film hollywoodien!

Êtes-vous prêt?

par Toutarmonie

Plus de sacs et de bouteilles en plastique à Montréal

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Youppi!!! Les sacs de plastique seront interdits à partir de janvier 2018. C’est loin, mais déjà plusieurs commerces ont commencé, janvier 2018 étant la date limite. Prochaine étape annoncée… le bannissement des bouteilles d’eau en plastique à usage unique.

bouteilles-eauReportage vidéo de Radio-Canada ici.

Nouvelle au Journal La Presse ici.

Voici le communiqué de Presse du maire de Montréal:

Montréal, le 22 février 2016 – Le maire de Montréal, M. Denis Coderre, et le responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif, M. Réal Ménard, ont annoncé le bannissement des sacs d’emplettes en plastique léger à Montréal à compter du 1er janvier 2018.

« Nous posons un geste fort aujourd’hui en annonçant ce choix réfléchi que fait Montréal de bannir les sacs de plastique légers dans les commerces de détail. La Commission sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs a pris soin de bien analyser les différents impacts et les enjeux environnementaux, économiques et sociaux. Avec cette interdiction ciblée qui laisse une période d’ajustement jusqu’au 31 décembre 2017, nous nous assurons de prendre les bons moyens pour le développement durable et la qualité de vie des Montréalais par une réduction à la source. Nous encourageons ainsi l’utilisation des sacs réutilisables ou plus résistants, un geste déjà posé par de nombreux Montréalais. D’ailleurs, la Ville de Montréal encouragera en parallèle plusieurs autres initiatives visant la consommation responsable, comme la réduction de la consommation des bouteilles d’eau en plastique, mais également le développement d’une filière de conception et de fabrication de sacs réutilisables au Québec », a déclaré le maire de Montréal, M. Denis Coderre.

Un bannissement qui comporte certaines exceptions

« Avec le nouveau règlement à être finalisé prochainement, la Ville vise le bannissement d’un certain type de sacs, soit ceux utilisés pour faire des emplettes et qui sont distribués ou vendus dans les commerces de détail. Il s’agit plus précisément des sacs légers (de moins de 50 microns) et des sacs de type oxo-dégradables, oxo-fragmentables, oxo-biodégradables et biodégradables. Je tiens à rappeler que ces sacs, a priori inoffensifs, ont des impacts importants au niveau de l’enfouissement tout comme sur nos écosystèmes vu leur volatilité, leur façon de se décomposer et le temps que ça prend pour une telle décomposition » a ajouté M. Ménard.

Notons que malgré ce nouveau règlement, certains sacs, pour des raisons d’hygiène, par exemple les sacs minces pour les fruits et légumes ou pour les médicaments, ne sont pas ciblés.

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a également mis en place un comité de suivi qui travaillera à l’harmonisation de l’interdiction de l’utilisation des sacs d’emplettes en plastique à usage unique sur le territoire métropolitain et, au Québec, en collaboration avec l’Union des municipalités du Québec et la Fédération québécoise des municipalités. « Nous espérons que d’autres villes emboîteront le pas afin que l’interdiction de ces sacs se fasse à l’échelle du Québec » a déclaré M. Coderre.

D’ici la mise en vigueur du règlement, le 1er janvier 2018, la Ville de Montréal ira de l’avant avec des activités sensibilisation afin d’informer les citoyens, les commerçants et l’industrie du plastique des modalités du nouveau règlement et des solutions de rechange aux sacs d’emplettes en plastique léger.

« Nous savons que le Québec, notamment Montréal, a déjà eu un bon chemin de parcouru avec le Code volontaire des bonnes pratiques, mis en œuvre en 2008 et qui a mené à une réduction de 52% de l’utilisation des sacs de plastique. Je compte une fois de plus sur l’implication et la participation des citoyens, des commerçants et de l’industrie pour passer à une prochaine étape et assurer le succès de ce changement, faisant de Montréal une ville écoresponsable pour le bien de l’ensemble des Montréalais, de notre milieu de vie tout comme des générations à venir », a ajouté M. Coderre.

La Ville de Montréal a également annoncé l’année dernière son adhésion au National Zero Waste Council (NZWC), une organisation canadienne qui regroupe des particuliers, des organismes gouvernementaux, des entreprises, des industries et le secteur communautaire qui prônent l’atteinte du « zéro déchet ».

Ce point de presse est disponible à partir de la chaîne YouTube du maire de Montréal, M. Denis Coderre, à l’adresse suivante : http://bit.ly/1LekA8U

Toutarmonie

Vidéo

Du même réalisateur que le film Earthlings

UNITY

Sera en salle un soir seulement à Montréal, le 12 août 2015 à 19 h 00 au cinéma Du Parc. Billet en vente en ligne ici.

Pas dans ma cour

L'odeur des hommes 24x36En ce magnifique dimanche d’automne ensoleillé, nous pourrions facilement imaginer que nous sommes en plein été tant il fait chaud! Je profite donc de ce temps clément pour venir partager ma réflexion des derniers jours avec vous.

Ceux qui suivent mon blogue se posent des questions et/ou s’en sont posées. Conscients que les choses doivent changer, vous cherchez des informations afin de « voir et penser » autrement. Je suis comme vous, je n’échappe au lot. Tant d’absurdités! Tant d’abus de toutes sortes. Trop d’injustices. Puis, il y a notre planète, si petite dans cet immense univers. Petite, mais inter reliée avec tout ce qui existe, toute chose ayant sa place dans cet immense puzzle.

Alors, au début, on est outré de la manière dont on nous manipule, et de la façon dont notre société fonctionne. On s’informe de plus en plus, et on voit rapidement des choses qu’on ne voyait pas avant. Découragés, on se demande naturellement comment changer tant de choses! Notre « vision » change.  Le changement passe par la connaissance. On devient alors deTOXICITÉ  40x30 plus en plus sélectif sur ce qu’on consomme, sur ce qu’on lit, ainsi que ceux qu’on fréquente. On s’investit et à notre tour, on dénonce en espérant qu’il ne soit pas trop tard. Malgré tout, ces changements se feront à des rythmes différents en fonction des individus, selon notre rapidité à accepter, mais aussi en raison de notre capacité à lâcher prise sur de vieilles habitudes souvent néfastes. Puis il y a toute la question de reprogrammation.

Évidemment, nous sommes conscients que tout changement passe par nous-mêmes. Changeons-nous d’abord et le reste suivra, trop conscients que si nous attendons après les autres pour changer, rien ne se fera.

Des absurdités, il y en a des tonnes! Plusieurs personnes se sont ouverts des blogues et une page Facebook afin de les dénoncer (j’en fais partie). Il y a eu des manifestations, des regroupements écologiques et pacifiques. Il y a ceux qui comme moi se sont convertis au végétarisme afin de ne plus contribuer aux élevages intensifs et pour dire non à la maltraitance animale, soucieux également de ne pas absorber toutes les hormones, médicaments et vibrations de ces bêtes/esclaves. Certains se sont fait un jardin sans pesticides et tentent le plus possible de faire eux-mêmes leur repas, et cela le plus sainement possible. Il y a également ceux qui se sont construit une habitation dite écologique, et se sont tournés vers l’énergie solaire ou éolienne. Bref, je ne ferai pas l’énumération de toutes les actions prises par ceux qui ont accepté d’ouvrir leur conscience afin de faire les choses autrement, mais vous comprenez le principe. Changer n’est pas nécessairement facile, et cela pour plein de raison. Déjà que nous sommes souvent confrontés à la solitude, si en plus on veut faire un grand virage, cela demande une grande, que dis-je, ÉNORME force intérieure.

La semaine passée, j’ai eu l’occasion de discuter avec un chargé de projet pour une entreprise minière dont la mission est évidemment d’exploiter les ressources naturelles d’ici et d’ailleurs. Cette rencontre n’était pas dans le cadre du travail, mais nous en sommes venus tout de même à parler de nos boulots respectifs. Il me racontait que le milieu dans lequel il travaille n’a pas bonne presse… J’approuvais évidemment, et j’avais plusieurs questions que je tentais de retenir pour entendre ce que cette personne avait à dire sur le sujet, mon but n’étant pas d’attaquer, mais d’échanger.

Ils opèrent beaucoup en Afrique de l’ouest. Et là, vous me voyez venir avec mes questions… sur l’environnement, sur le respect de ces peuples, etc. Je lui ai même demandé ce que lui pensait des gaz de schiste. Vous savez quoi? Depuis cette rencontre, je ne vois plus les choses de la même manière… J’avoue que cela m’a bouleversée! Il ne le saura probablement jamais car je ne crois pas que je reverrai cette personne, mais cet échange de quelques heures a ébranlé certaines de mes certitudes.

Très au fait qu’on nous manipule, je n’écoute pour ainsi dire jamais la télé. Je ne fume pas. Je ne consomme plus de viandes. Je tente d’acheter des produits sains sans OGM et sans pesticides. J’achète chez le cultivateur quand cela est possible. J’évite les produits sur-emballés. Je dis non aux sacs de plastique. Je recycle évidemment, et quand cela est possible, je composte. Je consomme plus par besoin que par compulsion. J’évite les produits fabriqués en Chine parce que très souvent, ces produits ne respectent pas les normes et que j’encourage la fabrication locale. Je respecte de mon mieux l’environnement et je ne laisse pas tourner mon moteur inutilement. Je ne peux avoir mon jardin là où je vis actuellement.

Je vous écris présentement de ma cour arrière, et mon ordinateur repose sur une table en métal. Pardonnez mon ignorance sur la sorte de métal avec laquelle elle est conçue, mais chose certaine, ces minéraux ont dû être extraits quelque part. Idem pour les chaises. Je regarde mes doigts s’activer sur le clavier, et je vois deux bagues en argent que je porte à mes doigts. Ces minéraux-là aussi ont dû être extraits quelque part. Tiens, un trépied pour une plante… en métal. Votre alliance est en or? L’or provient d’une mine. Je devrai utiliser mon auto tantôt, et non seulement celle-ci est conçue à partir de métaux et de plastique, mais elle consomme également de l’essence, laquelle doit être extraite quelque part. Les rues sur lesquelles je roulerai sont faites de béton… d’autres minéraux qui doivent être extraits.

racine de vie 24x30Je suis contre l’exploitation des sables bitumineux qui est tellement polluante. Je m’oppose aux forages dans le fleuve Saint-Laurent car nos baleines sont déjà en voie de disparition. Je suis indignée quand j’entends parler des gaz de schiste. Pourtant, l’essence que j’achète pour alimenter mon véhicule fut extraite quelque part et très certainement, cela ne s’est pas fait sans créer un certain dommage à l’environnement, et c’est sans parler du voyagement que le pétrole doit faire pour se rendre jusqu’à moi! Ça me trouble également d’apprendre qu’il y a actuellement de l’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti et qu’il est question de faire voyager le pétrole sur le fleuve Saint-Laurent.

C’est lors de mon entretien que j’ai réalisé que nous nous donnons bonne conscience en faisant faire faire ailleurs ces forages et ces exploitations, car nous ne voyons pas les dommages que cela cause. Un peu comme ceux qui continuent de manger de la viande, et refusent de voir les nombreux vidéos qui dévoilent comment cela se passe avant que le steak se retrouve dans l’assiette. Chose certaine, une très grosse majorité de gens serait végétarienne si chaque personne devait tuer elle-même les animaux qu’elle mange! L’or ou l’argent qui sont extraits en Afrique ne nous choquent pas. Le pétrole foré dans les pays arabes ne nous empêche pas de dormir… car cela ne se passe pas dans notre cour! Par contre, quand on vient jouer sur notre fleuve, sur les terres environnantes et que cela détruit notre environnement, là on s’offusque! Pourtant, nous ne sommes pas prêts à nous passer de ces minéraux et produits de pétrole. Ne sommes-nous pas hypocrites, finalement?

Je demandais à mon interlocuteur ce qui en était des peuples là où ils exploitent les minéraux… Il m’expliquait que pour eux, la misère est telle que les emplois générés sont une bénédiction! L’entreprise s’implique dans la communauté, mais évidemment, il y a également la question de la rentabilité. Parfois, il serait possible de faire les choses autrement, plus écologiquement, mais à 3 fois ou 5 fois le coût… cependant, personne à l’autre bout de la chaîne n’est prêt à en payer le prix!

échangeur d'aire 30''X30''Cela m’amène à faire une association imagée… Avez-vous remarqué que les formats ont rapetissé? Les fromages de 500 gr sont maintenant 460 gr., les emballages semblent aussi gros, mais souvent il y a une rangée de moins du produit acheté! La crème venait autrefois en contenant de 250 ml et de 500 ml… maintenant le 500 ml est 473 ml! On s’offusque de cette supercherie… cependant, si vous discutez avec les gens autour de vous, vous verrez que plusieurs auront acheté le format moins cher à 473 ml au lieu de celui de 500 ml un peu plus dispendieux! Donc, si vous êtes une entreprise qui se respecte, et que vous n’embarquez pas dans cette vague de camouflage… vous risquez fort de voir une chute des ventes de vos produits qui peut mener à l’arrêt de votre entreprise! Donc, pour pouvoir rester dans la course, vous ferez comme les autres…! Et là, on ne parle que de crème et de biscuits!

Nous sommes tous responsables de cela… mais nous serons les premiers à nous en offusquer! Ce qui m’amène à dire que nous jugeons trop rapidement et ne pointons pas du doigt les bonnes personnes. Au lieu d’accuser les entreprises qui exploitent ces ressources dont nous ne savons pas nous passer, regardons les choses autrement et questionnons-nous sur nos habitudes individuelles! Il est si facile de ne pas se regarder!

Je me souviens avoir déjà fait circuler un vidéo d’un homme qui avait réussi à modifier une auto afin qu’elle fonctionne à l’eau plutôt qu’au pétrole! Wow, me disais-je!!! Et comme vous tous, je m’offusquais à l’effet que cela ne soit pas commercialisé déjà! Puis au printemps, je ne me souviens plus ce qui m’avait amené à cette réflexion, mais je me suis mise à imaginer ce que cela créerait comme réalité si nous devions faire rouler nos autos avec de l’eau! Vous imaginez la ruée vers l’eau, laquelle est un besoin vital pour chacun de nous? Combien de temps mettrions-nous avant d’épuiser complètement nos ressources? C’est alors que j’ai réalisé que cette avenue était impensable, même si celle-ci était moins polluante. Moins polluante à la sortie du tuyau, mais qu’adviendrait-il de nos lacs, de nos fleuves, de nos sources d’eau souterraines?

Rien n’est blanc et rien n’est noir. Mon contact de la semaine dernière m’expliquait que lui et son épouse, durant une période où ils vivaient en région éloignée, faisaient venir un demi camion de fruits et légumes bios et, par le biais d’un réseau qu’ils avaient créés, ils les distribuaient aux gens jusqu’à ce qu’ils se mettent à réfléchir à l’empreinte écologique de ces produits qui venaient essentiellement de Californie. Après quelques années, ils ont donc décidé d’acheter plutôt des produits frais aux agriculteurs locaux. Mais comme je disais, on a toujours un choix à faire et aucun ne semble idéal, car la raison pour laquelle on choisit de manger bio, c’est pour réduire la quantité de pesticides ingurgités, et éviter les OGM… pourtant, même les agriculteurs locaux utilisent les pesticides et plantent des semences modifiées génétiquement. Là, j’entends au loin un ami français qui a mis sur pied une fermette écologique qui me dirait que lui, il les fait pousser chez-lui. Il a même sa ruche d’abeilles. Oui, c’est vrai. Selon ses moyens et sa conscience, chacun fait ce qu’il peut pour faire les choses autrement, du moins c’est ce que nous devrions faire. Mais il n’existe pas de situation idéale. Ce même ami travaille pourtant lui aussi dans une entreprise qui utilise des minéraux et pour se rendre au travail, il utilise lui aussi son auto… donc au final… ce que je constate, c’est que le défi est ÉNORME!

Au Québec, on se vente d’avoir l’hydro-électricité, mais pour faire les barrages, il a fallu détruire, inonder de grandes étendues d’eau, et cela a fait ressortir des produits chimiques hautement toxiques qui se retrouvent maintenant dans notre eau potable! Rien n’est noir ou blanc.

Si on regarde cela planétairement, en tenant compte de ces pays émergents qui veulent avoir le privilège de consommer autant que nous… considérant le nombre croissant d’habitants sur la planète, il est clair que la mission des quelques dirigeants qui gouvernent le monde est de réduire la taille de la population mondiale, car à ce rythme, nous nous dirigeons tout droit dans un mur!

D’un point de vue individuel, il est vraiment temps de prendre du recul avant de nous offusquer, et de reconsidérer nos priorités! Nous devons regarder au-delà des apparences… et réfléchir un peu plus sur les conséquences de nos gestes et de nos besoins. Ce défi sera sans doute le plus grand, car à l’ère des selfies, les gens sont trop concentrés sur leur petite personne pour prendre le temps de ressentir leur environnement.

Le véritable changement ne viendra pas en pointant du doigt tout ce qui nous choque. Il viendra de notre capacité à créer intérieurement! Oui! oui! Entre nos deux oreilles! La vie m’a permis d’expérimenter que nous sommes créateurs de nos réalités. Donc ce à quoi nous croyons a un impact immense sur ce que nous vivrons. Le livre « Le secret » est basé sur ce principe. Cela rejoint également le principe du centième singe selon lequel les singes d’une île ayant appris à laver leurs patates avant de les manger, l’ont montré à d’autres, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’ils soient nombreux. Après un temps, même les singes des îles avoisinantes avaient commencé à laver leurs patates! Il existe une conscience collective… ce qui explique également pourquoi il n’est pas rare que deux personnes créent la même chose, car ayant capté le même courant. Donc, oui, plus nous deviendrons nombreux à penser autrement et à imaginer un monde meilleur, tout en passant à l’action de notre mieux, plus nous serons à même de voir des changements.

Cela dit, le défi est gigantesque!

Toutarmonie

Note:Les photos de cette publication sont des toiles acryliques réalisées par l’artiste Christian Duguay. Je vous invite à admirer ses œuvres sur son site web www.christianduguay.ca .