Sur le ton de la confidence

J’ai eu envie de venir vous écrire toute la journée, cherchant un sujet qui vous divertirait puisque nous ne pouvons échapper au chaos mondial. Je lisais les blogues auxquels je suis abonnée, je jouais avec mes chats, j’allais faire un tour dehors tout autour de chez-moi pour me retrouver chaque fois devant une page blanche.

 En ce moment même, malgré les confinements, des bébés naissent. La vie émerge au travers de ces morts qui s’additionnent au quotidien. Je ne peux pas me résoudre à ne pas parler de ce que nous vivons actuellement, tout simplement parce qu’au travers des drames individuels, nait une nouvelle conscience. Oui oui, vous avez bien lu. Quelque chose de beau émerge de tout cela.

Qu’importe la source de ce virus sélectif et meurtrier, il fait maintenant partie de nos vies. Il y a eu un AVANT, nous sommes en plein PENDANT et il y aura un APRÈS. Cela ne fait aucun doute. Si vous lisez ceci, c’est que vous accédez à un ordinateur, une tablette électronique ou un téléphone intelligent. Vous n’êtes donc pas seuls. C’est même assez difficile d’être seul à notre époque avec tous les gadgets électroniques.

La planète est en mode PAUSE. Qui aurait imaginé pareil scénario en si peu de temps? Les rues sont pratiquement vides, les commerces sont presque tous fermés (sauf ceux qualifiés d’essentiels), les avions dans le ciel ont drastiquement diminué (quoiqu’encore étonnamment nombreux), toutes les activités sont suspendues (quelle que soit leur catégorie). Une grosse majorité de gens ne travaillent plus, les écoles sont fermées, les garderies aussi (sauf pour les intervenants des services essentiels). L’humanité retient son souffle en espérant que le virus les ignore.

Sans minimiser le drame qui se joue dans la vie des personnes infectées, sans ignorer que de nombreuses personnes se retrouvent sans revenu et sans accès à de la nourriture, j’aimerais si vous le voulez bien que nous prenions un peu de recul, un peu comme si nous pouvions observer tout cela du haut de notre soucoupe volante.

En quelques semaines seulement, on assiste à une décroissance. Oui oui, cette même décroissance qui était souhaitable pour que nous puissions opérer le changement de cap nécessaire à la survie de la planète. La bourse est en chute libre. Les Occidentaux ont été forcés de cesser de consommer à outrance. Pas le choix, les usines et les magasins sont fermés. Une personne par famille seulement pour aller chercher de la nourriture en respectant la distanciation sociale. Plus de contacts physiques, sauf pour ceux vivant sous un même toit. Cela force les gens à se retrouver avec eux-mêmes. De très nombreux entrepreneurs savent déjà qu’ils ne se relèveront pas de cet arrêt obligé.

Alors qu’en Inde, les gens marchent pendant des jours et des semaines pour rejoindre à pied leur village natal, leurs enfants sur leurs épaules, sans argent et sans nourriture, les occidentaux eux se lamentent de ne pas pouvoir aller à leur chalet puisqu’il est interdit de quitter sa région, de ne pas pouvoir visiter leurs amis, de voir avec horreur naître des repousses de cheveux sans colorant dans la glace, de ne pas pouvoir aller faire installer leurs pneus d’été (même s’ils ne peuvent pas se déplacer de toute manière), de ne plus savoir quoi faire avec leurs enfants qu’ils ne voyaient avant que partiellement( le matin, le soir et souvent qu’un weekend sur deux), de se retrouver en permanence avec un conjoint qu’ils ne connaissaient peut-être pas si bien que cela et ils se demandent ce qui a bien pu se passer pour que du jour au lendemain, leur vie ait basculée. Face au miroir, ils se questionnent sur leurs choix et sur le sens de leur vie. Pas le choix. Quand on se défini en fonction de son niveau social, en fonction de son travail et/ou des apparences, la situation actuelle a de quoi faire réfléchir.

Des gens commencent à comprendre l’importance de cultiver des aliments. Une amie me demandait justement conseil aujourd’hui pour faire pousser des légumes.

Qui aurait cru qu’il faudrait un virus pour créer des rapprochements dans les familles, pour se préoccuper des aînés, pour que les parents prennent enfin le temps de s’occuper de leurs enfants, pour amener les gens à se questionner sur leurs priorités et leurs habitudes, pour faire preuve d’originalité et de débrouillardise, pour se reconnecter sur le vrai et l’authentique?

En parallèle, la pollution a drastiquement diminué tout comme la production d’énergie fossile. L’eau devient claire à Venise, les dauphins viennent s’y aventurer. L’océan a un répit de bateaux de croisière, ces énormes pollueurs. Les retraités délaisseront celles-ci plus par peur de se retrouver confinés en mer que pour ne pas polluer. Le ciel de Paris retrouve ses couleurs. Les courses de Formule furent annulées, non pas parce qu’elles polluent inutilement, mais à cause encore une fois du virus. Le silence se fait graduellement. Les villes semblent abandonnées. Les échanges commerciaux étant au ralenti, les gens constatent qu’à force de tout importer de Chine ou d’ailleurs, ils n’ont plus d’autonomie locale. Les masques se transigent au plus fort la poche. Tous les coups sont permis entre les gouvernements. On voit naître des guerres commerciales qui menacent les importations de biens essentiels et d’aliments. On prend ENFIN conscience collectivement de l’importance d’acheter localement. On réalise que les économies réalisées en achetant des produits chinois coûtent très cher à la collectivité quand on constate que des vies sont en jeu. Au Québec, face à cette guerre des masques, le gouvernement a décidé que dorénavant, ces produits essentiels seront créés au Québec et que dorénavant, lors des achats gouvernementaux, ils tiendront compte de cette nouvelle réalité en privilégiant les achats locaux. Le gouvernement souhaite également inciter les agriculteurs à se munir de serres 4 saisons afin que nous soyons autonomes au niveau alimentaire, et cela le plus rapidement possible. Il vient également de lancer un site web (le panier bleu) encourageant les consommateurs à acheter localement.

La conscience collective fait un bond majeur vitesse grand V. Que restera-t-il de ces prises de conscience lorsque les affaires reprendront et que les gens pourront vaquer à leurs occupations? La réponse à cela dépendra de la durée des mesures restrictives. J’ai l’impression que plus ce sera long, plus les gens auront eu le temps de réfléchir et de s’ouvrir à une autre réalité. Souhaitons que ça porte fruits en tout cas.

Sur ce, je vous dis à bientôt. Je fais partie de ceux qui peuvent continuer de travailler à distance durant cette crise. Profitez bien du moment présent!

Un temps propice aux réflexions

Tous les soirs depuis les temps doux de la dernière semaine, les ratons laveurs viennent manger les graines que les oiseaux ont fait tomber au sol. Ils sont parfois cinq à lécher les graines sur la neige. Au moment où je me suis mise à vous écrire, j’ai entendu leurs cris dehors. Ils se disputent les graines! C’est la même chose chaque soir. Je les observais un peu étonnée qu’ils ne se partagent pas gentiment leur butin. Puis, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec la folie du papier de toilette qui semble gagner tous les pays industrialisés et les comportements excessifs et violents des gens. On a tous vu ces images de gens à l’ouverture du Costco vendredi qui se bousculaient et étaient violents pour pouvoir mettre la main sur les grands formats de papier cul. Une amie a vu une dame enceinte se faire arracher un paquet de viande! Devant la peur de manquer de quelque chose (que celle-ci soit justifiée ou non) nous nous comportons comme des animaux finalement. Triste constat.

Depuis jeudi ici au Québec, nous avons vu tomber les mesures d’urgence comme un rideau qui se ferme en plein milieu d’une projection cinématographique. Cela en a surpris plusieurs au départ, parce que nous n’étions pas encore vraiment touchés. Puis des images de l’Italie et de l’enfer vécu là-bas ont fait taire une bonne partie de ceux qui soudainement s’étaient improvisés experts. Rapidement, le premier ministre du Québec a fermé toutes les écoles, garderies, il a interdit les rassemblements, spectacles, cinéma, divertissements, etc. et a demandé aux personnes de 70 ans et plus de s’isoler des autres tout en interdisant les visites dans les centres d’aînées et les hôpitaux. Des mesures furent mises en place pour que les gens puissent travailler de la maison. Une des grosses compagnies internet de la province a levé les limitations de données pour aider les gens. Tout cela évidemment dans le but de les protéger et de freiner cette pandémie. Nombreuses mesures drastiques justifiées.

Il est clair que le but est de stopper la propagation face à un virus qui est très contagieux et mortel pour plusieurs personnes à risque. Notre société est vieillissante, alors le risque est grand. Il ne suffit pas de se dire « Ah ce n’est pas grave, je suis jeune, je ne risque pas d’en mourir. » On doit ici penser aux autres, pas qu’à soit.

Pourtant, j’ai entendu à Radio-Canada des personnes âgées se plaindre parce qu’elles ne veulent pas être brimées dans leur liberté de faire ce qu’elles veulent. Visiblement, le message ne passe pas pour tous. D’autres sont quand même partis en voyage vers les destinations exotiques ce weekend, malgré la demande des autorités d’annuler tous les déplacements non obligatoires. Le « me, myself and I » est très à la mode, semble-t-il.

Ma mère me rappelait hier qu’en 1918, alors que la grippe espagnole sévissait, la mère de ma grand-mère, qui était à risque parce qu’enceinte, est décédée de cette grippe. Ma grand-mère n’avait alors que 5 ans. Je lisais tout à l’heure un article du journal Le Monde publié à nouveau par Aphadolie: Coronavirus France : les simulations alarmantes des épidémiologistes… . Le COVID-19 pourrait causer de 300 000 à 500 000 morts juste en France, si des mesures exceptionnelles ne sont pas prises. Ça ressemble de plus en plus à la grippe espagnole finalement. Les chances sont que ça fait possiblement un moment que les autorités le savent.

Curieusement, silence radio Macron, silence radio Trudeau. Sont-ils tous partis se cacher dans leur bunker respectif en espérant que les apparences de mesures calment les gens pendant que le Covid-19 élimine le trop-plein de population? C’est une question que plusieurs se posent. Nous le savons, il y a vraiment trop de monde sur cette planète par rapport à nos ressources. Tout le monde le sait et on s’attendait à ce qu’un virus vienne faire de la place. Pas pour rien que tant de gens se sont construits des bunkers.

Le premier ministre du Québec, suivi de la mairesse de Montréal ont décidés d’agir parce qu’à ce jour, le gouvernement canadien ne fait rien avec les aéroports qui sont de véritables passoires. Pas de dépistage, pas même de questions. « Entrez! Entrez, voyageurs et touristes, même si vous arrivez d’une zone contaminée. » Manque de cohérence, il me semble.

En France, alors qu’ils ont interdit les regroupements, fermés les restaurants, ils demandent aux gens d’aller voter!!! Cela ne fait aucun sens!

Puis d’un autre côté, car oui, il y a toujours deux côtés à une médaille, ce microscopique Covid-19 est en train de nous forcer à faire ce que nous aurions dû faire depuis longtemps.

Diminution de la production, donc diminution visible de la pollution. Diminution des déplacements, auto-train-avions-bateaux de croisière. Diminution de la consommation (sauf pour le papier de toilette). Incitatifs à acheter localement. Décroissance. Les gens qui se plaignaient de ne plus avoir le temps pour leurs proches se retrouvent en quarantaine. Vraiment, ce Covid-19 nous démontre qu’il est possible d’aider notre planète souffrante et d’obtenir rapidement des résultats encourageants. C’est presque tentant de souhaiter que cela dure deux ans, comme ce le fut pour la grippe espagnole.

Bien entendu, des gens vont vivre des moments difficiles au travers de cette pandémie et il est clair qu’il y aura encore plusieurs pertes. Je ne m’en réjouis pas du tout. Cela dit, je ne crains pas la mort. Cela fait partie de la vie.

Les pertes financières inquiètent souvent bien plus les gens que les pertes humaines. Un ami m’écrivait qu’il était inquiet financièrement, parce qu’il travaille dans le milieu de la culture et sa conjointe œuvre dans le milieu du tourisme. Comme ce sera le cas pour de très nombreuses personnes, alors il y aura des solutions, de la solidarité et de l’aide gouvernementale. Tout le monde est confiné à résidence. On ne peut pas faire d’omelettes sans casser d’œufs. On ne peut vivre une décroissance sans que cela n’affecte les revenus. Cependant, cela permet de revisiter nos priorités et nos besoins réels. Cela nous ramène à l’essentiel. Cela nous fait réfléchir, ce qui est plutôt excellent!

Sans être alarmiste, nous ne sommes qu’au début des évènements. Nous le savons bien. Apprenons dès maintenant à focaliser sur le positif qui ressort de ces situations, dédramatisons et interrogeons-nous sur la manière dont nous pouvons individuellement, puis collectivement, faire une différence.

Je vous souhaite une quarantaine créatrice et positive. Prenez soin de vous et de vos aînées!

Toutarmonie

Que faudra-t-il donc?

Ça, c’est l’Australie qui brûle. Un enfer apparemment. Il y a tellement de feux, que les glaciers de la Nouvelle-Zélande, pays voisin, virent au marron!

J’ai un ami australien qui vit à Sydney. Il me racontait que l’air était si pollué actuellement qu’ils devaient garder toutes les fenêtres fermées, autrement c’était comme si quelqu’un venait de fumer 5 paquets de cigarettes! Il fait une chaleur pas possible en plus et ce weekend, ils annoncent de forts vents et de grosses chaleurs sèches. Rien pour améliorer la situation. De plus, janvier et février sont les mois les plus chauds. Ils ne sont donc pas sortis de l’auberge! La carte suivante vous montre une idée de l’étendue des feux. Une québécoise en visite chez son frère en Australie témoignait hier que c’était une vision apocalyptique. « C’était l’apocalypse » : une Québécoise fuit les feux de forêt en Australie

Considérant que la plupart des australiens vivent sur les côtes à l’extérieur du désert central, c’est une grosse majorité de la population qui est affectée par ces feux dévastateurs. Plusieurs personnes se sont réfugiées sur les plages. L’air est toutefois irrespirable. Une épaisse brume jaune toxique envahie les villes. C’est la catastrophe et pourtant… je ne cesse d’y penser depuis le 1er janvier… ILS ONT QUAND MÊME FAIT LES FEUX D’ARTIFICE DU NOUVEL AN!!!!!! Je n’arrive tout simplement pas à comprendre la logique humaine!

C’est comme si vous découvriez que « oh horreur », votre eau potable est pollué et que vous y rajouter du plomb et du mercure! Aucune logique! Tout cela pour ne pas nuire aux traditions et divertir les gens! Ça a beau être à l’autre bout de la planète, cela me lève le cœur. Bon sang que l’espèce humaine est stupide!

Lors d’un feu d’artifice du Nouvel An à Hawaï, le nombre d’admissions dans les hôpitaux locaux pour difficultés respiratoires a bondi de 113% dans les heures suivant le spectacle. Alors dans un pays aux prises avec un nombre record de feux et une qualité de l’air médiocre, comment les autorités ont-elles pu autoriser ces feux? Cela me laisse littéralement bouche bée!

Voici un article de La Presse qui parle justement des pics de pollution suite aux feux d’artifice de Montréal l’été. Feux d’artifice : un risque pour la santé?

Est-il si difficile de changer ses habitudes? Cela n’aurait pas été catastrophique d’annuler les feux du Nouvel an il me semble.Cela me fait penser au 31 octobre dernier, où nous avions un cocktail météo dangereux. Plusieurs municipalités ont déplacé la collecte de bonbons au lendemain et cela a créé un flot de protestations. Pour vous donner une idée, chez-moi, j’ai cru qu’un gros arbre allait tomber sur la maison sous la force des vents et j’ai entendu 2 gros arbres fendre en deux lors d’une bourrasque. Hydro-Québec, la compagnie d’électricité a eu sa pire panne en 25 ans. Et tout ce que nous entendions à la radio, c’étaient les râlements des gens qui ne voulaient pas qu’on touche à leur Halloween!

J’ai mal à mon humanité.

Comment arriverons-nous à faire changer les mentalités si les gens s’accrochent à de telles insignifiances? C’est décourageant! Vraiment!

Quand j’ai appris cette nouvelle, c’était le matin du 1er janvier. Je venais de lire cela sur le blogue de Aphadolie. Le soleil faisait briller la neige nouvelle tant attendue. Féérique! De la fenêtre de ma chambre, je voyais la piste d’une souris sur la neige fraîche. Adorable.

Je devais me changer les idées. J’ai donc décidé de sortir mes raquettes pour la première fois cette année, car jusqu’à maintenant notre hiver nous a surtout apporté pluie et verglas. Trop chaud. Je suis partie enthousiaste sur le sentier blanc menant au parc national. J’ouvrais la piste. C’était magnifique, même si le soleil est rapidement disparu derrière les nuages. Puis en arrivant à l’entrée, que vois-je?

La piste d’un motoneigiste qui a réussi à se frayer une chemin sur le sentier du parc interdit aux motoneiges. Il faudra demander aux responsables du Parc de réinstaller les grosses chaînes. Les gens ne respectent plus rien! J’ai essayé tout au long de ma randonnée d’avancer hors de la trace raboteuse, mais disons que cela venait s’ajouter à ma déception face aux feux d’artifices en Australie. Tout ce que les gens ont en tête, c’est de se divertir au détriment de la nature.

J’ai quand même apprécié ma ballade et je me suis concentrée sur les pistes des lièvres, des chevreuils et des renards.

Je n’ai pas arrêté de penser à l’attitude des autorités australiennes par rapport aux feux d’artifice et j’ai beaucoup de difficulté à voir de l’espoir.

J’expliquais justement à ma mère la semaine dernière que nous ne pouvions plus faire les choses par habitudes les yeux fermés. Nous devons réfléchir à la pertinence de tous nos gestes, de nos choix, de notre consommation et d’utiliser notre créativité pour faire les choses autrement dans le respect de ce qui nous entoure. Quand je vois la réaction des australiens, je vous avoue être un peu découragée parce je sais bien que cela aurait aussi bien pu arriver ici au Québec ou dans votre pays.

J’imaginais une discussion entre deux extraterrestres, voyant l’état actuel de notre planète:

– Dis-moi, crois-tu que le moment est enfin venu d’aller les aider?

T’es fou! Tu vois comme ils sont encore accrochés à leurs habitudes! Ils vont devenir fous! Non, crois-moi, il faut attendre encore, quand ils ne verront plus d’issues.

Toutarmonie

Si l’on continue comme ça

Au Québec, la pluie est nettement insuffisante ce dernier mois. J’entends les arbres et toute la végétation agoniser du manque d’eau. Les vinaigriers abondants tout autour de chez moi ont des allures d’automne. Des feuilles jaune vif, rouge, rose et des touffes de feuilles séchées. Justement, au moment où je vous parle, il pleut et cela me réjouit! Cependant ces averses sont souvent de trop courte durée et l’eau ne se rend pas jusque dans le sol. D’ailleurs le temps de vous l’écrire, c’est terminé!

Autres parts dans le monde, il y a des inondations à n’en plus finir et toutes ces perturbations ont de quoi nous faire réfléchir. Le climat affecte toute la planète et menace notre sécurité alimentaire et notre eau potable.

Plus nous nous préparerons à ce qui vient, moins grand sera le choc. Il est bien plus facile de se préparer maintenant que d’être forcé de le faire. « On ne sait plus comment vous le faire comprendre! » nous dit Cyril Dion.

La situation est alarmante. Juste en juillet, on a vu au Groenland 11 milliards de tonnes de glace qui ont fondu en une journée, on a eu un mois de juillet le plus chaud de tous les temps, on voit le permafrost fondre 70 ans plus tôt que ce que les scientifiques imaginaient, on voit que les forêts tropicales commencent à ne plus absorber le CO2, la Sibérie brûle de façon délirante avec la vie sauvage qui va avec, si on continue comme ça, bientôt 500 millions de personnes ne pourront plus vivre là où ils sont. Il faudrait cesser d’utiliser les énergies fossiles (pétrole…). Il faudrait réduire de 50% le nombre de véhicules, manger moins de viande, cultiver localement. On a perdu 60% des populations d’animaux sauvages vertébrés ces 40 dernières années. Les insectes disparaissent 8 fois plus vite.

Nous devons apprivoiser la sobriété. Nos sociétés exigent une croissance constante, acheter plus, vendre plus, bref consommer toujours toujours et encore toujours. Pourtant la situation actuelle exige une décroissance. En résumé, nous devons apprendre à vivre avec moins et devenir de plus en plus autonomes à tous les niveaux localement. J’ajouterais apprendre à être heureux avec peu, ce qui sera sans doute la partie la plus difficile pour une grande majorité.

Je vous laisse écouter cette intéressante entrevue du 8 août avec Cyril Dion à France Inter.

Toutarmonie

Vivement la cohérence!

Je suis en vacances depuis quelques jours et je me plais à savourer chaque minute qui passe. J’observe les lucioles, la pluie qui tombe, mon jardin qui pousse étonnamment vite, j’écoute le chant des oiseaux et mes pensées, tout en laissant monter mon intuition. Les premiers jours, le besoin de changer de rythme dicte mes activités. Coup de fatigue? Pourquoi pas une sieste énergisante, question de recharger ma forme. Puis à vivre les secondes et les minutes, une reconnexion profonde s’installe. Se lever quand ma forme le souhaite, manger lorsque j’ai faim, non pas parce que c’est la pause lunch. Graduellement, la créativité (alimentée par l’intuition) demande à s’exprimer. Quel bonheur!

IMG_2292

En fin de journée, alors qu’un orage se préparait avec de possibles tornades, je réfléchissais à tous ces climats extrêmes. Puis me revint une discussion que j’avais eue le matin avec une blogueuse au sujet de la canicule en France. Je lui parlais de certains champignons qui sécrètent une substance tuant les petits animaux tout autour lorsque l’azote manque. Certains de ces animaux en se décomposant sécrètent de l’azote qu’utilisera ensuite le champignon pour sa survie (à lire dans La vie secrète des arbres). Donc face à la menace de sa mort, certains végétaux s’organisent, alors que d’autres se débarrassent des menaces. De la même manière que nous protégerions nos enfants d’une menace, je crois que la nature tente de se débarrasser de sa plus grande menace; l’Humain. Nous…! La planète, les végétaux, les animaux, l’air, l’eau, les poissons… tous se porteraient mieux sans nous. Exit les parasites! Même quand nous voulons aider, nous trouvons le moyen de foutre le bordel.

J’ai appris récemment que ceux qui nourrissent les colibris en automne en pensant bien faire contribuent à la mort de ceux-ci, car n’ayant pas besoin de chercher à se nourrir, ils ne migrent pas avec les autres et ils se font piéger par le froid et le gel. Ils ne peuvent survivre. Donc en voulant aider, nous pouvons nuire. Est-il si étonnant que notre hôte la Terre tente d’éradiquer la source du problème?

2018-08-10 20.03.58

Quand le mercure grimpe, que les rivières débordent, que les tornades se succèdent, nous accusons Dame Nature, mais est-ce la vraie coupable? Nous représentons une énorme menace. Il est vrai que les essais nucléaires et les entreprises causent plus de dommages que nos émissions polluantes et que tant que les dirigeants politiques et les grosses entreprises ne changeront pas, nos efforts nous sembleront minuscules face à ces horreurs. Cela dit, il est urgent de modifier tout de même nos habitudes. Plus nous le ferons à grande échelle, moins nous serons tolérants face aux grands pollueurs et destructeurs. Je ne parle pas de petits gestes comme d’apporter son sac à l’épicerie, car il me semble que ce genre de geste est évident. Je parle davantage de repenser nos besoins. Je lisais récemment que si nous comprenions le but de nos vies, plus de 90% de ce que nous créons n’aurait aucune raison d’être. Vous pouvez être d’accord ou non avec ce chiffre, mais même si nous remplacions ce 90% par 30%, combien de personnes arriveraient à le faire? Le défi est de taille quand nous voyons encore des courses de Formule 1 dans nos villes! On nous incite à prendre le transport en commun, mais en parallèle, ces mêmes municipalités financent des événements de pollution extrême! Où est la logique dans tout cela? Nous devons exiger de la cohérence de la part de nos dirigeants.

Cet après-midi, je me projetais dans 5, 10 ou 15 ans. Imaginons que le niveau des mers déborde sur nos côtes et inonde de très nombreuses municipalités. Imaginons des virus de plus en plus « virulents ». Imaginons des régions dévastées. Imaginons que la population diminue radicalement. Imaginons que l’eau potable est de plus en plus rare, que les poissons ne peuvent presque plus vivre dans les océans. Imaginons que nous devions nous nourrir qu’avec ce qui pousse dans notre localité. Imaginons que nous avons enfin compris que les OGM et pesticides nous tuent depuis trop longtemps. Je pourrais allonger cette liste, mais imaginons juste cela pour l’instant. En imaginant cela, que changerions-nous aujourd’hui?

Il est temps de nous projeter afin d’effectuer un réel changement.

Je regardais tantôt les photos Facebook d’une amie qui est actuellement à Bora Bora et je n’arrivais pas à taire une voix en moi qui disait qu’avec tout ce que nous savons, nous ne pouvons plus vraiment voyager ainsi pour notre simple plaisir, sans penser aux conséquences. Sans parler que le tourisme transforme tout. J’étais à Bora Bora en 1989, à camper sur le bord du lagon. Aujourd’hui, il y a des maisons sur pilotis partout sur l’île, si bien qu’il y en a même sur les motus. Au nom de l’économie, nous détruisons l’essence même de ce qui nous attirait le plus; la beauté de la nature.

Alors la question que je me posais aujourd’hui, je vous la pose à mon tour. Comment arriverons-nous à comprendre l’urgence de passer à l’action et comment renverser le mouvement de destruction? Comment faire ressentir à cette Terre si précieuse que nous avons compris et que nous nous engageons à changer massivement?

Toutarmonie

Vraiment?

Jour 6 de la nouvelle année. Vous y êtes et j’y suis. Une nouvelle année toute neuve sur une planète qui aimerait bien se renouveler. Je ne sais pas pour vous, mais il semble que 2018 fut difficile pour beaucoup de gens. Nous nous souhaitons donc tous une année 2019 plus agréable, malgré le contexte mondial. Pour ma part, je viens de passer deux magnifiques semaines de repos bien mérité.

pnp-1

J’ai fait le plein de nature et d’ici et maintenant, sans stress. Le bonheur! Ça faisait écriturelongtemps que je n’avais pas autant profité de mes vacances. C’est tant mieux parce qu’en 2019, je ne veux pas revivre le continuel « j’manque de temps » de 2018. Il ne suffit pas que de le dire. Il est essentiel de réfléchir à la manière d’y arriver. Ça aussi je l’ai fait. J’entame la nouvelle année très positivement. Je suis bien consciente que la nouvelle gestion de mon temps demandera un effort constant et une certaine discipline, mais ma récompense sera de pouvoir faire avancer mes projets en parallèle de mon travail. Youppi! Cela signifie que je me remets à l’écriture. D’ailleurs, c’est la lecture d’un petit livre qui a rallumé la flamme. Vous connaissez l’auteur de romans d’horreur Stephen King? Il a écrit un bouquin, il y a une vingtaine d’année sur l’écriture; Écriture, mémoires d’un métier. Nulle besoin d’être fan d’horreur ou d’avoir lu ses œuvres pour apprécier ce petit livre. Il nous parle de lui et de ses conseils. Cette lecture a trouvé écho en moi. Je vous le recommande vraiment, si vous aimez écrire. Il s’est passé quelque chose en moi en lisant ce livre et c’est comme si les pièces d’un casse-tête se mettaient en place.

Parlant d’horreur, peut-être avez-vous entendu parler des 45 millions de visionnements du triller Bird box sur Netflix? J’ai regardé la bande-annonce et j’ai compris que cela n’était pas mon genre de film, mais j’étais tout de même curieuse de savoir ce que 45 millions de gens avaient visionnés. Pffffffffff!!!! Si vous aimez les trillers genre fin du monde, vous serez servis, mais moi c’est le genre de film qui me donne moins le goût de vivre! Si vous ne l’avez pas regardé et que cela fait partie de vos projets, soyez à l’écoute de votre état d’être pendant et après le visionnement. Pas jojo, je vous le dis. Plus que cela, ce genre de film jette un voile sombre sur le genre humain. Partant maintenant du principe que les pensées sont créatrices, imaginez 45 millions de gens qui broient du noir en même temps suite au visionnement d’un film! Sérieusement, c’est de plus en plus difficile de trouver des films, des livres aussi et des séries, qui ne soient pas axés sur la violence, la vengeance et les enquêtes policières. Ne serait-il pas temps de réaliser que nous devenons ce que nous consommons? En Allemagne durant les Fêtes, un garçon a mobilisé la police parce qu’il n’était pas content de ses cadeaux!!!! Quoi??? Vraiment? Plus près d’ici, on m’a raconté d’autres histoires d’horreur d’enfants mécontents de leurs cadeaux! Ben voyons donc! Nous sommes rendus là?

Ce soir, je suis tombée sur un vieux film mettant en vedette John Travolta, Saturday Night Fever. J’étais très jeune lorsque ce film est sorti. J’aime la danse et j’avais envie de voir à quoi ressemblait les films en 1977. Houla! Dialogues: nuls. Histoire: nulle. Rythme: lent (ça change de ce qu’on a maintenant). Danse: moyenne. J’avais l’impression que 75 ans s’étaient écoulés depuis ce film! Indéniablement, les films sont mieux faits aujourd’hui, les moyens techniques sont étonnants maintenant. Par contre, ce réalisme fait en sorte qu’il peut devenir facile pour des gens, dont les jeunes, de confondre fiction et réalité. Au début de mes vacances, je cherchais un film sans violence, alors je me suis rabattue sur un film pour enfant! Pardon!!! Déjà le réalisme fait peur et les méchants sont méchants à la puissance 10! Ça me terrorisait moi! J’ose pas imaginer un kid de 6 ans! Sans parler de la violence!!! J’ai arrêté le film dans les 10 premières minutes.

Qu’est-ce qui ne va pas avec notre monde pour que les gens aiment regarder des horreurs, des meurtres, des résolutions de meurtres, des histoire de vengeance (les films pour enfants aussi en sont remplis)? Personne n’aurait envie de se retrouver avec une balle entre les deux yeux, mais comment peut-on regarder de telles horreurs pour se détendre ou se divertir? Je n’ai pas trouvé de réponse alors si vous en avez une, éclairez-moi!

Je préfère nettement la compagnie des animaux. Émerveillement et bonheur assuré! La rencontre de ceux-ci m’a tellement fait rire!

Je profite de ce moment pour vous remercier d’être toujours au rendez-vous, malgré un rythme inégal dans mes publications. Échangez avec vous tous est toujours un plaisir renouvelé.

Bisou

Toutarmonie

Mon moine voulez-vous danser?

Vous connaissez l’expression « l’habit fait le moine »? Expression anodine, mais quand on s’arrête deux minutes pour y réfléchir, cela signifie que sans sa tunique, un moine n’est qu’une personne commune aux yeux de ceux qui le regardent. Le moine a-t-il moins de convictions sans son habit, d’après vous? Vous me voyez venir?

Question d’actualité quotidienne depuis les dernières élections provinciales au Québec, le code vestimentaire! Si vous croyez que je me fou de votre gueule, je vous rassure, il n’en est rien.

Je vous mets en contexte, car si vous vivez en Europe, vous ne savez sans doute pas de quoi je parle, inondés que vous êtes par les gilets jaunes. 😉

Aux dernières élections provinciales, un parti politique différent a connu un vif essor. Il a gagné le cœur des jeunes qui sont enfin sortis voter et plusieurs de leurs candidats se sont retrouvés députés. Québec solidaire est un parti qui encourage les gens à réfléchir en dehors de la boîte et à faire les choses différemment, de manière à ce que nous arrivions enfin à passer à l’action vers un demain plus sain. Moi, j’adore! Ils tiennent des propos intelligents en toute authenticité. Vous devinerez que cela ne plaît pas à tous. Cela dit, je ne suis pas ici pour vous parler de politique, mais de tenue vestimentaire.

En effet, les députés de ce parti siègent au parlement dans des tenues décontractées. Catherine Dorion a fait les machettes à plusieurs reprises parce qu’elle a « osé » se présenter en t-shirt, en camisole, portant des jeans et des DrMartens. (Note aux amis Européens: au Québec, les camisoles ne sont pas destinées aux fous, ce sont des t-shirts sans manches) et son collègue Sol Zanetti a osé se présenter sans l’habit conventionnel, en jeans et en souliers de course.

La chef de ce parti préférerait qu’on parle d’environnement, plutôt que de la tenue de ses collègues. Bien dit! À cela, il y en a pour les traiter d’hypocrites, car ils provoqueraient par leurs tenues non conventionnelles!

Bon, là j’arrive au sujet qui m’inspire ce soir: les vêtements.

Le conjoint ingénieur d’une amie enseignait au niveau supérieur durant les dernières années. Récemment, il a eu une importante promotion et il a maintenant un poste de cadre à cette institution scolaire, en lien avec des gens du gouvernement. Du jour au lendemain, j’ai vu son apparence changer du tout au tout. De tenue décontractée, il a dû se munir du costume traditionnel, habit, chemise, boutons de manchettes, chaussures cirées, manteau « propre » (non pas que l’autre était sale). Il trouve lui-même cela ridicule et il a essayé de faire son travail sans l’habit, mais personne ne le prenait au sérieux. Ainsi donc, l’habit rendrait l’homme (ou la femme) plus intelligent, vous ne le saviez pas? La première fois que je l’ai croisé avec son habit, j’ai dit à la blague « oh monsieur, pardon!!! » l’effet visuel était saisissant, je dois l’admettre. Cependant, tout comme vous, j’ai vu Donald Trump en habit de très nombreuses fois et pourtant, ses propos ne sont pas plus intelligents que s’il était nu!

N’est-ce pas là la plus grande hypocrisie? Sommes-nous à ce point naïfs de croire que l’habit, le costume ou l’uniforme a plus d’importance que la personne qui le porte? Suffit-il vraiment d’une tunique pour qu’un homme devienne un moine? Un homme peut être le pire des pédophiles, mais s’il porte un habit, il sera plus respecté que le plus adorable des hommes en jeans et t-shirt! Pourtant, dans le monde du showbizz, nous acceptons  sans problème qu’un chanteur très connu et fortuné se présente sur scène en tenue décontractée. Où est la logique?

J’ai été moi-même agente d’artistes-peintres pendant quelques années et ce n’est qu’en portant des vêtements griffés, accessoires assortis, que j’avais l’attention des galeristes. Je n’étais pas plus fortunées, mais cette apparence de fortune suffisait pour qu’on me respecte et m’écoute. C’était d’un ridicule qui me donnait des hauts le cœur.

Revenons à nos jeunes députés qui n’ont que faire des jugements des gens et qui défient chaque jour les « conventions » en s’habillant comme ils le souhaitent. J’y vois là l’attitude d’une génération très consciente que pour changer, il faut cesser de faire comme tout le monde. Il faut penser en dehors de la boîte. J’y vois beaucoup d’espoir. Je pense que ceux qui se sentent menacés par l’abolition des codes vestimentaires sont ceux qui ont besoin de se donner de la prestance avec des artifices plutôt que de miser sur ce qu’ils ont réellement dans le ventre et le cœur. Je pense que nous serions étonnés de voir ce qui se cache sous le masque vestimentaire de ceux qui nous entourent. Pourquoi donnons-nous autant d’importance à quelques bouts de tissus?

habits-de-clowns

D’ailleurs, l’uniforme, comme son nom l’indique, uniformise les gens. Quand je regarde ces jeunes de plus en plus nombreux à repousser les « conventions », à prendre le temps de réfléchir avant de gober ce qu’on leur dit et de se respecter dans leurs choix, je me dis qu’il y a peut-être plus d’espoir qu’on ne le pense.

Toutarmonie

Je m’engage

La planète va de plus en plus mal, nous le savons tous. Chaque jour nous apporte des nouvelles démontrant que les climats changent.

Cela engendre des tornades, des pluies diluviennes, des records de chaleur ou de froid, de la neige où il n’y en avait pas et des insectes tropicaux là où ils ne pouvaient vivre autrefois, des inondations impressionnantes ( ce matin j’apprenais que des vagues immenses ont arraché des balcons des 3 premiers étages d’un hôtel aux Canaries), de puissants séismes presqu’au quotidien, la disparition d’espèces animales , des incendies dévastateurs, des récoltes dévastées, des maladies nouvelles. Bref, notre planète se meurt sous nos actions et inactions, elle souffre à coups de pesticides et de chimique, elle se liquéfie.

On nous le répète depuis longtemps, mais devant l’ampleur de ces constations grandissantes, devant le nombre grandissant de la population mondiale et de ses « besoins » et déchets, l’inertie semble majoritairement présente.

Au Québec, un regroupement d’artistes et de personnalités s’est mobilisé pour interpeller le peuple à agir en signant un pacte. Tout le monde sait que Paris ne s’est pas construit en une nuit. Les gestes aussi petits soient-ils sont les bienvenues. À ce jour, plus de 212 000 personnes ont signé le pacte. Ils trouveront sur leur site des idées, mais surtout on demande aux gens de faire des changements. De repenser leurs choix. De refléchir avant d’acheter des produits qui ne respectent pas ce mouvement de changements essentiels.

Déjà depuis le début de ce pacte, vous n’imaginez pas les discussions que cela a engendré. Je trouve cela génial, parce que c’ est en en parlant que nous avancerons, pas en nous voilant les yeux.

Où que vous viviez, je vous invite à vous joindre à moi en signant ce pacte ICI.

Soyons le changement que nous espérons.

Toutarmonie

Pendant que la nature se transforme

Vous me manquez! Déjà presque 7 mois que je ne suis pas venue m’entretenir avec vous. Je ne cesse de m’étonner de la rapidité à laquelle passe le temps. Un vie, c’est un claquement de doigt, sans plus.

Depuis la dernière fois, j’ai vécu 2 déménagements, le mien et celui du bureau, en pleines canicules (oui un « s » car il y en a eu plusieurs). En fait, l’été au complet me semble avoir été une canicule. À trois reprises, j’ai reçu des avis de tornades sur mon cellulaire. La dernière fois, j’en ai reçu 5 en une heure et de fait, pas très loin d’ici, 6 tornades ont fait d’énormes dommages. Je m’enfermais seule avec mes 2 chats dans la pièce centrale (la toilette) en attendant que cela passe. Nous avons eu des climats tout simplement tropicaux qui parfois faisaient de la buée sur l’extérieur des fenêtres des maisons. Aujourd’hui, j’ai cueilli des framboises! Depuis le 2 octobre que j’en récolte, dans ces mêmes plants qui ont donné une récolte en juillet. La chaleur faisait mûrir trop vite les fruits et avant que je n’ai pu les cueillir, un ours a piétiné plusieurs de mes framboisiers. Des framboises en octobre, moi je n’avais jamais vu cela. Elles sont plus grosses, plus savoureuses et plus juteuses qu’en été. Un délice!

On n’a pas fini d’être étonnés des changements que le réchauffement climatique apporte. Cela dit, ça commence à sentir l’hiver. Tout est enfin prêt. À mon nouveau chez-moi, je vois beaucoup de cerfs de Virginie. Un pur bonheur! Je les prenais pour des chevreuils, mais les chevreuils n’ont pas de queue et mes visiteurs ont une formidable queue blanche qui se dresse lorsqu’ils courent. (Faux! Cerfs et chevreuils seraient des synonymes.) Samedi matin, deux jeunes gracieux cerfs m’ont salué lorsque j’ai ouvert les rideaux et une gélinotte huppée sautillait sur place derrière la maison. J’adore les weekends très venteux d’octobre parce que ça semble éloigner les chasseurs que je trouve très agressants. Me faire réveiller par des tirs à 6 h 30 du matin, ça me met toute à l’envers. Je souhaiterais inviter tous ces animaux à se réfugier chez moi, mais même ici, je ne crois pas qu’ils seraient à l’abri de ces gens peu respectueux. Il semblerait que même la maladie débilitante chronique du cerf ne fait pas peur aux chasseurs.

automnefleurs.jpg

J’habite tout près d’un parc national et donc je vois de nombreux animaux. Il y a une telle variété d’oiseaux chez-moi que de mon hamac de salon, face à mes grandes fenêtres, je n’ai qu’à attendre un peu avec mes jumelles et je fais de superbes découvertes. La nuit, quand j’éteins toutes les lumières intérieures, c’est noir encre, car il n’y a aucune lumière aux alentours. En juin, j’avais droit à un formidable ballet de lucioles. J’en avais les larmes aux yeux tant cela était magnifique. En août, ce furent les Perséides qui m’ont offert un spectacle digne du planétarium.

À mon arrivée ici, il m’a fallu quelques semaines pour découvrir d’où provenait un puissant cri nocturne. Un cri effroyable à glacer le sang. J’ai d’abord cru à un oiseau de proie, mais j’ai finalement découvert que c’était le cri d’une renarde. Si vous ne savez pas de quoi je parle, je vous invite à cliquer ICI et d’écouter ce que ça donne. J’ai trouvé cela sur le web, car mes enregistrements n’étaient pas très bons. Ses cris peuvent durer plus d’une heure. Assez particulier, surtout quand on ne sait pas ce que c’est et que cela résonne en écho.

Les premiers flocons sont tombés depuis 4 jours. Les feuilles colorées se mettent à tomber et les insectes au ralenti semblent drogués. La nature se transforme pour faire place à l’hiver. Les gens sont plus fatigués, parce que le corps aussi se prépare à l’hiver. Il demande de ralentir, ce que nos vies acceptent mal. Manger selon les saisons, vivre au rythme des saisons, n’est pas encouragé dans nos sociétés. Pourtant, la nature nous parle et nous guide.

Je vous dis à bientôt, car je devais être de retour plus assidûment.

Toutarmonie

Sélection naturelle

Les plus belles journées d’été 2017 ont eu lieu à l’automne au Québec. Décembre et janvier furent très froids et février est synonyme de pluie verglaçante. Voici le lot des changements climatiques. De gros écarts de températures, des précipitations inhabituelles, une nature qui tente de s’adapter. Nous avons vu des volées d’outardes en janvier!

IMG_1993

Aujourd’hui, les arbres ont la mine basse sous le poids de la pluie glacée s’accumulant à leurs branches. Le spectacle est d’une grande tristesse. Plusieurs branches casseront, c’est clair. Sélection naturelle.

De très grosses branches menacent de casser. On ressent la nature retenir son souffle. Même les tamias restent cachés!

D’un point de vue humain, la connexion internet est lente et coupe régulièrement aujourd’hui. Les routes sont glacées, ainsi que les balcons et entrées. Les véhicules sont couverts de glace. Il faudra partir plus tôt demain, pour retirer cette glace avant de démarrer.


Que nous réservera mars?

par Toutarmonie